jeudi 28 juillet 2011

Emploi : Incompétente Christine Lagarde

BA me signale un article qui nous rappelle les déclarations de Christine Lagarde, ministre de l'économie en Mai 2011. Il y a seulement deux mois, elle déclarait croire en une augmentation de la création d'emploi, que tous les clignotants économiques étaient au vert.

Désillusion pour celles et ceux qui, à la recherche d'un emploi, attendent un frémissement de notre économie, une reprise, une revitalisation de l'offre d'emplois.

La variation du nombre de demandeurs d'emploi sur un mois, depuis Mai, montre une augmentation de 35 000 personnes inscrites en plus.

Sur un an, à Juin 2011, nous avons 4 978 800 inscrits à Pôle emploi (catégories A, B, C, D, E).

En référence à la règle d'Or budgétaire voulue par N.Sarkozy, N.Jegoun taulier du blog "Partageons mon avis" a raison de dire que les postures, la comm, le fait de légiférer, ne suffit pas à résoudre les problèmes. Si en moins de huit semaines, les voyants économiques sont ainsi décriés, c'est toute l'action du gouvernement en place qui perd en crédibilité.

Soit Christine Lagarde a mal interprété la situation, soit ses postures, ses prises de paroles sur le sujet ne sont que des manipulations destinées à nous tromper.

Comme pour la situation de nos déficits, de la dette publique, la droite n'échappera pas à une confrontation de son propre bilan. Aux responsabilités depuis 2007, la politique de l'emploi du gouvernement doit être analysée au vu des mesures prises. La défiscalisation des heures supplémentaires a t-elle été un frein à l'embauche ? La remise en cause des 35 heures voulue par l'UMP, sera t-elle une cause à la baisse de la productivité, à la création d'emplois, si la durée légale du travail est remise en cause en cas de réélection de Nicolas Sarkozy ?

Ce sont des points cruciaux de l'action politique, des leviers qui ont des conséquences concrètes sur le marché de l'emploi. Un sujet clivant que la gauche doit mener de front, c'est les situations précaires de millions de français qui en dépendent.

mardi 26 juillet 2011

Sarkozy, Le Pen, Hortefeux, tous responsables ?

Nous touchons là les limites de la liberté d'expression sur le net, mon titre est racoleur mais il n'y a pas de diffamation. Tant que l'on s'interroge sur le degré de responsabilité de nos personnalités politiques (au sens "qui a la charge de prendre ses responsabilités"), sans porter de jugement sur leur éventuelle culpabilité, j'ai la naïveté de penser que je peux encore m'exprimer librement sur cette page numérique personnelle.

Les partis d’extrême droite en Europe sont pointés du doigt après le massacre perpétré en Norvège. 76 personnes tuées par un déséquilibré affichant la volonté de lutter contre l'immigration et le "marxisme", cela impose une introspective sur nos façons de faire de la politique. Si en France, N.Sarkozy ou Marine Le Pen ne sont en rien responsables de cette tuerie, il est indispensable de s'interroger plus généralement sur l'impact des discours de nos représentants politiques.

Le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) ne s'y trompe pas, et déclare : « Cette tuerie ne saurait se réduire au seul acte d'un déséquilibré. La mémoire des victimes nous impose de déterminer toutes les causes et responsabilités de ce crime épouvantable,écrit le mouvement. En Norvège, le '' Parti du Progrès'', nationaliste et xénophobe, à recueilli plus de 22% aux élections législatives de 2009. Sa leader a fait de l'islamophobie - ou plus exactement de la ''musulmanophobie'' - la matrice de son discours politique. Ceci ne pouvait rester sans conséquences. Dans toute l’Europe, les partis populistes et les extrêmes droites (…) portent une lourde responsabilité dans le climat délétère qui pèse sur le continent tout entier. »

L'homme politique est une personne publique, qu'il soit élu, mandaté ou nommé, il est responsable de ses prises de parole en public.

Et elles peuvent être lourdes de conséquences ces prises de paroles, mêmes si elles semblent anodines sur le moment. Souvenez vous de notre ancien ministre de l’intérieur Brice Hortefeux condamné en Justice pour propos racistes, sur une simple plaisanterie.

