lundi 31 octobre 2011

B.Apparu doit ouvrir les places d'hébergement supplémentaires d'urgence qu'il le veuille ou non, la loi l'y oblige !

C'est ce soir, à 21 heures, que les expulsions locatives s'arrêtent temporairement jusqu'au 15 Mars 2012. L'occasion de revenir sur cette honteuse réalité, de cette centaine de milliers de personnes pour qui on décide qu'ils doivent quitter leur logement, de ces dix mille hommes, femmes et enfants, que la force publique jette dans la rue chaque année.

Expulsions locatives ? Et la loi DALO ? Et les places d'urgence supplémentaires ? Trêve hivernale ?

Un sursis de quelques mois, c'est tout ce que nous sommes capables de mettre en oeuvre politiquement pour les locataires en grande difficulté ?  Cette hiver encore des centaines de milliers de logement seront vides, alors que des français dorment dehors ?

Le gouvernement n'est il pas hors la loi ? (voir la fin du billet)

Droite "Pop" Vs Droite "Humaniste" : Aujourd'hui, nous avons une droite aux responsabilités tiraillée entre un courant très dur, qu'est la droite "populaire", et un tout nouveau courant la droite "humaniste", créé pour contrebalancer les positions jugées pas assez radicales par la droite"pop". Cela peut peut être expliquer que la loi DALO est très mal appliquée sur tout le territoire vu que nous avons des préfet plus proches d'un courant de l'UMP qu'un autre. Cela ne peut pas expliquer qu'ils se refusent à l'hébergement d'urgence alors que la loi les y oblige ! (voir la fin du billet)

Benoit Apparu ministre du logement est au centre de ce tiraillement, en début d'année la droite Pop menaçait l'UMP, de faire voler en éclat la majorité parce que Mr Apparu évoquait la participation de l'état à la construction de mosquée. Aujourd'hui le logement social, le logement d'urgence est l'un des thèmes de fermeté de prédilection des députés UMP de quelques courants que ce soit. Cela permet de se retrouver, mais surtout on contrebalance grave au sein de l'UMP pour cacher les dissensions ! Et c'est les plus précaires qui en font les frais.

 Pas de place supplémentaires dans le logement d'urgence, et des projets obscures en pagaille. Aussi, nous avons eu droit à un nouveau pavé dans la mare de L.Wauquiez sur le logement HLM. Il était question de permettre le logement social qu'aux travailleurs. Une véritable chasse aux pauvres.

Sur les expulsions, l'aveuglement de ces monsieurs va jusqu'à faire la leçon aux citoyens en détresse "Même si toute décision d'expulsion est individuellement un drame, je reste convaincu qu'interdire les expulsions c'est déresponsabiliser toute la chaîne" Les locataires seraient donc des personnes potentiellement irresponsables ?

Sur les places d'hébergement supplémentaires : Benoist Apparu déclarait ce 29 Octobre : "Si j’ouvre encore 15 000 places supplémentaires, elles seront remplies en trois jours, et cela n’arrangera rien à la situation, car la solution c’est de porter nos efforts sur le logement de ces personnes " Il reconnait que ces places supplémentaires seraient très vite remplies, donc qu'il y a un vrai besoin, mais s'y refuse ?  Lâcheté du coeur humain...


Comment pouvons nous aujourd'hui encore expulser des français de leur logement alors que : "Depuis 2008, la loi sur le DALO oblige l'Etat à offrir un logement décent à toute personne sans-abri ou mal logée qui en est privée, sous peine d'être condamné par la justice à verser des astreintes."


Recours contentieux  - 10.03.2011



L'expulsion locative n'a donc plus lieu d'être, Mr Apparu doit ouvrir les places supplémentaires d'urgence qu'il le veuille ou non, la loi l'y oblige. Que l'on arrête enfin cette infamie !

dimanche 30 octobre 2011

Atterrissez les Hollandolâtres !

A la lecture du billet d'Elmone, je repense au billet d'Annie sur le vote des classes moyennes, et aux commentaires de N. Jegoun à ce billet.

Le pote d'Elmone qui a toujours voté à gauche lui explique qu'il pourrait ne pas voter pour Hollande au second tour de la présidentielle, que Nicolas Sarkozy est plutôt convaincant dans cette dernière séquence de la gestion de la crise de la dette.

Annie se demande où va se diriger le vote des classes moyennes. Elle fait aussi le constat que les classes sociales ont évolué, je vous livre le commentaire que j'ai mis dans son billet "Une chose est sûre, les catégories socio-professionnelles bougent au sein de nos entreprises, la posture des années 90 qui a consisté à prétendre que la France n’était plus une terre d’industrie a été une grosse erreur. Cela a dévalorisé les métiers des ouvriers à qui on expliquait qu’il coutaient trop cher… En a découlé une résignation, qui aujourd’hui se traduit par une radicalisation de la conscience politique au sein de ces populations.
Ils voteront donc pour les politiques les plus « nationalistes », celles qui proposeront le plus de mesures protectionnistes. Ils voteront Mélenchon, et plus fortement encore Marine Le Pen."

Mon billet sur le fait qu'Eva Joly et Mélenchon joueront un rôle majeur dans le scrutin de mai prochain a fait réagir notre number one du classement Wikio. Je rebondissais sur un billet de Juan, et considérais donc qu'il fallait que le rassemblement à gauche se fasse au prix de compromis politiques. "Pour éviter le scénario du pire, il faut, et c'est de la responsabilité de Hollande, que les points de convergences soient clarifiés le plus tôt possible"
La réaction de Jegoun m'a surpris, il était en fait question de la sortie du nucléaire, et déjà les calculs électoraux semblait prendre le pas sur le fond des idées. "Il ne convaincra aucun écolo ni aucun FDGiste pour le premier tour avec cette mesure. Par contre il risque de faire fuir du monde au centre." et d'ajouter plus loin "Le rassemblement de la gauche se fait après le premier tour, que chacun fasse ce qu'il veut, avant..."

 Les blogueurs ne sont pas les seuls à se confronter dans ses calculs pré-électoraux, les petites phrases "On ne peut pas mesurer au pourcentage électoral le degré de sortie du nucléaire! " et règlements de compte par médias interposés vont bon train chez les représentants d'EELV et du PS.

