jeudi 29 septembre 2011

Valls et Hollande nous trompent dans ces primaires

Pour ce qui est des véritables attentes du peuple de gauche, certaines priorités ne semblent pas être les mêmes pour tous les candidats. Pire, pour Valls, au moins une de ses propositions n'est partagée par aucun des candidats, elle est même à combattre.

Il y a pourtant eu en ce débat de riches propositions, telles que la loi de partage d'Arnaud Montebourg sur la répartition des profits en entreprise, sur la réforme bancaire du même Montebourg et de Ségolène Royal, sur l'égalité salariale Homme/Femme d'Aubry. Mais les hésitations de Valls ("peut être le faudrait-il, mais je ne crois pas que cela soient les solutions") et le manque d'entrain d'Hollande à rebondir sur des mesures typiquement de gauche, comme celle de l'interdiction des licenciements boursiers, montrent que ces deux candidats n'ont pas les mêmes priorités que leurs camarades.

Remarqué par tous les observateurs du débat, y compris par ses participants, F.Hollande a cherché à intervenir le plus souvent possible en dernier, pour ainsi se placer "au dessus de la mêlée". Faisant la synthèse des idées évoquées, distribuant les bons points. Le jeu a consisté pour lui, à s'approprier les propositions des autres, quand elles ne le gênaient pas trop, et avoir ainsi le dernier mot. Une technique de communication bien connue, qui n'aura échappé à personne.

François Hollande tombe dans le piège du trop facilement favoris des sondages, il ne cherche plus vraiment à convaincre, aucune de ses propositions n'est vraiment nouvelle et courageuse pour retenir l'attention. Face aux mesures "draconiennes" et "sévères" d'Arnaud Montebourg, il ne fait pas le poids, mais c'est un bon tribun, un bon orateur. Cela peut suffire, pour gagner les primaires, peut être pas pour se qualifier au premier tour de la présidentielle.

Si un consensus semble se dégager sur les nécessaires réformes fiscales, desquelles se dégageraient 50 milliards d'euros d'économies de niches fiscales, une imposition plus juste des hauts revenus, une certaine idée du "protectionnisme" est à mettre au crédit d'Arnaud Montebourg et de Martine Aubry.

Sur ce volet de la protection de notre économie, Valls se distingue négativement, avec sa mesure typiquement de droite, de la TVA Sociale. Une mesure qui consiste à taxer les produits étrangers, mais qui pèserait directement sur tous les Français, fragilisant un peu plus les plus précaires d'entre nous. Comme je le disais, un projet à combattre.

Les masques tombent un peu plus à dix jours du scrutin. 

mercredi 28 septembre 2011

Quelques chiffres d'une Sécu pas si mal en point que ça


J'ai rencontré un employé en formation au sein d'une CPAM (caisse primaire d'assurance maladie) et nous avons échangé sur la situation des comptes sociaux de la sécurité sociale, qui regroupe les branches maladie, famille et retraite.
D'après cette personne et ses formateurs, la situation de notre sécu n'est pas si compliquée, du moins il faut relativiser les chiffres.

Le budget prévisionnel de 2011 pour la sécurité sociale était donc de 410 Milliards d'euros, à comparer au budget de l'état de 350 Milliards, budget de la sécu qu'on prévoit d'ores et déjà en déficit de 30 Milliards pour la fin de l'année.

Et c'est bien de ces 30 Milliards d'euros, (voir des 18 milliards de déficit de déjà prévus pour 2012) dont on se sert à droite pour justifier tout type de réforme de régression sociale (augmentation de la CSG sur les pensions de retraites, allongement de la durée de cotisation, déremboursement de médicaments, etc...).

Alors qu'une autre approche ne ferait plus peser sur les assurés les efforts d'économies à faire. Le Saviez vous ? Les médecins qui acceptent d'être conventionnés par la Sécu, ne payent pas leurs cotisations, et en plus, l'assurance maladie les payent à leur place, cela coûte 2 Milliards par an.

Viennent s'ajouter les 17 milliards d'exonérations aux entreprises.

Savez vous que lorsque le gouvernement augmente d'1€ le montant de la consultation d'un généraliste, cela coûte 1.6 Milliards par an en plus à la Sécu.

Si on y regarde de plus près donc, si nous étions plus rigoureux, moins sur des politiques clientélistes, et toujours d'après les exemples mis en avant par mon expert de terrain, et ses formateurs, nous pourrions avoir des comptes en équilibre.

mardi 27 septembre 2011

Plenel se paye Guaino, vise Sarkozy, et nous montre la voie


Oui, c'est ce que je me suis dit en constatant, qu'Henri Guaino était presque KO dans cet échange de joutes verbales auquel se sont livrés les deux hommes.
Le bilan économique et social, le climat irrespirable des affaires, les divisions et fractures entre les français et l'exécutif, autant de constats amers, à propos desquels Henri Guaino n'a pas su s'expliquer.

Le pouvait-il ? Je lisais que la Gauche dénonce un Guaino au secours de Sarkozy, j'ai l'impression qu'aucun n'y arrivera, il est des situations et des personnes qui deviennent indéfendables.