Mais prenons plutôt un exemple fictif, qui pourrait être de l'importance du cas Norvégien. Imaginons qu'après le discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy, un déséquilibré ait fait le même type de tuerie dans un camp de Roms, qu'aurions nous dit alors ?

Les critiques étaient nombreuses, les populations Roms stigmatisées, chassées, à partir d'un simple fait divers. Peu importait que les gens du voyage, concernés par le démantèlement de campements sauvages puissent être français, la communauté ROM était mise en avant.

N'est-il pas légitime de s'interroger sur les discours, les actes qui mettent le feu aux poudres ? Comme le dit le MRAP, il faut essayer de déterminer toutes les causes et résponsabilités du crime perpétré en Norvège, afin d'éviter qu'un prochain carnage ne se reproduise.

Non-assistance à des peuples en danger




La corne de l'Afrique affronte une des plus grave sécheresse qu'elle ait connu depuis 60 ans. Pour aider 12 millions de personnes touchées par la faim, avec un objectif affiché par l'ONU de récolter 1 milliard d'euros, l'effort européen et notamment celui de la France semble dérisoire face à la situation.

Et c'est un "second couteau" du gouvernement, le ministre de l'agriculture Bruno Le Maire, qui annonce ce faible soutien de 10 millions d'euros, quand celui de la Grèce, pour rassurer les marchés et les agences de notation, est de l'ordre de plusieurs dizaines de milliards.

Cette situation me révolte, me dégoute !

C'est encore l'appel aux dons des particuliers qui est mis en avant alors que la capacité financière est bien là.

C'est tout l'occident qui devrait avoir honte de cette non-assistance à des peuples en danger.


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samedi 23 juillet 2011

Y en a marre de ces conneries !

Ce matin, deux très bons billets d'humeur de mes camarades Elmone et El Camino. Parus dans mon GReader à une minute d'intervalle, ils résument il me semble une tendance majoritaire dans l'opinion publique sur la crise de la dette qui pourrait se résumer ainsi "y en a marre de ces conneries"

Faut-il se réjouir du plan de sauvetage de la Grèce ? Surement pas ! Il n'est en tout cas pas question dans ce plan d'une remise en cause de nos vieilles habitudes. Il faut payer ? Etallons nos dettes sur trente ans, c'est la génération d'après qui payera ! C'est lamentable, et ça dénote surtout le manque de courage politique. Il n'est toujours pas question d'une taxe internationale sur les transactions financières, alors que celle-ci serait légitime alors que nous mutualisons nos dettes entre les pays.

Y en a vraiment marre, c'est aussi mon sentiment, comment faudra-t-il expliquer tout ça à nos enfants quand ils seront en âge de comprendre ?

mercredi 20 juillet 2011

N.Sarkozy, le garant de l'équilibre des comptes publics ??

Les Français n’ont pas besoin d’aimer Sarkozy pour le réélire

Le titre de ce billet aurait pu être "Comment Sarkozy peut être réélu". Plus que les raisons, c'est bien sur "la raison", le coté raisonnable des français sur lequel compte jouer le président sortant pour séduire à nouveau les Français.
Aidé de certains instituts de sondage plutôt positionnés à droite, d'un contexte économique internationale tendu, en 2012, c'est le coté rassurant du candidat qui va engendrer les votes.

C'est le virage de la rigueur. On voit bien la manœuvre qui a cours : avec la mise en place de la règle d'or de l'équilibre budgétaire des finances publiques, Nicolas Sarkozy cherche à s'imposer comme étant le président raisonnable, en opposition à une gauche qui serait responsable de l'explosion de la dette.

Nous ne sommes plus comme en 2008, dans l'urgence de la crise économique et financière, mais dans ses conséquences. La peur d'une situation "à la grecque" est dans l'inconscient collectif. La contagion de la "crise de la dette" touche tous les pays.

J'écrivais dans mon dernier billet, sur le budget de la défense, que le plan pluri-annuel 2009-2014 nous coûte 95 milliards d'euros, est-ce bien raisonnable ?