Ces billets ont ce point en commun de constater qu'une bonne partie de l'électorat ne s’apprête pas à voter pour François Hollande, pour le moment.

Il va donc falloir, et c'est toute la difficulté du scrutin présidentiel, rassembler suffisamment la gauche dès le premier tour, pour essayer de convaincre une majorité de l'électorat que le candidat Hollande peut l'emporter au second. Et c'est loin d'être gagné !

Si déjà on s'accorde à penser de manière hégémonique, en s'affranchissant des points de convergence sur les politiques à mettre en oeuvre, si déjà certains comme c'était le cas pour notre ami Jegoun,  pensent qu'il vaut mieux convaincre l'électorat du centre, on risque d'écarter une trop grande partie de l'électorat, ne serait-ce que pour se qualifier au premier tour.

Le candidat N.Sarkozy n'aura plus qu'à insister sur ces clivages à gauche, et là le centre engendrera des voix qui se reporteront plus facilement sur le chef de l'état sortant. Parce qu'il ne faut pas oublier l'erreur de 2007 et se souvenir que le centre est en fait bien à droite, se rappeler que le scénario de 2002 est tout à fait probable, que le scrutin uninominal à deux tours n'est pas une primaire.

Les candidats doivent convaincre dès maintenant. Les Hollandolâtres doivent se réveiller !

Bachar Al Assad, t'es dans le viseur ! Nous enlevons nos oeillères.

Du chantage ? Bachar Al Assad promet à l'occident un séisme en cas d'intervention de la communauté internationale. Pas de bol, c'est la ligue Arabe qui menace d'une intervention.

La répression en Syrie atteint un niveau jamais vu, soit nous gardons nos oeillères soit nous affrontons "ensemble" l'insoutenable. 3000 morts depuis le mois de Mars.

Les discours moralisateurs sur les conséquences des révolutions Arabes en Tunisie, en Lybie, ne doivent pas occulter que le peuple Syrien est en attente d'une décision de la communauté internationale. Un peuple est sous la répression d'un dictateur, si nous ne connaissons pas tous les tenants et aboutissants des problématiques internes en Syrie, elles ne peuvent que devenir secondaires face à l'urgence d'un peuple qui souffre.



Pour un homme sans œillère, il n'est pas de plus beau spectacle 
que celui de l'intelligence aux prises avec une réalité qui le dépasse.

Albert Camus

samedi 29 octobre 2011

Mayotte, loin des yeux loin des coeurs ? Attendrons nous qu'il y ait des morts ?

Au moment où l'on envisage d'augmenter la TVA, le 101e département français manifeste depuis plus d'un mois contre la vie chère. Le peu de relais au sein des médias de l’hexagone ne permet pas un rapport de force suffisant pour que les négociations avec le gouvernement aboutissent sur une baisse des prix concernant les produits de première nécessité.

Une revendication légitime : Sur une île où l'économie est fragile, où le chômage est important, 18%, 30% chez les jeunes de moins de 25 ans, les négociations pourraient très vite aboutir si il y avait une réelle volonté politique.
La principale revendication des "bouénis", ces mères de familles, piliers de la société mahoraise, est d'obtenir une baisse des prix sur quelques produits "seulement" de première nécessité tel que le riz, ou les bouteilles de gaz qui permettent de cuisiner au quotidien.

De fortes tensions sociales s'accroissent depuis plus d'un mois, aboutissent à des violences, des dégradations à coups de barres de fer et de cocktails Molotov, attendrons nous qu'il y ait des morts pour agir comme ce fût le cas en Guadeloupe en 2009 ?

Nicolas Sarkozy a souhaité lors d'un conseil des ministres sur la thématique de l'outre mer, qu'il y ait une "issue dans le dialogue", c'est bien le moins qu'on puisse dire ! Ils ont donc décidé, une mission diligentée par F.Fillon, d'envoyer l'ancien préfet de Mayotte pour faire des "consultations" ce 2 Novembre.

Alors que le mouvement social se radicalise, il est grand temps que le gouvernement assume ses responsabilités.

vendredi 28 octobre 2011

N.Sarkozy : Qu'est-ce que vous vous souvenez d'eux ?

En titre, c'est une tentative de Nicolas Sarkozy de formuler une question. Vous allez me dire que c'est un coup bas, que de relever une erreur d'élocution, que ce n'est pas si grave au vu des problématiques soulevées dans son intervention. Sauf que dans ce questionnement, il y a toute la posture, le plan "comm" du locataire de l'Elysée.

Cela commence par souvenez vous de l'entrée de la Grèce qui fût une erreur dans la zone Euro, c'était en 2001, une erreur des dirigeants d'alors, première attaque sur le gouvernement Jospin.
Sur le sauvetage de la Grèce, tout a été dit. Résumé, au lieu de mettre sous tutelle les banques, c'est la Chine qui nous met sous tutelle.

Une Europe de droite avec un couple franco-Allemand de droite a donc décidé la bonne chose, que d'obliger les banques à effacer une partie de la dette Grèce, en utilisant le très mauvais moyen de recapitaliser nos banques qui enregistrent ces pertes. Un tour de passe passe financier qui permet à la Grèce de rebondir, mais qui ne résout rien.

Très  vite nous avons un candidat en campagne, qui au lieu d'établir un état des lieux de ses propres politiques, renvoie la faute à ses prédécesseurs. Quand Yves.Calvi lui rappelle que c'est sous son mandat que la dette s’accroît de plus de 600 milliards, N.Sarkozy répond "c'est de la faute aux 35 heures" un  peu plus loin, "c'est de la faute à la retraite à 60 ans". Un incroyable exercice de prestidigitation, qui lui permet de glisser sur ses solutions qu'il dit encore à l'étude par ses ministres, pour résorber notre propre dette.

Sur le sujet, la convergence Allemande a bon dos, pour justifier la création d'un nouveau taux de TVA, il l'a répété trois fois, au nom de la politique fiscale, au nom de la convergence économique, pour trouver de nouvelles recettes, le président du pouvoir d'achat semble bien décidé  à augmenter la taxe la plus injuste qui soit, celle qui pèse le plus sur les plus précaires d'entre nous.

