dimanche 27 février 2011

Le spectacle de la cour.

Sa majesté Nicolas Sarkozy a passé une bonne partie de son week-end au pavillon de la lanterne du château de Versailles.

De retour à l'Elysée, le chef de l'état qui avait laissé "fuiter" toutes les rumeurs possibles d'un remaniement ministériel plus au moins dosé, a reçu ses ouailles.

Et c'est donc ce Dimanche à 20H, trois mois seulement après le précédent remaniement, qu'il a choisi de nous faire connaitre ses nouveaux choix.

Deux jours d'une importante improvisation dont découlent des changements qui n'ont aucune importance, et auront aucune incidence sur les enjeux politiques qui restent devant nous.

Le spectacle de la cour, plus que l'élaboration d'une véritable équipe de travail.

Nous avions eu "en Woerth et contre tous", Sarkozy a maintenu Eric Woerth à son poste alors que des millions de français ont manifesté contre lui, souvent en réclamant sa démission. Alors je ne pense pas aujourd'hui, que les sorties du gouvernement de MAM et Hortefeux soient faites pour contenter l'opposition, ni l'opinion publique.

Première raison de ce remaniement express, réhabiliter la diplomatie, couper des têtes pour donner l'image d'un état en ordre.
Nicolas Sarkozy a voulu montrer qu'il était le chef, faire sauter des fusibles pour cacher sa propre incompétence. Faire oublier un début d'année calamiteux en terme de communication.

Et franchement, peut-on sérieusement nous faire croire que les 14 prochains mois dépendent du changement de ministres des affaires étrangères ou de l'intérieur ?

Wikio

vendredi 25 février 2011

La ridicule idée d'un remaniement, des idées ?

Les sujets politiques m'emmerdent en ce moment, disons que les thèmes sur lesquels le chef de l'état nous entraîne sont loin de donner des perspectives. Il n'en finit pas de se planter, jouant les absents puis intervenant comme un amateur, il n'en finit plus de nous faire honte.

Si on ajoute à cela une population forcément déçue, une blogosphère interloquée pantoise, une certaine lassitude s'installe face au ridicule des situations.

Celui qui voulait réformer le capitalisme, je parle bien de Nicolas Sarkozy n'en finit plus de faire n'importe quoi. Alors qu'il aurait dû remplacer Woerth bien plus tôt, il se précipiterait aujourd'hui à remplacer MAM par Juppé.

Il y aurait de quoi bien rigoler, mais quand on voit les forces de l'opposition faire du surplace, y a de quoi s'interroger sur leur capacité à mobiliser. Après on prendra des leçons de quelques bobos Parisiens s'imaginant plus prompts à l'analyse politique. Mais de quelle politique parlons nous !?

Villepin, 2012, et Sarkozy. Les raisons de la chute venaient de l'intérieur.

Allons bon, ne perdons pas notre temps en pronostics pour savoir qui de DSK ou d'Auby ou de Melenchon serait le meilleur candidat de gauche, la droite va finir par avoir autant de mal que nous à passer le premier tour.

59% des français ne souhaitent pas que N.Sarkozy ne se représente en 2012. un FN a 20%, un Villepin, vont considérablement diviser le résultat de la droite au premier tour.

Sarkozy en est à devoir rencontrer Dominique de Villepin tant le rassemblement au sein de l'UMP est vacillant. L'ancien premier ministre a d'ailleurs annoncé qu'il quittait l'UMP.

Avec un anti-européen comme Dupont Aignant, un centre qui va se reconstituer avec des Borloo, Villepin et Morin qui ont eux aussi l'envie de jouer un rôle, l'union pour la majorité présidentielle ne sera plus ce qu'elle était en 2007.

Et pourtant Sarkozy reste le mieux placé à droite. Selon un sondage CSA pour BFM/RMC 20 Minutes, publié ce jeudi 24 février, même si 59% des français ne souhaitent pas que Nicolas Sarkozy ne se représente en 2012, c'est lui qui reste la meilleure chance de la droite. Un vrai paradoxe !

Chez les sympathisants de droite, ils sont 69 % à souhaiter sa candidature en 2012, 29 % d'un avis contraire et 2 % ne se prononcent pas.

Alors certes, Nicolas Sarkozy est le plus apprécié des sympathisants de droite, mais si l'on prend en considération que 30% de cette population n'aurait rien contre une autre candidature à droite, comme celle de DeVillepin, il se dessine une division à droite comme autant de Balladur-Chirac-Pasqua et autre Séguin l'ont faite à leur époque.

Celui qui voulait pendre à un croc de boucher Dominique de Villepin, qui a reconduit Fillon, et placé Copé à la tête de l'UMP, pourrait souffrir de quelques erreurs stratégiques.

Wikio

mercredi 23 février 2011

DSK/Sarkozy, qui augmentera les salaires ?

Nicolas Sarkozy n'a pas pu s'empêcher aujourd'hui d'être ironique en évoquant des propos de DSK sur la question des salaires.

Et j'y vois là encore, le signe que le candidat Sarkozy à la présidentielle de 2012, préférerait être confronté à DSK, certainement plus facile à contrer qu'une M.Aubry, ou un Mélenchon, plus décomplexés sur ce type de question.

Il est plus facile de contrer un opposant qui, de par les postes qu'il a occupé, a appliqué les mêmes solutions politiques que soi. Dominique Strauss Kahn a appliqué les mêmes politiques que Nicolas Sarkozy de réduction des déficits, par les suppressions de postes dans la fonction publique par le non remplacement des départ en retraite, et réduction d'effectifs, de moyens.

