mardi 29 novembre 2011

11 200 Milliards de Francs de dettes, 10.4% de chômage, et la récession.

On n'en sort pas ! L'impuissance politique domine ! Les 1000 milliards € du FESF promis par l'union européenne ne rassurent pas les marchés, même l'Allemagne a du mal à emprunter, elle est rattrapée par la crise de la dette de la zone Euro. Les bons élèves voudront-ils encore payer longtemps pour les mauvais ? Si les banques anglaises testent les scénarios de sortie de l'euro, si l’Allemagne ne veut plus supporter le poids des dettes de ses proches voisins, si les pays de l'union en bonne santé décidaient de laisser tomber les pays trop dépensiers ?

Le couple Franco-Allemand n'est pas si synchrone qu'il espère nous le faire croire, il y a en fait deux visions des solutions à apporter à la crise de la dette en Europe, et c'est cela qui créé la crise à la crise.

Les investisseurs, les marchés, les créanciers le savent, personne n'est rassuré parce que les solutions esquissées ne sont tout simplement pas convaincantes. Entre la volonté française de faire marcher la planche à billets par l'intermédiaire de la BCE, et l'Allemagne qui pousse à la rigueur ses voisins, un nouveau pacte de stabilité, une nouvelle loi n'est tout simplement pas en adéquation avec le problème majeur de notre endettement. Un obscur projet de pacte, entre six pays de la zone euro assez solides, (on en doute), pour encore encaisser d'autres plans de rigueur pour satisfaire la boulimie des créanciers.

Et on s'enfonce toujours plus.

Prenons l'exemple de la France, qui contrairement à l'Allemagne, présente une balance commerciale négative de 75 milliards pour l'année 2011, quand la dette globale culmine à 1700 milliards €, que le chômage explose, que les prévisions de récession en 2012 se précisent toujours un peu plus, le spectre de la "banqueroute" généralisée plane toujours.

L'OCDE prévoit maintenant une croissance en France de 0.3% contre les 1% réajusté il y a seulement quelques jours justifiant d'un second plan de rigueur. Ces mêmes spécialistes qui conseillent à la France de trouver  à nouveau 8 milliards d'euros, après les 7 et 10 milliards de cet été, constatent-ils toutes les difficultés pour nos amis libéraux de droite, que de trouver même simplement 200 millions d'euros ? Hésitant entre les jours de carence pour maladie, ou la hausse de la TVA, on peut se demander si ces gens sont bien réalistes ? Nous prépare t-on au destin Grec ?

Il n'est plus simplement question d'une crise de confiance des marchés, mais d'une crise de confiance dans l'économie réelle.
Les retraits sur les comptes en assurance vie montre le climat de défiance chez les petits épargnants, les banques traditionnellement majoritaires sur ces marchés en font les frais. C'est une crise de la liquidité bloquant encore plus notre économie qui est à craindre.

Du coup, les marges de manœuvre semblent minces pour nos politiques. Les premières annonces, et celles à venir du couple Franco-Allemand, montrent que la mutualisation des dettes, et la création de monnaie ne sont pas des pistes envisagées, l'Allemagne y semble fortement opposée, au contraire on nous prépare avec ces modifications de traité annoncées le 9 décembre prochain, à des futurs plans d'austérité.

Et déjà les sirènes du nationalisme hurlent leurs rancœurs. Que nous proposeront les anti-européens, une fois que notre dette sera passée de 1700 Milliards € à 11 200 Milliards de Francs. Peut-être en reparlerons nous plus sérieusement très prochainement, partisans des Eurobonds contre partisans de la sortie de l'euro, un autre débat pour la présidentielle ?
Ou peut être n'en aurons-nous pas le temps, Jacques Attali déclarait il y a quelques jours qu'il y a "une chance sur deux pour que l'Euro n'existe plus à Noel".
Voilà une phrase très alambiquée, prévoir qu'il y a une chance sur deux qu'une chose se fasse, s'est prévoir dans le même temps qu'il y a une chance sur deux pour que la même chose ne se fasse pas.

Les solutions apportées par le couple Franco-Allemand ne convainquent pas, déjà on annonce, au delà des six pays européens ayant encore leur AAA à ce jour, une dégradation de la note de tous les pays de l'union.
Ce nouveau pacte de stabilité n'est pas encore annoncé que déjà les experts s'accordent à dire que ça n’amènera pas la confiance ! On peut les comprendre, un nouveau pacte de stabilité façon règle d'or, si typiquement Sarkozyste, et puis venant d'un pays où la droite a alourdi la dette de 788 000 000 000 € en dix ans...

dimanche 27 novembre 2011

Sarkonium : une "catastrophe", un "cataclysme" nucléaire

La politique énergétique de la France sera t-elle un thème de campagne pour la présidentielle 2012 ? Peut-on encore se poser la question, tant on constate que la réduction de la part du nucléaire voulue par le PS et EELV dans le "mix" énergétique de la France , entretient toutes les conversations.

