mercredi 28 décembre 2011

Ce qui change au 1er Janvier 2012, mais pénalise toujours les mêmes...

Pour résumer la tendances des changements qui interviennent en ce début d'année, nous sommes confrontés à une vague de hausses qui se généralisent, gaz, mutuelle, tarifs en tout genre, avec des avantages à la baisse. L'année 2012, commence de manière résolument austère.

Sur le plan salarial, de l'imposition, des taxes, les mesures ressemblent à une suite de bricolages fiscaux, de réajustements trop timides pour être qualifiés de courageux. Les aides sociales sont si peu revalorisées, que ne rien faire aurait été la même chose.

-Un nouveau barème d'imposition voit le jour, seule la dernière tranche est majorée de 1%.
Une nouvelle contribution "exceptionnelle" de 3%, est créée pour un revenu fiscal dépassant les 500 000€.
-Augmentation de la TVA de 5.5% à 7% dans de nombreux secteurs.
-Alors que l'inflation glissée sur l'année 2011 fût de plus de 2%, l'état ne joue toujours aucun rôle dans les augmentations de salaire du secteur privé, seul le smic est augmenté de 0.3% au 1er janvier, portant le taux horaire à 9.22€ bruts.
-le RSA passe de 466.99€ à 474€ par mois
-l'aide au logement augmente de 1%
-Par contre pour tous les salariés du pays, la CSG et la CRDS se calcule maintenant sur 98.25% de votre salaire contre 97% auparavant.

Les modifications concernant les prestations familiales et vieillesse n'interviennent qu'en Avril.

Sur le plan de la santé, les changements sont importants, la tendance est à la baisse des prestations, et à la hausse des cotisations. Pire on constate que le relèvement de certains plafonds de ressources auront pour conséquence une augmentation du nombre de français ne pouvant accéder aux soins, faute de couverture.

-la taxe sur les contrats santé double, les complémentaires devraient augmenter en moyenne de 4.7%, les mutuelles ont déjà prévenu que la hausse sur les contrats de complémentaire santé se situerait entre 3.5% et 7%.
-Relèvement du plafond de ressources pour l'aide à la complémentaire santé (ACS) de 35% ! Celui de la CMU (couverture maladie universelle) est également visé.
-les indemnités journalières pour arrêt maladie baissent pour les salaires supérieurs à 2450€ brut soit 1.8 fois le smic. Une baisse de 5 à 10%.
-un jour de carence est instauré pour les fonctionnaires en arrêt maladie.

Dans les énergies, et les transports, les crédits d'impôts et autres avantages sociaux baissent quand les tarifs augmentent. Se sont  encore les plus aisés qui limitent la casse, les plus précaires seront les plus sévèrement ponctionnés. Les politiques du grenelle de l'environnement en font les frais.

-Si le tarif social du gaz est (affiché) revalorisé permettant d'économiser seulement 10€ / an, la hausse du gaz pour le particulier reste énorme, soit +4.4% !
-La plupart des niches fiscales injustes et inefficaces subsistent, par contre ce qui fait vivre beaucoup de TPE et PME sur l'amélioration de l'habitat par les économies d'énergies est raboté. -15% de crédit d’impôt en moyenne. Celui sur le photovoltaïque baisse de 22% à 13%.
-L'application du bonus-malus automobile devient plus sévère. Le premier palier de bonus n'est plus que de 100€ pour l'achat d'une voiture émettant moins de 105g de CO2 au Km, contre 110 g en 2011. Le bonus obtenu en cas d'achat de véhicule propre et de mise au rebut d'un véhicule de plus de 15 ans baisse de 300 à 200 euros.
-Les transports en commun en île de France augmente de +1.5%
-Le tarif des TGV augmente de +3.2%

Plus de détails sur ces chiffres ici et .

Pas de changement au nom du changement, ce sont toujours les mêmes qui payent ! On peut constater que ce sont des solutions de réajustement plutôt que des politiques nouvelles qui seront mises en oeuvre à compter du 1er Janvier 2012.

Le vote du budget 2012 montre l’inefficacité de ces politiques, les hausses d'impôt touchent surtout les plus modestes, les rendant inefficaces.