En refusant d'augmenter les salaires jusque là, en prônant même des baisses de salaires pour ce qui est du Directeur général du FMI, les deux candidats ont appliqué à des postes différents les mêmes politiques. Ils auront donc bien du mal à convaincre de leur différence sur le sujet.

On comprend avec l'ironie de Sarkozy aujourd'hui, qu'il récolte les fruits de sa stratégie qu'était de soutenir à l'époque la candidature de DSK au poste du FMI. Le candidat socialiste a cette difficulté de convaincre qu'il pourrait porter des politiques en totale opposition avec celles qu'il a porté en tant que directeur du FMI.

N.Sarkozy exulte déjà à l'idée de pouvoir confronter DSK sur de tels sujets. Il l'a dit : "Quel dommage de ne pas avoir posé la question".

Vivement la campagne. Un quinquennat parait trop long, même pour N.Sarkozy.

mardi 22 février 2011

Kadhafi : "la révolution est un sacrifice à vie jusqu'à la fin"


A la lecture des différentes informations qui enfin nous parviennent depuis la Libye, les craintes se confirment, la répression se fait en versant le sang du peuple Libyen.

Le génocide qui a lieu en ce moment même dans ce pays est d'ores et déjà considéré comme étant un crime contre l'humanité.
Kadhafi fait partie de ces dictateurs qui pratiquent le terrorisme d'état, les évènements de la journée le confirment encore.

Hier, l'ordre a été donné à l'armée de l'air libyenne de bombarder la population de Tripoli. C'est un diplomate de l'ambassade en Inde de la Libye qui l'a confirmé et a démissionné de son poste pour protester contre la répression sanglante des manifestations anti-gouvernementales.

Cette répression est menée par des mercenaires qui tireraient sur la population. L'armée aurait rejoint les opposants dans certaines villes n'acceptant pas que ce soit des étrangers qui tirent sur leur population. Il y aurait déjà des centaines de morts.

La ligue Arabe se réunissait en urgence ce Mardi après-midi, pour faire le point sur la situation.

Mais le colonel Kadhafi en réprimant dans une extrême violence les manifestations, ne s'adresse pas seulement à sa population en agissant ainsi, il s'adresse aussi au monde entier.

Il s'est d'ailleurs empressé de se montrer à la Tv pour dire qu'il était bien présent à Tripoli, et semblait vouloir nous dire "Jusqu'où êtes vous prêt à aller ?"

Il a confirmé vers 17 h qu'il ne démissionnera pas. Moubarak montrait aussi une certaine fermeté, mais on sent chez Mouammar Kadhafi l'envie d'en découdre.

Il a motivé son refus de quitter son poste en précisant qu'il irait jusqu'à "mourir en martyr", et menace de peine de mort l'opposition qui manifeste. Il incite ses partisans à chasser les manifestants dans les rues. En provocant une sorte de guerre civile, il montre qu'il est aux abois, dos au mur.


Cette image m'a rappelé celle de Sadam Hussein quelques jours avant que son régime ne tombe, l'armée américaine était rentrée en quelques heures dans Bagdad, parce que l'armée Irakienne s'était rebellé.

Il y a eu aussi la chute et l’exécution du couple Ceausescu en Roumanie, qui démontre qu'un peuple en colère peut aller loin quand il se révolte.

Alors bien sûr nous n'en sommes pas encore là, mais je me demande à quel niveau d'horreur nous allons devoir être confrontés, et quelles seront nos attitudes à nous les occidentaux.

Kadhafi a prévenu : "la révolution est un sacrifice à vie jusqu'à la fin".


Wikio

DSK, la désinvolture et l'échec.

Le directeur du FMI est reparti aux Etats-Unis, les anti ou pro DSK restent sur leur faim, l’éventuel, potentiel candidat du PS, retourne à son silence jusqu'à la prochaine fois.
Il faut une certaine dose de désinvolture pour oser se présenter au journal de 20 heures, pour finalement nous expliquer qu'il n'a rien à nous dire. Tout juste retiendra t-on sa vision socialiste "l'espoir, l'avenir, l'innovation".

Ok pour le devoir de réserve, mais il ne faudrait pas en abuser non plus. On ne lui demande pas de confirmer qu'il sera candidat à la présidentielle, on ne lui demande pas quel candidat soutiendrait-il si il ne l'était pas. Non simplement et ça serait la moindre des choses vis à vis de l'institution qu'il dirige, de savoir si il irait jusqu'au bout de son mandat.

Parce que la situation n'est pas si incompréhensible qu'il n'y parait. Elle explique la désinvolture de celui qui avant de convaincre l'ensemble des français, devra convaincre d'abord son propre camp.

Il y a trois scénarios possibles :

1- il se déclare candidat à la primaire socialiste, mais souhaite le faire le plus tard possible pour éviter un débat interne, dont on sent bien qu'il sera épineux avec le courant "plus" à gauche d'un Benoit Hamon qui a déjà déclaré préférer soutenir une candidature de M.Aubry.

2- Il ne veut pas rentrer dans le processus des primaires, négocie son avenir et intégrera une équipe gouvernementale en cas de victoire du candidat PS à la fin de son mandat au FMI.

3- Il est candidat à sa succession au FMI.

Les trois scénarios impliquent qu'il se prononce sur le fait qu'il aille au terme de son mandat au FMI. C'est simple, et ne pas y répondre est un affront pour tous. Cela agace beaucoup et même au sein de l'actuelle majorité.

Parce qu'on peut aisément comprendre, que celles et ceux qui vont faire campagne en soutenant Nicolas Sarkozy devront s'adapter en fonction du candidat PS.
Si Martine Aubry est candidate, les débats seront plus clivants, les différences seront plus prononcées. Si c'est DSK, il sera plus facile d'argumenter et de se renvoyer la balle.