Nicolas Sarkozy ne fait rien pour minimiser le sujet, au contraire en commentant jour après jour la décision prise à gauche d’arrêter 24 réacteurs nucléaires, en avançant des contre vérités, en alimentant la polémique avec une certaine dose de désinformation, il oblige et assure un droit de réponse aux partisans de la sortie du "tout" nucléaire.

Vendredi, le locataire de l'Elysée a caricaturé ce qu'il a appelé un abandon de la filière du nucléaire, en qualifiant de "catastrophe", de "folie", de "cataclysme" la décision prise à gauche.
Prenant en exemple, l’évènement de Fukushima, comme à son habitude, l'actuel chef de l'état aime déconcerter en affirmant fortement par une petite phrase, ce qui est facilement discutable si on y réfléchit un peu. En avançant que "99% des victimes de Fukushima sont des victimes du tsunami, pas de la centrale" Sarkozy raconte n'importe quoi, comme Juan le rappelait ce matin, la pollution nucléaire tue sur la durée, 80 000 personnes ont été évacuées dans un rayon de 20 kms autour du sinistre de Fukushima. Elle est où la Folie ? Faites donc des rayons de 20 Kms autour des cinquante centrales nucléaires en France...

Le débat a donc bien lieu, face à cette campagne orchestrée par N.Sarkozy pour défendre le lobby nucléaire, la réponse ne va pas se faire attendre, Martine Aubry chef de file du PS a prévenu ce dimanche, nous allons rendre "coup" pour "coup".
Sur l'emploi par exemple, axe populiste de désinformation employé par N.Sarkozy comme une arme de destruction massive de l'emploi, le chantre du nucléaire oublie de nous dire que des études démontrent que le kilowatt/heure produit par les énergies renouvelables produit huit fois plus d'emplois qu'un KW/h produit par le nucléaire en France.

Mais avant tout, la sécurité ne doit pas passer après les enjeux économiques, rappelons le quand même ! Allons nous attendre qu'un train de déchets nucléaires ne déraille, ou qu'une fuite radioactive ne se produise à grande échelle ? Une fois que toute une génération de la population aura été irradiée, peut être pourrons nous employer plus justement les qualificatifs de "catastrophe", de "folie", de "cataclysme".

vendredi 25 novembre 2011

Premier tour, la menace Marine le Pen

Alors que la campagne officielle n'est pas encore lancée, déjà les écarts se resserrent entre les candidats à la présidentielle, rendant toujours plus incertain le résultat de ce scrutin aux enjeux majeurs. Un seul candidat reste stable dans les intentions de votes, c'est Marine Le Pen.

Les électeurs FN sont plus nombreux à assumer leur vote. Deux choses sont à retenir concernant les soutiens à Marine Le Pen, elle atteint des niveaux jamais atteints par son père, les intentions de votes sont stables.

Ce qui me parait le plus inquiétant, c'est que le vote Le Pen n'est plus un vote sanction, mais un vote d'adhésion.
C'est ce que l'on constate chez Harris Interactive "Que de plus en plus d'électeurs disent qu'ils voteront pour Marine Le Pen est une chose. Mais il y a un phénomène qui est aujourd'hui encore plus frappant : quand on précise aux personnes interrogées qu'elles risquent, ce faisant, d'empêcher  François Hollande ou Nicolas Sarkozy de se qualifier  au second tour, moins d'une sur cinq se dit prête à reconsidérer  son choix."

La difficulté du premier tour

Si au second tour de la Présidentielle, les candidats PS-UMP sont qualifiés, l'écart semble assez net pour considérer que Nicolas Sarkozy aura bien du mal à être réélu. (58% contre 42% dans ce dernier sondage) Le scénario du vote sanction sur le pouvoir sortant se généralisant en Europe (Grèce, Italie, Espagne) Nicolas Sarkozy pourrait être lui aussi sanctionné par le bulletin de vote.
Mais la difficulté est de se qualifier au premier tour, si là aussi on constate en cette fin de mois de Novembre, à cinq mois du scrutin, que les candidats des partis dominants sont en tête, on constate aussi une baisse des intentions de votes au premier tour. C'est ainsi que F.Hollande perd sept points dans les sondages quand son concurrent rattrape son retard, fixant les deux candidats autour des 30%.

Un trente pour-cent bien éphémère si l'on considère que le tassement des intentions de votes va continuer au profit des autres candidats  qui auront plus largement l'occasion, à jeu égal, de s'exprimer dans le cadre de la campagne officielle.

Une campagne au centre ou/et des extrêmes ?

Si la réserve de voix est évidente à gauche, elle l'est moins à droite. Reste qu'avec la nouvelle candidature de F.Bayrou, nous avons avec Hervé Morin deux candidats se répondant du centre. Centre-gauche contre Centre droit, là aussi les 30% des candidats PS-UMP vont être imputés.