En faisant peser sur le plus grand nombre les mesures d'économies, qui individuellement sont pénalisantes, mais qui restent économiquement peu efficaces pour renflouer les caisses de l'état (78 milliards de déficit votés pour 2012), on constate tout le chemin qui reste à parcourir.

mardi 27 décembre 2011

Emploi : Les raisons de l'échec total de N.Sarkozy


Beaucoup commentent les très mauvais chiffres du chômage, les pires que nous ayons eu depuis plus de dix ans. A droite on présente la situation en se dédouanant de ces résultats par la grande faute à la crise.
Cette crise internationale que nous traînons depuis l'élection de Nicolas Sarkozy qui l’exonérerait de ses responsabilités de chef de l'état ?

Non, l'état a toujours joué un rôle important dans l'encadrement de l'emploi. Tant dans les services publics, que dans la réglementation de l'emploi dans le privé, l'état doit prendre ses responsabilités.

Ces très mauvais chiffres sont à mettre directement en relation avec les politiques publiques de l'emploi sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Deux raisons structurantes à cela, le non-remplacement des départs à la retraite institué dans les services publics depuis plus de quatre ans par la RGPP (révision générale des politiques publiques), et la politique des heures supplémentaires qui freine l'embauche, la création nette d'emploi.

La suppression d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite n'a presque rien rapporté à l'état, c'est la cour des comptes qui le dit, par contre sur la période 2009-2011, ce sont 100 000 postes de fonctionnaires qui ont été supprimés. De même entre 2007 et 2010, ce sont 100 000 autres emplois qui ont été supprimés par l'état employeur. A comparer avec les 30 000 inscrits supplémentaires à Pôle emploi ce mois de Novembre.

Non seulement cette politique d'économie ne rapporte rien économiquement, mais elle contribue à asphyxier le marché de l'emploi.

La défiscalisation des heures supplémentaires a un lien étroit avec le non-remplacement des départs en retraite. Souvent le management préférera avoir recours aux heures supplémentaires des salariés déjà en poste jouant sur une "capacité" à flux tendu de la gestion des ressources humaines, plutôt que de justifier l'embauche ou le remplacement d'un départ à la retraite. 
Ici, on nous explique que les 174 millions d'heures supplémentaires pour le seul premier trimestre de l'année équivalent à plus de 380 000 emplois à taux plein !

C'est simplement énorme. Ces quelques chiffres rappellent que l'état par ses politiques publiques, et la réglementation qu'il met en place, peut influer lourdement sur les chiffres du chômage. Avec plus de 4 millions de personnes inscrites à Pôle emploi, la politique de l'emploi du prochain gouvernement soulève beaucoup d'attentes.

lundi 26 décembre 2011

Bilan du dialogue social sous l'ère Sarkozy

Pour les salariés électeurs, tant au niveau des réformes gouvernementales qui peuvent les toucher personnellement, qu'en terme de négociation en entreprise, la qualité du dialogue social se mesure d'une manière très inégale pour tous. Il semble cependant que beaucoup font le constat que Nicolas Sarkozy n'a pas respecté les élus syndicaux, et les instances représentatives avec lesquelles il aurait dû travailler d'une manière plus sereine.
Le sommet sur l'emploi ce 18 Janvier en est un dernier exemple, l'occasion de rappeler les anicroches, les loupés, les déconvenues, l'échec des politiques sociales du quinquennat de l'actuel locataire de l'Elysée.

N.Sarkozy a très clairement et très vite adopté la posture "j'ai été élu pour faire des réformes, j'ai été élu sur cette feuille de route, sur ce programme, rien ni personne ne m’empêchera..." Très vite Nicolas Sarkozy a cru que les électeurs lui avaient signé "un chèque en blanc", alors qu'il n'était mandaté que par une partie de l'électorat, que le boulot du chef de l'état est de rassembler tous les français.

Les rassembler ? Il n'en avait rien à faire : dans les coulisses de l'Elysée, on dit que N.Sarkozy confiait que les français allaient le détester. Très vite ce fût le cas, aucun Président sous la cinquième république n'a été aussi vite impopulaire. Il y a d'abord eu le style qui a fortement déplu, et puis le contenu de ses politiques.

Dès l'été 2007, la loi TEPA, avec la défiscalisation des heures supplémentaires pour les salariés, mais surtout l'exonération de cotisations sociales pour l'employeur, a des conséquences sur l'organisation du travail en entreprise. L'opposition politique dénonce les effets négatifs sur la création nette d'emploi, et l'effet d'aubaine, sur l'idéologie de l'activité qui créé de l'activité sans conséquences concrètes sur le terrain.
Les syndicats en font l'amer constat au quotidien, avec un accroissement des heures supplémentaires sur l'année, pour plus de flexibilité alors que l'activité n'augmente pas, ayant pour conséquences l'arrêt de l’intérim, le gel des embauches, et la paralysie du marché de l'emploi.