Eric Besson l'a bien compris : "Un match Sarkozy/DSK, ce serait une très bonne nouvelle ; j’aime le football […] Si le match a lieu, Nicolas Sarkozy l’emportera" .

lundi 21 février 2011

Bon indice PMI, mais ce n'est qu'un indice...

Un des indices qui permet de mesurer "l'activité" économique industriel et manufacturière est l'indice PMI. C'est le bureau d'étude Markit qui rend son rapport mensuel qui, pour le mois de Février, est en forte hausse.

Il précise que la France et l'Allemagne sortent de la crise, que les entreprises renforcent leur capacité opérationnelle pour faire face à l’augmentation du travail. Seul bémol l’Allemagne progresse plus vite que la France, et l'inflation accélère.

Cet indice, nous dit-on, est très suivi par le marché boursier. Nous avons donc là un outil important pour ces messieurs les financiers, les investisseurs, et de m'interroger sur le manque de réalisme de nos décideurs.

Pour qu'ils soient obligés de s'en référer à ce type d'indicateur pour agir, c'est peut être qu'ils ne connaissent pas si bien l'activité qu'ils prétendent pouvoir mener.
Savoir que c'est le meilleur moment pour mener une activité pour un investisseur, ne devrait pas empêcher la planète économique de tourner quand la situation est moins favorable.

Les crispations économiques ne sont jamais voulues par les travailleurs, les peuples. Nous les subissons parce que de mauvais choix stratégiques pèsent sur nos affaires économiques et sociales.

Les risques de déflation et d'inflation, effets indésirables des crises économiques sont de l'incompétence de quelques'uns. Les acteurs sont toujours les mêmes. Banques, patrons voyous, spéculateurs...

Les coupables devraient payer, les banques finiraient par payer eux mêmes les dettes que les états ont contracté pour qu'elles puissent s'enrichir. Autre exemple de l'argent qui nous appartient, et qui pourrait facilement nous être rendu, à lire ici.

Alors quand je vois que le G20 se cherche de simples indicateurs...

Wikio

Chine : Révolution Vs Parti unique

Alors que des révolutions populaires ont lieu en Afrique du Nord et au Moyen Orient, la Chine qui a les mêmes problèmes de flambées des prix des denrées alimentaires, de pauvreté, semble vouloir réprimer toutes manifestations de mécontentement envers un régime au parti unique.

Nous avons, avec la Chine, le paradoxe d'une nation qui est devenue la deuxième puissance économique du monde, mais qui conserve un régime despotique en opposition avec ses concurrents économiques aux démocraties apaisées.

Certes le chef de parti change tous les dix ans, et ce n'est pas la concentration d'un pouvoir absolu en un seul homme qui est le problème. La répression, la contestation d'une expression politique de l'opposition, est une honte pour le parti communiste Chinois. Une entrave aux libertés les plus élémentaires.

Devenu un partenaire économique incontournable, notre silence nous rend coupable.

Si sa croissance traduit une activité commerciale qui s'est fortement développée ces dix dernières années, le niveau social de l'ensemble de la population chinoise reste très faible.
La République populaire de Chine est confrontée aux mêmes problèmes qui gangrènent nos propres économies. L'inflation est galopante +4.9% en rythme annuel, une bulle immobilière fait exploser le prix des logements +10%, dans les 70 plus grandes villes.
Mais la Chine est après la Russie et le Canada, le troisième plus grand pays du monde, et concentre la plus grande population mondiale 1.3 milliards d'habitants.
Les Chinois n'ont pas tous accès à l’électricité, à l'eau courante, une vie très précaire est partagée par une grande majorité de la population.

La jeunesse Chinoise n'est pas la même que celle de la place Tian'anmen [ massacre de Pékin (北京大屠殺)] où déjà un soulèvement avait été réprimé pour justement dénoncer la corruption et demander des réformes politiques et démocratiques.

Elle pourrait se soulever pour les mêmes raisons, mais le faire cette fois d'une manière beaucoup plus motivée.

Aussi les causes produiront-ils les mêmes effets ? La corruption, l'enrichissement individuel, le gouffre social grandissant, qui sépare de plus en plus l'élite des classes populaires, ne va t-il pas faire s'embraser un peuple frustré aux aspirations grandissantes ?

Wikio

dimanche 20 février 2011

Une pré-campagne nauséabonde

"Moi j'ai beaucoup de sympathie pour les apprentis sorciers mais je n'ai pas le sentiment dans un pays démocratique que cela puisse se faire sans conséquences. Nous avons eu le débat sur l'identité nationale, nous avons eu le débat sur la burqa, nous avons eu la question des Roms, et nous avons aujourd'hui au terme de tout cela un Front national à 20 %."
C'est Dominique de Villepin qui tenait ces propos quand un journaliste lui demandait ce qu'il pensait du débat lancé sur la laïcité et l'islam en France.

Il a raison l'ancien premier ministre, c'est le débat de trop. Les propos de Nicolas Sarkozy, sur le fait qu'il ne faut pas un Islam en France, mais un islam de France, sont profondément choquants. C'est particulièrement provocateur.

Expliquer qu'il faille revenir sur la loi 1905, pour des aspects techniques de mise en oeuvre de politiques d'aides à la construction de mosquées par exemple serait acceptable. Mais on peut aussi ne pas être d'accord.

Dans les propos de N.Sarkozy, il n'y a pas de propositions, de politiques concrètes, juste des mots, une formule de pré-campagne électorale qui s'insinue dans les esprits, un islam "de" France, et non pas "en" France. C'est un slogan ridicule, qui n'a qu'un seul but raviver l'islamophobie.