Les candidats de gauche doivent revenir sur le bilan de N.Sarkozy, rappeler que c'est lui le responsable de l'explosion de la dette, 300 milliards en trois ans. Une politique faite de cadeaux fiscaux, de largesses économiques, au dessus de nos moyens quand la dette de la France est passée de 600 milliards en 1995 à 1200 milliards en 2007, pour culminer aujourd'hui à plus de 1600 milliards. C'est la responsabilité de la droite au pouvoir, et de son président sortant.

Dès lors, apparaître aujourd'hui comme le garant de l'équilibre des comptes publics est une pirouette politique des plus osées, mais que l'agile Sarkozy exécutera sans complexe.

samedi 16 juillet 2011

Crise de la dette : Budget de la défense, défilé du 14 juillet, le voilà notre plan d'austérité !

Après la Grèce, l'Irlande, le Portugal, et l'Italie, c'est la France qui va devoir très certainement donner un tour de vis à ses dépenses. La crise de la dette plane sur notre économie aussi.

Le ministre de l'économie, F.Baroin, ne s'y trompe pas, il envisage une réduction des niches fiscales en 2012 plus conséquente que l'objectif prévu de 3 milliards d'euros. Alors pourquoi annonce t-il la couleur si vite notre ministre ? Peut être parce que la situation est bien plus compliquée que ce que l'on veut bien en dire.

La dette en France s'est alourdie de quelques 300 milliards d'euros depuis la crise de 2008, aujourd'hui à 1646 milliards d'euros, elle représente 85% du PIB.

Pensions de retraite, sécurité sociale, salaires des fonctionnaires, sont souvent avancés pour expliquer cette fuite en avant de nos dépenses. On nous demande donc de cotiser plus, de travailler plus longtemps.
Malgré ce qu'en dit le gouvernement qui ne peut (veut) tout dévoiler à la veille de la prochaine présidentielle, la hausse de nos impôts est inéluctable. La TVA pourrait aussi être augmentée comme c'est déjà le cas en Grèce, en Irlande, au Royaume Uni ou en Espagne.

Mais d'autre choix sont possibles. Si les agences de notation nous tombent dessus, ou si Sarkozy a le courage politique de nous dire la vérité avant même qu'elle s'impose à nous même, il nous faudra trouver très rapidement au moins cent milliards d’économies.

Il est injuste que cela soit les politiques sociales qui fassent les frais d'une crise que les peuples n'ont pas provoqué. Il est faux de dire que nous vivons au dessus de nos moyens, ce sont des mauvais choix, de mauvaises habitudes qui sont prises. Prenons l'exemple de l'Italie qui vient de voter un plan d'austérité de 48 milliards d'euros, par les gels de salaires de fonctionnaires, et une vague de privatisation. En France, ce sont des mesures déjà adoptées, alors que faire ?

La Poste, EDF, le secteur énergétique est privatisé, il ne reste plus vraiment de grande entreprise d'état.
Pour rassurer les marchés, les banques, les agences de notations, l'an dernier, N.Sarkozy a choisi une nouvelle réforme des retraites, qui n'était pas prévue. Que nous réserve t-il pour la prochaine fois ? Des franchises médicales, des déremboursements de médicaments ? Ben non c'est déjà fait ! Mais nous lui faisons confiance pour trouver un énième plan de rigueur à nous faire supporter.

Alors, il est quand même curieux de voir les réactions à une toute petite remarque que vient de faire Eva Joly à l'occasion du défilé du 14 Juillet. Cela révèle encore une fois le coté très conservateur des habitudes de notre vieille république. Pourquoi ne supprimerions nous pas le défilé du 14 Juillet ? Nous n'avons pas attendu Mme Joly pour nous poser la question. Au delà, rappelons que nos budgets militaires sont parmi ceux les plus importants au monde.

A quasiment 100 dollars le baril de pétrole, à combien s’élève la facture du ballet aéronautique auquel nous avons eu droit ? Il est très difficile de trouver trace sur le net de quelques sources qui évoqueraient un tel coût.

Par contre nous connaissons très bien le coût du budget du ministère de la défense, il est de 46.3 milliards en 2002, il sera de 95 milliards d'euros pour la période 2009-2014. Ces chiffres ne prennent pas en compte les dépenses supplémentaires dûes au conflit en Libye.