Faillite politique, faillite économique et sociale, une crise morale, un président qui ne résout rien, qui aggrave les divisions du pays, N.Sarkozy monte le pays contre lui-même, le réquisitoire est dès le début du débat cinglant.
 La suite est pire encore, sur l'affaire Karachi, le journaliste de Mediapart présente deux documents impliquant directement le chef de l'état, l'effet est énorme à l'écran. Si les français n'étaient pas plus précisément au courant du fond de cette affaire, ils en auront appris beaucoup plus en une intervention de quelques minutes, qu'à la lecture de centaines d'articles parus depuis plusieurs années sur le sujet.

Henri Guaino l'a bien compris, l'effet est dévastateur, il perd pied, bafouille, se mélangeant dans le fil conducteur de la conversation.


Débat Plenel contre Guaino - (Sarkozy Election... par Dailygratuit

Si commentateurs et observateurs de la vie politique se doivent d'être objectifs, respectueux des personnes, le bilan désastreux du quinquennat, les "affaires" qui touchent de près ou de loin N.Sarkozy suffisent à elles-même pour détourner l'électorat. 

dimanche 25 septembre 2011

Accusés, levez vous ! Les affaires de la Sarkozie en toute impunité ?

Nos politiques aux responsabilités agissent-ils en toute impunité, ou répondront-ils vraiment des accusations qui leur sont reprochées, acquittés ou condamnés, la présomption d'innocence ne doit pas nous empêcher de nous interroger sur la multiplication de ces affaires.

A lire Mr Guéant nous rappeler que nous avons la chance dans ce pays d'avoir une justice, et qu'il faut donc attendre qu'elle fasse son travail, il semble nous dire indirectement que nous ne pouvons avoir d'expression sur ces affaires avant que justice ne soit rendue. Il a tort.
Il n'est pas question de porter un jugement ou de condamner avant la justice, mais de s'interroger sur le fonctionnement, les imbrications entre les sphères judiciaires, politiques, et journalistiques, qui, elles, apparaissent comme une évidence.

Le secret de l'instruction est un vrai problème. Si sa violation arrange les lecteurs des journaux qui bénéficient des fuites de juges, de procureurs ou d'avocats, elle dérange une certaine hiérarchie dans les palais de justice jusqu'au ministère. Étant obligés de divulguer des informations au travers de cette même hiérarchie, se rendant pénalement coupables de telles méthodes, ces acteurs de la vie judiciaire en viennent à être obligés d'informer les journalistes pour que soient mis sur la place publique de tels agissements, de telles transgressions. Un "cercle vicieux", qui ne garantit pas le secret de l'instruction, dès lors qu'il s'agit d'affaires "sulfureuses". Secret d'instruction pourtant nécessaire pour éviter les dérives, telle la subordination de témoin.

L'affaire Karachi en est une de ces affaires compliquées, qui touche de près la plus haute sphère politique, et dont le secret d'instruction a déjà été largement violé.
Alors que Nicolas Sarkozy était en déplacement aux États-Unis, l’Élysée a démenti, par un communiqué, que le nom du président apparaissait dans le dossier du juge. Un aveu de la connaissance du dossier en cours d'instruction ? Ou une maladresse des communicants de l’Élysée ? L'Elysée a t-il violé le secret d'instruction ?

Pire, cette affaire où il est question de valises d'argent remises au directeur de campagne d'E.Balladur, et dont plusieurs témoignages confirment les accusations, et justifient donc les mises en examen, cette affaire fait souffler un vent de panique sur Paris. Brice Hortefeux fait une grosse erreur, il est piégé par une écoute téléphonique et l'échange est très révélateur. Maitre Olivier Morice, avocat des victimes de l'attentat de Karachi, décrit bien ce vent de panique qui pousse à l'erreur.

En date du 14 Septembre, alors que l'homme d'affaire Ziad Takieddine est mis en examen dans cette affaire, et que le juge Renaud Van Ruymbeke a ordonné la mise sur écoute des intermédiaires et de leur entourage, est enregistrée une conversation téléphonique où Brice Hortefeux confirme avoir eu accès à des informations sur les déclarations des témoins, et donc les informations de la procédure judiciaire. Là encore, il y a de quoi s'interroger.

Et il n'est pas simplement question de déclarations plus ou moins crédibles, de témoignages d'ex-femmes, ou d'ex-employés, ou il serait seulement question de confrontation d'une "parole" contre une autre. Non ! Il est aussi question dans ces affaires de documents qui font état d'implication directe des personnes mises en cause.

Dans l'affaire Karachi, Mediapart publiait déjà, ce 21 Novembre 2010, les rapports et documents qui impliquent le chef de l'Etat. "L'Elysée, sous la plume de son secrétaire général, Claude Guéant, a beau affirmer que l'affaire de Karachi «ne concerne en rien»Nicolas Sarkozy, les éléments contenus dans le dossier judiciaire démontrent exactement le contraire. Mediapart publie plusieurs documents, aujourd'hui entre les mains des juges Marc Trévidic et Renaud Van Ruymbeke (respectivement en charge des volets terroristes et financiers de l'affaire), impliquant directement le chef de l'Etat français dans ce dossier de corruption et de vente d'armes qui ébranle en profondeur sa présidence."
Cet été, les documents Takieddine révélés par Mediapart allaient plus loin encore, dans la description du rôle qu'a joué Takieddine au sein du clan Sarkozy.