Du coup, on assiste à une course du candidat qui sera le plus populiste, démagogiquement proche des clichés véhiculés par le petit peuple. Et les réactions s’exacerbent, il devient impossible de critiquer Melenchon sans être accusé de ne pas être assez à gauche ou de montrer son désaccord d'une candidature de DSK sans qu'on dise de vous que vous voulez faire perdre la gauche.

ça pue à plein nez....

Wikio

samedi 19 février 2011

DSK, t'es trop vieux...

Hier, j'ai réalisé que Dominique Strauss Kahn avait quand même d'ores et déjà 61 ans. Qu' il terminerait son mandat si il était élu président de la république à l'âge de 67 ans. Puisqu'on se posait dernièrement des questions sur la représentativité de nos élus, je me demande si l'âge de nos élus n'aurait pas aussi son importance sur le réalisme et la fraîcheur de leurs propositions.


Pourquoi considérerions-nous que les conditions de travail, les critères de pénibilité, d'âge pour lesquels on peut physiquement et intellectuellement exercer une profession peuvent-être l'objet de règles, et ne pas les appliquer à nos élus ?

Si de prime abord, la situation des uns est peu comparable avec celle des autres, il reste un lien en commun, celui de l'âge auquel on exerce une profession ou un mandat d'élu.

Aussi il me semble que l'âge de départ à la retraite devrait être le même pour tous quelles que soient les conditions salariales, seule la durée de cotisation pour obtenir une pleine pension pourrait être modulée en fonction de la pénibilité des métiers.

Pour nos élus, cela devrait être la même chose, leur situation devrait être soumise aux mêmes réglementations.

Au delà de l'aspect technique et réglementaire, il y a la question du renouvellement des idées et solutions politiques à mettre en oeuvre.

Dominique Strauss kahn a été ministre de l'industrie et du commerce extérieur sous Mitterrand, a participé à l'élaboration du projet de loi sur les 35 heures avec Martine Aubry dans le gouvernement de Lionel Jospin.

Il a suffisamment eu l'occasion d'agir au plus haut niveau, et dans des moments différents. Son expérience est-elle une garantie d'un renouvellement des solutions, alors que les problèmes sont bien souvent les mêmes ? Rien ne permet de le dire, l'homme reste silencieux...

Peut être que nos représentants politiques devraient faire plus de rétrospectives, des bilans de leurs actions. Dominique Strauss Kahn a de fortes chances de remporter l'élection en 2012, apportera t-il quelque chose de plus ?

âge de quelques dirigeants :

Angela Merkel en Allemagne a 56 ans
Barack Obama, le président des Etats-Unis a 49 ans.


Wikio

On compte sur vous (Coluche) 1 billet publié=10 repas offerts

C'est notre camarade Dadavidov qui nous fait savoir qu'une opération de collecte de denrées alimentaires par les restos du coeur a lieu les 4 et 5 mars prochains.

Si nous relayons déjà naturellement ce type d'info sur notre blog, la démarche est cette fois plus "participative", puisque chaque billet publié sur le web engage Danone et Carrefour à financer 10 repas.

Il n'est pas question ici, de faire de la publicité pour ces deux entreprises, mais si cette action peut permettre une plus grande sensibilisation des populations à faire preuve de solidarité envers les plus précaires, alors je n'hésite pas.

Inserez l'image dans un billet et contactez par mail les restos du coeur pour que votre action soit comptabilisée : blogueurs@restosducoeur.org

et les autres... ^^

Wikio

mardi 15 février 2011

Le Pen, Melenchon, Joly, Besancenot, DSK, et nous

Alors qu'il est évident que certains "seconds couteaux" de la vie politique permettent de faire les gros titres, sont plus vendeurs, les principaux leaders ne s'étant pas encore déclarés, les forces en présence ne reflètent pas le paysage politique de la campagne de 2012. Aussi, l'essentiel se tient souvent dans quelques petites phrases savamment distillées, qui se perdent dans le flot de l'information, sur lesquelles il est intéressant de revenir.

Il y a d'abord eu cette charge de Christian Jacob, patron des députés UMP qui estime que Dominique Strauss-Kahn ne représente pas :"l'image de la France, l'image de la France rurale, l'image de la France des terroirs et des territoires, celle qu'on aime bien, celle à laquelle je suis attaché". La riposte du PS ne s'est pas faite attendre, ils ont fait bloc pour défendre leur poulain. Même Fillon a recadré Jacob en dénonçant "des propos indignes d'un parlementaire".

Et vous remarquerez quelle est la teneur du propos justement, une phrase qui aurait pu être tenue par la nationaliste Marine Le Pen.
La candidate du FN justement était confrontée dans un show Tv à Jean luc Melenchon. Certains se sont lancés dans des commentaires tendant à mettre en évidence que l'un sortait gagnant par rapport à l'autre, je pense au contraire qu'ils ont été tous deux sur leurs habituelles postures politiques. Ce duel attendu, qui a fait jaser le temps d'une journée, ne nous apprend rien de plus.

Non, l'information est ailleurs. Olivier Besancenot, en congrès du NPA ce Week-end, a rejeté un rapprochement avec le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon pour cause de trop grande proximité, à ses yeux, de l'ancien ministre avec le Parti socialiste, dont il est issu. Une troisième candidature de Besancenot à la Présidentielle est donc plus que jamais envisagée.