Nous avions déjà beaucoup à reprocher au président des riches, ce dernier projet montre l'aveuglement du chef de l'état, il est grand temps d'en changer.

mardi 25 octobre 2011

E.Joly-J-L.Mélenchon, la clef du scrutin présidentiel 2012

Je rebondis sur le billet de Juan (Nicolas aussi apparemment). Je résume, les écolos devraient s'allier à Hollande sans accord préalable sur le nucléaire. Parce qu'il vaut mieux participer à la victoire de la présidentielle, plutôt que de prendre le risque de ne plus peser du tout, que le candidat Hollande gagne ou pas. Une règle qui à mon sens devrait s'appliquer à tous les partenaires de gauche.

Il a raison le taulier de Sarkofrance : "Si EELV met comme préalable à tout accord un engagement de Hollande à la sortie (nécessaire) du nucléaire, nous risquons deux situations: soit on perd contre Sarko, soit Hollande gagne quand même et les écolos sont décrédibilisés."

Je vous livre mon sentiment personnel, voilà les vieilles pratiques qui sont la cause de l'échec à gauche dans ce scrutin présidentiel. Débattre en marquant ses différences entre différentes forces politiques, jusqu'au moment de l'entre deux tours de la présidentielle, empêche de dégager des positions claires et de convaincre ainsi l'électorat.

Ce n'est pas en campant chacun sur ses positions, que nous y arriverons. En agissant ainsi, nous sommes très mal barrés pour que la gauche l'emporte en 2012.
Peut être pourrons nous, au mieux, envisager de remporter les législatives, mais en aucun cas remporter la présidentielle. Je crois que N.Sarkozy sera très mal réélu, d'où la conquête du parlement par la gauche.

Moi qui ai voté Montebourg et Aubry à la primaire citoyenne, j’espère néanmoins que Hollande l'emportera en Mai prochain, mais je suis très pessimiste.

L'enjeu de ces primaires était aussi de désigner un candidat qui puisse rassembler au maximum les différents courants de gauche pour éviter l'éparpillement des voix, et éviter le scénario de 2002.
Aujourd'hui Hollande est le candidat le plus éloigné des positions, des préalables d'Eva Joly, de Mélenchon.

Le bon score de Montebourg laisse à penser que le Front de gauche fera un très bon score au premier tour. Le discours anti-nucléaire séduira également un électorat qui s'est prononcé très majoritairement pour la sortie du nucléaire depuis Fukushima,  à cela s'ajoute le discours nationaliste qui a déjà conquis une bonne partie de l'électorat.

Pour éviter le scénario du pire, il faut, et c'est de la responsabilité de Hollande, que les points de convergences soient clarifiés le plus tôt possible, comme le réclame J-L.Mélenchon et E.Joly. Ainsi nous pourrons aller au combat.

lundi 24 octobre 2011

Ils décident sans nous, ils endettent nos enfants.

Tout se décide à couvert, la posture qui consiste à ne rien dire des négociations en cours devient grotesque. Tout est fait pour laisser à penser que dans les coulisses du parlement Européen se construit une réponse à la crise de la dette, un sauvetage de la zone Euro. Il est surtout question de la manière dont nous allons endetter un peu plus les générations à venir.

Oui, il y a beaucoup de postures, de plan "comm", à laisser croire qu'on ne dit rien, dans les faits, les scénarios sont bien connus, bien fuités.

On met en avant l'effacement d'une partie de la dette grecque, ce qui est une bonne chose, mais il est déjà question de recapitalisation des banques. Sous couvert de pertes enregistrées par nos banques, on s'apprête à leur apporter sans contre parties (aucune fuite sur le sujet) de l'argent frais.
Une question de principe, parce que dans les faits nos banques vont très bien ! Si en France, elles pourraient enregistrer de 2 à 5 milliards de pertes dûes à cet effacement de la dette grecque, selon que vous soyez à la BNP ou à la Société Générale, les fonds propres sont de très bonnes tenues. Elles le disent elles-mêmes pour rassurer en bourse. Leurs bénéfices sont excellents depuis la crise. 2008, 2009, 2010.

Et comme on ne se décide toujours pas à profiter de cette manne financière dont les états ont besoin, on met en place un nouveau dispositif d'endettement. Mais cette fois il est collectif, européen, d'où la difficulté à se mettre d'accord. En résumé, les bons élèves ne veulent pas payer pour les mauvais élèves de la classe européenne. Du coup, les Eurobonds ne verront pas le jour. Non, c'est le FESF.

Le FESF, fond de soutien de la zone Euro, qui n'a toujours pas été adopté depuis sa création en Juillet dernier, doit être renforcé à hauteur de 1000 milliards d'euros selon les chiffres qui circulent. Rien que ça. Deux scénarios : Ce fond pourrait servir d'assurance de la dette des pays en difficultés mis en oeuvre par la BCE, banque centrale européenne, ou d'un fond spécial qui renforcerait l'aide du FMI.

Dans les deux cas, il est question d'ouvrir "le marché" de notre endettement, à des pays tel que la Chine, qui se montrent très intéressés par le financement du FESF. Après les délocalisations à outrance en Chine, nos enfants seront pris un peu plus en otage cette fois, par ce surcroît d'endettement que se proposent de financer nos amis du soleil levant.

samedi 22 octobre 2011

Crise de la dette : un sujet majeur pour 2012

Yann demande à Nicolas, Monsieur Poireau, à Variae, Louis, à Seb Musset et Bembelley ainsi qu'à moi-même si nous sommes inquiets du sujet de la crise de la dette, mais surtout des conséquences, de la suite à donner.

Il y a effectivement de quoi s'interroger sur les suites à donner car nous ne sommes en fait qu'au début des conséquences de la crise. Depuis 2008, les états se sont endettés, aujourd'hui la dure loi du bon payeur-mauvais payeur s'applique donc cruellement au pays les plus fragiles, révèle la fragilité de nos économies.

Et la France n'est pas épargnée, avec 1700 milliards d'euros de dettes cumulées, un endettement à 80% du PIB, notre capacité à rembourser est sous surveillance des agences de notation, celle qui délivre le AAA qui ne sert à rien, juste à emprunter à bon taux, et donc à s'endetter un peu plus. Le sujet n'est donc pas, comme on nous le fait croire à droite, de sauver le 3A pour continuer à bien emprunter, mais plutôt notre capacité de remboursement.

