lundi 29 août 2011

Débats et rassemblements ?

Mélenchon veut débattre avec le PS maintenant ? Tout en qualifiant le "number one" de la primaire socialiste, François Hollande de cynique, le président du parti de gauche semble réaliser (enfin?) qu'en 2012, il n'y a "pas de victoire possible pour la gauche sans rassemblement". C'est ce qu'il dit, avant d'argumenter pour nous signifier qu'en fait, cela ne sera pas possible. Une occasion donc de plus de diviser un peu plus les électeurs de gauche entre eux, et de tirer la couverture à soi.

Mr Mélenchon a donc lancé un appel aux socialistes ce dimanche, ou plus précisément une "offre publique de débat à tous nos partenaires de gauche, qu'il s'agisse de nos camarades du NPA ou de nos camarades socialistes"
Curieux, après des mois de critiques acerbes, de vouloir débattre avec celles et ceux qu'on a tant décrié. Vous me direz que cela n'empêche pas le débat, mais ce n'est certainement pas le début d'une grande alliance à gauche pourtant souhaitable, puisque sur le sujet, le président du front de gauche est clair, il n'en veut pas.

Il précise même hier "On ne rassemblera rien ni personne avec une telle méthode" évoquant l'engagement d'Aubry et Hollande sur le retour a 3% de déficit dès 2013, dénonçant une "compétition" sur le sujet. "Nous ne sommes pas candidats au concours du meilleur gestionnaire de la crise !" Curieux non ? N'est ce pas là une des première responsabilité politique que d'être le meilleur gestionnaire de la crise ? Sans tomber dans le piège de la règle d'or, il me semble très raisonnable que de vouloir respecter nos engagements quant au pacte de stabilité.

"On baisse les dépenses ou on augmente les recettes" insiste t-il à la tribune, incongru puisqu'il le dit par exemple lui-même : "Si nous sommes tous d'accord pour taxer les revenus du capital autant que ceux du travail, est-ce que nous sommes prêts à le faire ?" Peut être acceptera t-il un contrat de gouvernement pour s'assurer de tel engagement, là aussi il y était opposé, là aussi il changera peut être d'avis...

Mais là n'est pas le plus pressant, puisqu'on se doute bien qu'avec une telle stratégie d'opposition vis à vis du PS jusque là, de telles questions feront l'objet de débats durant la campagne, la droite n'a d'ailleurs pas attendu avec sa stupide règle d'or... Non, je m'interroge : quel but recherche réellement Jean-luc Mélenchon, en appelant au rassemblement, en prenant bien soin de faire en sorte que des sujets aussi importants que la gestion des comptes publics et la dette, deviennent des points de divergence pour qu'un tel rassemblement ne soit possible ?

Un début de réponse vient de La Rochelle, où Harlem Désir, premier secrétaire du parti socialiste, a clôturé ses université d'été dans une tribune très offensive contre la droite, et où il conclut en présence du numéro deux d'Europe écologie-Les Verts, "nous ferons le rassemblement de toute la gauche et des écologistes".

Les partenaires du rassemblement du Front de gauche, que sont pour les communistes et Gauche unitaire, Christian Picquet ou Pierre laurent, ont su convaincre Mr Mélenchon qu'il fallait s'adresser à toute la gauche, et que la stratégie qui consistait à tacler sans argumenter ne suffisait plus. Auraient-ils peur que le rassemblement se fasse sans eux ? Ce qui serait dommageable il est vrai pour le débat d'idées, et la victoire en 2012.

Sur le fond je suis assez satisfait que cette amorce de débat ait lieu, même si sur la forme je regrette que cela se fasse ainsi. D'ailleurs certains ne s'y trompent pas. G.Collomb a déclaré "Toutes les mains tendues sont bonnes à prendre", mais il a invité à prendre garde à "la main qui veut blesser".

vendredi 26 août 2011

Chômage : les effet pervers de l'emploi sous Sarkozy

Alors que certains de nos confrères blogueurs sont en déplacement à la Rochelle pour l'université d'été du PS, les premières réactions tombent quant à l'inquiétante montée du chômage.

Ils sont au plus haut depuis 11 ans peut-on lire. Du coup, dans un communiqué, le secrétaire du PS à l'emploi Alain Vidalies estime que "c'est l'échec total de la politique de Nicolas Sarkozy""

"L'emploi n'a jamais été une priorité pour ce gouvernement. Tout juste élu, sa priorité aura été de mettre en place le paquet fiscal, multipliant de coûteux cadeaux aux plus riches, au lieu de mettre en place un véritable paquet pour l'emploi, en améliorant les salaires, la consommation et le soutien aux PME"

Oui, c'est l'échec total des politiques de l'emploi de Nicolas Sarkozy. Certes, la crise a paralysé l'emploi, mais la première mesure pour l'emploi mise en place en 2007 bien avant la crise fût la défiscalisation des heures supplémentaires, avec l'exonération de charges sociales qui alla avec (creusant toujours plus les déficits).

Cette mesure a surtout été le moyen de baisser le coût du travail et c'était celà le principal objectif de N.Sarkozy, sous couvert de pseudo augmentation du pouvoir d'achat !
Rapports parlementaires, professeurs en école Polytechnique, analystes, tous font le même constat, on parle d'un fort effet d'aubaine.