Une autre petite phrase, assez intéressante pour qu'on s'y attarde, est celle qu'a tenu Eva Joly, probable candidate pour Europe écologie les verts à la prochaine Présidentielle. Invitée du grand jury sur RTL ce week-end, elle s'est dite prête à appeler à voter pour Dominique Strauss-Kahn, s'il était en lice face à Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle de 2012. "C'est l'objectif numéro 1: battre Nicolas Sarkozy en 2012. Si c'est Dominique Strauss-Kahn qui est le mieux placé pour faire cela, et si nos objectifs écologiques sont pris en considération dans le pacte que nous passerions entre le 1er et le deuxième tour (...) j'appellerai à voter pour lui"

Nous sommes bien lancés dans une sorte de pré-campagne électorale où ce ne sont pas les candidats des partis dominants qui pèsent, mais les "petits candidats" qui dessinent avant l'heure le résultat final.

Wikio

samedi 12 février 2011

Je connais une autre nation qui attend que son président dégage...

Une information en chasse une autre, l'évènement politique de cette fin de semaine devait être l'émission Tv de N.Sarkozy face aux français, c'est en fait la démission de Hosni Moubarak, président d'Égypte qui est le fait majeur. Aussi le risque était important, et justifié par le feu de l'actualité, pour que les déconvenues de notre diplomatie, et les problèmes de politique intérieure soient considérés comme mineurs face à l'importance de ce changement vécu quasiment en direct.

Mais les aspirations des français sont tenaces et à la hauteur de leur déception quand on constate la redondance de l'argumentaire, qui traduit l'essoufflement de notre président. Cet exercice de communication est tellement contre-productif pour Nicolas Sarkozy, que ça en devient en soi une information importante.

Pour le blogueur d'opposition que je suis, c'est presque trop facile. D'autant plus étonnant que Mr Copé, président de l'UMP appelait avant l'émission ses militants à porter la parole du président sur la toile. On pouvait s'attendre à une communication agressive, à une volonté de reprendre la main médiatiquement. Il n'en fût rien.
Pire, on apprend que N.Sarkozy aurait été irrité par le manque d'entrain des cabinets ministériels à décrocher des invitations pour leurs ministres dans les médias. La conséquence est que les réactions, quelles qu'elles soient, ont toutes une tonalité négative.

La presse nationale, chez GdeC : nombrilisme français pour Le Point, mortellement ennuyeux pour Bayrou, « panélistes » déçus pour BFMTV et pour Europe 1, frustration des interlocuteurs pour Le Figaro, dédoublement de la personnalité du (petit) Nicolas pour France soir, blabla de Président pour Sarkofrance chez Marianne (2) , « un candidat en campagne plutôt qu’un président » pour Le Monde, grosses ficelles pour l’Humanité, passe-plats et vieilles recettes pour Libération, changement de chaîne au bout d’un quart d’heure pour Mélenchon via l’AFP, la justice coûte cher à Sarkozy pour July chez RTL… et aussi...

L'exercice de l'interview en direct est un risque qu'aime prendre le chef de l'état. En janvier 2010 lors de ce premier échange avec 11 français de différents horizons, le but était, à deux mois des régionales, de restaurer la confiance.
Cette année, à quelques semaines des cantonales, on pourrait penser que c'est également à des fins électorales qu'il s'est lancé dans cette confrontation. Mais cette fois la crise de confiance entre les français et le Président est telle, que le premier enjeu était simplement d'apparaitre plus proche, de reconquérir un électorat qui à 14 mois de sa possible réélection lui tourne le dos.

La difficulté pour Nicolas Sarkozy était d'essayer de convaincre qu'il peut encore imposer un cap. Il a échoué, et a encouragé encore un peu plus les français à le voir partir.

Ps : Sur le même sujet, vous pouvez lire Melclalex, Seb Musset, Arnaud, le coucou, Gabale, Jacques, CC, Philippe, Juan, Olivier.

Wikio

mercredi 9 février 2011

Droitosphère contre gauchosphère, on va continuer à les défoncer

Dans un très bon billet comme à son habitude Captainhaka nous apprend que J-F.Copé a appelé ses militants à investir la toile. C'est un élément de plus dans ce qu'on a nommé la iRiposte. Comprenez donc qu'il y avait besoin pour l'UMP de riposter.

Benjamin Lancar, le président des jeunes populaires, impopulaire sur le Web il le reconnait lui-même, s'en plaignait "Aujourd'hui sur Twitter et sur le Web, on se fait défoncer"

Le parti présidentiel s'est lancé dans l'aventure de la iRiposte, dans la guéguerre du net. Ont déjà été mis en œuvre deux sites "les créateurs de possibles" et "l'observatoire des mensonges de la gauche". Constatez par vous même que le titre du dernier est un brin provocateur, pour ne pas dire racoleur.

Aussi le titre de mon billet est bien plus provocateur. Mais je voulais insister sur la différence qu'amène l'expression par le net de ses opinions politiques, du pouvoir des mots. A savoir que par claviers interposés, les habituelles manipulations journalistiques dans les médias dits classiques ne peuvent s'appliquer aux billet, articles, et commentaires.

Comme le dit le vieil adage, les paroles s'envolent, les écrits restent. Dans une émission politique télévisée, le temps de parole est très important, et c'est ainsi que les meilleures "bêtes médiatiques", charismatiques, remportent quelques joutes verbales.

Ici, c'est différent, on peut écrire un texte court mais percutant, ou s'étaler dans un argumentaire implacable.

