lundi 31 janvier 2011

Hausse inéluctable des prix, pas des salaires !

Déjà révisée en Décembre à 1.7% en glissement sur l'année 2010, l'inflation est galopante en ce début d'année. Elle est cette fois réajustée pour la zone euro en ce mois de janvier à 2.4% sur l'année. Problème, la hausse des prix impacte le pouvoir d'achat, qui n'est pas compensé par des augmentations de salaires.

Les prévisions sont comme toujours modestes en fin d'année, et plus les mois passent, plus celles-ci sont réévaluées à la hausse.
Pire le calcul de l'inflation mis en avant en France n'est pas représentatif de l'augmentation des prix du panier de la ménagère. Il intègre toutes les hausses de prix "hors tabac", mais aussi la baisse des prix du fameux écran plat. Le terme "panier de la ménagère" est plus une expression journalistique, il ne représente pas l'inflation qui touche réellement l'achat au quotidien des biens de première nécessité.

Souvenez vous de Thierry Breton, ministre de l'économie en 2005 : il voulait créer un nouvel indice plus pertinent, reposant sur des produits de consommation courante. L'idée n'a pas été suivi d'effets, aujourd'hui encore dans les négociations sur les augmentations de salaires, c'est l'indice INSEE pourtant obsolète qui est mis en avant pour maintenir le pouvoir d'achat des salariés.

Les augmentations, nous les subissons, le pain aurait augmenté de 59% depuis 1990, les fruits ont augmenté de 23% et les légumes de 36% sur un an. Le consommateur paie la viande bovine 24% plus cher aujourd'hui qu'il y a dix ans.

Le ministre de l'agriculture précisait les choses ce 27 Janvier : "Dans les prochains mois, les prix de la baguette de pain, des pâtes, de la farine, de l'huile, de tous les produits de première nécessité, de la viande, vont bien entendu augmenter ", la hausse est "inéluctable".

Le smic lui a été réévalué de 1.6% en Janvier, déjà la perte de pouvoir d'achat pour le tiers de salariés payés à ce minima est probante si on prend en compte une inflation même minime de 2%. Quand 64% des français déclarent n'avoir pas vu augmenter significativement leurs salaires en deux ans, on comprend mieux que le moral des français soit si mauvais.

Pire on culpabiliserait presque aujourd'hui à demander ce qui nous revient de droit. Pression sur le coût du travail, chantage à l'emploi, permettent de justifier le statu-quo en la matière.

Vous avez des scrupules ? Moi pas !

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Procession contre la mise à mort de l'emploi

C'est en Ardennes qu'a eu lieu une marche, sans cris, sans débordements, mais plutôt dans un silence de mort, tel une procession un jour d'enterrement, pour manifester contre la désertification, la dés-industrialisation, la mort de l'emploi dans cette région.

Un cercueil avec les 148 noms des salariés de Porcher devait être brulé, mais ce ne fût pas le cas. "Ce cercueil, c'est le symbole de nos années de travail. Il contient notre histoire. Nous le brûlerons le jour où nous fermerons définitivement nos grilles. Et j'espère que de ces cendres, la flamme de notre lutte pour l'emploi ne s'éteindra jamais" a déclaré un délégué FO.

Cette manifestation très symbolique montre le désarroi des populations confrontées à la fermeture de leurs outils de travail. En plus des salariés concernés, ce sont les commerçants et les élus de la région qui manifestaient leur solidarité. Mais que peuvent-ils face à la pauvreté de leur tissu économique ?

Partout en France, chez les salariés, la révolte gronde. Les conséquences de la crise ont eu des répercussions dans beaucoup de familles. Chômage, précarité, gel des salaires concernent au moins l'un de nos proches.

Dans les Ardennes, comme dans toutes les régions de France où l'on s'éloigne des grandes villes, les entreprises se font rares. Mais il n'y a pas de fatalité, et les politiques ont leur rôle à jouer.

On nous cite souvent en exemple l'Allemagne, et c'est à juste raison puisque ce pays est la première économie en Europe, la quatrième des plus performantes au monde, après les Etats Unis, la Chine et le Japon.

Et nos Ardennes sont pourtant qu'à quelques 200 km de ce territoire où l'activité est importante, alors quelles différences ?

Quand les industries ferment parce que l'activité n'est plus économiquement viable, elles doivent laisser place à des entreprises plus innovantes, et c'est ce qu'il ne se fait pas en France.
Le pire est que nous le savons ! Déjà en 2007, les deux candidats parlaient d'une capacité supplémentaire d'1.5 millions d'emplois au sein des PME. Si l'Allemagne est à prendre en exemple, c'est pour sa politique d'aide aux petites entreprises dans les domaines des biens d'équipements, des technologies du futur, celles qui permettent d'innover.

C'est ainsi que s'est développée depuis plus de dix ans une activité importante dans les PME et PMI qui travaillent dans les énergies renouvelables (pompes à chaleur, photovoltaïque, etc..).
Couplé à un système de portage, sorte de super sous-traitance, l'esprit d'entreprise s'est fortement développé.

Lorsqu'un pays développe une économie aux marchés porteurs, en faisant de l'innovation industrielle un enjeu, cela se traduit par des ventes. C'est ainsi que l'Allemagne est devenue le plus important exportateur du monde. Sa balance commerciale est positive, quand celle de la France est négative depuis quelques années déjà .

Nous faisons là le constat que la France ne produit plus de produits qui se vendent.

Si tout n'est pas comparable avec l'Allemagne, le coût du travail, le temps de travail et son organisation, peuvent être rapprochés car quasiment identique. Ceux qui prétendent le contraire à droite ne prennent pas leurs responsabilités.

Il est encore temps de changer.

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dimanche 30 janvier 2011

Il n'y a pas que Moubarak qui est usé !

Convoquée à Matignon, la secrétaire d'état à la jeunesse a été recadrée pour avoir dit ce qu'elle pensait des évènements en Égypte.

Elle avait déclaré ceci : "Je crois qu'il faut que le président Moubarak parte, je crois qu'après 30 ans de pouvoir il y a quand même une forme d'usure et que la transition démocratique doit aussi toucher l'Égypte"

Partant du principe que le chef de l'état n'avait exprimé de position officielle de cet ordre, un membre du gouvernement ne pourrait exprimer ce qu'il pense. Certes le sujet est diplomatiquement brûlant, mais ce n'est pas parce que le couple exécutif est assourdissant de silence quand il s'agit de colère du peuple, que toute expression est proscrite.