Il est là le sujet, le vrai sujet clivant entre la droite et la gauche. Les postures qui consistent à rendre coupables les agences de notation sont une mascarade. Dire que la gauche aux responsabilités appliquerait la même politique de rigueur que la droite est une foutaise.

Il faut stopper l’hémorragie des recettes fiscales, renflouer l'état. François Hollande, candidat socialiste à la présidentielle, Mélenchon, Eva Joly, les candidats de gauche ont ce point en commun, cette volonté.
Malgré la propagande à droite, les différents candidats des primaires citoyennes soutenaient tous ainsi une réforme fiscale que François Hollande s'est engagé à mettre en oeuvre dès son élection en Mai 2012.

C'est donc à travers cette capacité de remboursement, cette capacité à dégager de nouvelles recettes fiscales, et donc clairement cette capacité à assumer qu'il faudra augmenter les impôts que pourrait se jouer la campagne présidentielle à venir.
 Au moment où l'on examine le budget 2012, et que tout le monde s'accorde à dire qu'il n'est pas en adéquation avec les prévisions de croissance en baisse, le plan scélérat de Fillon du mois d’Août, bien que cruellement injuste pour les classes moyennes et les plus précaires, n'est déjà plus suffisant.
 Augmenterons nous encore nos mutuelles, la CSG ? Continuerons nous avec des "petites mesures" de surtaxe des boissons sucrées qui rapportent si peu (200 millions) quand déjà on parle de la nécessité de dégager 10 milliards de recettes supplémentaires.

Arrêtons là les plans foireux, il faut avoir le courage de dire qu'il faut revenir sur les 2 milliards de cadeaux faits en juillet dernier sur l’allègement de l'ISF, qu'il faut arrêter avec les mesures clientélistes faites aux médecins qui acceptent d'être conventionnés, 2 milliards supplémentaires, arrêtez la défiscalisation des heures supplémentaires qui n'empêcheront pas les salariés de travailler plus, arrêtons l’assistanat économique qui ne sert à rien.

Un sujet majeur pour 2012.

C'est une chaîne, sont invités à se prononcer, DPP qui est de retour parmi nous, CaptainHaka, Homer, Gildan, Elmone, Annie et Didier. Alors, et vous, vous êtes inquiets ?

mercredi 19 octobre 2011

Une contre offensive qui fait 38%. Une propagande à deux balles.

La primaire citoyenne étant terminée, le candidat Hollande désigné, la contre offensive médiatique annoncée par l'UMP, qui a dans les faits débuté depuis déjà plusieurs semaines, ne convainc pas.

Malgré ce qu'en disait J-f.Copé, les tenants de la propagande à droite ont toujours eu des possibilités de s'exprimer durant la primaire socialiste. Certains ne sachant cacher que ce procédé de désignation est "moderne", quand d'autres critiquant encore la méthode, s'opposaient entre eux. En fait, les anciennes postures ne fonctionnaient plus parce que les primaires étaient un succès, et qu'une certaine cacophonie à droite empêchait de reprendre la main médiatiquement.

Quand la "comm" ne suffit plus, les offensives, qui consistent à émettre des critiques sans opposer de programme alternatif que celui qu'on défend depuis cinq ans, tournent à l'erreur politique.
La convention UMP annoncée par le chef de file du parti présidentiel a donc bien eu lieu hier, organisée dans le seul but de commenter et critiquer le projet socialiste.
Alors que nous ne sommes qu'à six mois de la présidentielle, alors que l'examen du budget 2012 est en cours avec des perspectives négatives dû à l'optimisme préélectoral forcé, l'UMP ferait mieux de se mettre au travail.
Rappelons qu'après l'Espagne, la France est mise sous surveillance par l'agence de notation Moody's, qu'au nom de cette mascarade, la droite se prépare en cas de victoire en 2012, au pire projet de régression sociale. Rappelons que la note AAA n'a que très peu d'importance, le problème n'a jamais été le taux d'emprunt d'un crédit mais plutôt la capacité à le rembourser. La droite assumera t-elle enfin qu'il faut augmenter les impôts ?

Parce qu'une fois passées les contre offensives médiatiques qui font pshit, la droite n'échappera pas à la confrontation de son bilan ; la vraie offensive vient de la gauche, elle est légitime, c'est à la droite de fournir des explications, à convaincre l’électorat de continuer de lui faire confiance.

Et il y a du boulot de ce point de vue là, un sondage donne gagnant F.Hollande de 10 points d'avance au premier tour de la présidentielle, gagnant du second avec un score qui serait historique si on ne prend pas en compte 2002, un score historique du candidat de gauche gagnant la présidence de la république avec 62% des votes exprimés. Un cataclysme électoral pour la droite.

Les sondages ne font pas les élections, quand la campagne sera réellement lancée, l'éparpillement des voix se refera au profit des différents candidats des différentes formations politiques, tassant de nouveau les intentions de votes des candidats dominants.
Reste qu'aujourd'hui, la droite est en porte à faux avec l'opinion publique. Si ça pouvait faire raisonner certains (MOrano, Copé..) et de nous éviter leurs aboiements médiatiques qui ne convainquent pas... Maintenant, si ils continuent, ça peut nous arranger aussi.

lundi 17 octobre 2011

Rééquilibrer le PS de l’intérieur ?

François Hollande a donc gagné la primaire avec 57% des voix, il est donc désigné, par une large avance, candidat à la présidentielle de la République. Certains pro-Hollande très en verve hier soir devant les caméras, enorgueillis de cette fraiche victoire, ont réclamé un rééquilibrage de la direction du PS au profit de l'équipe, et des proches de François Hollande.