Enfin, la droite ne prend par encore assez conscience que lors de la campagne présidentielle en 2012, elle sera confrontée à un bilan économique et social qui s'annonce désastreux.
Deux chiffres me viennent très rapidement à prendre en exemple, record de déficit budgétaire de l'État en 2010 de 148,8 milliards d'euros, et une balance commerciale négative de 51.4 milliards.
En gros incapable de se financer, notre modèle social est à genou.
Là où on attendait un peu d'efficacité à droite sur l'esprit d'entreprise, et la relance de l'innovation, force est de constater que la France ne vend plus de produits à l'étranger. Les faits sont là, toutes les politiques sarkozystes peuvent être ainsi mises en cause ne serait-ce qu'au travers de ces deux sujets. Et la liste est longue.

C'est pourquoi, depuis 2007, cette droitosphère est aux abonnés absents. Certains se sont essayé à quelques commentaires en début de quinquennat, mais depuis, ce sont bien les sites et blogs de gauche qui sont en vogue.

Alors si réellement une déferlante numérique de droite devait envahir le net comme le souhaite Mr Copé, je suis sûr que mes camarades ci-dessous auraient du répondant. Et j'en profite pour tous les saluer.


Cestjustehistoirededire


Alluvions-mc
des pas perdus

Ruminances

De tout et de rien, surtout de rien d'ailleurs

Unhuman

La Maison du Faucon

Mon Mulhouse

Le coucou de Claviers

Peuples.net

Hashtable

Avec nos gueules...

Partageons mon avis

Les privilégiés parlent aux Français...

Partageons l'addiction

Unique et commun à la fois

Carnet de notes de Yann Savidan

Internet Chine

Comité de Sévice Public

Le blog de Hypos

Trublyonne voit la vie en rouge

Chez Homer

LES JOURS ET L'ENNUI DE SEB MUSSET

Reversus

Les Peuples du Soleil

le blog de polluxe

Gularu #Blog

Mon Mulhouse le blog 100 % BIO

Nouvel Hermes

Pur Délire

buzzz marketing

Anti-Sarkomania

Pierre Braun

http://www.penseesderonde.fr/


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mardi 8 février 2011

Un candidat du peuple au Pouvoir

Il était sûr que j'aurai un début de réponse à la question, qu'il pose également à Marc Vasseur, Romain Pigenel, Romain Blachier, Juan, Dagrouik, Yann, Nicolas, Seb Musset, Dedalus, ou encore Juju et Melclalex et je pense pouvoir apporter modestement une contribution au débat proposé par Gabale.

Que faudrait-il faire pour assurer en France une meilleure représentation politique des classes sociales, notamment des classes sociales les plus modestes ?

La question est intéressante car elle pose le problème de la représentativité de nos élus.

Aussi pour envisager des solutions pour améliorer cette représentation, il faut évoquer les raisons de cette mauvaise représentation. Pour résumer ma pensée, il me semble que nous avons les élus que nous méritons. Cette problématique de la représentativité de nos hommes et femmes politiques renvoie au manque de conscience politique chez les français.

J'en avais déjà parlé, en comparant le nombre d'adhérents au sein des partis politiques avec les chiffres d'après guerre. Le constat est là, le militantisme n'est plus en vogue, même le simple fait d'adhérer n'intéresse plus. Est-ce par désillusion ? Ce n'est pas le sujet de ce billet, mais j'y vois un lien avec le manque de représentativité de nos élus.

Et cela a aussi des conséquences sur la qualité de la "politique", puisque certaines catégories ne sont pas représentées, les problèmes de celles-ci sont moins bien compris.

Prenons l'exemple de la Bolivie, du Brésil ou du Venezuela, où ce sont des mouvements ouvriers qui ont su imposer leurs leaders aux autres catégories sociales, cela n'a été possible que par une forte implication de ces populations en particulier.

La campagne électorale de Chavez qui le mène à la victoire, le proclame "fléau de l'oligarchie et héros des pauvres". Evo Morales, issu d'une modeste famille de paysans amérindiens, gagne l'élection Présidentielle de 2005 en Bolivie. Le Président Lula, qui avait une relation qualifiée de fusionnelle avec le peuple Brésilien, montre aussi que les catégories sociales même les plus modestes peuvent être représentées jusque dans les plus hautes fonctions.

Aussi pour répondre à la question de notre camarade Gabale, je dirais qu'il faut avant tout éveiller la conscience politique des citoyens pour susciter les vocations, et ne pas croire en l'homme ou la femme providentielle que nous pourrions attendre longtemps.

Ps : c'est une chaine, alors si ils le veulent bien j'aimerais avoir les avis de Vallenain, DPP, GdeC, Elmone, Homer, Loudl, Dadavidov, El Camino, et l'avis NRV de Mr l'oiseau.


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lundi 7 février 2011

Avec les dockers, c'est la CGT que Sarkozy veut piétiner

Quatrième week-end de grève chez les dockers (j'en parlais déjà ici et ). Dans un silence médiatique où seuls les articles de presse défavorables font écho, les salariés des ports français sont en proie à des pressions, alors qu'ils sont les victimes d'une situation injuste. Le chef de l'état est le seul responsable de ce blocage, il ne respecte pas les engagements que son gouvernement a pris.

"Le gouvernement continue de remettre en cause l'accord du 27 octobre conclu dans le cadre de la réforme des ports, et non de la réforme des retraites. Il était parfaitement au courant de nos négociations (...). Le gros point d'achoppement, c'est l'anticipation de la cessation d'activité, qui selon le gouvernement ne peut être que de deux ans", a déclaré Tony Hautbois. "Cette crise plonge les ports dans le chaos, mais c'est de la seule responsabilité du gouvernement, qui a bafoué la négociation conventionnelle entre partenaires sociaux", a estimé le responsable cégétiste.