Le recadrage a été soutenu par quelques personnalités de gauche comme Mr Valls et Mélenchon. Promouvoir la transition démocratique n'a pas été du goût de ces agitateurs. Le second s'est même permis de dire que si il était Président de la république et qu'un de ses ministres agissait ainsi, celui-ci prendrait la porte dans les deux secondes. Vive la liberté d'expression, et la démocratie Mr Mélenchon ! Qu'ils s'en aillent tous qu'il disait...

Je soutiens Jeanette Bougrab, parce qu'il n'y a pas de raison suffisante pour excuser un silence qui sera très vite interprété comme de la complaisance pour préserver quelques intérêts commerciaux et militaires.

La parole est au peuple, soutenons les Égyptiens.

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mardi 25 janvier 2011

De la démagogie gouvernementale au manque de conscience politique

Au royaume des aveugles, N.Sarkozy est le Roi.

Je reviens sur mon billet d'hier parce qu'il n'y avait finalement que le titre qui expliquait bien le fond de ma pensée (je suis équipier du matin cette semaine, et il m'est donc plus difficile de rassembler mes idées lorsque je suis levé depuis 5h du matin).

Je fais le constat en parlant du royaume des aveugles, image pour parler des Français, que si l'impopularité du chef de l'état est criante, il y a de grande chance pour que celui-ci soit réélu. Car si 30% d'opinion favorable cela semble faible, c'est de toute façon suffisant pour se qualifier au premier tour de la présidentielle de 2012. C'est de la responsabilité de l'opposition, du mode de scrutin de cette élection, mais aussi du manque de conscience politique de nos compatriotes.

Pour s'en convaincre, il suffit de prendre les quelques dernière annonces d'un gouvernement qui se soucie peu de nous proposer des politiques constructives, qui répondraient aux problématiques que nous rencontrons. Pourquoi chercheraient-ils à élever le débat, quand les solutions de facilité, et les propositions démagogiques permettent de se faire réélire.

Plusieurs exemples me viennent à l'esprit pour étayer cette analyse.

Prenons la suppression des allocations familiales pour absentéisme. N'y a t-il pas là une proposition beaucoup trop simple et démagogique, dont nous savons qu'elle ne répondra pas au problème de l'absentéisme. Qu'en sera t-il pour les enfants absents de l'école, dont les parents n'ont pas d'allocations ?

Voilà une proposition ridicule et pourtant très populaire, 63% des français se sont prononcés pour cette mesure, dont le décret est paru ce jour. Voilà un sondage qui plébiscite cette mesure, et qui contribuera à grignoter quelques points de popularité.

Autre exemple : l'emploi, qui reste la principale préoccupation des français, près de cinq millions de personnes sont inscrites au pôle emploi, un Français sur trois est au smic. Le chômage de longue durée connaît une très forte accélération + 36% de chômeurs de longue durée depuis un an. Le chômage des jeunes a également atteint un niveau record (plus de 24% pour les 15-24 ans).

Beaucoup diront qu'il y a eu la crise, mais pas seulement. Le candidat Sarkozy de 2007, nous vantait les bienfaits du modèle Danois et de sa "flexisécurité" qui cumule un droit du travail relativement souple en matière de licenciement et d'embauche, à un système d'accompagnement des chômeurs et de formation extrêmement performant.

Problème, depuis le licenciement "à l'amiable" dit conventionné a bien vu le jour, permettant de licencier plus facilement, mais les mesures d'accompagnement et de formation, elles, sont toujours les mêmes.

En réalité la politique de l'emploi n'intéresse pas N.Sarkozy, les chômeurs, les plus précaires ne sont pas le cœur de son électorat.

La création du pôle emploi a rendu plus lourde la gestion de l'inscription et a entrainé d'important retard de paiement pour les personnes ayant droit. Encore aujourd'hui il faut trois semaines pour que votre dossier soit examiné.
Les budgets formation et les crédits alloués à l'emploi sont en réduction, - 15%.

Les exemples sont nombreux pour étayer le constat d'échec de Nicolas Sarkozy. De ce bilan nous devrons reparler, et peut être au-delà de la simple confrontation idéologique. Montrer le côté démagogique des propositions pour peut être revenir à la vraie politique. Celle qui consiste à structurer le fonctionnement, les pratiques, les méthodes à mettre en œuvre pour réellement peser.

Du titre "Au royaume des aveugles, N.Sarkozy est le Roi" il est bien question d'ouvrir les yeux.

Il me semble que la société se déshumanise, se désolidarise serait peut-être plus juste, notre société est plus individualiste. Il nous manque l'appartenance à un système de valeurs qui permettrait de penser à nouveau collectif.

Pensez bien que l'implication politique, (on peut être adhérent sans être militant) est en forte baisse depuis l'après guerre.
L'UMP qui a compté jusqu'à 400 000 adhérents en 2007 n'en compterait plus aujourd'hui que la moitié comme le PS. Les deux partis politiques dominants UMP-PS ne comptabilisant même plus ensemble la moitié de l'effectif des 800 000 adhérents pour le seul PCF d'après la libération.

Tel le débat sur l'identité nationale qui pour le coup n'était pas vraiment un besoin (selon moi) et en fait un vrai échec, peut être qu'un débat sur l'éveil Politique, sur l'éducation civique, peut importe le nom qu'on lui donnerait, permettrait de réhabiliter la vraie Politique, celle avec un grand "P".

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lundi 24 janvier 2011

Au royaume des aveugles, N.Sarkozy est le Roi.

C'est aujourd'hui que N.Sarkozy a organisé une conférence de presse, très orientée sur la politique extérieure du pays. En quête de popularité et se méfiant des médias en général, le jeu a consisté à se donner de la hauteur, une prestance à l'internationale.
Pas question de s'essayer à de quelconques joutes verbales avec un Joffrin de Libération par exemple, en évoquant les sujets qui fâchent de politique intérieure.

A un an d'une campagne présidentielle qui s'annonce difficile pour tout le monde, et alors qu'un sondage dit ce jour que 70% des Français ont une très mauvaise opinion de la politique économique du gouvernement, les œillères étaient de mise pour Nicolas Sarkozy.