Véritable Outsider avec son très stable 18%, Marine Le Pen a t-elle une marge de progression ?
En retrait depuis quelques semaines, elle aussi, se révélera redoutable sur les plateaux tv, partout dans les médias. Si elle se révèle aussi bonne, voire meilleure que son père dans le sprint final de la dernière ligne droite avant le scrutin, elle pourrait dépassait les 16 à 20% le soir du 22 Avril 2012.

mardi 22 novembre 2011

La droite, c'est la dette !

Vu chez Nicolas : A diffuser très largement. Allez tiens j'en profite pour saluer mes camarades des @LeftBlogs

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vendredi 18 novembre 2011

La Force


Aujourd'hui, en cette fin de semaine, jour spécial du Follow friday, un billet écrit d'une manière un peu plus légère qu'à l'accoutumée. Pour faire plaisir à nos amis blogueurs de droite, loin de moi l'idée d’entamer une ridicule blogowar, mais pour contenter Corto74 qui présente souvent le "combat" politique, comme l'affrontement des forces du bien contre le mal, j'irai en son sens pour commenter la superbe, magnifique, magistrale, prestation de celui qu'on appelle JFC, Jean François Copé.

Le chef de file de l'UMP était donc l'invité principal de l'émission "Des paroles et des actes", hier soir sur France2. Celui qui n'hésite pas à taper en interne, n'est-il pas le meilleur ami de Fillon en ce moment, tombait très souvent à bras très raccourcis sur Nicolas Sarkozy avant d'être propulsé par ce dernier à la tête du parti présidentiel.
JFC qui dénonçait hier soir les arrangements, l'accord entre PS et EELV sur le partage des circonscriptions, n'a t'il pas lui  aussi été placé là pour éviter toute division à l'époque, à un an de la présidentielle ? On ne nous fera pas croire que les "petits arrangements" n'ont pas cours au sein de l'UMP, c'est d'ailleurs le même JFC, Jean Françous Copé, qui a déclaré, il y a de cela seulement quelques jours, à propos des députés NC (nouveau centre) "que son parti présenterait des candidats aux législatives de juin dans chacune des 577 circonscriptions, y compris celles des députés NC, sauf s'ils soutiennent Nicolas Sarkozy dès le premier tour de la présidentielle." Bouu, c'est pas beau ça...

Mais revenons à la superbe, magistrale, magnifique prestation de JFC dans l'émission d'hier soir, il va falloir éclaircir quelques points des politiques proposées par l'alliance PS-EELV, et notamment sur la nouvelle politique énergétique, portée par la gauche à la présidentielle, que JFC fait mine de ne pas comprendre.

Allez, encore un effort Corto, le billet est presque terminé ^^

Je continue à penser que nous sommes face à un accord historique, en programmant l'arrêt progressif de 24 réacteurs de nos vieilles centrales, soit la quasi moitié du parc, nous nous tournons vers une production d’énergie plus sécurisée, plus propre, et salvatrice en terme de création d'emplois. Tout le contraire de ce que prétend le représentant du camp du Mal.

Sous couvert de la protection des salariés de ce secteur d'activité, JFC s'efforce de faire pleurer dans les chaumières en accusant ces horribles gauchistes de vouloir mettre à mal notre fleuron de l'industrie française. Il faut rassurer nos gens et rappeler "l'engagement", oui c'est aussi ça la politique, prendre des engagements, je n'ai pas dit des promesses hein, l'engagement donc, que les emplois concernés par l'activité MOX, un véritable polluant, seront sauvegardés dans le cadre de la reconversion progressive de cette filière à "emploi constant".

Oui, effectivement, le développement des énergies renouvelables est créateur d'emplois, nous avons un retard important à combler de point de vue là, et puis ça aura le mérite de relancer une industrie paralysée en France. Il y a fort à penser qu'avec notre force de frappe (EDF, AREVA, Safran..) nous puissions très vite nous adapter. Beaucoup de PME pourraient en vivre, nous exporterions un nouveau savoir faire. Enfin nous retrouverions une balance commerciale positive, que la droite à été incapable de redresser, malgré la mise sous perfusion de l'activité depuis cinq ans.

Les forces du Bien ont entrepris de faire du nucléaire un point important de la campagne de 2012, les forces du Bien triompheront-elles des forces du Mal, tout dépend de quel point de vue on se place, il me semble...

Le con de syndicaliste gauchiste que je suis retourne à ses activités, en vous souhaitant bien du plaisir.

mercredi 16 novembre 2011

Battre la droite : Accord historique sur la sortie du Nucléaire en Mai 2012.

Après un accord obtenu hier avec les verts d'EELV, François Hollande, qui est à l'origine de cet accord avec Martine Aubry, présente aujourd'hui son équipe de campagne.