Alors que les polémiques sur le mode de transport pour les insolentes vacances de MAM font rage, puisque le face à face d'avec les magistrats occupe toutes les rédactions, l'occasion est grande pour le gouvernement de laisser pourrir la situation.
Laissant une légitime pression monter, puisque le blocage des ports fragilise directement l'activité du tissu économique de ces régions portuaires, la volonté du gouvernement est forte de dé-crédibiliser le principal syndicat, la CGT, en n'envisageant pas de rencontrer les partenaires sociaux sur le sujet. " Nous espérons une rencontre la semaine prochaine, mais nous n’avons pas de rendez-vous à ce jour ", explique Tony Hautbois, le secrétaire général de la CGT des ports et docks.

Déjà, à l'automne dernier, avant la promulgation du texte dit réforme des retraites, aucune négociation ne fût possible. Aujourd'hui, le dialogue social ne sera pas plus respecté, surtout si celui-ci n'est pas médiatisé. Et les pires procédés sont utilisés. Bernard Thibault a dû démentir vouloir quitter la CGT en fin d'année. On fait croire qu'un docker gagne 4000 euros en travaillant 3.30 heures par semaine sans que cela ne choque personne.

Pire, la CFDT en profite pour critiquer outrageusement une situation de monopole de la CGT dans les ports, elle met en avant une vieille pratique, qui n'a plus lieu depuis l'après guerre, de syndicalisation rendue obligatoire à l'embauche. Ils feraient mieux de se taire, cela montre surtout que ce syndicat n'inspire pas confiance. Chacun est libre de se syndicaliser ou pas, et surtout où il le veut.

Mais le grand responsable de ce gâchis, en plus des opportunistes CFDtistes, est bien Nicolas Sarkozy ! Lui seul décide, lui seul peut revenir à la raison. Si la tentation est grande de casser du syndicaliste, il devrait mesurer qu'après lui la CGT sera encore là, et que dans cette bêtise qu'est cette confrontation, il a bien plus à perdre.

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dimanche 6 février 2011

Sans foi ni loi

Je m'interroge sur la notion de candidat respectable (acceptable) dans l'idée que l'on peut se faire du respect de la démocratie. Le soulèvement des peuples du monde Arabe montre le risque de voir arriver aux responsabilités par un processus démocratique, un "exécutif" qui pourrait être dangereux. Qu'en est-il de notre Président de la République, nous fait-il courir des risques, lesquels sont-ils, est-ce acceptable ?

Il n'est pas question de comparer la présidence de N.Sarkozy avec celles de l'Égypte ou de la Tunisie, mais de faire une sorte de bilan qui nous permette de jauger si il a été un risque pour le pays.

En quête de stature politique qui lui permettrait de remonter sa côte de popularité auprès des français, Nicolas Sarkozy n'en finit pas de ramer, enchainant les couacs et les déconvenues. La présidence du G20 devait l'aider à se "représidentialiser", les évènements de ce début d'année sont contre-productifs.

Exécutions des otages au Niger, gestion calamiteuse de la diplomatie dans les évènements de la Tunisie, provocations des magistrats dans l'affaire Lætitia, le chef de l'état a de plus en plus de mal à cacher sa médiocrité (lire le très bon billet de Lediazec). Sa "main de fer", les gesticulations sans foi ni loi, ont terni son image.

Sur le coté technique de ses politiques, le tableau est édifiant. Dedalus résume bien la situation : "Le code du travail est en miettes. Le système éducatif est en bouillie. Le système judiciaire est à l’agonie. Les valeurs de la République sont piétinées. Les protections sociales sont à terre. Le système de redistribution, fondement de la solidarité nationale, fait figure de souvenir. La machine économique est en rade. Les libertés reculent. La pauvreté gagne. Les précarités s’accroissent. Les inégalités triomphent. Et les très riches jubilent"

Il y a les politiques mises en œuvre, et "les affaires" qui ternissent toujours plus l'image de l'ensemble de la classe politique. En cela le quinquennat de Nicolas Sarkozy a également aggravé les choses. Le "Tous pourris" s'insinue dans les esprits.

Conflits d'intérêts, népotisme, ministres condamnés en justice, ont été le lot des affaires politiques du sarkozysme absolu. Certains diront qu'il y a eu aussi des affaires à gauche, je répondrais comme ici que les affaires de la droite sont autrement plus graves que les affaires de la gauche.

Si une telle analyse pouvait être qualifiée d'antisarkosysme primaire en début de quinquennat, comprenez "non-fondée" parce que positionnés dans l'opposition nous ne pouvions regarder objectivement les politiques menées, aujourd'hui il n'en est plus de même.
La campagne présidentielle se fera aussi sur un rejet des méthodes, des valeurs véhiculées par le clan Sarkozy (et même peut être par une partie de la droite se sentant plus républicaine). Nicolas Sarkozy sera confronté à son bilan, il ne pourra échapper à la vérité des chiffres, au constat des dures réalités.

Rien ne dit pour le moment si la gauche sera capable de s'opposer aussi sur le terrain de la "respectabilité", qui des candidats seront les plus "acceptables" pour rassembler et gagner. Mais nous ne devrions pas perdre au change.

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jeudi 3 février 2011

Comment le Figaro se paye la CGT

Nous en avons l'habitude, le Figaro est un journal de droite qui tend à créer des polémiques. Dans la dénonciation du gauchisme intellectuel, certains rédacteurs ne se gênent plus à se lancer dans des confrontations stériles. Mediapart en fait les frais régulièrement. Lorsque un de ces journalistes a dans son viseur une personne ou une organisation, rien n'empêche plus la mise à mort médiatique.