Le Nouvel Observateur revient dans son dernier numéro du 22 au 28 septembre 2011, sur "les dossiers qui font peur à Sarkozy", un bon résumé des affaires, et pas seulement celle de Karachi, où il est question d'écoutes, des mallettes d'argent liquide, des commissions, ventes d'armes, du financement de la campagne UMP de 2007, de subordination de témoins, de détournements de fonds de publics, de prises illégales d’intérêts, etc... qui touchent de près ou de loin le chef de l'état.

Jamais de mémoire de journalistes, nous expliquait Alain Duhamel, autant d'affaires ne sont venues polluer le mandat d'un Président en exercice, même à quelques mois d'un prochain scrutin.

Et pourtant, je ne suis pas sûr que cela dérange tant le locataire de l'Elysée, puisque c'est l'ensemble de la classe politique qui en subit les conséquences. Le "tous pourris" favorise le vote contestataire et l'éparpillement des voix, au profit d'un scénario type 2002, qui permettrait à Nicolas Sarkozy d'être réélu, et ainsi d'échapper aux explications qu'il devrait fournir à la justice en cas de perte de toute immunité, un peu comme son prédécesseur, Jacques Chirac.

A nous, électeurs, de faire en sorte qu'il n'en soit pas ainsi, et de mettre fin à cette impunité.

vendredi 23 septembre 2011

L'alignement progressif de la bêtise de Fillon

Une convergence progressive sur l’Allemagne, nécessaire pour le développement et la compétitivité ? C'est ainsi qu'est justifié un futur projet de régression sociale qui trotte  apparemment dans les têtes pensantes de nos dirigeants à droite, que de repousser une fois de plus l'âge de départ à la retraite, et d’aligner le temps de travail sur celui de nos voisins d'outre-Rhin.

Le plus drôle (je ris jaune) est que c'est dans le cadre d'une remise de prix de l'audace créatrice, qu'est faite cette annonce. De l'audace oui, de l'audace créatrice, franchement là je ne vois pas.

Pour ce qui est du temps de travail, voilà que Mr Fillon nous confirme qu'il connait très mal ses dossiers, ça en devient inquiétant. La durée moyenne du temps de travail en France et en Allemagne est quasiment la même, entre 41 et 42 heures.
Avec respectivement une durée minimum légale pour un temps complet de 35 et 37 heures, l'alignement pour les salariés français se traduirait par des baisses de salaires, par le rehaussement du seuil de déclenchement des heures supplémentaires, ce qui mettrait fin au paiement des majorations d'heures supps.
Pire, pour les entreprises en manque d'activité et qui travaille réellement 35 heures, cela se traduirait par une augmentation de leur "capacité" en déséquilibre avec les charges de travail. Dans certains cas, l'augmentation de la masse salariale, sans chiffre d'affaire supplémentaire, pourrait contraindre à licencier quelques salariés devenus de trop.

Nous revenons dans le délire de la dérive idéologique droitière du "travailler plus pour gagner plus", il faudra rappeler à ces messieurs que l'activité ne se décrète pas au sein de l'entreprise.

Pour ce qui est du droit à la retraite, prétendre aujourd'hui vouloir s'aligner sur les 67 ans de l'Allemagne (précisons tout de même qu'ils pourront partir, eux, à 63 ans si ils ont cotisé 35 ans) alors qu'il y a moins d'un an, ce même gouvernement nous imposait sans négociation possible un recul à 62 ans avec une durée de cotisation de 42 ans, montre une chose :
le manque de courage politique de nos gouvernants, qui imposent des réformes de régression sociale qui ne répondent pas aux problèmes posés, ici le financement des caisses de retraites. Et surtout, qu'il y a beaucoup de sujets pour lesquels les prétextes sont toujours bons pour céder à la facilité.

Que l'on m'explique ! En quoi repousser l'âge de départ à la retraite améliore la compétitivité ?

Comme l'a bien dit Slovar, la convergence a bon dos !

mercredi 21 septembre 2011

Deux chaines pour le prix d'une pour me foutre en rogne !

Je vais répondre à deux chaines auxquelles on me demande de donner un avis, l'une est initiée par Nicolas, inspirée d'une idée d'Agnès, l'autre par Yann. Pour la première, il est question de décliner les 10 raisons qui me mettent habituellement en rogne ; pour la seconde, la question détonne, on me demande si je serais prêt à mourir pour mon pays.

Sont interrogés,  NicolasDagrouikMelclalexSeb Musset,Romain BlachierRomain Pigenel,  CyrilCorto74Juan, DisparitusStefHomerGauche de combat, La Rénovitude,  LoloboboLe GrumeauEl CaminoDavid Burlot,  FalconhillBembellySteph, P'tit Louis,

Je commence par la seconde, parce qu'elle soulève un thème porté par l'UMP, qui fait partie des 10 raisons qui me foutent en rogne.