Voyez l'illustration, nous avons beaucoup de pays qui situent leurs efforts budgétaires militaires de l'ordre de 5 milliards / an ; au nom de quoi devrions nous faire six ou huit fois plus ?
Choisir entre le renouvellement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, et la maintenance de chars ou de moteurs d'aéronefs ? Au nom de quoi devrions nous privilégier l'austérité pour les peuples, quand d'autres solutions sont possibles ?

Ce sont bien nos choix politiques qui font les dettes. Certains pays nordiques ont fait le choix de réorienter le financement de leur politique, il est grand temps de faire de même.


jeudi 14 juillet 2011

Honte à nous, ils meurent sous nos bombes en ce 14 juillet

Nos soldats meurent en Afghanistan, les populations meurent sous nos bombes en Libye.

Nos militaires meurent en Afghanistan, cinq soldats français ont été lâchement tués alors qu'ils menaient une mission de sécurisation. Une présence et un engagement toujours plus important de la France, que l'on doit à l'actuel chef de l'état.
Alors que son prédécesseur, Jacques Chirac n’engageait qu'une poignée d'hommes dans ce qui est devenu un bourbier, signifier notre désengagement progressif du territoire Afghan aujourd'hui, alors que la situation est quasiment la même qu'il y a dix ans, montre que nos stratégies sont en échec.

Qu'en sera t-il demain en Libye ?

Nous étions très majoritairement "pour" une intervention en Libye, aujourd'hui, quatre mois après, la poursuite du bombardement des populations me dégoûte.

La justification de notre intervention tenait surtout dans le fait qu'il fallait s'interposer entre Kadhafi et les populations opprimées par leur propre armée. Plus qu'une force d'interposition, la coalition est aujourd'hui responsable des morts au sein d'une population qu'elle voulait protéger.

Il y a nos soldats morts en mission, et il y a des populations, des hommes, femmes et enfants qui meurent sous les bombardements d'avions français.

Partisan d'une intervention, d'un commando, pour faire "tomber" le dictateur Libyen, arrêter les hostilités dans les plus brefs délais devrait être notre priorité. Mais nous nous installons dans la durée, alors que le parlement a approuvé le prolongement de notre présence dans ce conflit.

En ce 14 Juillet, je pense aux familles de nos soldats, aux populations victimes de ces conflits, aux enfants qui vivent dans la peur des sirènes, dans le fracas des bombes. Honte à nous !

mardi 12 juillet 2011

Aubry déjà en tête des primaires ! A t-elle la mainmise ?

Moins de deux semaines après sa déclaration de candidate à la présidence de la République, M.Aubry passe devant F.Hollande, en tête des préférences pour la primaire socialiste.
Alors qu'elle lève juste le voile des premières mesures qu'elle prendrait si elle était élue en 2012, bien décidée à faire taire les rumeurs et attaques, elle semble imprimer son rythme, elle a la main.

J'ai lu deux très bons billets, sur le fait qu'il fallait enfin lancer la campagne, présenter les candidats, leurs propositions. Isabelle a raison, revenons à la politique du concret. Nicolas fait bien de nous rappeler que nous avons aussi notre rôle a jouer sur le net.

L'été sera politiquement chaud. L'an dernier nous avions eu les affaires Woerth, et un travail énorme des syndicats durant toute la période estivale, pour préparer l'opinion publique à la rentrée sociale, notamment sur le dossier des retraites.
L'été 2011 sera aussi important pour mobiliser les troupes en vu du scutin socialiste.

En congé de son poste de premier secrétaire du PS, M.Aubry se consacre maintenant à la campagne. Caravane à la rencontre des français, à partir du 14 juillet jusqu'au 25 Aout, date de clôture à la Rochelle, pour l'université d'été.

Le temps de s'approprier le slogan de campagne :

"Les 9 et 16 octobre 2011, c'est vous qui décidez"

Restera un mois et demi pour départager les candidats à la candidature, M.Aubry semble bien avoir pris la tête de cette compétition interne. Et moi, ça me va bien.