L'omniprésent risque bien de fuir les réalités et la confrontation de son désastreux bilan à l'approche de la fin de son mandat.

Les polémiques lancées sur le temps de travail sous couvert de compétitivité sont renvoyées comme thème de campagne, une réformette sur la fiscalité pourrait voir le jour, mais déjà on sent bien les réticences du futur candidat de 2012 à froisser encore un peu plus les Français.

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samedi 22 janvier 2011

Retraite : second round ?

Nouvelle preuve du total irrespect du dialogue social par Nicolas Sarkozy, les projets de décret d'application de la réforme des retraites ne respectent pas les annonces faites aux partenaires sociaux. Et puisque ce ne sont que des projets de décret, le gouvernement nous obligerait-il, comme c'est le cas déjà pour les personnels des ports (dockers, etc..), à rentrer dans un second conflit ?

Les agents portuaires sont depuis ce Vendredi en grève parce qu'ils n'ont pas du tout apprécié, et à juste raison, la remise en cause d'un accord obtenu en Novembre dernier avec J-l.Borloo. C'est sur la reconnaissance de la pénibilité pour ce secteur d'activité qu'avait été obtenu le départ anticipé de 4 ans avant l'âge légal, et c'est sur ce point qu'il y a incompréhension aujourd'hui. Le projet de décret ne prévoit plus que deux ans de départ anticipé et ne concerne plus autant de catégories de salariés.

Voilà un jeu dangereux joué une fois de plus par N.Sarkozy, en reniant ses engagements, il dé-crédibilise toute la classe politique.

Et puisque cette réforme s'est faite dans la douleur, sans négociations réellement possibles, sans que des alternatives à cette réforme ne soient à l'étude, les décrets d'application montrent au combien l'application unilatérale du projet initial ne prend pas en compte les attentes des salariés.

Sur la pénibilité et cette fois pour tous les salariés français, ce que l'on craignait dans la non prise en compte réelle de la pénibilité, se vérifie aujourd'hui dans les projets de décret d'application de cette réforme.
Les conditions, telles qu’elles sont précisées sont inatteignables pour beaucoup. Il faudra justifier d’un taux d’incapacité permanente d’au moins 20%, reconnu au titre d’une maladie professionnelle, ou d’un accident du travail ayant entraîné des lésions identiques à celles indemnisées au titre d’une telle maladie. Si le taux d’incapacité est compris entre 10% et 20%, le salarié devra justifier d’une durée d’exposition à un facteur de risque pendant au moins 17 ans.

17 ans ? Et pourquoi pas 27 ans pour être sûr cette fois que personne ne soit concerné ! Quand on sait qu'il suffit de trois années de mouvements répétitifs pour être "abimé".

Ce manque de réalisme politique montre surtout que la dite "Pénibilité" n'a pas été prise en compte dans la réforme. Si il n'y a pas de volonté politique de répondre à une revendication, il n'y a pas de budget. Et c'est bien tout le problème de cette réforme, elle n'est pas financée, l'effort étant supporté à 99% par le seul allongement de la durée de cotisation.

L'ouverture de ce qui devait être un droit nouveau, permettant d'appeler "réforme" cette modification du droit à la retraite, n'est finalement qu'un leurre comme nous le craignions.


Ps : Rappelons que nous manifestons déjà ce samedi contre les suppressions de postes dans l'éducation

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jeudi 20 janvier 2011

Compétitivité de la connerie

On vit un début d'année formidable, le premier mois de l'année n'est pas encore terminé et déjà les perspectives 2011 d'attaques en tout genre voient le jour. Fin de l'emploi à vie des fonctionnaires, remise en cause de la durée légale de travail, coût du travail, sont au menu de nos libéraux qui nous donnent l'impression de vouloir faire vite comme si leurs jours étaient comptés.
Que l'on soit de droite ou de gauche, le constat est le même, la France manque de compétitivité. Mais si nous sommes d'accord sur le constat, l'analyse des causes et des politiques à mener ne sont pas les mêmes.

Nicolas Sarkozy l'avait annoncé en ce début d'année, la situation fiscale de la France doit s'aligner sur celle de l'Allemagne au nom de la compétitivité.

Depuis, la polémique sur les 35 heures, lancée par le pseudo-socialiste Manuel Valls, a permis à la droite de relancer son chantier de démolition sur le sujet.
Mr Valls est confronté comme par hasard à Mr Copé ce jeudi soir dans l'émission du service public de France 2 "A vous de Juger". La pression médiatique est donc importante, et on peut se demander pourquoi choisir Mr Valls ? Est-il mandaté par Martine Aubry pour évoquer le sujet ?

Nous sommes en tout cas en pleine imposture ; si le temps de travail et le coût du travail sont des facteurs à prendre en compte, ils ne sont pas les seuls. Plus que l'organisation du travail, c'est le manque d'innovation et d'esprit d'entreprise qui sont les raisons d'une balance commerciale négative en France.

Allons bon, vous n'êtes pas convaincus ? Pire, le salarié Allemand coûte plus cher que le salarié Français alors même que la productivité est meilleure chez nous, notamment grâce aux 35 heures !

Cela vous semble incroyable ? A lire ici l'interview de l'économiste Philippe Askenazy qui nous explique pourquoi il contredit ce qu'affirme un rapport remis ce jeudi à notre gouvernement.
Il nous explique très bien que le rapport de l'institut Coe-Rexecode sur les divergences de compétitivité entre les deux pays prend mal en compte la spécificité des 35 heures. Un comble !

Pourquoi les chiffres du rapport affirment-ils le contraire?

Ces chiffres proviennent de l’enquête Ecmoss sur le coût de la main d'œuvre et la structure des salaires en Europe. Cet outil d’analyse n’est cependant pas pertinent pour la France: il ne prend pas en compte la spécificité des 35 heures.

Quand un Allemand a marqué «40 heures» sur sa fiche de paie, il travaille effectivement 40 heures environ. Un cadre français au forfait, officiellement à 35 heures, va dans les faits travailler 45 heures. Et Ecmoss ne tient pas compte de ces «heures annuelles effectives».

Un salarié allemand coûte-t-il donc moins cher qu’un salarié français?