Ce qui me dérange dans le questionnement de Yann, c'est qu'il rebondit sur un billet de Slovar, qui lui même s'étonne d'une des dispositions avancées lors d'une convention UMP. Vous le constaterez par vous même, le parti de la majorité présidentielle stigmatise une fois de plus l’étranger avec une proposition discriminante (une dérive qui devient une habitude, ce qui fait partie des raisons qui me foutent en rogne).
Il est question ici d'une proposition formulée lors de cette convention UMP, selon laquelle on exigerait de la personne souhaitant acquérir la nationalité Française, un engagement de se battre du coté de la France en cas de conflit armé.
Et là, on marche sur la tête, à quelle époque vivons nous pour laisser à penser que demain nous pourrions prendre les armes, que l'on soit Français nationalisé ou pas d'ailleurs ! Ces gens ont-ils perdu la tête ? N'avons nous pas une armée de métier ? Qui aujourd'hui sait encore utiliser une arme depuis que le service national militaire n'est plus une obligation ? Je le dis très tranquillement, jamais je ne prendrai les armes, jamais je ne l'exigerai d'autrui ! Voilà un bon exemple de proposition typiquement de droite que d'exiger, de contraindre à l’allégeance, à rappeler des devoirs, des sacrifices, des régressions. On croit rêver ! (sinon oui, pour répondre à la question de Yann, je serai prêt à jouer au héros, à "mourir pour mon pays" si la situation l'exigeait, attentat terroriste ou autre...)

Mais passons plutôt aux 10 raisons qui me foutent habituellement en rogne. Je dois dire que je me mets très vite "gentiment en colère" au quotidien, mon sens de l'indignation est plutôt aiguisé.

1-Ce qui me fait rager le plus ces derniers mois, c'est la résignation qui s'est généralisée chez les salariés. La volte face de N.Sarkozy sur les retraites sans aucune concession, sans négociation possible, a décrédibilisé l'action syndicale. Dès lors, remobiliser les troupes à l'avenir va être des plus difficile.

2-Le manque d'impartialité des journalistes, des observateurs, des sondeurs, de "l'intelligencia" en général, qui influence au quotidien l'opinion publique... un constat d'avant la crise.
Depuis les chantres du libéralisme, les défenseurs du libre échange ont moins d'écho dans les médias, on en viendrait presque à se dire que la crise a été une bonne chose de ce point de vue là, mais aucune leçon n'a été tirée.

3-La xénophobie, le racisme, les idées nauséabondes de l'UMP, le FN.

4-Le mode de scrutin de la présidentielle qui condamne la gauche à l'échec.

5-Le manque de courage politique face à la financiarisation de l'économie.

6-L'individualisme

7-l'incompréhension entre les générations face aux changements, les conflits générationnels.

8-Les conséquences "post-soixante-huitardes" de toute une génération qui éduque mal ses enfants

9-Les vieux cons

10-... et les autres raisons

C'est brut de décoffrage, c'est sorti d'un bloc à 4h00 du matin, à prendre ou à laisser.

samedi 17 septembre 2011

Connerie de niches fiscales

On nous annonce le doublement de la "prime à la casse" pour le remplacement de chaudières de plus de 15 ans. Encore une fois, nous allons jeter quelques millions d'euros par les fenêtres, d'un coté on supprime des postes de fonctionnaires, de l'autre on finance l'achat de chaudières pour le particulier, où est la cohérence ?

Si il y a bien d'autres niches fiscales à supprimer, et qui concerne des personnes aux très hauts revenus, cette façon de systématiquement avoir recours à la mise en place de niche fiscale, décrit une très mauvaise habitude de nos hommes politiques à avoir recours à des mesures qui pèsent sur la dette, et qui démontrent un certain manque de courage politique.

Le but recherché est de contenir la facture énergétique des Français, franchement il y a bien d'autres méthodes pour y arriver, tel que le gel de l'augmentation du gaz et du pétrole, consommables vendus par des multinationales françaises qui dégagent des milliards de bénéfices.

Mr Copé déclarait hier en réaction aux débat sur les primaires attendre plus de mesures courageuses de la part de l'opposition, il ferait mieux de balayer devant sa porte.

vendredi 16 septembre 2011

Mr Copé est de moins en moins crédible

Nous avons l'habitude en politique des postures, des petites phrases, des attaques et coups bas en tout genre, mais avec Mr Copé on atteint des sommets de mauvaise foi.

Celui qui s'est déclaré candidat à la présidentielle de 2017, qui s'imagine qu'il nous importe de savoir quel pourrait être le candidat dans cinq ans, alors que l'UMP n'a toujours pas de programme et de candidat pour la présidentielle de 2012, n'en finit pas de dénigrer l'opposition, et ne se rend pas compte qu'il discrédite ainsi son propre camp.

Si il était question de débattre sérieusement, et d'afficher ses désaccords quant aux alternatives proposées par la gauche, nous serions dans l'expression politique au sens noble du terme. Mais en prétendant que le débat d'hier sur les primaires citoyennes, que 5 millions de Français ont vu et dont les commentateurs affirment qu'il a été justement question de débats de fond, prétendre aujourd'hui que les candidats n'ont pas de mesures et d'alternatives à proposer n'est juste pas crédible.