Les enseignements de 2007, sur la non-cohésion de l'équipe socialiste au candidat à la présidentielle, auront-ils été tirés ? L'équipe de campagne de François Hollande est donc aujourd'hui connue, et semble bien avoir pris en compte cette attente de l'électorat de gauche de voir un PS fort dans son fonctionnement interne, où l'on respecte les sensibilités et différences de chacun. C'est ainsi que l'on retrouve toutes les sensibilités des différents candidats de la primaire citoyenne qui s'est déroulée en octobre dernier. C'est ainsi qu'il faut procéder pour rassembler, conquérir la victoire de toute la gauche à la Présidentielle.

Même si avec les partenaires écologistes, des désaccords sont apparus, et fortement médiatisés, sur la poursuite de la construction d'une centrale nucléaire EPR à Flamenville, cela n'a pas freiné la volonté de chacun des acteurs de trouver des points de convergence, des compromis autour d'un socle commun. Si l'EPR est un point important dans la programmation de la sortie du tout nucléaire, les désaccords sur ce sujet précis ne remettent pas en cause la volonté de sortie du nucléaire, partagée par tous à gauche, du Front de gauche au PS.

La confusion médiatique entretenue ce matin sur un paragraphe, en fait quatre petites lignes, démontre encore la voracité du monde journalistique prêt à tout pour faire les gros titre. Hamon a confirmé en fin de matinée qu'il y avait bien eu un appel entre F.Hollande et C.Duflot sur le sujet du MOX, combustible nucléaire.

Si il n'y a pas de petits sujets, l'information principale reste les bases d'un accord historique pour la politique énergétique de la France.
Si la gauche gagne en Mai prochain, nous aurons à mettre en oeuvre cet accord qui programme la fermeture de 24 réacteurs nucléaires d'ici à 2025, soit quasiment la moitié du parc nucléaire ! Le détail ici.

Attention lobbying : En reconnaissant par son directeur de communication que AREVA avait bien contacté le PS pour les mettre en garde, on constate surtout le vent de panique qui court sur toute une filière qui voit bien que ce sont leurs intérêts qui sont mis en cause.

Mais de quoi parle t-on : des intérêts financiers d'une poignée d'hommes ? Ou de la reconversion d'une filière dont dépendent effectivement beaucoup d'emplois ? Sur ce second point, c'est tout à fait transparent, par contre en programmant la fermeture de 24 réacteurs nucléaires, soit la moitié du parc d'ici à 2025, on comprend que la filière nucléaire fasse autant de remous autour du MOX, la France et le Japon étant les vitrines de cette activité.

Le lobbying nucléaire, relayé par l'UMP et Sarkozy sera féroce jusqu'en Mai, c'est l'union à gauche qui permettra d'y résister. L'enjeu est grand.

C'est ainsi qu'il faut procéder, c'est ainsi que nous battrons la droite en Mai prochain.

Fraude sociale Vs Fraude fiscale : Aveu d'échec du libéralisme

L'Elysée et l'UMP ont lancé une double offensive cette semaine, l'une ce lundi par l'UMP à l'encontre de l'opposant PS en utilisant des armes peu glorieuses de campagne nauséabonde de désinformation. L'autre par l'Elysée, pilotée par un conseil des ministres aujourd'hui qui entérine les décisions de lutter contre les fraudes sociales et fiscales.

Nicolas Sarkozy tombait à bras raccourcis sur ces infâmes pauvres qui seraient coupables de toutes les fraudes, mais semblait oublier la véritable fraude fiscale, celle des riches qu'il n'a cessé de protéger durant tout son mandat.

Il fallait réagir. C'est chose faite depuis ce matin, où L.Wauquiez spécialiste de la recherche de fond à l'étranger pour financer les partis politiques, présentait l'idée ce matin d'imposer les français dès lors qu'ils habitent au moins trois mois en métropole. Un pavé dans la mare médiatique, très vite atténué par le chef de file UMP, Mr Copé, qui déclare qu'il ne faut surtout pas stigmatiser cette partie de la population.

Ne pas stigmatiser une partie des français ?!! Ce qui est devenu un sport au sein de l'UMP que de confronter les français sur les questions de protection sociale, ne pourrait pas l'être pour les plus riches qui fraudent en ne s'acquittant pas de leur imposition ?

Il ne faut pas stigmatiser les plus riches des français, une idée somme toute bien libérale à droite que de laisser à penser qu'il faut baisser les impôts, et ne pas obliger les contribuables les plus riches au risque de les voir quitter définitivement le pays.

C'est ainsi que depuis trente ans, on laisse fuir les capitaux à l’étranger, que l'on baisse les impôts des plus riches, alors que les riches sont toujours plus riches, que les gains de productivité ont explosé quand dans le même temps la redistribution des richesses produites baissait.

Du coup, les recettes fiscales ne sont plus en adéquation avec nos dépenses, nous plongeant dans la crise de la dette que nous connaissons aujourd'hui.

Sur le sujet, je me joins à Nicolas, et à mes camarades blogueurs (OcéaneMipmipAgnès,SeeMeeSeb MussetCSPMarcoDadavidovVogelsongIntox2007DedalusChristian) et d'autres, qui ce matin relayent la lettre qui suit, qui constate l'échec de l'idéologie libérale.