Si l’on se base sur les comptes nationaux, qui agrègent un maximum de critères, notamment la productivité, le coût du travail est plus élevé en Allemagne qu’en France. Et la raison est simple: les salariés allemands sont mieux payés.

Compétitivité de la connerie vous disais-je.

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mercredi 19 janvier 2011

Ras le bol dans l'éducation, oui mais...

"Les mesures prises sous la responsabilité du chef de l'Etat sont par leur ampleur et leurs conséquences d'une telle gravité pour la très grande majorité des citoyennes et citoyens et pour l'avenir de notre pays que la présence de la FSU à ces voeux paraît impossible"
Après la CGT, le PCF et le parti de gauche, c'est donc la FSU, l'Unsa Education et le Sgen-CFDT qui ont décidé de boycotter la cérémonie des vœux présidentiels "au monde de la connaissance et de la culture".

Les réactions sont légitimes, pourquoi participer à une cérémonie protocolaire empreinte d'hypocrisie quand nous dénonçons les réductions budgétaires, la baisse des effectifs et donc des moyens depuis déjà plusieurs années.

L'entreprise de destruction massive de l'emploi dans l'éducation nationale poursuit son chemin. Les inégalités sont croissantes. L'étude Pisa 2009 publiée en Décembre 2010, montre un niveau de nos élèves en France très moyen et très inégalitaire.
Et puisque N.Sarkozy ne sait pas (ne veut pas) financer les politiques publiques, il a fait le choix des suppressions de postes chez nos fonctionnaires. Depuis 2007, c'est 50 000 postes qui ont déjà été supprimés dans l'éducation, ce sont 16 000 de plus qui le seront en 2011.

Dès lors, on comprend mieux l'amertume des représentants du personnel de ce secteur. Une journée de manifestation est organisée ce samedi 22 Janvier.

Mon envie est grande de rappeler ici l'importance de jouer collectif lorsqu'il s'agit de peser sur un gouvernement sourd qui respecte si peu le dialogue social. Alors tant pis si ça ne plait pas à quelques collègues blogueurs de l'éducation nationale, mais les manifestants, les grévistes, les jeunes et moins jeunes ayant participé à la lutte contre la réforme des retraites auront remarqué que dans une grande majorité des cas, il était possible de scolariser nos enfants. Et ce n'était pas dû à l'obligation légale de service minimum, mais bien à une volonté de faire classe quand nous, parents, nous manifestions bien souvent en étant grévistes.

Je ne veux pas confronter les populations, les personnels des transports publics ont réagi de la même façon. Qui se souciait de la réforme du fret à la SNCF, des manifestations de ces personnels il y a tout juste un an ?

Alors je m'interroge aujourd'hui sur leur mode d'action, manifesterons nous ce samedi dans l'indifférence générale ?

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mardi 18 janvier 2011

Un gouvernement de répression pour ou contre un gouvernement de répression ?

La France et sa ministre des affaires étrangères sont très critiquées depuis plus d'une semaine dans leur timide accompagnement du soulèvement en Tunisie ; les propos de Michèle Alliot Marie sont tellement mal perçus, qu'elle s'en défend avec le seul moyen qui vaille, à savoir que nous aurions mal compris.

C'est le 11 Janvier que la ministre des affaires étrangères Française propose au régime "dictatorial" de Zine el Abidine Ben Ali son "savoir faire" en matière de maintien de l'ordre et de répression. Depuis c'est une levée de bouclier de toute la classe politique, et à juste raison ! Qui ne se souvient pas de la répression policière sur nos jeunes manifestants lycéens, sur nos salariés en grève lors de la dernière réforme des retraites ? Pour sûr qu'en matière de répression policière, il y a un certain savoir faire en France...

Concernant la Tunisie, non seulement ce gouvernement s'est assis sur toute valeur humaniste en passant sous silence ces évènements, une erreur d'interprétation disent-ils aujourd'hui par la voix de Mr Juppé, mais quelles seront leurs réactions aujourd'hui alors que la population Tunisienne dénonce déjà une récupération politique, et ne se reconnait pas dans le gouvernement nouvellement constitué.

Je me demande si je ne préfère pas qu'ils se taisent... A moins qu'ils plaident enfin pour la démocratie dans ce pays. Car ce qui compte aujourd'hui, c'est que la Tunisie organise de vraies élections libres, sous la surveillance internationale.

Voilà ce que nous aimerions entendre de notre ministre des affaires étrangères en France.

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lundi 17 janvier 2011

2012 une obsession parce qu'une inquiétude

Je me suis rendu compte ce week-end que l'élection Présidentielle en 2012 était devenue une vraie obsession en ce début d'année, et pas seulement ici sur ce blog.
Période de vœux, période où l'enchantement des fêtes de fin d'année laisse place à un retour à la réalité. Au constat que le peuple de gauche est loin d'être fédéré, que les alliances pourtant nécessaires pour convaincre une majorité des français sont loin d'être acquises.

De l'annonce d'un arriviste comme Valls à la confirmation de la montée de l'extrême droite en France. Des candidatures au PCF hors Front de gauche aux critiques légitimes d'un PS en désordre de bataille, en l'espace de deux semaines les évènements vous rappellent que l'idée d'une victoire en 2012 s'éloigne de plus en plus alors que l'échéance politique, elle, se raccourcit.

Un bémol à cette prise de conscience un peu terne, à la fin de ces deux premières semaines de l'année, la victoire du peuple Tunisien sur l'autocratie. Ce qui montre qu'en certaines circonstances, bien que les peuples s'accommodent de la corruption, de conditions de vies difficiles, l'indignation peut encore soulever tout un peuple, rassembler les hommes autour d'une même cause. Ce qui est devenu rare aujourd'hui.

Mais revenons à la politique politicienne si typiquement française, une question me taraude, pourquoi n'arrivons nous pas à nous mettre en capacité de battre facilement N.Sarkozy alors que nous rejetons majoritairement sa politique ?

Lorsque je tape "2012" dans mon Google Reader, je m'aperçois que mes collègues blogueurs ne semblent pas plus avancés que moi sur la question.