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samedi 9 juillet 2011

"Je ne voterai pas pour elle, son mari est un bougnoule"

Le titre est choquant : c'est ce que m'a dit un collègue de travail alors que nous évoquions le retour de la retraite à 60 ans. J'ai, dans un premier temps, été horrifié de la réaction de ce collègue de travail, et puis je me suis rendu compte qu'il y avait bien une campagne diffamatoire, et des rumeurs des plus incongrues qui circulent sur le net quant aux origines et pratique religieuse du mari de Martine Aubry.

Elle a dû menacer clairement les auteurs de ces sites, souvent soupçonnés d'être proches du FN, d’arrêter ces allégations sous peine de poursuites.

Mais voyez là, à travers ce qui semble n'être qu'un fait divers, une réaction typiquement raciste. Je ne peux voter pour un candidat, parce que son conjoint est musulman. C'est juste lamentable.

Alors si cette partie de l'opinion publique semble être très minoritaire, du moins je l’espère, cela montre surtout le niveau de bassesse des coups bas en politique. La campagne va être rugueuse, pour ne pas dire violente.

vendredi 8 juillet 2011

Balance commerciale négative, signe du déclin à la Française.


Si il y a un voyant économique qui devrait être surveillé comme le lait sur le feu, c'est bien le déficit commercial en France qui atteint un nouveau record à la baisse ce mois de Mai.
Si on a pris l'habitude de s’accommoder du reste, je veux parler des conséquences structurelles des mauvais chiffres de notre économie, déficit des comptes sociaux, hausse du chômage, etc, parce que les résultantes de trente ans de politique (disent-ils), nous avons ici, avec l'évolution rapide du déficit commercial, le signe du déclin à la française.

C'est surtout le signe que nos entreprises ne vendent plus à l'étranger.

Le gouvernement ne peut renvoyer la balle à l'opposition sur ce sujet, le problème n'est certes pas nouveau, mais le déficit n'est apparent que depuis dix ans.

Auparavant les grands chantiers d'état masquaient quelques peu un solde positif déjà faible. Aujourd'hui, si en plus l'état n'est plus un "bon client", les entreprises sous perfusion (historiquement) ralentissent leur activité.

La France n’a plus connu de balance commerciale positive depuis… 2002, c’est-à-dire depuis l’arrivée au pouvoir de l’UMP de Sarkozy.


Prenons l'exemple de Renault, on apprend que le FSI, fond stratégique d'investissement de N.Sarkozy ne participera pas à l'investissement de la nouvelle usine de batterie electriquet. Carlos Gohn a donc revu son montage financier, et décale sa nouvelle production de 2012 à 2014 (décalé aujourd'hui, supprimé demain ?).

Voilà un projet, créateur d'emplois, ralenti par le manque d'investissement du secteur privé, peut être trop habitué à vivre sous perfusion.

Nos libéraux nous expliquerons, que c'est le coût, la protection sociale, et le manque de flexibilité du travail en France qui en sont les causes, on voit bien que c'est le rôle d'un état fort et interventionniste qui permet de soutenir ou pas l'économie d'un pays.

Les experts le disent, ce sont des raisons structurelles qui expliquent ces déficits, ce n'est pas une hausse passagère du prix des énergies ou le change euro-dollars qui en expliquent les causes.
C'est une réflexion dans son ensemble qu'il faut mener. Un état fort qui empêche la fuite de ses cerveaux, pour réellement miser sur l'innovation, la recherche, et ainsi relancer notre économie sur de bonnes bases. Peut être faudrait-il revoir les formations de nos ingenieurs, et au-delà la culture d'entreprise, un vaste chantier.

Je suis sûre que Sarkozy aurait aimé mettre quelques centaines de millions, voire des milliards de plus dans nos industries, mais il aurait fallu pour cela un état fort qui sache encore s'autofinancer.

Une logique courageuse qui sort de l'idéologie Umpiste, et puis on aurait pu reprocher au Président, de sortir un peu trop du modèle libéral qui est le notre, il ne faudrait pas pousser... Et pourtant...

jeudi 7 juillet 2011

Claude Guéant peut se mettre en colère, cela ne changera rien

Claude Guéant peut se mettre en colère, cela ne changera rien aux conclusions du rapport de la cour des comptes. La lutte contre la délinquance est un échec, pire les services de sécurité publique sont paralysés par l’absence de ses effectifs, leur mauvais déploiement sur le territoire, leur inefficacité.