"Beaucoup de temps d'antenne pour aucune mesure courageuse " dit-il ? Je pourrais citer beaucoup de mesures proposées par les candidats qui sont bien plus courageuses que la régression économique et sociale que nous propose la droite depuis dix ans, mais nous en connaissons de plus en plus la teneur, les répertorier ici est inutile, ce n'est pas le sujet du billet.

Prétendre depuis des mois que la gauche n'avance dans son programme que de nouvelles dépenses, sans se soucier de la nécessité de résorber la dette pouvait être une posture populiste qui marcha un temps, la règle d'or à fait son effet. Aujourd'hui les français s’intéressent un peu plus au fond des alternatives, le point convergent des candidats à gauche est justement une réforme fiscale qui permettrait d'avoir un impôt plus juste et efficace. Les nouvelles recettes sont nombreuses pour financer les "nouvelles"politiques, et rembourser la dette.

Nous sommes maintenant en campagne, les électeurs ne seront pas dupes face aux contre-vérités, continuer ainsi au sein de l'UMP c'est prendre les gens pour des imbéciles. Les petites attaques de Mr Copé ne serviront à rien, et seront même contre productives pour son  propre camp.

Est-ce le signe que le président de l'UMP craint d'être tenu comme étant le premier responsable d'une prochaine déconvenue en 2012, qu'il n'en perde la raison ? En tout cas les postures ne suffisent plus à convaincre, les réactions à ce premier débat des primaires sont plutôt positives quoi qu'en dise Mr Copé.

Une gauche décomplexée


N'en déplaise à certains, les candidats à la primaire socialiste ont donné hier l'image d'une gauche renouvelée sur le fond des idées, bien au delà des habituelles postures.
 Je ne commenterai pas en donnant les bons points à l'un des candidats plus qu'à un autre, cette primaire est faite pour peser dans le débat d'idées. Tant pis pour celles et ceux qui n'y participaient pas, les absents ayant toujours tort ; la diversité et la force des mesures présentées sont suffisantes pour convaincre et rassembler les français.

 Je titre "Une gauche décomplexée" parce que trop longtemps et justement critiquée sur le manque de décisions courageuses quant aux "nouvelles" politiques, les candidats socialistes semblent être en rupture avec les mesures du passé.
 Du coup, il n'est plus simplement question de régulation, ou d'accompagnement des conséquences de la crise, mais bien de "transformation" de ses fonctionnement.

Si le projet socialiste comporte effectivement des politiques déjà connues comme les emplois d'avenir qui ne sont finalement que des emplois aidés, cela ne veut pas dire qu'il n'y ait pas nécessité que l'état prenne ses responsabilités en la matière. Il en est de même pour les emplois publics, redéployer de nouveaux moyens dans l’éducation nationale ou la police de proximité n'est pas à opposer à la volonté nécessaire d'en finir avec les déficits publics comme essaye de le faire croire la droite.

C'est d'ailleurs cet axe qui semble être le point convergent des différents candidats, avec plus de justice fiscale, de nouvelles recettes seront dégagées pour financer les nouvelles politiques, et rembourser la dette.
 Avec un impôt plus juste et efficace, avec une taxation des transactions financières, une mise sous tutelle des banques, une rationalisation des exonérations de cotisations sociales et des économies sur les niches fiscales, les marges de manoeuvre sont évidentes.

Un discours aux antipodes de la régression économique et sociale que nous propose la droite aux responsabilités, une fraîcheur politique retrouvée.

jeudi 15 septembre 2011

Un matelas de 300 milliards d'euros

Il faut souvent écouter les sages paroles de nos anciens. C'est le père de Martine Aubry, Jacques Delors qui a l’analyse la plus juste de l’accélération ces derniers jours des problèmes de la Grèce.

Il a déclaré hier, qu'il fallait en urgence ratifier au sein des parlements le plan de sauvetage de la Grèce avancé fin Juillet, soulignant qu'avec un matelas de 300 milliards d'euros, toutes les mesures pourraient être enfin mises en application.
J'en avais déjà parlé dans ce billet en milieu du mois d'Août, le fond européen de stabilité financière (FESF) n'est toujours pas adopté, voilà un dysfonctionnement des instances nationales et européennes, qui se révèle aujourd'hui comme véritable point bloquant face à l'urgence de cette situation.

A cela s'ajoute l'amateurisme de certains, et encore une fois il nous faut prendre en consideration le recul très intéressant de Mr Delors. Il ajoute que Christine Lagarde a fait une "grosse erreure politique" vendredi dernier. En déclarant dans un contexte de forte spéculation qu'il fallait recapitaliser certaines banques françaises, elle a nourri la spéculation.

L'ancien ministre socialiste des Finances a fait valoir que la Société générale, la BNP et le Crédit agricole avaient "les moyens, sans gêner leur clientèle, de faire le nécessaire"

Ajoutant, que "le cri d'alarme" de Mme Lagarde était "trop fort" dans un contexte de "spéculation", et de décrypter que cette dernière n'était plus "cadrée" par Mr Musca, secrétaire général à l'Elysée.