De l’idéologie, le chef de l'état en a fortement joué. Alors que la crise financière faisait ses premiers dégâts, N.Sarkozy clamait haut et fort qu'il fallait "réformer le capitalisme", une posture qu'on pense immédiatement empruntée à un chef de l'état de gauche.
Mais de gauche, il n'y a que les discours ; le sommet social de 2009, comme celui de 2010, dont on pouvait attendre qu'ils répondent à la crise économique en France qui augmente chômage et précarité, accouchent de mesures d'investissement, de soutien de l'activité. Rien ou si peu pour faire face à la précarité grandissante, pour relancer l'activité par la consommation, pourtant seul moteur de croissance qu'il y avait encore en France.

Le seul syndicat vraiment écouté durant cette période fût celui du patronat : grand emprunt, rupture conventionnelle du contrat de travail, nombreuses ont été les politiques publiques de l'emploi qui auront directement servi les intérêts et seuls les intérêts des syndicats du patronat.

Mais sur les préoccupations des salariés, les actions de mécontentement, les grèves, n'y changeront rien. Nicolas Sarkozy affichait bien sa compréhension des difficultés, mais n'y répondait pas, à cause de la crise selon lui. Souvenez vous, il préférait nous interroger "Dois-je dépenser l'argent que nous n'avons pas ?" Plutôt que de répondre à la crise de financement de l'état dont il avait la charge, par une réforme fiscale d’ampleur, une question majeure qui s'imposa de toute façon à lui un peu plus tard, qui nous occupe aujourd'hui. Que de temps perdu !

Il était plus facile de maquiller des mesures de rigueur qu'on s'interdisait à ce moment là de qualifier des politiques d'austérité, tel que la révision générale des politiques publique RGPP, au nom des économies, plutôt que de trouver de nouvelles sources de financement de l'état.

Puis avec la récession, s'imposa la réforme des retraites. Déjà en confrontation directe avec des millions personnes dans les manifestations tous les deux mois de l'année, manifestations desquelles ont accouché les services minimum dans les écoles, dans les transports, plutôt que de répondre aux légitimes revendications des salariés en arrêt de travail. Le recul de l'âge légal pour faire valoir ses droits à la retraite était le moyen ultime de signifier à la France entière qu'un seul homme décidait, le locataire de l'Elysée.
Que les meneurs, ces terroristes de gauche qui prennent les populations en "otage", ceux qui empêchent les français "non-grèvistes" de se rendrent sur leur lieu de travail, de voyager, de partir en vacances, de mettre leurs enfants à l'école, ceux là n'étaient qu'une minorité, qu'il fallait faire peu d'état de leur droit de grève, de leur droit de retrait, qu'en passant en force sur cette dernière réforme des retraites, ce sont les syndicats qu'on décrédibiliserait définitivement, permettant une démobilisation générale.

Mais c'était sous-estimer le niveau d'engagement de ces militants. Depuis, le chef de l'état n' a pas su remettre la France sur les bons rails. Depuis, le chef de l'état ne trouve d'autres façons de faire payer les conséquences de la crise que par des mesures de rigueur, des plans d'austérité, qu'il impose à ces mêmes populations avec lesquelles il s'était amusé à se confronter. Elles ne se voient plus les grèves ? Aussi, ce sont ces mêmes  incompris, ces mêmes desperados qui paradent dans l'indifférence du gouvernement, ces 11 Octobre, 13 Décembre, et maintenant ce 18 Janvier 2012, date choisie par N.Sarkozy pour un nouveau sommet sur l'emploi.
Certes une faible mobilisation, normal. Mais une mobilisation quand même, non qu'on attende quoi que ce soit de l'actuel locataire de l'Elysée, lui qui n'écoute personne. Mais le moyen de rappeler les revendications légitimes des représentants des salariés, des retraités, du peuple. Le moyen de peser sur les débats.

Ce sommet à la mi-Janvier ne sera pas un moyen pour N.Sarkozy d'effacer la grogne sociale engendrée depuis cinq ans. En organisant une manifestation ce 18 Janvier, l'intersyndicale signifie à Nicolas Sarkozy qu'il doit répondre de son pitoyable bilan.

Les syndicats rappellent que, par leurs actions, des voix s’élèvent pour dire non au pouvoir en place. Ils permettent d'en appeler aux candidats de la prochaine présidentielle, qu'ils fassent qu'enfin le dialogue social soit de nouveau respecté dans ce pays. Leurs donner le moyen de dire au candidat Sarkozy qu'il a été abjecte de ce point de vue là, que des alternatives sont possibles.

mercredi 21 décembre 2011

Hollande-Sarkozy au coude à coude ?