On peut débattre longuement des erreurs d'analyse de cette commission de la cour des comptes, reste qu'on apprend deux, trois choses intéressantes.

Ainsi, il apparaît que 30% des effectifs en 2009 ont manqué au potentiel théorique total des forces de sécurité, pour indisponiblité dû à la prise de congés, de maladie ou autres absences autorisées.

Souvenons nous des belles déclarations de Nicolas Sarkozy qui nous expliquait que le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux, n'affecterait pas les résultats sur la sécurité, que ce ne sont pas les moyens qui permettent d'obtenir des résultats. Claude Guéant pourra clamer que les effectifs ont augmenté entre 2022-2010, le rapport lui indique qu'il s'en ait suivi une baisse au moins égale, pire au final c'est une baisse de 5.3% des effectifs depuis le 1er Janvier 2003.

Le coût exorbitant de la vidéo surveillance est pointée également, comme l'augmentation de +35% des effectifs de la police municipale partout en France.

On voit bien par ces quelques chiffres, que c'est le désengagement de la police nationale de terrain qui en explique l'augmentation.

En recentrant les missions de la police nationale sur les groupes d'intervention de la police (Gir, CRS, BAC, etc...) en réduisant la voilure sur la police de proximité de sécurisation des territoires, les chiffres de la petite délinquance augmentent, et avec eux le sentiment d'insécurité.

Retour à la case départ, mêmes effectifs, mêmes mauvais chiffres qu'en 2007. C'est par cette boucle, que les tenants du Sarkozisme expliquent leur politique du tout sécuritaire, en l'alimentant quelques peu. Et ainsi se faire réélire confortablement, mais cela suffit-il encore ?

Appel pour que DSK ne soit pas candidat

Parce que l’intégrité du candidat à la candidature compte aussi.

Complètement d'accord avec Yann ce matin, le matraquage médiatique autour des affaires DSK sonne creux. Le médiocre travail journalistique patine sur les soupçons de fuites d'informations à la presse. Des dépêches qui sont répétées en boucle par les grandes agences de presse, relèguent l'essentiel de l'information au second plan.

Hier, nous avons eu droit à quelques mots du couple Strauss-Kahn qui n'arrivait pas à tourner la clef de la porte d'entrée de leur appartement. Un vrai scoop !

En France, le boulet Strauss-Kahn plombe les primaires. Quelques voix s’élèvent pour que l'ancien directeur du FMI participe à la primaire socialiste. L'idée d'un report de la date de clôture des candidatures à la primaire est avancée pour laisser le temps à Dominique Strauss-Kahn de se déterminer. Cela ressemble à un voeu pieux, une dernière carte à jouer, un faux espoir pour celles et ceux qui le soutenaient jusqu'alors.

Dans tous les cas, est-il souhaitable que DSK se présente ? Imaginons qu'il soit en France en Septembre pour faire campagne ? Les journalistes en resteront-ils là ? Qu'en sera t-il des poursuites en France avec l'affaire Banon, le candidat à la candidature aura t-il retrouvé toute son intégrité pour décemment se présenter ?

Rappelons les objectifs de la primaire, il est quand même question de départager des candidats en confrontant leurs programmes, leurs idées, leur compréhension des problèmes de la France, leurs perspectives.
Le point faible jusque là de la candidature de DSK était déjà son absence du pays, le fait qu'il ne puisse s'exprimer sur la politique en France.

Si demain il est candidat, alors qu'on ne sait rien de ses solutions, de son programme, il continuera à rester inaudible parce que relancé continuellement sur ses affaires. La primaire socialiste déjà plombée ne décollerait pas.

Il est grand temps que Dominique Strauss-Kahn fasse savoir clairement, par l'intermédiaire de Mme Sinclair par exemple, qu'il ne se présentera pas. Il doit au moins ça aux Français !

mardi 5 juillet 2011

Retraites : Coup de canif dans la loi par simple décret

En toute impunité, le gouvernement s'apprête à durcir les règles d'ouverture au droit à la retraite. Des millions de manifestants n'ont pas été entendus lors de la dernière réforme, et les quelques avancées obtenues par la négociation ne sont pas respectées voire aujourd'hui en totale modification avec le projet de réforme initial.