Quand autrefois les heures supplémentaires n'étaient pas déclarées, elle l'ont été pour les allègements de charges ; et quand l'entreprise eut un accroissement d'activité, elle préféra alors faire travailler plus les personnels déjà embauchés en CDI.

Nous le savions, les salariés sont de plus en plus la variable d'ajustement, mais là...

Pire, la rupture conventionnelle, autre bombe à retardement de l'ére Sarkozy, est le nouveau joujou de certains patrons d'entreprise, qui, se jouant des lois et du contexte de leur activité, préfèrent se séparer des salariés les plus précaires.
Voyez plutôt, les CDD et intérims ont toujours été la variable d'ajustement en cas de retournement de l'activité, mais avec la rupture conventionnelle, l'effet est beaucoup plus pervers !

Cet article en parle très bien (dernier paragraphe). On anticipe, on ajuste... c'est aussi ça la gestion à taille humaine du personnel en entreprise ! Les CDD et l'intérim, variables d'ajustement, oui mais : «Les employeurs préfèrent se séparer de ces salariés plutôt que de leurs CDI», confirme le patron d'une importante société de reclassement qui avoue, travailler en secret sur des plans sociaux de grande envergure pour le second semestre 2012, soit après la présidentielle. «Les dirigeants des entreprises concernées ne veulent pas se retrouver au centre de polémique en plein cœur de la campagne, explique-t-il. Alors, en attendant, ils temporisent en multipliant les ruptures conventionnelles et en se séparant en premier de leurs salariés précaires

(Toujours dans le même article) Résultat, on recense aujourd'hui autant de licenciés économiques sur six mois que de ruptures conventionnelles sur un mois !

Alors j'ai une pensée particulière pour mes camarades blogueurs à la Rochelle, eux qui rencontreront les leaders socialistes, dont la Dame des 35 heures, et me dis qu'il est grand temps de remettre de l'ordre dans ce grand foutoir.

jeudi 25 août 2011

Face à l'appel "Taxez-nous !" : vous avez dit rigueur ?

C'était le moment de mettre en oeuvre un véritable plan de redressement de nos déficits, mais il n'en sera rien.

Après l’allègement de l'ISF (impôt sur la fortune) qui est le dernier cadeau fiscal de cet été, un appel "Taxez-nous!" de seize très hauts revenus de grand patrons français, ceux directement concernés par l’allègement de l'ISF, réclament de contribuer plus, mais d'une manière "raisonnable", écrivent-ils.
Et ce n'est pas la contribution exceptionnelle qui va les déranger ! 3% sur le revenu fiscal de référence à partir de 500 000 €/an, quand au PS on parle plutôt de 4000 €/mois pour définir la base des salaires qui devraient être mis plus largement à contribution... On comprend l'embarras de Fillon quand un journaliste lui demande le rendement de cette mesure. A peine 200 millions, voyez ci-dessous le tweet de Cécile Duflot qui résume bien l'appréciation qu'on peut faire de cette mesure.
L'opinion publique, les grands patrons, les médias se sont préparés à l'annonce d'un véritable tour de vis budgétaire, nous faisons le constat que le rendez vous est loupé. La politique fiscale de Nicolas Sarkozy va à contre sens de ce que souhaitent les contribuables, c'est un échec.

Un bricolage fiscal : fiscalité de l'épargne, sur l’intéressement, la participation, sur la taxation des plus values immobilières, sur le prix du tabac, de l'alcool, des boissons sucrées, hausse de la TVA sur les tickets d'entrées des parcs d'attractions... ??

Je n'ai toujours pas compris pourquoi (on a entendu cela dans tous les médias depuis plusieurs jours) l'objectif était de trouver 4 milliards pour 2011, et 10 milliards pour 2012 ; faudrait-il se contenter de vieux engagements vis à vis de l'Europe, basés sur des prévisions de croissance fausses, révisées à la baisse depuis ? Du coup, annoncer une réduction des déficits de 1 milliard pour 2011 alors que le déficit total est de 1600 milliards d'euros, que le budget pour cette année a été voté en déficit de 91 milliards, c'est simplement ridicule.

Cela démontre encore une fois qu'avec la règle d'or, et l'annonce il y a déjà deux semaines, de la présentation de ce pseudo plan de rigueur, que Nicolas Sarkozy n'est que dans les postures de communication, pour ne pas dire dans l'imposture.

mardi 23 août 2011

Monsieur 400 milliards* la constitution ne garantit rien !

Ah la règle d'or, voilà une manœuvre du président Sarkozy qui va se retourner contre lui. Si son annonce fût accompagnée d'une vraie réforme fiscale qui eut une incidence sur les déficits, nous n'aurions eu rien à redire. L'équilibre budgétaire ne se décrète pas, il se met en oeuvre.

Sur la forme tout le monde est d'accord, il faut équilibrer les comptes publics. Mais depuis quatre ans, Nicolas Sarkozy n'a eu de cesse de réduire la protection sociale, l'intervention de l'état, le nombre de fonctionnaires, sous couvert d'économies, en continuant les baisses d'impôts, la déréglementation fiscale, à coups de cadeaux fiscaux aux plus nantis.
Résultats, il n'y pas eu d'économies qui Ont réglé le problème de la dette, mais plutôt des marges de manœuvre destinées aux politiques clientélistes sans lendemain.