Il est quand même curieux de constater que les résultats de sondages varient aussi vite que change le temps chaque semaine. Ici l'institut de sondage Opinion way, à la demande du Figaro présente un resserrement des candidats UMP-PS suite à une percée de François Bayrou. Cela donne l'impression d'un calcul quasi mathématique d'une déduction des intentions de votes pour F.Hollande au profit de la candidature maintenant confirmée du centriste du Modem

Ce qui est regrettable, c'est l'influence de ce genre d'information qui n'en est pas une sur la sphère médiatique, et donc sur ce qui sera véhiculé aux électeurs, les influençant irrémédiablement.



mardi 20 décembre 2011

Infographie : Il est où le déficit ?


Cinquième jour de grève dans les aéroports : Aucun vol annulé !

C'est en instaurant le service minimum dans les transports aériens que le gouvernement semble vouloir répondre aux revendications des salariés grévistes des agents de sûreté des aéroports. Voilà une idée curieuse non ?

D'autant plus curieuse qu'aucun vol n'a été annulé depuis le début du mouvement, c'est le gouvernement qui a voulu que deux médiateurs puissent rencontrer les syndicats et les patrons d'entreprises pour trouver une issue au conflit. Mais voilà l’occasion est encore trop belle de prendre les électeurs à témoin en faisant pleurer dans les chaumières, accusant ces meneurs syndicalistes d'empêcher les voyageurs de voyager !

C'est anormal, c'est scandaleux lancent nos ministres ! La ministre des transports fustigeant les salariés grévistes coupables de "prendre en otage les français partant en vacances". Bloquer durant les fêtes de fin d'année les transports, c'est bien la dernière fois que cela se produit, notre gouvernement a la solution ! Instaurons le service minimum dans les transports aériens !

Ce qui est surtout anormal, c'est que le préavis de grève était lancé depuis plus d'un moins, qu'aucune entente ne fût possible entre patronat et syndicats, ce qui dénote d'un certain malaise dans ce qui est aujourd'hui un bien mauvais dialogue social dans ces entreprises.

En attendant, ce sont bien les salariés en grève qui ont su enclencher le rapport de force nécessaire pour que leurs revendications soient entendues, les délégués ont promis aux intervenants une fin d'année animée, tout le monde est maintenant prévenu.

(N.Sarkozy) Adieu classes populaires, vive les classes moyennes !


L'état des forces électorales a suffisamment bougé pour que les stratégies de conquête de l'électorat soient très différentes de celles de 2007. Quelques signes montrent que des choix (non avouables) ont été faits pour privilégier certaines catégories socio-professionnelles, une partie de l'électorat. Le but étant comme à chaque fois d'interpeller suffisamment pour se qualifier au premier tour, pour ensuite rassembler une majorité de votants. 

Ce qui change fondamentalement, ce sont les conséquences du quinquennat de Nicolas Sarkozy sur l’électorat lui-même. Retraités, ouvriers, classes moyennes, les déçus du Sarkozysme voteront différemment ou ne voteront pas, obligeant le président candidat à opérer autrement qu'en 2007, à s'adresser autrement aux électeurs.

"La lutte des classes moyennes"

Les signes ne trompent pas, le livre de Laurent Wauquiez (la lutte des classes moyennes) traduit cette stratégie électorale qui consiste à  se soucier des intérêts de cette partie de l'électorat. Si le programme du candidat UMP n'est pas encore connu, il y a de fortes chances pour que certaines des propositions mises en avant dans ce livre soient reprises par Nicolas Sarkozy.
Bouclier anti-hausse d'impôts locaux, accession aux logements sociaux, plan épargne éducation, une batterie de mesures destinées aux contribuables électeurs qui en terme de revenus se situent entre 1500 et 6000 euros nets par mois. Une cible électorale qui représente selon le ministre de l'enseignement supérieur 70% de la population.

Si l'affichage des mesures n'est pas catégoriel, l'application déjà concrète de certaines politiques montre qu'on s'adresse plus aux classes moyennes. La prime de partage des profits en est un dernier exemple.
Une mesure de pré-campagne : En cette fin d'année, (la prime devant être versée avant le 31 décembre) ce dispositif aura des conséquences différentes chez les salariés. Certains auront comme chez  Securitas, une très symbolique prime de 8€ brut quand d'autres comme chez BNP Parisbas auront 690€ au titre de cette même prime.
Ce sont très clairement les classes moyennes qui sont visées par ce dispositif. Le montant de la prime étant plus important au sein des entreprises qui ont déjà un niveau de valorisation salariale plus important.