Le passage à une durée de cotisation de 42 ans nécessaire pour obtenir une retraite à taux plein, doit s'échelonner dans le temps jusqu'en 2014. Actuellement de 40 ans et trois trimestres pour la génération de 1951, la réforme de 2010 prévoit une durée de cotisation de 41 ans et un trimestre pour les "retraitables" de 2013.

Mais aujourd'hui, par simple décret, c'est les 41.5 années de cotisations qui seraient obligatoires pour faire valoir ses droits à la retraite. Une telle modification repousserait l'âge de départ de centaines de milliers de salariés agés de 58 ans, y compris les carrières longues, dès aujourd'hui d'au moins deux ans.

J'ose espérer que cette partie de l'électorat saura s'en souvenir.

Wikio

Mauvaise humeur de pré-vacances électorales

Je crois bien que Yann a raison, il serait temps de prendre quelques vacances. L'actualité me fatigue, et certains billets de blogs m’exaspèrent. Je crois que si je ne prends pas quelque peu de recul je vais finalement être aussi désagréable que peut l'être un Gauche de combat ou pire un Didier Goux.

Prenons Denis par exemple, sait-il qu'on se fout de ce qu'il pense des left blogs ? Cette façon très personnelle de nous voler dans les plumes continuellement, une fois sur wikio, une fois sur Unité 2012, je lui conseille de continuer à étudier ses stats et de nous lâcher la grappe.

J'écrivais hier que le fil de l'info autour de l'affaire DSK ne m'interessait pas, pire que le PS est complétement asynchrone, en dehors du temps politique pour la course à 2012. Que le mieux est certainement d'attendre une meilleure dynamique dès la rentrée prochaine. N'empêche que certains comme Bembelley que je découvre depuis peu continuent à faire de très bons billets de blog concernant cette affaire. Allez chez le Grumeau, chez Elmone, Cui cui ou Homer, apporte toujours une certaine fraîcheur.

Alors si je ne suis en vacances qu'en Aout, je compte bien me défouler encore ici sur ce blog, mais vu mon entrain ces derniers jours, je ne le ferai qu'avec parcimonie, en choisissant ce qui pour moi est l'essentiel. Prenez par exemple ce très bon billet sur les 35 heures de Nicolas, il mérite toute votre attention.

Et à bientôt.


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lundi 4 juillet 2011

Anachronisme politique

C'est un peu la "quatrième dimension" en ce moment en politique. Sommes nous rentrés dans la twilight zone ? Il y a des évènements qui tiennent des scénarios de pure science fiction, à ce demander si tout est bien normal, manipulation, interprétation, les vraisemblances ne sont elles pas que des illusions, des miroirs aux alouettes ?

L'anachronisme tient surtout de l'erreur dans le temps (du grec ana : en arrière, chronos : le temps) de cette impression que nous vivons un évènement qui n'aurait dû se dérouler à ce moment précis où nous le vivons, le mois de Juin marque un virage politique important.

DSK Out ! C'est qui Joly et Mélenchon ?

Cette période devait être pour la gauche le moment du quinquennat de N.Sarkozy, où les forces politiques auraient dû commencer à apparaître comme étant l'alternative sérieuse à envisager pour l'électorat. Qui avait raison au PS, de celles et ceux qui souhaitaient que les primaires se déroulent plus tard, ou plus tôt, ou même pas du tout ? Qui des verts comprend t-il que le choix d'une candidature entre Hulot et Joly indiffère complétement la population ? Mélenchon est-il assez audible pour que chaque électeur sache réellement qui il est, et ce qu'il représente ? Nicolas Sarkozy, n'est-il pas celui qui profite le plus de ce moment de latence autour de l'affaire DSK ?

Restons objectifs, tous les scénarios envisagés d'un possible retour de l'ancien directeur du FMI dans la primaire socialiste ne tiennent pas. Dans le cas contraire, c'est toute la gauche qui perdrait pied dans le scrutin présidentiel. Sa candidature donnerait du poids à celle de Mélenchon, diviserait à gauche pour profiter à Marine Le Pen déjà bien positionnée pour se qualifier au premier tour contre Nicolas Sarkozy.

La gauche doit encore clarifier son offre politique.


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