Monsieur 400 milliards*

Nous l'avons écrit à plusieurs reprises, Nicolas Sarkozy est responsable des quelques 400 milliards de déficits cumulés, de quatre budgets votés depuis 2007 consécutivement en déséquilibre, par une majorité absolue à droite à l'assemblée .
Dès lors, vouloir apparaître comme le garant de l'équilibre des comptes de l'état, par la seule mise en place d'une nouvelle règle inscrite dans la constitution, est très insuffisant, puisqu'on le devine par avance, complètement inefficace si elle n'est pas accompagnée de vraies mesures de redressement.

La constitution ne garantit rien.

Savez vous que la constitution garantit un emploi à chacun ? "Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi" Et pour autant nous avons quelques 8 millions de Français inscrits en tant que "demandeurs d'emploi" travaillant partiellement pour certains, et qui pour près de 3 millions des inscrits, l'état ne respecte pas le droit au retour au travail.

Voilà un exemple de ce qui est inscrit dans la constitution, mais qui n'est pourtant pas respecté. Comme quoi la constitution ne garantit rien.

Autre exemple de loi mise en place pour se dédouaner de ses responsabilités, le droit opposable au logement a bien vu le jour sans grand résultat. Le droit opposable pour obtenir un emploi a été évoqué, mais n'a pas été mis en oeuvre puisqu'on se doute bien qu'il ne suffit pas de graver dans le marbre de bonnes intentions pour qu'elles se réalisent.

Mais vous l'aviez déjà compris avant même de lire ce billet, pour la règle d'or budgétaire il en sera de même. Reste que d'autre solutions sont possibles, on en parle ici, , ici, ou même .

lundi 22 août 2011

Plus que le vote utile, c'est le rassemblement utile qui compte.

« Que pensez-vous du "vote utile" au 1er tour, à la primaire PS pour commencer, puis à la présidentielle ? » C'est la question posée par Antenne relais à quelques blogueurs dont je fais partie. Sont invités à y répondre : Juju, Disparitus, Ruminances, Yann, Dadavidov, Des pas perdus, Jean, El Camino, Jacques, Le Grumeau, Bembelly, Le Griffon, Guy Birenbaum, Bruno Roger-Petit, Ménilmuche, Slovar, Trublyonne,Romain le breton, Homer, Des fraises, Minijupe, Marc, Vallenain, Vogelsong, CyCee, Eric, GdC,Polluxe, Gabale, Dagrouik, Romain Blachier, Seb, Lolobobo, Melclalex, Cui cui, David, Olympe,Rimbus, Kalista, SuperNo, 365mots

Notre confrère semble donc séduit par le vote stratégique. Du vote utile, il pense que c'est Hollande le vote tactique pour mettre en place le candidat à la présidentielle le plus apte à l'emporter. C'est son choix, et cela démontre que nous avons chacun notre définition du vote utile.

Moi qui y suis très attaché à cette tactique électorale, il me semble au contraire que Martine Aubry ferait une bien meilleure candidate. Mais je m'empresse de préciser qu'après la primaire socialiste je me rangerai sans grand mal derrière le candidat désigné. Peu m'importe que cela soit Hollande, Aubry ou un autre, ce qui m’intéresse surtout c'est battre Sarkozy. Je me place bien loin de ces questions de batailles internes, et je crois que cette fois les divisions à gauche ne viendront pas du PS.

Le gros problème reste le non-rassemblement des forces de gauche, là est la clef du scrutin présidentiel. Les escarmouches de Cohn Bendit ces derniers jours nous le rappellent bien, il a la bonne grille d'analyse : "J'ai toujours dit qu'il faut lier la présidentielle aux législatives. Pour la présidentielle, le rideau tombe le soir du premier tour, alors qu'à l'Assemblée un groupe, c'est cinq ans ! Moi, je préfère un groupe durable…"

Si Eva Joly va au bout de sa démarche, si Mélenchon continue son cavalier solitaire, Sarkozy sera réélu.

Plus que le vote utile, c'est le rassemblement utile qui compte.

samedi 20 août 2011

l'info en continu a bouleversé la com' politique

On peut le regretter, mais c'est ainsi. Cet article attire mon attention, on y analyse très bien l'incidence de l'information en direct, plus que l'internet c'est effectivement l'arrivée de la TNT qui a modifié l'attitude de nos personnalités politiques.

C'est terrible, un communicant de l'UMP résume: "Les politiques sont désormais dans un direct permanent, un direct en images, bien plus parlant qu'un article de presse écrite ou un reportage radio." Le format choisi par ces chaînes influe également sur le rythme de l'information. "Elles ont accéléré et formaté la parole politique, on ne retient le plus souvent que les petites phrases qui vont défiler dans les bandeaux"

J'en parlais dans ce billet ce matin, me serais-je trompé en me disant que les petites phrases ne suffiraient pas ?

Hé Fillon, vois ma règle d'Or ! On va cogner dur sur la droite !

Je tiens à revenir sur un échange que j'ai eu dernièrement sur twitter, pour introduire ce billet. Je ne vais pas nommer les personnes en question, ce sont deux blogueurs de droite avec qui nous débattons depuis plusieurs années déjà, et que je respecte assez pour ne pas les mettre dans l'embarras. Mais je crois que leurs réactions montrent ce que nous allons vivre prochainement lors de la campagne présidentielle. Pour moi les petites phrases, les postures, ne suffiront pas à ce que la droite échappe à la confrontation de son bilan.