Nous n'en doutions pas, Nicolas Sarkozy se sert de la fin de son quinquennat pour faire campagne. Si on attend d'un candidat à la présidentielle qu'il s'adresse à tous les français, le scrutin à deux tours favorise ces calculs électoraux, et la droite ne s'en prive pas.

samedi 17 décembre 2011

On compte sur vous ! Les Restos du Coeur ont besoin de 5 millions d'euros de plus

Edit : Les Restos du Coeur ont besoin de 5 millions d'euros de plus Plus que jamais, soutenons les !

En début d'année, nous avons été quelques blogueurs à participer à l’opération 1 billet publié=10 repas offerts, pour soutenir les dons au restos du coeur. C'était Dada Vidov qui était à l'impulsion, aujourd'hui Melclalex nous interpelle sur cette nouvelle initiative "les Enfoirés de Blogueurs".

Le but, plus que jamais soutenir l'appel aux dons ! Alors on compte sur vous pour relayer, partager sur Facebook, tweeter, etc...

Pour aider les plus démunis à s'en sortir, j'approuve l'action des Restaurants du Coeur en donnant :
  
  
  
  

C'est ici que ça se passe, cliquez !

jeudi 15 décembre 2011

Bilan du Sarkozysme en infographie - Fais tourner !


Non à un gouvernement d'union nationale

Les français seraient, selon un sondage, favorable à un gouvernement d'union nationale. Un fantasme sondagier qui trompe un électorat perdue dans une offre politique affichée trop diverse, et une élection présidentielle qui va à l'encontre de cette idée.

A la veille de la campagne nous comptons déjà dix sept candidats déclarés. Le scrutin uninominal direct à deux tours est un premier obstacle. Le premier tour étant considéré comme une sorte de primaire qui doit faire bouger les lignes dans les clivages gauche-droite, à une semaine de l'élection du prochain président de la république, les candidats se seront écharpés affirmant toujours un peu plus leurs différences.

Le plus important : les idées.

Mais surtout, cette question posée sous forme de sondage, laisse entendre que les solutions à amener pour faire avancer le pays dépendraient d'une poignée d'homme, les "meilleurs". C'est faire peu d'état du débat politique que nous sommes en droit d'attendre.

Au delà des compétences de chacun, des convictions personnelles de chaque candidat, il serait temps de sortir de la personnalisation du pouvoir. Croire que ce sont les programmes électoraux qu'il faut appliquer, et arrêter de laisser à penser que le charisme suffit.

Non, la gauche au pouvoir, ce n'est pas la même chose que la droite aux responsabilités, oui le contexte de crise, la situation de la dette, force le trait des différences, et c'est tant mieux.

Je suis pour l'unité à gauche, mais contre une pseudo "union nationale" impossible.

mercredi 14 décembre 2011

Villepin accuse Sarkozy de division, l'UMP "de se foutre du monde"

Dominique de Villepin a déclaré aujourd'hui "J'ai un enthousiasme et un appétit formidable pour cette élection (...) je veux bousculer le jeu politique" mais surtout il a voulu répondre aux attaques. L'affrontement, le combat électoral au sein même de la droite dite "républicaine", semble donc bien lancé.


Lui, qui a longtemps fait partie de l'UMP, est maintenant la cible de ses anciens camarades qui lui reprochent de diviser la droite. La réponse ne s'est pas faite attendre, et les qualités reconnues d'orateur de l'ancien premier ministre donnent de la portée à des contre-attaques qui font mouche, il a accusé Nicolas Sarkozy et l'UMP d'avoir divisé et stigmatisé les français depuis 2007.

Il s'est adressé à Brice Hortefeux qui lui reprochait un peu plus tôt sur RTL, de diviser la droite, " Mais qui a divisé les français depuis quatre ans et demi, là aussi il ne faut pas se foutre du monde (...) et d'inviter Brice Hortefeux "à relire ses déclarations".