GENERATION CLASH : ATTENTION ! Le Front National monte !
Carnet de notes de Yann Savidan : Suicide politique collectif de grande ampleur...
Les coulisses de Sarkofrance : Le Pen au second tour
Voie militante : Marine Le Pen et la droitisation de la société française
[Unhuman] : Pré-mêre aux bris de glace
Partageons mon avis : Et si Méluche n'était pas le candidat du Front de Gauche ?
Partageons mon avis : Le PS en désordre de bataille ?
Mon avis t'intéresse : Eva est si jolie...
A perdre la raison : La gauche sur la route de la division ....... et de la défaite ?

Etc, etc... On aurait pu parler aussi de la ridicule candidature d'un Jean-Pierre Chevènement, pour démontrer à quel point être candidat à la Présidentielle est devenu une obsession pour certains.

De cette obsession collective à gauche, qui amène un J-L Mélenchon à se sentir obligé de démentir lors de ses vœux à la presse qu'il ne pense pas forcément tous les jours à la Présidentielle, il y a une vraie inquiétude, celle de voir reconduit Nicolas Sarkozy dans sa fonction.

Beaucoup diront pour se convaincre que les choses peuvent changer, qu'il est trop tôt pour lancer de telles inquiétudes. Mais il y a une réalité incontournable dans le scrutin de l'élection Présidentielle, c'est l'affrontement entre les deux blocs gauche-droite. Le gagnant étant le plus capable de rassembler, et même au-delà de son propre bloc idéologique.

Denis fait bien de nous rappeler ce matin, que la gauche reste minoritaire dans ce pays. Que la seule victoire en 1981 d'un président de gauche, dans la cinquième république, et en dehors du nécessaire programme commun élaboré à gauche, s'est faite aussi avec un certain soutien du RPR au second tour, pour faire barrage à Giscard. Se rappeler qu'il faut donc rassembler tous les français, et qu'il faut certaines circonstances pour que la gauche soit majoritaire dans ce pays.

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dimanche 16 janvier 2011

L'impossible victoire de Marine Le Pen en 2012

Comme à chaque fois que le FN est dans l'actualité, les débats s'emballent. Ce week-end est quasi historique pour le parti d'extrême droite puisque son leader laisse place, après quarante ans de règne sans partage, à sa fille. C'est donc l'occasion pour les instituts de sondage et le monde politique de jauger cette force politique, et le potentiel d'une candidature à la présidentielle pour son nouveau dirigeant.

Autant dire, que pour 2012, c'est loin d'être gagné pour Marine Le Pen. Si les sondages de popularité, et d'intentions de vote montrent une certaine progression, l'inquiétude pour les autres candidats résulte surtout dans sa capacité à se qualifier au premier tour de la Présidentielle.

Le problème n'est pas de savoir si Marine le Pen pourrait être capable de faire 18%, le plus important est de savoir où se situe le reste de l'échiquier politique. Le second tour de la Présidentielle étant largement favorable au candidat qui se serait qualifié avec la candidate du FN, puisque trois français sur quatre excluent la possibilité de voter pour elle.

Alors ne perdons pas notre temps en basse considération et répondons plutôt aux questionnements, aux attentes de cette partie de l'électorat.

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jeudi 13 janvier 2011

Mélenchon sait qu'il ne gagnera pas en 2012

Ce jeudi avait lieu la présentation des vœux à la presse du parti de gauche. L'occasion de lire entre les lignes du discours de celui qui a du mal à convaincre celles et ceux qu'il voudrait rassembler.

Alors que nous apprenons la légitime candidature d'André Gerin pour le Parti Communiste Français, il y a de quoi se poser des questions une fois de plus sur la stratégie de l'ex-socialiste J-L.Mélenchon. Le PCF a lancé un appel à candidature pour 2012, André Chassaigne est également candidat. Le Front de gauche a donc bien du mal à se constituer, même Olivier Besancenot semble trainer des pieds.

Mr Mélenchon souhaiterait rassembler ce qu'il appelle "l'autre gauche", tout juste réussira t-il à consolider un petit bloc qui divisera pour longtemps l'ensemble des forces de gauche. Loin des considérations du vote utile, peut-on raisonnablement penser qu'une autre gauche pourrait se regrouper sans prendre en compte les plus de 200 000 militants socialistes et millions de sympathisants de ce qui est encore la principale formation à gauche ? Pour la Présidentielle, vouloir rassembler une "autre" gauche, en les excluant, est une erreur.

C'est un suicide électoral annoncé, et en plus il le reconnait indirectement ici, alors qu'il évoquait le FN, «reconnaissons à cette famille le talent d'être en train de réussir ce que peut-être nous, nous ne réussirons pas du premier coup» avec la gauche: «Ils sont en train de disputer l'hégémonie idéologique à l'UMP sur leur camp à droite»

Quel aveu ! 2012, un prix important à payer ?

Ps : Je sais que ce constat va en chagriner plus d'un, mais comme on peut toujours interpréter différemment les choses, je demande ce que pense les blogueurs de ce marasme stratégique pré-électoral. Chacun peut répondre, sinon merci à : Juan, Seb, Nicolas, Disp, DPP, Melclalex, Coucou, Denis, GdeC, Romain, Cui cui, El camino, Gaël, Yann, N Hermes, Isabelle, Rimbus, Homer, Arnaud, Captain, Elmone, BA, Denis, Céless, Agnès, Annie, Joel, PuttBill ou Eric....

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mercredi 12 janvier 2011

Pas de soldes à la pompe !

Les prix à la pompe continuent de grimper, et les français sont pris en otage. Ces prix sont-ils justifiés, quels sont les raisons de ces augmentations ? L'état français peut-il y faire quelque chose ?

Oui, les français sont pris en otage. Nous sommes dans l'impossibilité de nous équiper en véhicule propre, les voitures électriques ne sont toujours pas sur le marché. Le secteur automobile, hautement subventionné par l'état depuis la crise de 2008, a aussi sa part de responsabilité.

70% du prix à la pompe est constitué de taxes qui reviennent à l'état ; comment est donc utilisé cet argent ? Nos politiques nous doivent des explications, voilà un impôt indirect basé sur une dépense contrainte. La TIPP flottante était un outil de justice sociale, les budgets alloués à ce système d'amortissement des prix sont-ils perdus, ou ont-ils été alloués à d'autres postes de dépense, impossible aujourd'hui de trouver un début d'explication.