Pour résumer brièvement la teneur des quelques joutes verbales, enfin, plutôt écrites de 140 caractères sur twitter, on m'a reproché d'être insultant, alors que je qualifiais une analyse sur l'obligation d’entériner la règle d'Or, de "connerie". Et de "nul" un argument qui n'avait pas l'air d'en être un. Enfin bref, on m'a snobé parce que, d'après l'un des deux zigotos, je ne faisais pas de la politique au sens noble du terme. Alors je vous pose la question, qu'est ce donc que faire de la politique ?

Pour moi il va être question dans les semaines et mois à venir, de confronter les idées de gauche à celles défendues par la droite. Mais surtout de faire le bilan des politiques menées par le président sortant, et de les confronter avec les alternatives proposées à gauche. Et je dois dire que, si l'envie m'en prend de qualifier telle ou telle mesure de scélérate, ou tel autre argument ou analyse de connerie, je ne me gênerai pas.

Nous arrivons maintenant au bout du quinquennat de Nicolas Sarkozy, et je ne vais certainement pas modérer mon propos plus que de raison, tant le bilan de cette présidence est catastrophique.
Parce que les conneries sous Sarkozy, y en a tellement à énumérer qu'on ne sait plus par lesquelles commencer.

Prenons en exemple l'emploi. On en parle rarement, mais savez-vous quelles sont les deux mesures phares de ce quinquennat ? Deux politiques, qui normalement devraient s'opposer, mais qui mises en oeuvre ensemble, ont causé une réorientation de l'organisation du travail dans l'entreprise au détriment des salariés. Je veux parler de l'APLD (allocation partielle de longue durée) et de la défiscalisation des heures supplémentaires. Dans certaines entreprises, on a donc permis de produire à la demande en mettant les salariés au chômage partiel une partie de l'année, tout en leur faisant faire des heures supplémentaires à d'autres périodes. Cela s'est traduit par des baisses de salaires pour les salariés en question, et un gel de la création d'emplois. Voilà pour moi ce que nous pouvons qualifier de grosse connerie ! Coût des deux mesures : quelques 10 milliards/an depuis 2009.

Tiens, les déficits justement, il en était question avec mes deux collègues blogueurs de droite. Quel culot pour N.Sarkozy de prétendre vouloir équilibrer les déficits via la règle d'or, quand il est responsable des records de déficits d'une année sur l'autre.
Et Fillon qui en appelle au bon sens ce matin ? Lui qui déclarait en 2007 "être à la tête d'un état en faillite", a fait voter des budgets en déficit dès 2008 de 40 milliards, puis de manière croissante des records de déficits. Même le figaro le dit, record de déficit pour 2010 de 148.8 Milliards d'euros, suivi de 91 milliards en 2011.

C'est quand même énorme, on aurait presque envie d'en rire si ce n'était pas aussi grave ! 1/8ème du déficit total en deux ans ! Au point que les "plus riches" réclament d'être imposés davantage ! On marche sur la tête, mais nous ne nous ferons pas enfumer.

Forcément ils sont mal à l'aise les plus nantis, après 5 ans de cadeaux fiscaux en tout genre (100 milliards en dix ans, nous dit-on ici, je crois que c'est plus), et alors que les conséquences de la crise sont de plus en plus difficiles, avec une consommation comme seul moteur de la croissance, il devient urgent de mettre de l'ordre dans ce foutoir de mesures clientélistes, autre caractéristique du quinquennat de Sarkozy.

Que le président revienne sur ses largesses fiscales, qu'il essaie au moins de se rapprocher des 3% de déficit du pacte de stabilité, et nous pourrons à gauche aborder sérieusement l'éventualité de la mise en oeuvre de la règle d'or.

Certains, même dans nos propres rangs, sont qualifiés d'armée de faux culs et d'aveugles, et l'auteur a bien raison. Nous ne nous réjouissons pas toujours que ce soit le bordel à droite, mais vu l'amoncellement de conneries et d'énormités depuis l'élection de Sarkozy, on ne peut qualifier cela autrement.

mercredi 17 août 2011

Missions (voulues) impossibles par le couple franco-allemand

A droite, on pourra toujours clamer haut et fort que ce sommet fût historique, que les propositions sont courageuses, tant que rien de concret n'est mis en œuvre, les mesures annoncées ne sont que de vagues propositions.
L'échec est surtout du coté Français, Nicolas Sarkozy n'a pas su obtenir ce qu'il voulait d'Angela Merkel. Du coup, ce qu'il n'obtient pas aujourd'hui, il laisse à penser que nous l'obtiendrons demain avec l'aval des 17 pays de la zone Euro. Nous sommes dans la pure posture, dans la communication de bas étage.

La situation Allemande favorisait le statu-quo de ce pseudo sommet franco-allemand. Quand l'économie en France est paralysée, avec une croissance nulle et une balance commerciale négative, croissance et exportation sont au vert en Allemagne. 10% de chômage en France contre 6% en Allemagne : les situations et les intérêts à défendre ne sont pas les mêmes.

Le couple Franco-Allemand ne s'engage sur rien. Il ne pouvait en être autrement pour Angela Merkel, et on se demande d'ailleurs ce que cherchait réellement Nicolas Sarkozy. A peine arrivera t-il à faire croire que la règle d'or, qu'il réussirait (hypothétiquement) à imposer au reste des pays de la zone Euro, puisse être une résultante positif de ce sommet.
Mais soyons sérieux, comment croire que l'on puisse imposer à tous les parlements des 17 pays de la zone Euro une règle d'or, à inscrire dans chacune des constitutions de ces différents pays, alors qu'en France, elle ne sera pas votée !