Comme Dalipas, il y a de quoi s'interroger sur ce fameux "bonheur néolibéral" qu'on nous promet depuis trente ans, mais qui tarde à venir...


Certains, comme Seb Musset, désignent des personnes comme destinataire de cette lettre, il a raison de nommer ces personnalités, qui ont largement contribué à véhiculer, dans les médias, ces idées qu'on constate objectivement aujourd'hui en échec.


A l'attention de : Jean-Michel Aphatie, Jacques Attali, Christophe Barbier, Eric Brunet, Yves Calvi, Monique Canto-Sperber, Jean-François Copé, Arnaud Dassier, Sophie De Menthon, Michel Godet, Eric Le Boucher, Alain Madelin, Alain Minc, Hervé Novelli, Catherine Ney, Laurence Parisot, Jean Quatremer, Pascal Salin, Hugues Serraf, Guy Sorman, Jean-Marc Sylvestre, Pierre-André Taguieff, Yves Thréard, Agnès Verdier-Molinié, Laurent Wauquiez. 

"Madame, Monsieur,

Vous vous définissez vous-même comme étant de sensibilité « libérale » sur le plan économique et c’est bien évidemment votre droit le plus strict. Vous ne verrez donc pas d’inconvénients à être sollicité afin de répondre à une simple question.

Nous, blogueurs et citoyens de sensibilité de gauche, sommes depuis une trentaine d’années face à votre discours nous assurant que le libéralisme économique – ou néolibéralisme si vous préférez – ne sera qu’une promesse de bonheur et de liberté pour tout un chacun, humbles comme aisés, et qu’un passage, certes douloureux mais que vous nous assurez « nécessaire », par une période de temps plus ou moins difficile où serait mise en place une sévère mais juste « rigueur » économique, finira, à terme, par porter des fruits dont tout le monde sans exceptions profitera…

Disons le net : nous sommes sceptiques.

Non pas que nous mettions en doute votre bonne foi quant à ces affirmations : votre sur-présence médiatique depuis tant d’années nous a convaincu de votre sincérité. Mais tout de même, tout le monde finit par se demander, à force :

Ce fameux « bonheur néolibéral » qu’on nous promet depuis 30 ans, ça vient quand ?

Parce que dans un pays comprenant 8 millions de personnes en dessous du seuil de pauvreté et des salariés pressés comme des citrons en permanence, et où malheureusement il semble bien qu’une fraction fort malhonnête de personnes trouvent à s’enrichir en se contentant de siéger dans des conseils d’administration, il est quelque peu délicat de percevoir les bienfaits de ces fameux « marchés » que vous défendez pourtant mordicus en dépit du bon sens.

Comme toujours, vous répondrez à cela qu’il faut « poursuivre les réformes» parce qu’on a « pas assez libéralisé » ; mais soyons sérieux : il vous faut clairement admettre que vous vous êtes plantés. Qu’en 30 ans vous n’avez pas été foutus de faire quelque chose de bien. Et que le néolibéralisme n’a conduit qu’une fraction infime de gens très riches à encore plus s’enrichir au détriment de tous les autres.

Notre question sera donc : pourquoi ne pas admettre que votre idéologie est nuisible pour la majorité, que vous vous êtes plantés, et que dans l’intérêt général vis-à-vis duquel vos idées sont objectivement nuisibles, il serait mieux que vous laissiez tomber et passiez à autre chose ?

Dans l’attente de votre réponse, veuillez Madame Monsieur agréer l’expression de nos salutations distinguées."

mardi 15 novembre 2011

Raisonnable ? Assemblée à gerber !

On assiste en ce début de semaine à une surenchère à droite d'attaques sur ce qui reste de notre modèle social d'antan, d'une volonté de pourrissement de la situation dont ils souhaiteraient à droite tirer avantage.

Il y a la crise qui justifie tous les plans d'austérité à les entendre, mais il y a aussi l'application d'une idéologie implacable dans un contexte d’acceptation des reculs sociaux plus grands.

Au nom des économies, et sous couvert d'équités (?) entre public et privé, sera instaurée une nouvelle journée de carence avant de pouvoir percevoir une indemnisation pour arrêt maladie. Ce qui porte à quatre jours de carence, de perte de salaire, le délai d'indemnisation lorsqu'on est malade. Et Mr Fillon qui a jugé "raisonnable" de présenter cette mesure aux députés de l'assemblée nationale ?

Cette même assemblée n'a pas jugé bon, ni tout autant "raisonnable" de baisser de 10% les indemnités des parlementaires. Seuls 2 députés sur les 577 ont voté pour, vous le croyez ça ?

Et pourtant, 9 français sur 10 veulent que le gouvernement baisse son train de vie, ne serait-ce que d'une manière symbolique, histoire d'au moins donner l’impression que c'est toute la nation qui fait des efforts en ces temps de crise.