Je suis rarement en désaccord avec les déclarations de Julien Dray, mais il a été le premier à dégainer et à réclamer "un rééquilibrage à l'intérieur de la direction du PS" pour permettre "l'osmoseentre le parti et le candidat du PS à la présidentielle.
Sur un point il a raison, l'ancien soutien de Ségolène Royal, il fait un juste constat du dysfonctionnement de 2007, mais le contexte aujourd'hui n'est pas  le même. Si le constat est bon, la grille d'analyse n'est pas la bonne : "la campagne, elle se dirige depuis le parti". La leçon de 2007, "c'est qu'il faut qu'il y ait osmose entre le candidat et la direction du parti. Il ne peut pas y avoir deux équipes en concurrence""s'il y a deux équipes qui sont concurrentielles et qui se marquent à la culotte, ce n'est pas bon, donc il faut rééquilibrer les choses". Stephane Le foll, Michel Sapin également proches de François Hollande se sont exprimés en ce sens.

L'analyse n'est pas la bonne, car F.Hollande n'est pas désigné premier secrétaire du parti, il en est son candidat à une élection. Il ne faudrait pas mélanger les genres. Si il y a bien nécessité que les différents courants du PS se mettent en ordre de marche derrière ce nouveau candidat, celui qui a été soutenu par les quatre éliminés du premier tour de cette primaire, doit rester celui qu'on appelle "l'homme de l'appareil".

Il ne faudrait pas tomber dans le piège de la droite, des déclarations déjà fumantes de Morano, Copé, que de dire que les lignes défendues par Montebourg ou Aubry, ne sont pas défendables par François Hollande.

L'enjeu est maintenant de rassembler les forces de gauche dès le premier tour pour éviter un scénario de type 2002. Après l'affichage du rassemblement interne, il faut convaincre les partenaires de gauche, Mélenchon étant plus proche de Montebourg, Placé d'EELV ayant soutenu Martine Aubry.

La première mission de François Hollande est de constituer une équipe de campagne, qui respecte ces sensibilités, et d'éviter de brouiller la direction du parti. Au moment où l'UMP va lancer sa contre offensive médiatique, il serait très mal venu que ces désordres se fassent sur la place publique.

ps : surtout que j'ai prévu de bien rigoler avec cette contre offensive de l'UMP, il faudrait pas gâcher notre plaisir ^^

samedi 15 octobre 2011

Trahison de Montebourg ? Tant pis pour le vote utile

C'est ce que j'ai entendu dire hier par un tenant de l'aile gauche de la gauche de la gauche de la gauche du PS. Il était question du vote de Montebourg pour François Hollande, interprété comme une trahison pour celles et ceux qui souhaitent un vrai coup de barre à gauche au PS.
Voilà quelqu'un qui a voté Arnaud Montebourg au premier tour de la primaire, qui votera Aubry au second, et qui votera Melenchon ou Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle si c'est François Hollande qui l'emporte ce Dimanche. Voilà une situation compliquée à mes yeux pour celles et ceux qui espèrent que la gauche l'emporte en 2012.

Hé oui, il va  encore être question du vote utile sur ce blog. Décidément ce vote utile prend différentes expressions en fonction des situations, de l’interprétation qu'on en fait, en fonction des candidats.

Et dans cette primaire, il y a au moins deux expressions différentes de ce vote utile. Celui de François Hollande qui, je résume, consiste à mettre en avant par ses partisans, l'idée qu'il serait celui des deux qui peut rassembler le plus au second tour de la présidentielle, pour battre Sarkozy.
Le vote utile d'Aubry est plus sur la conception qu'il faut avant tout voter pour les idées, qu'il faut convaincre et se qualifier au second tour du scrutin présidentiel sur un programme très franchement à gauche.

Du coup mon camarade est déçu. Il ira voter ce dimanche pour celle qui représente les 35 heures qu'il ne veut surtout pas voir supprimées par Sarkozy. Il dit que François Hollande n'est pas clair sur la question. Il espérait tant des idées de Montebourg, qu'il est de toute façon bien décidé à voter Mélenchon en Mai 2012, et de poursuivre, si c'est Marine, au moins on aura du protectionnisme comme on le voulait.

Et là, ça fait mal me dis-je, voilà quelqu'un que j'apprécie beaucoup, de qui je me sens proche, du moins sur les idées, et qui pour le coup finit par faire un choix que je réprouve, que je condamne.

Mais je crois que cette expression n'est pas si isolée au sein de l'électorat, le bon résultat de Montebourg le prouve, et malheureusement la popularité de M.le Pen le confirme.

Le chemin reste long jusqu'à la victoire de la gauche. Pour l'instant, votons Aubry, il est toujours temps de militer dans le bon sens.

mercredi 12 octobre 2011

Deux, trois, très bonnes raisons de voter Martine Aubry

Comme je l'ai décrit ici, mon premier choix était de soutenir Martine Aubry, mais j'ai voté au premier tour des primaires citoyennes pour Arnaud Montebourg. Estimant qu'il ferait un assez bon score pour peser pour la suite, le résultat ne m'a pas déçu, il aide Martine Aubry à prendre l'ascendant sur le second tour des primaires.

Certes Arnaud Montebourg n'a pas encore appelé celles et ceux qui lui ont fait confiance à reporter leurs votes sur Martine Aubry, mais chacun devine que c'est ce qui devrait se faire naturellement. Si les idées ne sont pas la propriétés des candidats, le choix des électeurs n'ont plus. Reste que les rapprochements semblent bien plus évidents qu'avec François Hollande.

Aussi, il est temps de tourner la page du premier tour, le courrier de Montebourg, et le débat TV de ce soir ne doivent pas éluder le fond des propositions déjà connues des candidats.

Pour financer la protection sociale sans projet de réforme de régression sociale comme l'a fait Sarkozy, Martine Aubry s'engage en cas de victoire en Mai 2012, à faire une réforme fiscale dès les premières semaines de son mandat. C'est la seule à annoncer autant de réductions des niches fiscales, 50 milliards d'économies sur des niches jugées inefficaces et injustes par l'inspection des finances.

Pour le syndicaliste que je suis, les obligations en entreprise sur l'égalité salariale homme/femme sont effectivement à revoir. Si ça a pu surprendre, que Martine Aubry porte une telle revendication dès les premières heures de la campagne, c'est qu'elle sait toute l'hypocrisie qui entoure cette injustice au sein de nos entreprises.
 Si il y a bien une obligation légale sur ce thème pour les entreprises de plus de 50 salariés, elle n'oblige les directions qu'à établir une fois par an, une situation comparée homme/femme, de mettre en place un plan d'action, mais rien n'est restrictif.
Si vous être au sein d'une entreprise de plus de 200 salariés, vous aurez même le droit de mettre en place une commission égalité professionnelle, qui constatera les écarts salariaux sans rien pouvoir y faire.