Rappelons qu'en France, nos parlementaires ont voté, pour 2011, un budget en déficit de plus de 91 milliards d'euros, et qu'il faut pour entériner la règle d'or les 3/5ème du vote de nos parlementaires. A gauche, rien ne se fera avant la campagne présidentielle de 2012, pas de nouvelle règle constitutionnelle sans leur consentement ; ce sont des mesures concrètes de réduction des déficits qui sont attendues de Sarkozy, par une remise en cause de sa politique déficitaire.

Plus qu'une nouvelle règle d'équilibre budgétaire, c'est le pacte de stabilité qui prévaut. 3% de dette d'un PIB, c'est la bonne règle budgétaire qui permet à un pays proche de l'équilibre d'avoir des marges de manœuvre par l'emprunt pour investir.
Si la volonté politique du couple Franco-Allemand ne s’arrêtait pas aux postures de communication, ils réclameraient l'obligation de faire respecter le pacte de stabilité, par de nouvelles mesures de financements des politiques publiques. Une taxe sur les transactions financières aurait pu être instituée par le couple Franco-allemand, les principales places fortes en bourse d'Europe, mais il n'en est rien. L’Allemagne ne voulait pas s'engager sur un taux de taxe des transactions financières : cette mesure ne fera l'objet que d'une simple proposition à soumettre en Septembre à Bruxelles, déjà proposée, mais jamais adoptée.

Angela Merkel ne voulait surtout pas entendre parler des Eurobons, même si l'Italie et l'Espagne y sont favorables. Pourquoi emprunter à des taux plus élevés quand l'Allemagne est le pays qui emprunte avec les taux les plus avantageux en Europe ? De la règle d'or et d'une réduction des déficits dans la zone Euro il a surtout été question.

Que dire de plus, une gouvernance économique ? Voilà encore un projet qu'aucun des 27 ne voulait jusque là, alors il faudra bien d'autres sommets pour l'instituer.

Non rien, aucune initiatives réelle, aucune mesure prise, rien ne sera mis en œuvre dans l'immédiat. Non, vraiment rien.

vendredi 12 août 2011

La croissance sous la droite est nulle, ou est-ce la droite qui est nulle de façon croissante ?

La croissance ne se décrète pas : en voilà une phrase toute faite pour justifier l'impuissance de nos représentants politiques. Leur en déplaise, plus que de l'impuissance c'est de l'incompétence que de ne savoir réellement créer "les conditions" de la croissance.

Que n'entendons nous pas pour expliquer les mauvais chiffres de notre économie ! Cette fois il est question du printemps Arabe, du séisme Japonais, et des incertitudes pesant sur la zone Euro.

Rappelez vous qu'il y a moins d'un an, nos députés ont voté l'établissement d'un budget pour 2011 en déficit de 91 milliards d'euros, en se basant sur une croissance de 2% !!
Là est réellement l'incompétence que d'établir des budgets en déficit, en se basant sur des prédictions économiques fantaisistes. On souhaiterait de nos dirigeants, de nos analystes, de nos économistes, un peu plus de réalisme.

Vouloir aujourd'hui l'équilibre budgétaire via la règle d'or, en passerait forcément par un changement en profondeur de nos façons de faire de la politique.
Un exemple, F.Baroin, notre ministre de l'économie explique la croissance nulle pour le second trimestre aussi par l'arrêt de la prime à la casse. Elle nous aurait coûté plus d'1Milliard d'euros, quand les bénéfices du secteur automobile sont de l'ordre de la dizaine de milliards.
Autre exemple, ce gouvernement a cru bon de créer une nouvelle prime à la casse pour nos chaudières (Mars 2011). Quelle drôle d'idée ! Voilà une mesure qui va venir alourdir notre déficit de quelques centaines de millions d'euros, et bien sûr cumulable avec la prime énergie. Vive les crédits d'impôts 2011 ! Rappelons tout de même que GDF Suez a réalisé 4.6 milliards d'euros de bénéfices.

Est-ce le rôle de l'état que de financer l'achat de voitures et de chaudières ? 91 milliards de déficit, les budgets de l'état ?

J'ai souvent l'impression que l'état est une entreprise de marketing pour certaines entreprises. Sauf, qu'on n'a pas les moyens de ces politiques.

Ces mesures ont bien eu un effet sur notre économie, mais l’assistanat dont a fait preuve notre gouvernement sur ces secteurs économiques est aujourd'hui contre productif, parce qu'il ne résoud pas les causes structurelles du manque de dynamisme de notre économie. A savoir une balance commerciale négative, le manque d'innovation et d'entreprenariat en France qui aboutissent inexorablement à une très faible création d'emplois, seulement +0.4% au second trimestre, pour quelques 68 000 postes créés.

Nous pouvons donc facilement faire des comparaisons sur le type de politiques menées par la droite et la gauche. Relance par l'investissement ou la consommation, politique de l'emploi, niches fiscales et imposition sont des sujets clivants. Chacun des points pourraient être débattus durant des heures, défiscalisation des heures supps contre partage du travail, etc...