Non, ici, nous avons des nantis qui décident derrière leurs beaux bureaux dorés avec qui ou comment se soigneront les petites gens. Autant dire que nous irons bosser avec une gastro ou une grippe dorénavant, une véritable avancée !

Après la campagne de comm' nauséabonde de l'UMP hier, des envies de gerbes aujourd'hui.

lundi 14 novembre 2011

La campagne nauséabonde de l'UMP

Le parti de J-F.Copé aurait pu parler de "la semaine pour l'emploi des personnes handicapées" qui débute aujourd'hui, mais non, ce lundi, l'UMP préfère lancer une campagne nauséabonde Anti-PS dans le cadre de "la semaine de l'engagement", organisée dans toutes les fédérations de ce parti. Détournements, contrefaçons et intox pullulent dans ces documents, qui démontrent que le parti présidentiel est prêt à tous les coups bas.

La démarche pourrait être admise si elle n'était pas aussi emprunte de malhonnêteté. 3 millions de tracts, cinq affiches tirées à 40 000 exemplaires chacune, une seconde campagne de tractage après celle de Mai où l'on faisait à l'époque un bilan positif du quinquennat de Sarkozy. Ici, c'est l'opposant qu'on attaque.

France info en évoque des passages ici, on peut donc y lire par exemple, que "Le PS veut dépénaliser le cannabis, le PS veut régulariser les clandestins, le PS, avec ses alliés Verts, évoque la possibilité de supprimer les défilés du 14-Juillet  "
Sauf que, la proposition sur le cannabis, c’était le radical Jean-Michel Baylet qui l'avait faite ; sur la régularisation des clandestins, François Hollande et l’ensemble des candidats de la primaire ont rejeté toute régularisation massive ; quant à la suppression du défilé du 14 juillet, c’est Eva Joly qui l’a proposée, seule, l’été dernier.

Autant dire que la méthode est lamentable, malsaine, elle ne valorise pas le débat politique. Comment peuvent-ils envisager de telles méthodes ? N'est ce pas sous estimer l’électorat qui saura en prendre et en laisser, quand le Parti socialiste injustement mis en cause s'en sera défendu ?

Un bien mauvais début de campagne pour l'UMP, qui pourtant affiche la volonté de mobiliser ainsi l’électorat.

Avec des slogans "Oui à la solidarité, non à la fraude", ou "Oui au travail, non à l'assistanat" on peut se demander à qui s'adresse ces invectives ?

S'adresse t-on à la personne qui a perdu son travail il y a bientôt trois ans, qui n'a plus d'allocation chômage depuis que la droite a limité les droits à 22 mois d’indemnisation, à cette personne qui n'a peut être pas droit aux 650 euros de revenu minimum d'insertion ?

Non, l'UMP ne s'adresse pas à cette partie de l'électorat, mais plutôt à son socle électoral.

Comme à son habitude, l'UMP s'adresse à ses fidèles et joue sur des idées populistes au sens péjoratif du terme. Le but étant de dire aux militants ce qu'ils ont envie d'entendre, ici des critiques de l'opposant, avec le seul objectif de mobiliser les troupes. Des troupes qui ne vérifieront pas la véracité des attaques mais s'empresseront de les propager, de les amplifier.

La campagne de l'UMP est lancée.

dimanche 13 novembre 2011

Hollande, capitaine d'un pédalo, prêt à brader ses idées pour quelques circonscriptions ?

Une confrontation est naissante à gauche, et pourrait s'aggraver dans les prochaines semaines, si Hollande n'y prend pas garde.

C'est toute la problématique à gauche du scrutin uninominal à deux tours qu'est la Présidentielle, le premier tour sert de primaire à gauche pour départager la myriade de candidatures. Le second est l'objet d'âpres négociations avec les partenaires de gauche, surtout depuis que les législatives ont lieu quelques semaines après la Présidentielle.
 Si le parti socialiste avait imaginé avec les primaires ouvertes résorber la classique crise de leadership, il n'en est rien en réalité. Mis à part Mr Bailey du parti radical de gauche, François Hollande a été désigné parmi des socialistes. Il reste donc les autres leaders de gauche, et pas des moindres.

A coté du candidat socialiste, demeurent au moins deux personnalités politiques à gauche de renom et de premier plan,qui ont un fort écho dans les médias. J-Luc.Mélenchon pour le Front de gauche, qui n'a pas hésité ce dimanche à comparer  Hollande au "capitaine d'un pédalo dans la tempête", et Eva Joly pour EELV qui reste ferme face au PS "Nous ne sommes pas prêts à brader nos idées pour quelques circonscriptions".

De quoi parlons nous ? S'agit-il de dégager des positions claires pour François Hollande, ou d'affirmer sa fermeté face à des partenaires qui n'hésitent plus à le chahuter ?

Nous sommes en plein calcul pré-électoral. Du coup il est à craindre que le projet d'un nouvel aéroport si cher au maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault et son abandon ,conditionne l'accord d'avec EELV, tout comme la volonté de poursuivre la construction du projet EPR de Flamenville, des points de fermeté du candidat socialiste.