Amateurisme, dysfonctionnement des instances, spéculation boursière, et pendant ce temps là un peuple est à l'agonie en Grèce tant il est le seul à supporter les conséquences de ce grand foutoir dirigé par des irresponsables.

mardi 13 septembre 2011

Le désarroi dans l’éducation nationale

C'est dans le cadre d'une réunion de l'union locale des syndicats de la CGT de mon département que nous nous rencontrons entre syndicats de différentes professions. Hier soir, j'ai donc longuement discuté avec un délégué de la CGT educ'action, une professeur des écoles qui m'a bouleversé. On sentait chez cette dame tout le désarroi d'une profession qui a plus que les autres souffert des politiques de Nicolas Sarkozy.

Avec 800 000 salariés, l’éducation nationale est il est vrai le secteur d'activité en France qui a été le plus la cible de la droite. Ils ont voulu casser ce service public, il n'y a pas d'autre mot !

Rappelons que le service minimum empêche ces salariés de faire valoir leur droit de grève comme par le passé, le rapport de force n'est plus le même, les gouvernements successifs sous Sarkozy en ont largement profité.

Avec un gouvernement décomplexé jusqu'au sein du ministère, c'est toute la hiérarchie à travers les académies qui se permet des pratiques qui n'auraient eu cours par le passé. On a enlevé beaucoup d’éducateurs spécialisés, mais aussi les fameux RASED, et finalement on a des enfants qui par le passé auraient été bien mieux pris en charge. Aujourd'hui les élèves en difficulté sont retournés en fond de classe.

Avec 80 000 suppression de postes en quatre ans, les conditions de travail, et donc la qualité d'enseignement se sont dégradé. Pire, on m'a rappelé hier que c'est même la formation de nos professeurs des écoles qui a été laminée.

 En cette rentrée scolaire, de jeunes professeurs des écoles font classe, simplement en ayant réussi un concours de la fonction publique sans aucune formation complémentaire. On leur a signifié en Juin qu'il ferait classe, ils enseignent aujourd'hui.
Au nom des économies, nos enfants en primaire et maternelle ne méritent plus des enseignants bien formés.

Le cri d'alarme d'un collectif de professeur stagiaire en témoigne. Voilà une profession qui a besoin de notre soutien, les problématiques soulevées sont tellement dangereuses que même le privé sera en grève ce 27 Septembre, c'est une première dans le monde de l'éducation.

Ça pue vraiment à droite


On s'attendait à ce que la campagne présidentielle commence assez tôt, avec des commentaires aux vitrioles sur les primaires socialistes, et comme prévu la droite s'en donne à coeur joie. Mais la guerre de tranchées que se livrent certains dans l'ombre, car n'en doutons pas "les affaires" ne sortent pas aujourd'hui par hasard, montre que les acteurs de ce combat électoral sont prêts à tout.

Nous avions eu l'été dernier, l'affaire Woerth Bettencourt, toujours en examen par la justice, où déjà le nom de N.Sarkozy était cité par la comptable de la milliardaire, aujourd'hui c'est une juge qui est convoquée par la magistrature de Bordeaux où l'affaire a été "dépaysée" suite à ses accusations du même ordre, parues et commentées la semaine dernière. Rappelons donc que deux témoins  déclarent que N.Sarkozy aurait reçu de l'argent en liquide par la milliardaire.
Du coup, on attire notre attention (par hasard hein !) sur d'autres valises de fric qu'aurait reçu Jacques Chirac, obligeant Villepin à se justifier, autre candidat à droite qui se présente en 2012 contre Sarkozy.

Je regardais hier soir les échanges d'amabilité entre Valls et NKM dans l'émission Mots croisés sur france2, cette dernière n'est pas reconnue comme étant la plus irrespectueuse au sein de l'UMP, et pourtant les petites phrases, les commentaires à deux balles ont fusé. J'attendais mieux, elle m'a rappelé les pratiques douteuses des Copé, Bertrand, Morano etc... C'est typiquement de droite, désolé de le constater, mais ils me donnent souvent l'impression que se sont eux qui sont dans l'opposition.

Alors j'ai vraiment hâte que tout cela se termine avec la défaite de N.Sarkozy ce mois de mai prochain. Si ça n'était pas le cas, la politique au sens noble du terme serait définitivement enterrée.

dimanche 11 septembre 2011

Journée d'été du FN, en ligne pour 2002 (2012)

A la lecture de cet article je me dis que le scénario de la présidentielle de 2002 est plus que jamais d'actualité. Alors c'est chiant de le répéter mois après mois, mais il semble bien qu'à gauche, on tombe toujours dans les mêmes travers de ce scrutin. Incapable de se rassembler la gauche pourrait encore être disqualifiée dès le premier tour en 2012.