Mais il suffit de regarder les chiffres, ils sont incontournables et reflètent les périodes ou ces différents types de politiques ont été menés. Force est de constater que c'est la gauche qui sait le mieux créer les conditions de la croissance, tout en réduisant la dette !
Vous pouvez retrouver ces graphiques chez nos éminents collègues ici, ou . Même le célèbre site gauchiste "Le Monde" en parle.

mercredi 10 août 2011

Au boulot bande de feignasses !

Alors qu'un enfant sur trois ne partira pas en vacances, que pour plus de la moitié des français, les deux mois d'été ne changent rien à la précarité de leurs situations égales toute l'année, nos parlementaires se demandent si ils ne devraient pas écourter leurs vacances.

Vous allez trouver que j’exagère, mais selon moi, ils n'auraient même pas dû partir en vacances.

La situation l'exige, le plan de sauvetage de la Grèce doit être encore finalisé, le mini-pseudo-crack bousier montre que pour les investisseurs, l'économie, la bourse, il n'y a pas de période creuse tout au long de l'année. Que les signaux Américains, le débat sur le relèvement du plafond de leur dette, allait amener inexorablement la situation que nous avons vécu ces derniers jours.

Et même sans ces situations, notre gouvernement, notre président Sarkozy, devrait être présents à Paris pour au moins donner l'impression qu'ils bossent. Mais non, l'un est au Cap Nègre avec dame Carla sur son rocher en train de parfaire son bronzage, et l'autre en Italie n'ayant pu résister à l'envie de s'éloigner un peu plus encore.

Il y a pourtant de quoi justifier des sessions extraordinaires au sein de nos parlements. Dans la zone Euro, doivent être approuvées par chacun des pays, les mesures décidées par les dirigeants le 21 Juillet.

Ils doivent adopter le Fond Européen de stabilité financière (FESF), déstiné à protéger l'euro en renforçant le fond utilisé pour sauver la Grèce, l'Irlande et le portugal, en l'élargissant au 3éme et 4éme économies de la zone Euro que sont l'Italie et l'Espagne.

En Italie, le parlement pourrait se réunir dès la semaine prochaine, la Belgique, l’Allemagne en parlent aussi. En France, une session extraordinaire du parlement pourrait débuter le 6 Septembre.

Au moment où j'écris ces quelques lignes, j'apprends que Nicolas Sarkozy a finalement décidé d'écourter ses vacances, il convoque ses ministres pour une réunion sur "la situation économique et financière"

Il a raison, avec un déficit voté par nos parlementaire pour 2011, de plus de 91 milliards d'euros, et avec cette obsession de vouloir engager les socialistes sur les équilibres budgétaires à sa place, y a effectivement du boulot.

mardi 9 août 2011

Règle d'Or : 91 milliards de déficit en 2011, Sarkozy présentera t-il un budget en équilibre pour 2012 ?

Notre gouvernement proposera t-il un budget des comptes publics en équilibre ? N.Sarkozy ne peut décemment prétendre vouloir inscrire dans la constitution la règle d'or, sans se l'imposer au moins pour la dernière année de son mandat. Pour y arriver augmenteront-ils les impôts, ou continueront-ils à réduire les dépenses ?

A huit mois de l'élection présidentielle, à quelques semaines du vote du budget 2012, quelles sont les pistes évoquées pour atteindre cet équilibre ?

Prenons comme point de comparaison le vote du budget 2011 (nous pouvions lire à l'époque, Le projet de budget 2011, qui prévoit une baisse en trompe-l'oeil du déficit de l'Etat français de l'aveu même des députés de la majorité, a été définitivement adopté... soit 91,628 milliards d'euros) : il montre la désinvolture d'un gouvernement qui se fout clairement de notre gueule d'une année sur l'autre.

Nous en parlions déjà ici et , Nicolas Sarkozy cherche à apparaître aujourd'hui, comme étant le garant de l'équilibre des comptes publics. Un comble alors que c'est sous son mandat que la dette a explosé. Mais si il y a des raisons électoralistes à l'action du gouvernement, l'augmentation du niveau de la dette impose des mesures.

C'est en lisant cet article, que je me demande quelle pistes, parmi les scénarios évoqués, seront plutôt privilégiées.
Certainement les moins courageuses, à quelques mois de la possible réélection de Nicolas Sarkozy, l’exécutif évitera des mesures trop impopulaires pour son électorat.

Il y a donc peu de chances pour que voit le jour une nouvelle tranche d'imposition pour les très hauts revenus ; par contre le rabotage de niches fiscales et sociales pourrait être d'envergure. Autre piste évoquée, une augmentation mixée de 1 points de la TVA (+0.5%) et de la CSG (+0.5%). C'est ainsi que des milliards pourrait être dégagé en augmentant les prélèvements sur le plus grand nombre, en préservant ainsi les plus nantis.

Le plus affolant est le panel de mesures qui consistent à réduire nos acquis sociaux, sans se soucier des conséquences de telles modifications, les économies à tout prix.
Ils veulent continuer à dérembourser les médicaments. Après les franchises médicales, et plusieurs vagues d'expulsion de la liste des médicaments remboursés, la maladie pourrait être encore une voie d'économie pour la droite.

Les seniors sont prévenus, ils sont dans le collimateurs du gouvernement, parce qu'ils coûtent trop cher !?

C'est ainsi que pourrait être envisagé aussi, un recul plus conséquent de l'âge de départ à la retraite à 65 ans. Paralysant un peu plus l'embauche des jeunes, et augmentant toujours plus la précarisation des seniors au travail, enfin pour ceux qui travaillent, en fait moins de 40% après 57 ans.