Martine Aubry propose d'adosser les négociations aux rapports de situations comparées en vue d'un accord d'entreprise qui sera remis à l'inspection du travail. Elle propose donc un droit formel (garanti par la loi), pour une égalité réelle.

Pour dévelloper le tissu économique dans les régions, sera créée une Banque publique d'investissement. Plutôt que la compétitivité-low cost qui tire les salaires vers le bas, Martine Aubry propose la « compétitivité-qualité », celle qui aide les PME à grandir, à investir, à exporter, à innover. Rien à voir avec le crédit impôt recherche  qui n'empêche pas les grandes entreprises à délocaliser. Ici, le but est clairement de mettre en réseau les régions, et avant tout les villes et agglomérations, pour développer l'emploi, là où il y en a besoin.

Pour plus de détails, les thèmes de campagne sont ici sur le site de Martine Aubry, ou chez Aurelien.info.

mardi 11 octobre 2011

La droite n'aime pas la démocratie


C'est Martine Aubry qui s'exprime en ces termes "La droite n'aime pas la démocratie", en réaction au propos de Nicolas Sarkozy, qui critiquait ce matin le processus des primaires.

"Le général de Gaulle avait dit vouloir une élection présidentielle à deux tours, pas à quatre tours. Les socialistes parlent aux socialistes, nous nous devons nous occuper de l'ensemble des Français" déclare donc Mr Sarkozy, s'agaçant du match Hollande-Aubry "de la gauche dure à la gauche molle" il signifiait que "la Vème République ne doit pas être l'otage des partis"

Voilà donc encore un cavalier seul du chef de l'état, Monsieur le président s'est exprimé, se moquant bien de l'avis de ses camarades qui pour beaucoup se sont prononcé positivement sur le sujet souhaitant que de telles primaires s'organisent également à droite pour 2017.

Et bien sûr Nicolas Sarkozy n'est pas la droite à lui tout seul, les courants les plus pragmatiques feraient bien de reprendre leur liberté, il en va de leur crédibilité.

Carte des manifestations en France pour ce 11 Octobre 2011

Une mobilisation pour d’autres choix est une nécessité !

Il faut en finir avec la dictature des marchés financiers et les choix politiques d’austérité qui en découlent donnant encore et toujours plus de gages aux marchés financiers et aux agences de notations.
En Europe, plongée dans la pire des situations avec 23 millions de chômeurs, particulièrement les jeunes, l’unique réponse des dirigeants politiques est l’austérité : pression sur les salaires, réduction des services publics, de la protection sociale, des pensions, durcissement des conditions de travail et de vie.
Le plan Fillon pour réduire le déficit de la France est injuste, inéquitable et inacceptable et pénaliserait une fois de plus les salariés, contrairement aux annonces médiatiques du gouvernement sur la contribution des plus fortunés.

Mesures FillonHauts revenusSalariés et Retraités
Hausse de la CSG
(prélevée sur 98 % du salaire et non plus 97 %)
600 Millions €
Taxe sur complémentaire santé dont mutuelle1 200 Millions €
Taxe sur tabac, alcool, autres boissons1 200 Millions €
Contribution exceptionnelle (donc ponctuelle)
sur les hauts revenus
200 Millions €
Total200 Millions €3000 Millions €
Alors que, d’après les Comptes de la Nation, le pouvoir d’achat des ménages baisse entre 2007 et 2010, les dividendes versés aux actionnaires explosent et les cadeaux faits aux plus riches et aux entreprises continuent.
La CGT pose la nécessité de la mobilisation sous les modalités à décider ensemble (rassemblements, manifestations, grèves) pour des mesures immédiates et s’inscrivant dans un processus d’action porteur d’alternatives aux choix actuels.


La carte des manifestations, c'est ici.

Les idées de Montebourg sont plus difficiles à reprendre pour Hollande, que pour Aubry.

Les supporters du candidat F.Hollande doivent s'en réjouir : en signifiant hier que les deux candidats impétrants (qualifiés) ne présentaient pas de différences, Arnaud Montebourg souhaite faire monter les enchères de son soutien. Il a raison, le troisième homme du premier tour, en mettant dos à dos les deux candidats restants, les obligeants à se prononcer sur des points précis de son programme, il s'assure que ses idées seront portées au-delà de cette simple primaire. Il garantit que le projet présidentiel aura des accents très prononcés à gauche, il pose ses conditions.

Mais le répis est de courte durée pour les soutiens de F.Hollande, les idées de Montebourg sont plus difficiles à reprendre pour Hollande, que pour Aubry.
Si la stratégie de Montebourg oblige à mettre sur un plan d'égalité les deux candidats qualifiés, c'est pour mieux mettre en évidence les écarts et rapprochements qui justifieront l'appel à soutien.

Quelques exemples, F.Hollande a déclaré hier soir sur France3, qu'il fallait "rentrer au capital de certaines banques", ce qui fait furieusement penser au projet obscur de Merkel et Sarkozy, que de recapitaliser les banques en difficulté. Sur ce sujet, A.Montebourg est clair, pas un euros de plus du contribuable ne servira à renflouer les banques, il faut rentrer au conseil d'administration des banques par simple autorité, la fameuse "mise sous tutelle", mais certainement pas rentrer au capital comme l'explique F.Hollande.

Le député de Corrèze n'a pas pris l'engagement, comme ces trois autres camarades que sont Aubry, Montebourg et Royal, de séparer les activités des banques de dépôt et banques d'affaires, un autre point de convergence.