Elle s'est faite très discrète Marine Lepen depuis quelques temps, après avoir engrangé une certaine popularité dans l'opinion depuis qu'elle a remplacé son père, il s'agit maintenant de s'afficher de plus en plus respectable, de dé-diaboliser le FN, pour faire les quelques 15 à 18% de votants, nécessaire pour se retrouver en confrontation directe avec Nicolas Sarkozy.

Aujourd'hui en journée d'été à Nice, elle a accueilli personnellement les déçus de l'UMP. La veille, ils ont tous participé à une journée de formation, avec des interventions de la présidente du FN.

Le réveil à gauche va être difficile, comme le disait Cohn bendit, le rideau tombe le soir du premier tour. Si les déçus de l'UMP voteront FN, le socle électoral de la majorité présidentielle reste assez important pour faire face aux multiples candidatures à gauche.

Nous sommes pourtant prévenus, pire nous en avons même l'expérience.

Une journée de honte pour l'humanité

Une journée qui aura marqué toute une génération, à qui il revient en quelque sorte l'obligation de commémorer, d'expliquer aux générations suivantes les tenants et aboutissants du pire acte terroriste que l’humanité ait connu.
Une journée de la honte. Honte à ceux qui croient que "les infidèles" doivent payer.
Honte à ceux qui auront laissé une telle incompréhension s'installer entre les peuples.
Honte à nous qui usons de nos libertés en oubliant celles des autres.

jeudi 8 septembre 2011

La première mesure du prochain président de la République

Celle de Nicolas Sarkozy a été celle du bouclier fiscal et du vote de la loi TEPA au mois de Juillet 2007. Quelle sera t-elle pour le prochain ? C'est la question que je me suis posé en m'imaginant la première mesure mise en œuvre par chacun des candidats se présentant à l'élection. Je ne suis pas sûr que chacun d'entre eux ait répondu à la question, et du coup je me suis demandé ce que nous ferions nous à leur place. J'interroge mes camarades pour savoir : @Jegoun, @despasperdus, @yannsavidan, @Melclalex, @captainhaka, @Romain, @elmone, @Homer, @gael, @elcamino, @sebmusset, @cc, @Juan, @David burlot, les Leftblogs, mes camarades lecteurs habitués ou non. Chacun répondra à la question suivante :

Quel serait pour vous la première mesure à mettre en œuvre en cas de victoire à l'élection présidentielle ?

Pour ma part, il s'agirait de renforcer les lois Auroux.

Les lois Auroux sont ces quatre lois votées en 1982, qui ont réglementé le fonctionnement des syndicats en entreprise, et qui ont permis de nouveaux modes de fonctionnement que nous connaissons encore aujourd'hui.

Plus souvent connues pour le droit de retrait du salarié face à des situations qu'il juge dangereuse, les autres volets de ces lois sont aussi intéressants. C'est là qu'on créé le CHSCT (comité d’hygiène de sécurité et des conditions de travail), mais aussi l'attribution d'une dotation minimale de fonctionnement au comité d'entreprise égale à 0.2% de la masse salariale brute, et d'autres choses, mais surtout l'instauration d'une obligation de négocier dans l'entreprise. La négociation annuelle obligatoire sur les salaires (NAO) était créée.

Il y a un vrai candidat(e) à la présidentielle pour 2012, qui a participé à l'élaboration, et défendu les lois Auroux. Ce candidat pourrait proposer de parachever les lois Auroux. Je vous dis qui à la fin du billet.

Il pourrait être proposé entre autres, "de retirer le pouvoir de décision unilatéral de l’employeur en cas d’échec des débats sur les sujets ouverts à la négociation annuelle obligatoire" . Qu'il ne soit plus possible par exemple, d’appliquer un accord d'entreprise sur les augmentations de salaires sans la signature d'un accord avec les représentants du personnel.

Je sais de source sûre, que nos camarades des Leftblogs qui ont rencontré F.Hollande cette semaine, pourraient rencontrer également M.Aubry : s'il vous plait Messieurs dames, parlez lui des lois Auroux !

mardi 6 septembre 2011

Incroyable, les politiques découvrent la pauvreté !

Hervé Gatteno, rédacteur en chef du Point, revenait ce 31 Aout, à travers une chronique "Partis pris" sur la publication par l'INSEE des chiffres de la pauvreté en France.
Si j'aime moins son analyse négative qu'aucune réforme fiscale, qu'elle soit de droite ou de gauche, ne rendra les pauvres moins pauvres, il a raison de faire le constat que les réactions de nos personnalités politiques sont plus que réservées. On a presque eu l'impression que les politiques découvraient la pauvreté ! Oui la pauvreté augmente grandement dans ce pays, c'est confirmé, le niveau de vie baisse chez les "pauvres", et augmente chez les plus riches.
Les chiffres sont parlants.

Plus d'un français sur dix vit avec moins de mille euros, si on y ajoute les salariés au bas revenus, les étudiants précaires, on a quelque chose comme la moitié de la population active en situation de vie difficile. Un autre indicateur INSEE pour faire exemple, nous indique qu'en 2005, il y avait 5 millions de jeunes de 18 à 29 ans en situation de pauvreté parce qu'en "situation de vie difficile". Ce n'est donc pas que de la responsabilité de Sarkozy, mais ne devait-il pas réduire d'un tiers la pauvreté en France depuis 2007 ?