Et de poursuivre plus loin "A chaque fois, le gouvernement a choisi de diviser, de stigmatiser pour soi-disant éviter la montée des extrêmes." et de finir pas un déjà connu "Ce n'est pas l'idée que je me fais de la France"

Aïe, aîe, aîe, quand on le cherche le Villepin, ça tombe comme un couperet. Les portes flingues en prendront très vite pour leurs frais.
Exemple, Luc Chatel s'était permis d'ironiser sur l'isolement supposé de DDV, sur le nom de son parti "République solidaire" qu'il avait appelé la "république solitaire". Là aussi, le ministre de l’éducation a une réponse des plus acides" Ce n'est pas digne. Dans la politique, on peut ne pas être d'accord, mais on doit y mettre, au coeur, le respect. Qu'est-ce que c'est que ce mépris ? Et au nom de quoi un jeune élu se permet comme cela de renvoyer un aîné? Un peu de respect !

On sent bien, que la candidature à droite de DDV va poser des problèmes à l'UMP, les petites phrases d'une N.Morano par exemple ne feront pas le poids. La candidature de Mr Villepin n'est pas seulement une bonne chose au vu des potentielles divisions à droite, mais aussi parce qu'il ramène un semblant de rigueur dans le discours politique.


Nicolas Sarkozy et ses amis n'ont plus qu'a bien se tenir.

lundi 12 décembre 2011

Non à l'austérité !

C'est ce 13 décembre que nous avons l'opportunité de dire NON à l'austérité.

Comme on le dit ici, "le seul risque que l'on prend à se mobiliser est éventuellement d'être entendus !" Mais ne soyons pas naïfs, l'actuel locataire de l'Elysée méprise les partenaires sociaux tant il les a ignoré tout au long de son quinquennat.

Aussi, il faut rappeler que l'action syndicale ne se borne pas à descendre dans la rue, pour protester contre des réformes gouvernementales, mais à agir au quotidien au sein des entreprises. Pour faire que le dialogue social respecte les droits et fasse évoluer les acquis des salariés, ce sont des milliers d'élus et mandatés qui se mettent en avant pour faire avancer l’intérêt du collectif.

Ce sont eux, souvent les mêmes qui demain porteront les alternatives à la marche forcée de l'austérité qui nous est imposée depuis plusieurs années. Ce sont eux qui porteront l'alternative souvent si semblable que les programmes à gauche des partis politiques, un lien évident parce qu'une conception de l'humain partagée. Un exemple : voyez les dix exigences de la CGT, on y retrouve comme dans le projet socialiste, l'arrêt des exonérations fiscales et sociales. Pareil pour la taxation des transactions financières, sur le contrôle des aides aux entreprises, sur les mécanismes de crédits à taux réduits, etc..

Les salariés seront de toute façon nombreux dans les manifestations, la capacité de mobilisation et la syndicalisation augmente parce que les inquiétudes augmentent elles aussi.
L'évaluation médiatique, les chiffres de la mobilisation, et l’appréciation incertaine des commentateurs ne prendront pas en compte le sentiment de solidarité qui sera partagé demain dans les cortèges de manifestants.

Les travailleurs pauvres, les exclus, les chômeurs qui ne pourront se mettre en arrêt de travail, et qui pour beaucoup ne participeront pas aux manifestations, ne le feront pas parce qu'ils sont en accord avec les politiques menées par Nicolas Sarkozy, cela, l'électorat en décidera dans moins de 130 jours ; il ne participeront pas parce qu'ils n'en ont pas les moyens. Quoi qu'en disent les politiciens.

Non, c'est la précarité qui fait courber l'échine du citoyen ! Après la taxe sur les complémentaires santé, les déremboursements, les augmentations successives des énergies, du gaz dernièrement, ces mesures inéquitables et injustes font peser principalement les efforts sur les salariés, les retraités, les jeunes, et impactent leur pouvoir d'achat.

Dans le même temps, les efforts demandés aux plus aisés restent symboliques, les niches fiscales, pourtant jugées pour beaucoup d'entre elles coûteuses et inefficaces, restent en état.

L'alternative politique se fait donc cruellement attendre, et c'est aussi cela qui sera porté demain par vos syndicats.


Villepin à 10%

Il y a eu des sondages qui donnaient l'ancien premier ministre à 10 % ; même si cela ne suffit pas à passer le premier tour de la présidentielle, la déclaration officielle de participation au scrutin 2012 de Dominique de Villepin est une information majeure.

Si aujourd'hui, dû à un retrait de la scène médiatique, le retard à combler semble important, les qualités d'orateur, les capacités à faire campagne de l'ancien premier ministre pourraient convaincre.