Quand Martine Aubry rappelle hier soir qu'il faut "une gauche forte, une gauche qui ait véritablement des lignes" elle signifie en taxant son concurrent de versatilité "il a changé d'avis sur l’éducation... sur Hadopi... sur la règle d'or... qu'elle n'a pas attendu le jeu des rapprochements d'entre deux tour pour être déjà proche des positions défendues par Arnaud Montebourg.

lundi 10 octobre 2011

Arnaud Montebourg premier ministre


Le premier tour de la primaire citoyenne est passé. Le second sera celui de la confirmation, que F.Hollande est bien le candidat à la candidature présidentielle, ou sera celui qui marquera le début du grand rassemblement attendu et nécessaire pour battre N.Sarkozy.
La dynamique est au rassemblement, sur une ligne politique d'une gauche dure face à une gauche molle. Martine Aubry résume ainsi au soir du premier tour, "Pour lutter contre une droite dure, il faut une gauche forte"

Et c'est la ligne politique d'Arnaud Montebourg qui permet aujourd'hui d'imaginer une gauche forte. Une gauche décomplexée sur bien des sujets, le protectionnisme économique étant la partie de son programme qui a influé le plus sur les barrières économiques avancées par la candidate Aubry.

Le couple Aubry-Montebourg est selon moi la carte à jouer dans cette prochaine présidentielle, pour faire face aux politiques clientélistes de N.Sarkozy, pour faire face aux cadeaux fiscaux faits aux plus riches, aux projets obscures de recapitalisation des banques, le signal d'une vraie alternative économique de nos responsables politiques.

J'entends parmi quelques réactions des soutiens de Ségolène Royal qu'ils pourraient s'abstenir. J'ai envie de dire  à ces tenants de l'initiative "unite2012", ressaisissez vous ! Pour battre F.Hollande, comme il faudra battre N.Sarkozy, il nous faut nous rassembler sur une ligne bien à gauche, faire de ce succès de la primaire un véritable tremplin.

Aussi, il me semble que les rapprochements d'entre deux tours qui vont s'opérer naturellement, vont confirmer le rôle important que joue A.Montebourg. Je le verrais bien premier ministre, en duo de l’exécutif si Martine Aubry gagnait le scrutin présidentiel.

vendredi 7 octobre 2011

Votez Arnaud Montebourg

Comme je l'ai déjà rappelé ici dans quelques billets, ma préférence dans ces primaires citoyennes jusqu'à il y a quelques temps était celle de voter pour que Martine Aubry soit la candidate à la Présidentielle.

En dehors de Valls, qui ne fera pas plus de 5% d'intention de votes, sur les orientations politiques, il n'y a pas de points de clivages importants entre les autres candidats.
Mais il nous est permis de faire un choix, alors je regrette déjà que chacun ne s’empare pas de cette possibilité, si F.Hollande fait le score qui est prévu, je crains qu'il ne soit pas le plus représentatif des "idées de gauche" défendues par exemple par des ouvriers qui se tournent plus naturellement vers le Front de gauche.

 Face à la gauche molle, qu'a décrit M.Aubry, il faut des mesures fortes. Des mesures de protection de notre économie, un changement des règles du jeu, des réponses à la crise financière que nous avons vécu, une mise sous surveillance du fonctionnement de nos banques, c'est pourquoi je voterai  pour Arnaud Montebourg.

Une vidéo à suivre qui présente bien cette partie de son programme :


Crise financière, STOP ou ENCORE ? - Arnaud... par idees_reves

La banque Dexia s'effondre, les Etats et les contribuables vont encore devoir payer. Et voilà que les agences de notation dégradent à nouveau la note de l'Italie.
Tout recommence comme avant. Alors, la crise, STOP ou ENCORE ?
La candidature d'Arnaud Montebourg est la seule qui vise clairement et précisément à mettre fin au cycle de la crise en s'attaquant aux marchés financiers. C'est le seul moyen de faire payer la crise par ses responsables et de protéger les classes moyennes et populaires.

Pour tout savoir d'Arnaud Montebourg et de son projet : http://www.arnaudmontebourg2012.fr
Pour savoir comment et où voter dimanche 9 et 16 octobre : http://bureauxdevote.lesprimairescitoyennes.fr

mercredi 5 octobre 2011

Primaires citoyennes : L'heure du choix des blogueurs

Nous y sommes enfin ! Après des mois de débats parfois houleux, dans un premier temps sur la méthode des primaires ouvertes, puis sur le calendrier de celles-ci, nous voilà maintenant à quatre jours du premier tour.
Si, dans l'opinion, elles semblent être perçues comme un moment démocratique positif, où c'est l'électorat qui fait le choix du candidat à la candidature présidentielle, les débats, très suivis par les français, ont été très animés au sein de la blogosphère avec des partisans de chaque candidat.

 Mais savons nous vraiment quel est l'équilibre des forces au sein de la blogosphère ? Si pour beaucoup, nous connaissons le choix du candidat que chacun a âprement défendu à longueur de billet, la stratégie électorale de ce scrutin en deux tours ne semblent pas évidente pour tous.
Si un candidat peut obtenir la majorité absolue dès le premier tour de la primaire, il y a quand même de fortes chances que l'électorat soit plus partagé qu'il n'y parait, les outsiders ayant conquis des points de popularité en cette fin de campagne.
Reste donc à savoir quel sera notre choix si il faut voter au second tour et que notre candidat n'est plus de la partie.

Pour ma part, mon premier choix a été celui de la candidature de Martine Aubry. Puis au fil de la campagne, le programme d'Arnaud Montebourg m'a séduit au point que je veux lui donner du poids dans cette primaire. Aussi je voterai donc pour lui au premier tour, en me disant que si il remporte la majorité absolue dès le premier tour, c'est qu'il aura conquis l'electorat par ses idées, et ce sera tant mieux. Et puis je crois que son dynamisme et ses certitudes pourraient être suffisants pour convaincre tous les français, et battre Sarkozy.

Si il y a un second tour, il y a de forte chance pour que nous soyons obligés de départager les deux ex-premiers secrétaires du PS, que sont Martine Aubry, et François Hollande. Dans un tel cas, je n'aurai aucun soucis à revenir sur mon premier choix, à savoir voter pour Martine Aubry.

Cela me fait penser à la polémique sur le choix par défaut d'Aubry : on voit bien que ce type de scrutin à la majorité absolue en deux tours aboutit pour beaucoup à un choix par défaut, c'est toute la problématique du compromis politique... Il n'y a pas de scénario idéal, juste des hypothèses, des préférences. 