En attendant nous payons ! Nous ferions bien de nous emparer d'un tel sujet, car la situation n'est pas claire du tout.
Lors de la dernière flambée des prix en 2008, le baril de pétrole a culminé à 145 dollars pour un prix moyen à la pompe de 1.44 €. Il est aujourd'hui à 91 dollars pour un même prix à la pompe, aujourd'hui presque supérieur à 1.45€ le litre en moyenne.

L'argument de l'offre et la demande est donc obsolète, nos amis en Inde et en Chine ne sont pas à mettre en cause. Alors qu'en est-il ?

Des explications, Total et ses concurrents pétrolier en trouvent. Il suffit d'expliquer simplement que notre hiver est rude, et que les coûts d'exploitation et d'acheminement du produit sont plus élevés. Ou encore, que c'est de la faute à l'euro faible.

Honnêtement, je me moque de leurs explications, ce que je constate, c'est que nous sommes livrés au dictat du marché, et que notre gouvernement s'en moque profondément. Voilà encore un sujet sur lequel nous reviendrons, le contrôle des prix par l'état un thème de campagne.

Un outil pour connaitre le prix des carburants dans votre région ici.
Les blogueurs en parlent aussi.

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mardi 11 janvier 2011

Copé-Jacob, plus royalistes que le roi.

Être plus royaliste que le roi veut dire que vous êtes plus extrême dans une opinion que la personne que vous soutenez. C'est un peu mon sentiment quand je vois les gesticulations de certains.

N.Sarkozy a déjà énormément fait dans le secteur du privé pour faire aboutir l'idée, somme toute très libérale, qu'il fallait assouplir les conditions de licenciement. En résulte le licenciement à l'amiable, ou licenciement conventionné, qui a déjà pour conséquence après sa courte mise en application de voir la rupture conventionnelle prendre le relais des plans sociaux.

Fortes de cet exemple, les politiques décomplexées se font jour. F.Fillon a dû tempérer les propos de Christian Jacob en qualifiant de "franchement inutile" l'initiative de celui qui remplace Copé à la tête du groupe UMP à l'assemblée. Ce monsieur a joué à celui qui serait le plus libéral des libéraux, en proposant tout simplement l'arrêt de l'emploi à vie dans la fonction publique.

Il a été aussitôt recadré par le premier ministre, mais nous avons là les signes d'équipes de travail qui veulent jouer des coudes pour se faire une place au soleil. Le scrutin Présidentiel étant un vrai problème pour la gauche, il est devenu temps de se montrer pour qu'en cas de victoire personne ne soit oublié. Une sorte de lobbyisme pré-électoral.

Déjà J-F.Copé, à qui on a offert la direction du parti pour faire taire ses velléités en matière de candidature à la candidature, cherche depuis plusieurs mois, bien avant Mr Valls, à remettre sur la table des déréglementations, le dossier des 35 heures.

On sent bien que la droite UMP est dans les starting blocks. A nous, à la gauche d'y répondre !

ps : Je n'ai pas beaucoup de temps à moi ces derniers temps, mais je souhaitais participer à cette chaine de soutien aux peuples Algérien et Tunisien à laquelle participe déjà El Camino, Captainhaka, GdeC, Nicolas, Yann, cuicui, coucou, DPP, Elmone et les autres. Dans des pays déjà fragile, où censure et dictate sont encore des moyens trop facilement utilisé, certains ont qualifié d'émeutes de la faim ces manifestations qui montrent les conséquences de cette compétition économique internationale dont nous dénonçons les méfaits. Et nous y reviendrons...

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dimanche 9 janvier 2011

Aucun candidat de gauche n'est capable de gagner en 2012

J'ai légèrement modifié dans mon titre, le propos de Pierre Joxe qui est donc interviewé dans le JDD de ce dimanche, et prétend donc "qu'aucun des candidats potentiels du PS n'est capable pour le moment de gagner".

Le plus intéressant dans son analyse de la victoire de François Mitterrand est le long cheminement de celui-ci pour rassembler la gauche, condition nécessaire selon-lui pour gagner encore aujourd'hui.

J'évoquais dans mon précèdent billet ce long cheminement que fût l'établissement du "Programme commun" ; Pierre Joxe l'exprime justement quand il compare cette stratégie avec celle des primaires socialistes d'aujourd'hui : "Ce ne fut pas l'élection d'un champion ayant gagné des éliminatoires! Ce fut l'élection d'un chef de parti qui a mis dix ans à bâtir notre parti, certes, mais sur la stratégie d'une alliance extrêmement large et avec un programme commun qui manifestait cette alliance"

Alors j'extrapole et m'interroge une fois de plus sur la stratégie de "la gauche" à se mettre en capacité de gagner en 2012 et, vous l'aurez compris, je ne suis pas très optimiste.

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samedi 8 janvier 2011

Valls absent à Jarnac, bien loin des considérations du "programme commun"

C'est aujourd'hui que les socialistes se retrouvent à Jarnac pour commémorer les 15 ans de la mort de François Mitterrand. Après le coup d'éclat médiatique de Manuel Valls en ce début d'année, après ce "coup de poignard" à sa camarade Martine Aubry qui a mis en place les 35 heures, il était impossible pour lui d'être présent au sein de sa famille politique aujourd'hui.

Je ne reviendrai pas sur la polémique stérile qu'il a déclenché, toute a été dit sur le sujet, mais plutôt sur son excentricité mal assumée qui l'aura amené à s'assoir sur toute stratégie de reconquête du pouvoir. Et se remémorer la conquête du pouvoir par François Mitterand en est un bon moyen.

C'est le programme commun, bien vite abandonné par la suite il est vrai, qui a permis à la gauche de se rassembler pour gagner en 1981.

Le Programme commun était le contenu de la stratégie d'union de la gauche, imaginée par François Mitterrand pour reconquérir et exercer le pouvoir en France.

Si il n'y a eu qu'un seul Président de gauche dans cette cinquième république en la personne de François Mitterrand, c'est justement parce que nous sommes bien loin des considérations, des exigences de la nécessité d'un programme commun à gauche.

Il serait nécessaire de s'en souvenir.

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jeudi 6 janvier 2011

Woerth lâche Matignon, qui lâche Woerth

Y a t-il eu "favoritisme" dans la vente d'une parcelle de la forêt de Compiègne ? Le gouvernement a t-il respecté les règles de ventes qui concernent les marchés publics, la vente des biens de l'état ?