 Le candidat de la "gauche molle", ainsi nommé dans son propre camp, n'est t-il pas en train de se forger une image de fermeté ? Si ces deux chantiers de construction sont des projets pharaoniques, avec des coûts et des enjeux sur l'emploi, le travail avec les partenaires verts pourrait aboutir sur une alternative, si François Hollande en affichait la volonté.

Mais sachant que l'entrée à l'assemblée nationale en 2012 pour EELV et le Front de gauche n'est pas favorable pour les petits partis, François Hollande semble miser sur un accord à minima avec eux.

Pour reprendre le titre de ce billet, François Hollande semble donc décidé à pédaler à son rythme, en affichant toute la fermeté nécessaire. Cela semble être que des bénéfices pour lui, en terme de circonscriptions, et de compromis politiques, mais la campagne électorale à venir n'en sera que plus difficile.

Nous sommes bien loin de Unité2012, espérons que cela ne soit pas Marine Le Pen qui en tire parti, au risque de tout perdre ?

J'envoie ma lettre ouverte à M.Hollande, Mme Joly.

L'Ecologie politique pourrait faire fondre la popularité de M.Hollande comme neige au soleil.

L'accord entre le PS et EELV sera ou ne sera pas en ce début de semaine, à la date butoir du 19 Novembre, et dans tous les cas les verts auront su porter leurs exigences. Véritable troisième force politique dans les scrutins intermédiaires, l'enjeu pour cette organisation politique est de transformer dans les élections à venir, les attentes de l'opinion publique en la mise en oeuvre de véritables politiques. Les enjeux sont grands, des objectifs nobles qui redonnent des couleurs à la politique.

Les partis dominants devraient en prendre conscience, l’hégémonie politique peut peut-être encore suffire à convaincre les militants, mais pourrait ne plus permettre de gagner des élections. Il faut encore et toujours aux partis de gauche apprendre à partager le pouvoir.

Si Nicolas Sarkozy reprend huit points dans les sondages d'opinion, la droite montre encore qu'elle sait se plier au leadership de son candidat, par contre la suprématie de François Hollande pourrait fondre comme neige au soleil, si il n'arrivait pas à rassembler la gauche.

Le PS de Mr Hollande est prévenu, il n'est pas question de jauger, à cinq mois de l'élection présidentielle, le poids de ses partenaires politiques aux intentions de votes sans prendre en compte le poids de ceux-ci quand la campagne portera leurs idées, considérées déjà légitimes dans l'opinion.

La sortie du nucléaire est un axe majeur de la convergence politique à gauche, c'est maintenant que ça se décide !

(réseau sortir du nucléaire)

Lettre ouverte au Parti Socialiste et à Europe-Écologie Les Verts

La sortie du nucléaire, pour moi c'est clair !
M. Hollande, Mme Joly,
Europe-Écologie Les Verts et le Parti Socialiste se sont donnés jusqu'au 19 novembre pour parvenir à un éventuel accord électoral.
Plus de 70 % des Français sont favorables à la sortie du nucléaire *
Ce n'est pourtant pas la direction dans laquelle s'engage M. Hollande. Les éléphants du PS rateront-ils l’occasion historique de rompre avec leurs positions et leur image de dinosaures pro-nucléaires ?
La candidate d'EELV cédera-t-elle au diktat atomique du PS, piétinant ainsi cette « responsabilité historique » de sortie du nucléaire dont elle s'est déclarée porteuse ?
La sortie du nucléaire est un impératif éthique et écologique, mais également une orientation économique incontournable. Pareils enjeux ne doivent pas être sacrifiés à la « cuisine » électorale des partis et aux tractations en vue des législatives, ni aux pressions de l'industrie nucléaire.
M. Hollande, vous persistez à promettre une hypocrite « réduction de la part du nucléaire ». Mais les quelques centrales dont vous concèderiez la fermeture sont celles qu’il aurait déjà fallu fermer de toute urgence du fait de leur vétusté et de leur dangerosité. Les nombreux réacteurs restants continueront à faire peser sur nous le risque d’un accident majeur.
Votre récent engagement à poursuivre le chantier du réacteur EPR de Flamanville n'est pas acceptable, d'autant moins qu'il s'agit d'une « tête de série » dont la construction annonce le renouvellement de l'ensemble du parc nucléaire français. Acceptez-vous donc l'accumulation, au cours des prochaines décennies, de milliers de tonnes de déchets nucléaires supplémentaires, qui resteront dangereux pour une durée des millions de fois plus longue que votre carrière politique ?
Comptez-vous continuer à dilapider le budget de l'État par dizaines de milliards d'euros dans le fonctionnement et la réfection du parc nucléaire actuel, dans son renouvellement et dans la recherche sur des chimères technologiques (réacteur à fusion ITER, réacteurs dits « de 4ème génération ») ?
Ou bien préférez-vous créer des centaines de milliers d'emplois en ré-orientant enfin les investissements vers les économies d'énergie et les énergies renouvelables, qui contribuent fortement au dynamisme économique de l'Allemagne et à sa résistance à la crise financière mondiale ?
J'attends d'un candidat à la présidence de la République qu'il s'engage clairement :
  • Pour une sortie complète et définitive du nucléaire ;
  • Pour le refus de toute nouvelle construction de réacteur et l’abandon du réacteur EPR (Flamanville, Penly)
  • Pour l’arrêt des réacteurs nucléaires ayant dépassé la durée de 30 ans de fonctionnement pour laquelle ils ont été conçus ;
  • Pour l'arrêt du « retraitement » des combustibles usés à La Hague, et de l'utilisation du combustible MOX ;
  • Pour le gel de tous les projets d'installations d'enfouissement ou de stockage de déchets nucléaires ;
  • Pour une politique énergétique ambitieuse, fondée sur la maîtrise des consommations d'énergie et sur le développement des énergies renouvelables, qui créera des centaines de milliers d'emplois comme chez nos voisins allemands, et nous aidera à sortir de la crise économique.
Pour le citoyen et potentiel électeur que je suis, vous avez le devoir d’aller au-delà des enjeux électoralistes.
Prenez la bonne décision : la sortie du nucléaire, pour moi c'est clair !