Reste à savoir quelle frange de l’électorat sera le plus séduite  par son discours. Il y a fort à penser que le potentiel 10% ne se soustraira pas au très stable 17% de Marine le Pen. Le mix électoral à droite devenant de plus en plus important, on peut imaginer que les plus conservateurs, les nostalgiques de la chiraquie soient les plus prompts à faire valoir un tel courant, baissant inexorablement les intentions de vote de l’électorat de droite en faveur du candidat UMP. Les candidatures de Bayrou et des centristes en pâtiraient également.

Reste à savoir si il ira jusqu'au bout, ou si il n'est là que pour permettre un peu plus le rassemblement à droite après avoir négocié avec le locataire de l'Elysée ? Je ne le pense pas. Bien au contraire, si Dominique de Villepin n'a eu de cesse de répéter qu'il n'y avait plus de rancœur envers Nicolas Sarkozy, c'était pour éviter qu'on ne lui reproche aujourd'hui une candidature de vengeance, plus que de conviction. Mais, celui qui accusait le chef de l'état de vouloir le pendre à un crocs de boucher, s'est donc décidé à affronter son ennemi dans l’arène electorale à armes égales cette fois-ci.

Comme le dit ce matin Juan de Sarkofrance, les candidats Villepin, Bayrou, Le Pen encombrent Nicolas Sarkozy, faisant inéluctablement le jeu de la gauche.

dimanche 11 décembre 2011

Condamnons les prêches Xénophobes ! #Marine #LePen #Guéant #UMP #FN

Contraires aux normes juridiques peut-on lire ici, contraires aux valeurs républicaines de traitement d'égalité, en contradiction avec notre propre constitution, simplement contraires aux valeurs morales qu'on souhaiterait mieux défendues par un ministre de l’intérieur, des représentants politiques. Les dérives verbales de certains politiciens s'accroissent, elles sont inacceptables.

"Il y a trop d'étrangers en France" dit et répète Mr Guéant ; comme le précise un professeur émérite en droit public ici, que le ministre de l’intérieur le pense personnellement est une chose, qu'il le clame en tant que ministre de l’intérieur, s'est simplement "inadmissible, irresponsable, voire pénalement répréhensible".

Que cache ces joutes verbales pour un ministre qui connait le pouvoir des mots, sinon l'idée de récupérer l'électorat xénophobe traditionnellement fidèle à l’extrême droite de Marine Le Pen.

N'en déplaise aux militants et sympathisants qui se défendent de telles accusations, le discours de Marine Le Pen est un discours repris à celui de son père qui joue sur la peur de l’étranger.

Le débat démocratique n'excuse rien, déjà la semaine dernière Marine Le Pen jouait les victimes quand selon elle, elle aurait été empêchée de tenir une tribune dans une université. Beaucoup se sont insurgés, il ne faut pas empêcher le Front national de faire campagne.
Aujourd'hui encore, la candidate du FN a tenu un meeting à Metz, quelques soixante personnes (du CNT, NPA, et de SoS racisme) ont manifesté leur mécontentement de la tenue de ce meeting. Comme la semaine dernière, cette fois Marine le Pen a qualifié de voyous démocrates les mêmes personnes qu'elle aparentait à une milice de gauche à Paris Dauphine, en fait des étudiants qui refusent la montée du prêche xénophobe.

Marine le Pen, Claude Guéant, même combat.

Il y a de quoi rire jaune qand la présidente du Fn se réclamant d'une pseudo "majorité silencieuse" appelle à une nouvelle nuit du 4 Août. Cette nuit là durant la révolution française, certains "privilèges" furent abolis. Rappellons à Marine Le Pen que c'est cette même révolution qui nous a légué la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, desquels découla la première constitution de la 1ère République qui inscrira nos principes fondamentaux. Et que la préférence nationale chère à Mme Le Pen va directement à l'encontre de ces principes fondamentaux directement inspirés de la révolution française, sur l'égalité des droits des citoyens.

Marine Le Pen et Claude Guéant accroissent la xénophobie dans ce pays.

La xénophobie (selon wikipedia) peut se manifester par une attitude allant d'un simple préjugé défavorable à des actions violentes.
Les préjugés défavorables se sont multipliés dans notre société, souvenez vous des propos de Marine le Pen qui parlait "d'occupation du territoire" à propos des prières de musulmans dans les rues, ces propos ont largement été diffusés et retenus par une certaine frange de l'électorat.

Des propos véhiculés parfois dans des show Tv qui créent des polémiques tranchées en justice. Souvenez vous d'Eric Zemmour qui distinguait la race blanche de la race noire, "j'appartiens à la race blanche, vous appartenez à la race noire" Le parquet avait requis une condamnation pour "diffamation et incitation à la discrimination raciale", il a été condamné.