Je ne sais plus qui des Romains des Leftblogs, ou si c'est Bembelley ou quelqu'un d'autre, qui avait initié une chaine de blog sur le fait de voter utile dès les primaires. Cette fois il me semble que le sujet du choix, ou plutôt des choix qui peuvent être différents en cas de deuxième tour, est certainement plus précis dans les esprits de chacun à quelques jours du scrutin.

Il est toujours possible de garder au secret ses choix, mais si ils le veulent bien, sont invités à se prononcer par un billet ou un commentaire, sur les votes au premier et second tour de ces primaires citoyennes, cette très longue liste de blogueurs.
J'en ai pris un peu plus d'une centaine, puisque ces primaires sont ouvertes, et qu'une partie des critiques consiste à dire que même des électeurs de droite pourraient voter, vous trouverez dans cette liste de liens, des blogs de toutes opinions politiques. Les commentaires sont modérés jusqu'à dimanche.

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mardi 4 octobre 2011

Abus de pouvoir : l'heure de régler les comptes pour la Sarkozie

On ne peut pas laisser passer ce genre de chose. Si la compagne de François Hollande a réellement été espionnée, on parle là d'une intrusion pénalement coupable dans la vie privée d'une journaliste, qui plus est la compagne d'une personnalité politique de premier ordre.

Et les réactions ne se font pas attendre, "Nicolas Sarkozy voulait une république irréprochable, c'est devenu une république irrespirable" entend-on. Au PS, bien sûr on s'indigne ; à l'UMP, on parle de boules puantes, certains à gauche, pour celles et ceux qui ne soutiennent pas F.Hollande, crient à la sur-médiatisation. On entend déjà dire que Mitterrand était le champion des écoutes illégales, bien sûr, à droite on s'interroge, à qui profite cette affaire, à François Hollande , bien sûr , bien sûr... (je précise, que je voterai A.Montebourg au premier tour, ce 9 Octobre).

Objectivement, on peut s'interroger sur le moment où sortent toutes ces affaires, Karachi, des Fadettes, des mallettes, l'affaire Lagarde-Tapie, Woerth, etc... Ici, à moins de cinq jours de la primaire socialiste, L'express, qui sort cette affaire d'écoutes illégales concernant la compagne de F.Hollande, précise toute de même : "Des sources policières concordantes, à plusieurs niveaux hiérarchiques, affirment à L'Express qu'au début de 2011, des fonctionnaires triés sur le volet, appartenant à une section de la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris, ont reçu l'ordre d'enquêter sur Valérie Trierweiler, journaliste à Paris Match et compagne du leader socialiste."


L'information est assez précise, pour que soit diligentée une enquête judiciaire pour verifier ces déclarations, et surtout savoir pourquoi cette enquête a été commandée, et surtout par qui ?

Après l'affaire des fadettes où déjà le pouvoir en place est soupçonné d'avoir mis sur écoute un journaliste du Monde pour connaitre ses sources, cette nouvelle boule puante, comme le disent les communicants à droite, fait désordre.
Ils devraient d'ailleurs à l'UMP être un peu plus humbles face à l'amoncellement d'affaires nauséabondes, comme dit le vieux dicton, il n'y a jamais de fumée sans feu. Certes, il faut s'exprimer sous le couvert de la présomption d'innocence, il faut que la justice fasse son travail, mais que cela soit Mediapart dans l'affaire Karashi, ou ici l'Express dans cette affaire d'écoutes illégales, les journalistes avancent des informations qu'ils vérifient qu'ils entrecoupent selon leurs sources, des témoignages, des documents.

Dans quelle mesure les journalistes peuvent-ils encore s'exprimer dans ce pays ? Il semble bien qu'à l'approche de la Présidentielle, ils veulent régler quelques comptes avec un pouvoir qui les aurait trop frustrés.

samedi 1 octobre 2011

Bel gagne le prologue du tour 2012

Gérard Larcher s'était empressé de se déclarer candidat à sa propre succession, soutenu par les communicants à droite, on nous expliquait qu'il était encore possible, malgré une majorité nouvelle à gauche au Sénat, que la présidence reste à droite, mais il n'en fût rien. Jean Pierre Bel est confortablement élu dès le premier tour. Un résultat électoral qui laisse à penser que l'état des forces politiques est largement favorable à la gauche, avec une droite très divisée.

Du coup, c'est à se demander pourquoi les leaders à droite s'imaginaient encore pouvoir gagner dans ce pseudo troisième tour de la sénatoriale, est-ce à dire qu'ils sont tellement habitués aux petits arrangements qu'ils crurent possible que des sénateurs nouvellement élus ne votent pas pour leur famille politique ?

L'UMP doit sérieusement repenser sa stratégie électorale, la majorité de 2007 a volé en éclat. Sur 348 votes possibles, 342 suffrages ont été exprimés, Jean Pierre Bel l'a emporté avec 179 voix contre 134 pour Larcher, 29 voix sont attribuées à la centriste, Valérie Létard, proche de Jean -Louis Borloo.

Il fallait 172 voix pour avoir la majorité absolue, Même avec les 29 voix pour la centriste, la droite Ump de Larcher aurait été largement battue.

La majorité présidentielle est affaiblie. Les centristes ont un groupe à l'assemblée nationale, ils en ont un au Sénat, ayant sagement participé à la majorité présidentielle avec des ministres au gouvernement, des candidats à la candidature de la présidentielle, il était alors légitime qu'ils présente un candidat pour la présidence du Sénat  Pour la Présidentielle les dégâts pourraient être plus lourds encore.

A l'inverse à gauche, si Mr Placé sénateur nouvellement élu pour EELV souhaitait poser candidature, il s'est désisté au profit du candidat socialiste. La dynamique est plutôt à la conquête du pouvoir par des rassemblements nécessaires pour les futurs législatives, véritable élection qui permet de former des groupes de députés à l'assemblée, des tremplins pour grossir les rangs des partis, une démarche de construction.

A droite, ils sont plutôt dans une démarche de dé-construction. Si Borloo poursuit dans cette stratégie, si Villepin se présente, avec un président Sarkozy très affaibli, les dissensions à droite avec de multiple candidatures du centre à l’extrême droite pourraient disqualifier le candidat Sarkozy dès le premier tour de la Présidentielle.

Je me demande si N.Sarkozy sent toujours aussi bien cette élection.