Alors, on leurs souhaite bon courage aux membres du gouvernement pour nous vendre leurs scélérates mesures.

Rappelons tout de même, que d'autres solutions sont possibles. Dans les 74 milliards de niches fiscales, nous devrions épargner le gros de la population qui vit sans. De plus, pour ma Part, je préconise en plus des marges de manœuvre obtenues par les différents projets de gauche (taxer les revenus du capital comme ceux du travail, arrêter les exonérations d'impôts, et de cotisations sociales pour les plus riches, taxer les transactions financières...), un gel des dépenses du ministère de la défense, et l'annulation du plan pluriannuel 2009-2014 de 95 milliards d'euros voulus par Sarkozy.

Messieurs dames les électeurs, l'équilibre est à gauche !

lundi 8 août 2011

La Bourse te fait la leçon

Tout est une question de confiance dans ce grand marché de spéculation et d'incertitude. Le défaut de paiement guide les pas des agences de notation, les créanciers surveillent leurs emprunteurs comme nous surveillons le lait sur le feu.

On entend souvent dire que si nous avons quelques difficultés avec nos dettes, il faut simplement les effacer.
Cela serait évidemment le plus simple, faisons table rase des milliards empruntés par nos aînés, ne respectons pas nos engagements. Et c'est bien cette situation que les tenants de la crise financière de 2008 (celle des produits toxiques type subprimes américaines) veulent absolument éviter. La Chine par exemple détient un trillon de dollars de la dette américaine, normale qu'elle s'inquiète de la capacité de remboursement de la première puissance économique du monde.

Pour reprendre l'image du lait sur le feu, sans maîtrise c'est l'ébullition assurée. Jean Michel Six, chef économiste Europe chez Standard Poors, agence de notation qui a dégradé la note Américaine, met "l'accent sur la volonté politique, sur l'efficacité des institutions politiques. Il faut être unis, il faut agir vite, il faut faire ce que l'on a dit que l'on ferait..."

Serait-ce donc plus un jeu de posture ? La confiance suffit-elle ? A partir de quel niveau d'endettement, la dette d'un état n'inspire plus confiance ? 85% du PIB comme chez nous, 100% comme en Italie, ou plus de 150% comme en Grèce ou aux Etats-Unis ?

Il me semble que s'interroger ainsi, est prendre le problème à l'envers. C'est comme un particulier qui emprunte pour acheter un logement. Le problème n'est pas les garanties que l'on peut apporter au moment de l'obtention du prêt mais notre capacité à le rembourser pendant 20 ans.

On marche sur la tête ! Les plans d'austérité n'ont qu'un seul but, faire des économies sur nos dépenses, comme si nous pouvions économiser de la dette. C'est ridicule, inefficace.

Non, pour réduire notre niveau d'endettement, 85% des richesses produites en France, il faut soit augmenter la production de richesses, ou augmenter le prélèvement (imposition, taxation, cotisations,...) de cette production de richesses. Les gauchistes diraient "prendre l'argent où il est" C'est pourtant simple non ?

samedi 6 août 2011

Hé Stef ! Tu vois que Sarko fait de bonnes choses !

C'est la remarque d'un collègue de travail qui commente l'application prochaine (Octobre) du versement d'une prime sur les dividendes, voulue par Nicolas Sarkozy.
Dans une note interne reprenant les résultats du premier semestre de l'entreprise pour laquelle nous travaillons, il est précisé que notre direction doit rencontrer les représentants du personnel afin de négocier les conditions de versement de cette prime liée à l'augmentation de dividende, selon la nouvelle réglementation en vigueur en France. Nous n'allons pas revenir sur cette mesure déjà fortement commentée, mais plutôt sur la réaction de mon collègue, et plus généralement sur les sujets qui restent en tête de l'électorat.

De quoi s'interroger sur les politiques qui séduisent l'électeur, les candidats qui les représentent le mieux, et donc sur celui ou celle qui a le plus de chance de l'emporter en 2012.

Mon collègue, que nous appellerons Thomas, n'est pourtant pas le plus apolitique de mes proches camarades. Avec une sensibilité de gauche, séduit par EELV, lui qui s’efforce de ne pas utiliser sa voiture de la semaine, fait le constat que l'actuel président de la république fait quand même de bonnes choses quoi qu'on en dise.
Nos échanges tournent sur la prime dividende, sur la nouvelle tranche d'imposition des plus hauts revenus, sur le plan d'action pénibilité, autre obligation légale pour l'entreprise, due à la dernière réforme sur les retraites.
Autrement dit, Thomas pourrait se laisser séduire (à nouveau ?) par le "Package" de mesurettes Sarkozystes de fin de mandat.

Pour celles et ceux qui suivent nos écrits, vous savez que nous avons eu dernièrement de vifs échanges (mais qui restent courtois) sur la stratégie électorale de J-L.Mélenchon, et plus généralement de toute la gauche. Régulièrement nous faisons un point de situation des forces électorales en présence. J'écrivais en octobre dernier "C'est mal barré pour 2012", aujourd'hui rien n'a changé !