vendredi 11 novembre 2011

Refusons de travailler les jours fériés !

Si il n'y a que des conventions collectives ou des accords d'entreprises pour préciser le nombre de jours à travailler, en incluant ou pas les jours fériés, en réalité notre employeur peut nous faire travailler tous les jours de l'année sauf le 1er Mai. Et puis, il y a l'usage, la nécessité, les particularités d'une activité, l'adéquation charge-capacité, et in fine le respect d'un employeur pour ses salariés.

Moi qui ai entamé un week-end de quatre jours ce jeudi, (NON les 35 heures ne sont pas mortes), j'ai une pensée pour les travailleurs qui auront donc été obligés. Je pense à ces salariés, qui iront travailler ce vendredi 11 Novembre, et qui poursuivront samedi et dimanche, en sachant qu'une majorité de français sont chez eux en famille.

La fin de l'année est bien souvent en entreprise une période où l'activité se tend, les objectifs restent à atteindre avec toutes les problématiques que peuvent connaitre une industrie, un commerce, en terme d'approvisionnement de ses fournisseurs, de ses sous traitants. Bien souvent, c'est la satisfaction client qui est l'enjeu, avec des délais de retard, voire des pénalités... 

Du coup, les pressions s'accroissent notamment sur le temps de travail qui débouchent sur l'acceptation des salariés,  de conditions de travail toujours plus difficiles.
On déplace les congés hors délais de prévenance, on fait faire des heures supplémentaires à la demande hors délais de prévenance, on travaille les jours fériés, et tout ça bien sûr "sous couvert du double volontariat" pour être en règle avec le droit.
Du coup, une certaine idée de politiques clientélistes bat son plein chez certains manageurs, on favorise la compétition entre salariés avec comme corollaire la négociation au donnant-donnant pour préserver son poste, pour l'augmentation de salaire, pour avoir les meilleurs horaires de travail.

De plus, depuis plusieurs années déjà, nous assistons à la mise en oeuvre au sein des entreprises, de politique du "cash", où il est surtout question de dégager de la trésorerie, avec un management agressif, qui satisfait l'entrepreneur, mais qui a des conséquences sur l'organisation du travail. (exemple : rupture d’approvisionnement de certains produits dans les rayons d'un Supermarché alors que vous constatez que les salariés font le "réassort" tout au long de la journée, quand auparavant il se faisait avant l'ouverture du magasin, et qu'il n'y avait jamais de rupture d'appro)

Les constats renforcent les craintes, au sein des industries, nous sommes arrivés à un niveau d'externalisation et de dépendance des sous traitants qui bien souvent met en danger la capacité de l'entreprise à tenir ses engagements vis à vis de ses clients. Dès lors, et c'est la vie normale d'une entreprise, dès qu'il y a un problème d’approvisionnement et d'éventuelles conséquences sur des retards, ce sont les salariés qui doivent accepter de faire des heures supplémentaires (obligatoire 120 à 180 heures/an), à travailler le dimanche et les jours fériés.

Bref la pression se fait plus grande sur les salariés, parce que comme trop souvent, se sont les salariés la variable d'ajustement des erreurs de quelques uns. 

Rappelons à ces messieurs les dirigeants que le 11 Novembre est un jour de commémoration, en souvenir de nos anciens morts pour la patrie.

Rappelons à ces dirigeants, que les salariés sont bien souvent des responsables de famille, qui auront leurs enfants à la maison durant ces jours fériés, et vacances scolaires de fin d'année. Que leurs enfants aimeraient avoir leurs parents à leurs côtés !

Salariés, regroupez vous, et refusez de travailler les jours fériés.