Mr Woerth pourrait être poursuivi dans différentes affaires. Mais, il n'est pas question ici des soupçons qui pèsent sur l'ancien trésorier de l'UMP dans le financement occulte d'un parti politique pour la campagne de 2007, ce sont ici d'autres magistrats qui s'occupent d'une petite affaire qui n'est rien de plus que la vente à son locataire, de la parcelle de l'état qu'il occupe, celle de l'hippodrome de Compiègne.

Les chefs d'inculpation pourraient être néanmoins très lourds. « abus d’autorité, complicité de prise illégale d’intérêt, trafic d’influence par personne dépositaire de l’autorité publique, trafic d’influence par particulier et favoritisme ainsi que recel dans tous les cas » C'est Mr Woerth, ancien ministre du budget qui pourrait y répondre.

On comprend mieux dès-lors que personne ne veule assumer. C'est donc le maire de Chantilly, l'ancien ministre du budget, Eric Woerth, qui a donc botté en touche précisant que c'était Matignon qui avait tranché sur cette vente, lors d'une réunion ministérielle informelle. Une façon de se dédouaner et de faire appel au soutien de ses camarades de travail d'il y a à peine quelques semaines...

Problème, Matignon nie avoir eu à trancher.

C'est moche. Ceux qui se disaient totalement convaincus de l'innocence et de l'intégrité du ministre Woerth ne le soutiennent plus aujourd'hui. La Cour de Justice de la République pourrait se prononcer le jeudi 13 janvier sur l’ouverture ou non d’une enquête concernant M. Woerth dans cette affaire.


P-S : Je tiens à apporter mon soutien ici, aux blogueurs et étudiants contre l'oppression et la censure du Web en Tunisie. Mon accord à la décision de la CGT de ne pas être présent lors des voeux de N.Sarkozy aux partenaires sociaux. Sur les 35 heures, de rappeler que la suppression de la loi n'est demandée ni par les salariés, ni par les entreprises.

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mardi 4 janvier 2011

La retraite à 60 ans, les 35 heures, un programme socialiste pour 2012

J'exprimais dernièrement l'intérêt de suivre les sondages de popularité des personnalités politiques, en justifiant que l'année 2011 allait être une année de coup d'éclat médiatique de celles et ceux qui veulent être candidat à la candidature pour 2012. Qu'au delà du fond des propositions, les outsiders vont forcément jouer des "coudes" en usant de propos populistes dans le seul but de grappiller quelques points de popularité. Que le débat d'idée va en souffrir, que la campagne présidentielle n'amènera de réel débat que quelques semaines avant le scrutin.

Alors je pense toujours ainsi, mais la sortie de Valls sur les 35 heures, la récupération de l'Élysée qui a confirmé alors même que le patronat est réservé, qu'il ne toucherait pas à la durée du travail en 2011, précisant quand même que cette question serait au programme de la campagne du candidat UMP pour 2012, me laissent à penser qu'un coup d'éclat médiatique supposé "débile" peut être constructif.

Cela me fait penser à la reforme des retraites. J'avais écrit dans le billet "la retraite à 60 ans, l'arme fatale" que N.Sarkozy faisait l'erreur à quelques seize mois de la présidentielle de toucher à un acquis social auquel les français étaient attachés, et qu'il suffirait à l'opposition de faire campagne pour une réforme plus juste, mieux financée.

Pour la durée du temps de travail, c'est la même chose, voilà encore un sujet clivant qui touche à l'organisation du travail et au partage des richesses. Après avoir créé de l'emploi, augmenté la productivité des entreprises, une réforme des 35 heures à gauche permettrait encore plus de progrès et de justice sociale.

Il y a par exemple l'annualisation des 35 heures, qui permet de masquer les heures supplémentaires. Semaine basse, semaine haute, le jeu du patron étant de faire faire des heures supplémentaires en semaine basse, pour ne pas payer les majorations. Il y aurait selon Gérard Filoche, 1 milliard d'heures supplémentaires dans ce pays qui ne sont pas déclarées, pas majorées et même pas payées du tout, ce qui est l’équivalent de 600 000 emplois.
Le temps de travail est un élément majeur du calcul des pensions de retraite, il pourrait être évoqué dans une seule et même réforme, bref nous pouvons imaginer beaucoup de réformes possibles.

Nous ne savons pas encore si c'est la dame des 35 heures qui portera la candidature socialiste de 2012, mais si c'est le cas, nous pourrions avoir matière à débattre. L'idée très sarkosiste de Valls de travailler plus, devrait être alors très vite ringardisée.

Sur le même sujet, mais pas avec forcément les mêmes analyses, DPP, Nicolas, Slovar, Juan, Romain, GdeC, El Camino, Melclalex.

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dimanche 2 janvier 2011

Touche pas à mes 35 heures !!

Ce n'est pas la première fois, et franchement ça commence à bien faire qu'un imbécile de socialiste se croit autorisé, le second jour de l'année en plus, à dire des grosses conneries au nom de la gauche.

Ce Monsieur, qui n'a aucune crédibilité pour parler au nom des socialistes, en a encore moins pour représenter la gauche.

Alors quand je lis que "la gauche doit déverrouiller les 35 heures", je me dis que des sanctions devraient être prises à son encontre. Soit il retire son propos, soit il rend sa carte du PS. Non parce que je pourrais moi aussi parler au nom de l'UMP, et prétendre tout et n'importe quoi. Je dis qu'il y a des limites à la connerie.

Parce que c'en est une ! Pourquoi la loi des 35 heures, qui a été largement amendée, est-elle toujours en place ? Pourquoi ne pas l'avoir supprimée depuis plus de dix ans que la droite est au pouvoir ?

Simplement parce que toutes les entreprises ne peuvent et ne veulent travailler plus. Même que cela en mettrait beaucoup en péril si l'obligation légale du temps de travail imposait deux, trois ou quatre heures de travail en plus par semaine, par salarié.

C'est ce qu'on a reproché à cette loi, qu'elle ne puisse être appliquée pour tous dans les mêmes conditions, et on voudrait aujourd'hui imposer le carcan d'un temps de travail uniforme pour tous. Un comble.