Nous ne pouvons crier à l'étonnement aujourd'hui, à la veille d'une campagne présidentielle, les bilans des politiques, les chiffres parleront. Il y a suffisamment d'indicateurs pour évaluer les situations, ce qui manque ce sont les solutions.

 L'électeur a maintenant suffisamment de recul après 10 ans de droite au pouvoir, pour savoir à quelle partie de l'électorat s'adresse les politiques clientélistes. Bouclier fiscal, réduction de l'ISF, des droits de succession, sont des politiques qui ne s'adressent pas aux mêmes électeurs, qu'à ceux à qui on proposera l'allocation étudiante, la hausse du smic ou la généralisation de la PPE.

Si on en parle à la parution d'une nouvelle étude, que reste t-il des beaux discours, des bonnes intentions après coups ?

dimanche 4 septembre 2011

0 Projet UMP à "zéro euro"

Encore à l'état d’ébauche, le projet UMP pour 2012 tarde à se faire connaitre. Bruno le Maire en charge du projet en a cependant présenté un rapport d'étape. Il s'agit d'engager la France sur la voie "d'un nouveau modèle de croissance". Et si les pistes évoquées décrivent un cadre général, les mesures présentées comme des pistes de réflexion inquiètent.

Elles laissent présager d'importantes réformes de régression sociale, avec des pertes d'acquis sociaux, et des désengagements de l'état.

Il est question d'alléger le coût du travail en allégeant les charges (cotisations) sociales qui pèsent sur les salaires. Question aussi d'une plus importante progressivité dans le versement des allocations familiales et surtout leur fiscalisation, de fusion du RSA et de la PPE, bref de modifications importantes des protections de notre modèle social qui visent surtout à réaliser de nouvelles économies. Un projet "à zero euros !" lancent-ils.

On est dans la suite de la stratégie électoraliste de l'après Règle d'or. Après avoir seriné tout l'été l'idée de la nécessité de l'équilibre budgétaire, vient à la rentrée septembre le projet "zéro euro". Ou du moins faudrait-il dire zéro euro de plus !

Mais il faut alors pour cela rappeler que de ne pas dépenser "un euro de plus", c'est quand même faire un déficit  de 91 milliards (comme en 2011). Et qu'en trois ans N.Sarkozy a alourdi la dette de 400 milliards.

Comme pour le dernier plan de rigueur, les annonces semblent être faites dans l'improvisation. On ne doute pas d'après l'avant-projet, qu'à l'UMP on réfléchit au projet, mais surement moins aux recettes nouvelles pourtant nécessaires à la réduction de la dette. Les détails en Décembre ne manqueront pas d'apporter des précisions sur les réelles intentions de N.Sarkozy, mais en attendant le piège de la règle d'or se referme sur lui.

Se recentrer face à l'entourloupe

Il faut que je vous dise que ce blog a bien failli ne pas poursuivre son bonhomme de chemin, tant le code html, le fichier xml de sa structure m'est sorti des yeux cette semaine. Je m'étais même résigné ce matin à prévenir mes camarades leftblog de ma décision de fermer le blog, et de poursuivre ailleurs sous une autre forme. et puis la solution m'est apparue d'un coup. Bref, j'ai du supprimer mon dernier billet qui relatait une rentrée difficile sur bien des points....

Alors c'est drôle, mais c'est en imaginant arrêter ce blog, que j'ai pris un certain recul sur ce que j'y écris au quotidien, et de me dire qu'il fallait que je recentre ma ligne éditoriale si j'ose dire ^^.

Obligations légales des entreprises pour la fin de l'année (prime dividende, plan d'action pénibilité, etc...) politiques de l'emploi, mesures sociales prises ou non par le gouvernement, les sujets sont lourds et méritent qu'on s'y attarde plus longuement, même sur ce blog.

Mais en ce mois de septembre, on nous parle surtout de la primaire socialiste, du retour de DSK, s'exprimera t-il, soutiendra t-il ? Si le sujet m’intéresse beaucoup quant à la stratégie de conquête du pouvoir par la gauche, je dois dire que ce que je lis dans les blogs pour soutenir tel ou tel candidat m'indiffère complètement.
Non, ce qui va m’intéresser réellement, c'est l'après primaire. Quels seront les candidats, Bayrou comme en 2007, Le Pen comme en 2002, Borloo, E.Joly, Mélenchon ? Qui pèsera réellement dans la campagne présidentielle, faisant gagner ou perdre comme à notre habitude l'ensemble du peuple de gauche ?

Pas question pour moi de militer pour un pseudo vote utile, ou pour défendre un candidat en particulier, par contre le vote tout sauf Sarko devrait jouer à plein selon moi. En ce sens le vote pourrait être utile, il n'est pas simplement question de désaccords politiques, de clivages, il est aussi question de mettre fin à une façon de gouverner. De mettre fin aux pressions de l'Elysée, de revenir à plus de respect des contre-pouvoirs, de faire que la politique ne soit plus une grande entourloupe, comme c'est le cas depuis 2007.