"Comment la CGT ruine le port de Marseille"

C'est l'un des titres de la couverture de ce jour. La "une" du Figaro va faire jaser plus d'une rédaction aujourd'hui.

Ce titre racoleur est mensonger, et cache en réalité un constat fait par la cour des comptes du "blocage social" répété dans ce secteur. On peut d'ailleurs s'étonner de la médiatisation d'un projet de rapport, qui n'est donc que provisoire, en plein conflit social.

Car, rappelons-le, les salariés des activités portuaires sont de nouveau en grève parce que le gouvernement ne respecte pas l'accord obtenu lors du conflit sur les retraites. C'est sur la reconnaissance de la pénibilité, pour ce secteur d'activité, qu'avait été obtenu le départ anticipé de 4 ans avant l'âge légal ; et c'est sur ce point qu'il y a incompréhension aujourd'hui. Le projet de décret de la nouvelle loi sur les retraites ne prévoit plus que deux ans de départ anticipé et ne concerne plus autant de catégories de salariés. L'État ne respecte pas les engagement pris en Novembre dernier.

Alors j'entendais dire ce matin sur la quinzième chaine, que le port de Marseille était un bastion de la CGT, et que par conséquence, les conflits répétés faisaient perdre des parts de marchés au port de Marseille.
Alors j'ai envie de dire que dans cette affaire, on constate une fois de plus le manque d'impartialité de certains journalistes, et pas seulement ceux du Figaro.

Peut être que de dire qu'en respectant plus le dialogue social dans ce pays, les entreprises et l'état français seraient moins confrontés au phénomène de grèves répétées, et permettrait de contre-balancer une analyse qui, pour le coup, serait plus juste.

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mercredi 2 février 2011

TVA associale, particulièrement injuste.

La TVA sociale refait parler d'elle. En gestation depuis le début du quinquennat de N.Sarkozy, Fillon fût son premier défenseur. Si le premier ministre a recadré le chef de file UMP ne jugeant pas opportun le moment pour relancer ce débat, la tentation est toujours grande à droite de faire peser sur le consommateur, une nouvelle source de financement pour l'état.

Mr Copé nous démontre une fois de plus qu'il est en complet décalage avec la réalité que vivent les Français. Comme le suggère Yann ce matin, augmenter d'1 point la TVA ça impacte plus un salarié payé au smic, que les personnes aux revenus plus importants. Il nous rappelle là que cette taxe est particulièrement injuste.
Nicolas, du blog PMA, dit ce matin que l'UMP ne sert à rien. Je le rejoins parce que si Mr Copé est obligé de ressortir les vielles idées du fond des tiroirs, cela montre un certain manque d'imagination.

Une nouvelle réforme fiscale devrait voir le jour, et l'on sent bien que l'ISF, le bouclier fiscal et le patrimoine des plus "aisés" seront les sujets centraux. Il devrait donc une fois de plus manquer quelques milliards dans les recettes de l'état. La tentation est donc grande de faire peser l'effort national d'un nouvel impôt à l'ensemble des français, donc aux consommateurs.

M.Valls n'a pas encore appelé à défendre cette mesure, amusante remarque de Yann. Mais peut être que la gauche devrait en profiter pour casser les vieux clichés selon lesquels la gauche augmente les impôts et la droite les baisse. Rappeler que cet impôt est particulièrement injuste.

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mardi 1 février 2011

Putain de précarité

Précarité de l'emploi, précarité des salaires, précarité du logement, le fossé social s'aggrave, on écrit chaque jour pour dénoncer ces amers constats, mais rien ne change. Cela finit par donner l'impression qu'un certain dédain s'installe lorsqu'on parle du malheur de nos concitoyens, ou peut être croit-on inconsciemment que l'on exagère des situations pas aussi difficiles qu'il n'y parait. Les chiffres sont pourtant eux bien concrets, incontournables, ils dénotent un certain retour en arrière.

C'est en lisant cet article du Figaro, une fois n'est pas coutume, qu'on apprend l'importance du mal logement en France. Ce journal de droite s'y serait-il intéressé sans la parution du rapport de la fondation abbé Pierre, rien ne le dit, il joue son rôle d'informateur, alors on prend acte.

Mais qui cela dérange t-il aujourd'hui, qui se soucie que le loyer de plus d'1/3 des français soit parfois plus de la moitié de son revenu.

La précarité est à traiter dans son ensemble, comment peut-on payer 800 euros de loyer quand on en gagne à peine 1100. Le problème n'est pas que le manque de logement en volume, mais bien la capacité de chacun à acquérir un logement décent.

Et il faudrait accepter ces faux débats mensongers, culpabilisants, que nos niveaux de vie, nos niveaux de salaire, sont un frein à la compétitivité ? C'est faire preuve de peu de responsabilités, nos hommes et femmes politiques sont coupables d'une mauvaise gestion, par une mauvaise connaissance de notre modèle social. La France s'appauvrit parce qu'elle ne permet plus à ses citoyens de s'épanouir, de simplement fonder une famille, de se loger.

On apprend aujourd'hui que les français se méfient de plus en plus des politiques. Ces Messieurs Dames les apprentis sorciers de la politique, vous réhabiliterez la fonction du Politique quand vous aurez réellement la prétention de répondre aux problèmes de notre pays. N.Sarkozy croit en sa politique, mais se trompe continuellement sur les outils à actionner pour réellement peser.
Logement social, prêt à taux zéro, ne sont que des outils accessoires, le problème est le montant élevé des loyers et les revenus modestes d'une proportion toujours plus importante des Français.

On attend le programme de la gauche pour réduire cette précarité. Nous ne serons pas indulgents.

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