Surtout que rien n'empêche aux entreprises de travailler plus quand elles en ont besoin. Et elles ne se gênent pas pour le faire quand elles en ont besoin. Quand on prend la moyenne des heures travaillées par semaine des personnes à temps plein en Europe, on s'aperçoit que le français travaille déjà 39.4 heures.

Intérims, heures de nuits, travail le dimanche, et heures supplémentaires existaient déjà avant les 35 heures. Agir sur le levier du temps de travail pour augmenter l'activité est simpliste et démontre le manque de courage politique de Manuel Valls.

Que les heures supplémentaires soient défiscalisées, ou qu'elles soient plus couteuses pour l'entreprise, le marché du travail fluctue. Obliger légalement un patron à trouver du jour au lendemain x heures de travail en plus, sans que cette entreprise n'ait plus d'activité, reviendrait à baisser la productivité de cette entreprise, et la profitabilité de celle-ci.

Et je ne parle pas de tous ces accords d'entreprise qui seront dénoncés, pour mettre en place la nouvelle législation. Une perte sèche pour les salariés ?

Le problème de Mr Valls est qu'il n'y connait rien. Non rien à rien du monde du travail, il fait partie de cette oligarchie dont nous parlions ce matin. De ceux qui défendent les intérêts des plus riches, des plus puissants.


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Décomplexées les politiques !

Première chaine bloguesque de l'année 2011 à ma connaissance : évoquer le remplacement de N.Sarkozy par celui ou celle qui préservera au mieux les intérêts du pouvoir, des plus riches, d'un réseau constitué d'individus de la politique, des entreprises (surtout celles du CAC40), de la finance, du marché... Les candidat(e)s à la Présidentielles de 2012 sont -ils des pions au service d'un système qui nous emprisonne, en désignant celui ou celle qui préservera des intérêts individuels sur l'intérêt collectif.

N.Sarkozy est-il le pion d'un système construit sur et autour du pouvoir des riches ? Je dirais qu'il en est une pièce maitresse !

Politique clientéliste du bouclier fiscal dès son élection, l'actuel chef de l'état assume. Avec l'avènement de la crise, Sarkozy a tout mis en œuvre pour que la force publique protège au mieux des intérêts privés. Banques et entreprises ont été fortement soutenues, et le plus grand nombre d'entre nous n'a pas vraiment été concerné par ces politiques.

Pouvons nous établir un lien entre cette façon de faire de la politique et quelques enveloppes savamment distribuées par la première fortune de France ? Nous nous sommes posé la question en 2010. Mr Woerth doit toujours répondre à la justice.

Mais je ne crois pas que cela soit verrouillé. Il est toujours possible que les valeurs et les idéaux du plus grand nombre soient débattus. On parle ici de l'élection présidentielle qui a mis en place un homme qui a voulu des politiques décomplexées.

Alors ils s'en sont donné à cœur joie, si on ajoute à cela la réforme du quinquennat, et l'interprétation du rôle du président de la république dans la cinquième, on obtient la possibilité qu'un seul homme puisse autant peser.

On peut donc imaginer aussi qu'un candidat de gauche use d'autant de pouvoir pour appliquer des politiques aussi décomplexées à gauche.

Yann pose la question à Nicolas, Juan, Melclalex, lecoucou, l'Heretique, Romain et Falconhill. Pour ma part je demande ce qu'ils en pensent à Homer, Elmone, DPP, GdeC, Joel, Annie, et Denis.

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samedi 1 janvier 2011

Planification d'un bébé pour 2012

J'évite ici de colporter des rumeurs, souvent j'essaye de ne m'en tenir qu'aux faits. Mais il y a un bruit qui court sur l'éventualité d'une maternité à venir chez le couple Sarkozy. De quoi se demander si un tel évènement arrivait, si c'était susceptible de peser dans la réélection de l'actuel chef de l'état.

Hum, la peoplisation des personnalités politiques vous agace à ce point ? Mais réveillez vous, la plupart de nos semblables s'intéressent plus à ce qui s'écrit dans Gala, plutôt qu'au dernier dossier de l'Expansion !


Qu'apprenons nous selon Gala ? La première dame serait prête à tout pour réaliser son vœu : celui de mettre au monde un bébé en 2012, année de la prochaine élection présidentielle à laquelle Nicolas Sarkozy se présentera très probablement. L'express en parle aussi.

L'opération de communication est lancée. Cela ne peut plus échapper à personne. Je trouve cela quand même incroyable, on se l'était imaginé et ils vont vraiment nous le faire. Planifier la naissance d'un bébé pour la campagne de 2012.

Quoi de plus attendrissant, qu'un père aimant pour diriger la nation. Combien faut-il faire pour se qualifier déjà ?

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En 2011 Sarkommence, mais il fait moins le malin.

Je n'ai pas pu m'empêcher de prendre quelques notes lors des vœux télévisés du Président Sarkozy. C'est que ne l'ayant pas si souvent entendu depuis cet été, boudant les français lors de la réforme des retraites et longeant les murs depuis le pseudo remaniement ministériel du mois dernier, je me suis dit qu'il serait intéressant de voir comment Nicolas Sarkozy allait s'adresser à la nation.

Allait-il tenir un discours de vérité ou persisterait-il dans ses erreurs ? Les vœux du Président à 20h le dernier jour de l'année, un rendez-vous traditionnel entre le président de la République et les français, une occasion pour Nicolas Sarkozy de redorer son blason, de reprendre quelques points de popularité.

Mais le contexte est lourd, l'enjeu devait être de rester crédible. Et objectivement cette prestation TV pour N.Sarkozy n'a pas été le moyen pour celui-ci de convaincre ou même d'expliquer, de faire preuve de pédagogie. J'ai senti le chef de l'état, malgré son bronzage marocain, fatigué.

Il n'a finalement rien avancé que l'on ne sache déjà, j'avais l'impression d'entendre le même discours du mois dernier quand il y eu le remaniement.

Les trois mêmes dossiers évoqués : la dépendance, l'alignement de notre fiscalité sur celle de l'Allemagne, et la mise en place de jurés populaires. Des sujets de politique intérieure bien vite balayés, par, on le sent bien, l'enthousiasme de N.Sarkozy de présider G8 et G20.

Là je me suis dit qu'il se sentirait plus proche encore de son ami DSK : s'occuper des problèmes du monde étant un bon échappatoire, quand on s'est rendu incapable de solutionner ceux de son propre pays.

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