Si à gauche nous connaissons le fond des propositions, retraites, réforme fiscale, etc, la stratégie de conquête du pouvoir reste trouble.
La primaire PS est tardive, les rapprochements d'entre deux tours qui se feront ou pas en ce début de mois de Mai 2012, n'auront que très peu d'incidence vu la confrontation, et l'image d'opposants entre eux, qu'auront eu les forces politique de gauche jusque là. Faute d'être rassemblée, l'opposition reste inaudible, empétrée dans sa crise de leadership qui n'en finit pas. Et pendant ce temps Sarkozy et l'UMP avance.

Voyez le graphique pris chez DPP, lui qui n'aime pas commenter les sondages (smiley), nous avons Sarkozy nettement en tête, avec un FN élevé, et une multitude de candidats qui divisent les intentions de vote, rendant l'election incertaine. C'est déjà ce que nous écrivions en octobre dernier.
Aussi, force est de constater qu'à l'amorce du second semestre 2011, c'est bien Nicolas Sarkozy qui reste le mieux positionné pour être réélu.

Aujourd'hui, alors que la gauche se regarde encore dans le blanc des yeux, N.Sarkozy prépare précisément son entrée en campagne électorale.

Avec la règle d'or, il cherche à apparaître comme étant un bon gestionnaire. Une batterie de petites mesures montre qu'il reste décomplexé sur ce qui pourrait être des mesures de gauche. Prime sur les dividendes, taxation des très hauts revenus, pénibilité, voilà ce qu'entend l'électorat en ce moment.

La situation peut évidemment encore changer, les forces en présence, les ralliements, les désistements, peuvent encore se produire, et ce n'est bien sûr que le ressenti d'une petite frange de l'électorat, celui du monde ouvrier.
Aussi, je demande à mes camarades blogueurs, commentateurs, qui sont peut être plus représentatifs que moi d'autres catégories socio-professionnelles, ou retraités, ou étudiants, de donner leurs points de vue sur celui ou celle qu'il considère en meilleure position de l'emporter en 2012.

mardi 2 août 2011

@despasperdus les melenchonistes n'ont décidément rien compris !

Notre camarade DPP se fend d'un billet pour nous expliquer à nous, quelques blogueurs trop pro-socialistes à son goût, que nous ne pouvons qualifier d'incompétente la droite aux responsabilités.

Il a raison de rappeler que la droite laisse filer les déficits pour mieux justifier sa politique de régression sociale. Mais en profite au passage pour assoir toujours un peu plus un argumentaire typiquement Melenchonniste, à savoir rompre avec le "neo-liberalisme', changer profondément le système, etc, en tapant une fois de plus sur le PS et l'Europe, coupables de tous nos maux.

Je dois dire que cette vieille rengaine "ils ont tord, nous avons raison" commence à m'agacer, car elle ne prend pas assez en compte la représentativité politique au sein de l'électorat.
Car ce n'est pas seuls quelques dirigeants socialistes qu'il faudrait ainsi blâmer si nous suivions cette logique, mais bel et bien toute une génération d'électeurs qui, en choisissant la droite au pouvoir depuis plus de 15 ans, montre son attachement à un système auquel chacun contribue, et pourtant tant décrié par l’extrême gauche melenchoniste.

Une introspective s'impose, le discours de culpabilisation suffit-il ?

Apparemment pas au vu des intentions de votes pour le leader du Front de gauche. J-L.Melenchon candidat à la présidentielle ne dépasse pas les 4%.

Prendra t-il ses responsabilités dans un gouvernement de gauche ? Que fera t-il entre les deux tours du scrutin présidentiel si il n'est pas qualifié ? Ira t-il jusqu'au bout de sa démarche anti-Parti socialiste ? Assumera t-il d'être une cause de l'échec de la gauche en 2012 ?

Ces questions sont pour le moment sans réponses, et expliquent peut être le manque d'intérêt de l'électorat pour le vote Melenchonniste. A force de dire qu'on n'a rien compris...



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Syrie : Cachez cette guerre que je ne saurais voir

Il ne pourrait y avoir deux poids deux mesures dans nos réactions quant aux situations de répression de dirigeants sur leurs peuples. Moubarak, Kadhafi et Bachar el-Assad ont ce point en commun de réprimer violemment les contestations populaires. Ils bombardent, tirent, tuent leurs peuples.
Alors que la tuerie en Norvège a fait 76 morts et qu'on s'interroge sur un possible crime contre l'humanité, la répression en Syrie qui a déjà fait près de 140 morts ces derniers jours, elle, se fait à couvert face une communauté internationale sans voix.

Depuis Mars, le peuple Syrien réclame des réformes, manifeste son mécontentement face à un président sourd, qui attribue ces manifestations à "des groupes armés soutenus par des puissances étrangères"
Certes c'est le pays des frères musulmans, des alaouites, des sunnites dirigeant le Comité sécuritaire au sein du gouvernement, la situation est compliquée. Mais quand le président Bachar el-Assad félicite ses troupes, faisant peu d'état des 140 victimes au sein des populations, il tourne le dos à la communauté internationale, qui tarde à réagir.


Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, rappelle que le régime de Damas est responsable de tous les actes de violence commis sur la population. Mais à l'inverse de la Libye, le conseil de sécurité ne votera pas de résolution de l'ONU, la Chine et la Russie menaçant d'opposer leur veto.

Si tout n'est pas comparable, la situation est la même qu'en Libye, nous avons à faire à un dictateur qui tue son peuple. Quels principes dictent nos conduites ? Est-ce les moyens de la Syrie quant à son rapport de force avec la communauté internationale qui fait une différence ? Détournerons nous encore longtemps le regard ?