Le "trop" en trop.

Du coup, quand des millions de téléspectateurs assistent à des dérives racistes véhiculées sur grand écran, le débat s'installe insidieusement dans la société. Quand Mr Guéant dit qu'il y a "trop" d’étrangers en France, il ne parle pas  des problématiques de l'immigration, qu'un ministre de l’intérieur se doit d'aborder, non il véhicule un cliché qui ne repose sur rien.
C'est même tout le contraire, souvenez vous, c'est "sous Sarkozy" qu'on nous a expliqué qu'il fallait plus d'immigration, des débats sur les quotas et l'immigration choisie en découlèrent, études démographiques à l'appui, il fallait accueillir plus de travailleurs étrangers.

A l'approche de la présidentielle, il n'est donc pas question de diaboliser ces politiciens, et ainsi d'en faire des victimes, mais de dénoncer leurs dérives verbales.
Non ! Nous ne pouvons pas laisser Marine le Pen (comme C.Guéant) faire campagne normalement, le vote d'adhésion à ces discours xénophobes est un vrai problème.

samedi 10 décembre 2011

Libérez Razan Ghazzawi ! #FreeRazan - الحرية لرزان غزاوي

Je me joins à mes camarades pour appeler comme Melclalex, Yann, et bien d'autres, à la libération de la blogueuse Razan Ghazzawi, avocate, mais surtout une trop dérangeante militante des droits de l'homme en Syrie.

Après l'interview de Bachar al-Assad ce mercredi, on a toutes les raisons de penser que la Syrie va sombrer dans une guerre civile où les arrestations de militants vont se succéder.
Entre exactions des rebelles, et dérives militaires, il y a un pourrissement de la situation en Syrie.
Chez cyril "De sources sures, on m'a signalé que les rue de Homs (la 3ème ville du pays) étaient devenues extremement dangereuses de 14h jusqu'au petit matin. Dangereuses du fait de l'armée, mais aussi des exactions des rebelles contres les minorités alaouites et chrétiennes."
Alors quand Bachar al-Assad déclare qu'il n'y est pour rien dans les 4000 morts, on croit rêver ! Le porte parole du département d'état américain se demandait si le président Syrien n'était pas fou ?

En choisissant de réprimer celles et ceux qui se font les portes paroles des droits de l'homme, le président Syrien alimente la rebellion. C'est sa première responsabilité ! Partant de là, il jette de l'huile sur le feu.
En réclamant avec force la liberation de Razan Ghazzawi, nous permettons aux dirigeants de ce pays de faire un pas vers une accalmie des violences qui ont cours.

Je relaye donc cet appel aux blogueurs à réclamer la libération de Razan :

Son arrestation soulève critiques et colère chez les blogueurs et militants à travers le monde, qui réclament sa remise en liberté immédiate.
Exigeons tous ensemble la libération de Razan le plus rapidement possible, si vous êtes blogueurs, postez vous aussi un billet demandant sa libération.
Le régime tyrannique Syrien démontre chaque jour sa violence et son intransigeance meurtrière, la vie de Razan est en danger, exigeons au plus vite qu'elle soit remise en liberté.
Pour suivre les réactions à l'arrestation de Razan Ghazzawi sur Twitter : #FreeRazan
Son compte twitter est http://twitter.com/RedRazan
Une page Facebook a été créé à la suite de l’évènement (il y a déjà plus de 4160 soutiens).




Camarade blogueuse, camarade blogueur, lectrice, lecteur, unissons nous pour suivre cet appel !
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vendredi 9 décembre 2011

SNCF : Grève des billets à partir de Lundi

A l'heure où on essaye de remettre en cause le droit de retrait des salariés face à des situations dangereuses, une association d'usager appelle à la grève des billets à partir de lundi prochain, pour protester contre les nouveaux horaires qui entreront en vigueur dimanche.
Nous en parlions dans ce billet "SNCF : Usagers et professionnels tirent la sonnette d'alarme" accroissement de la productivité de 17% pour les conducteurs, raréfaction des trains pour les usagers, quand l'obligation de service n'est plus qu'une vieille idée.

jeudi 8 décembre 2011

"Sauvons" l'Euro : Bis repetita

Les sommets, réunions, allocutions, pour sauver la zone Euro se succèdent, mais le thème de la grande catastrophe européenne reste alimenté. Comme dans une forme de complaisance, on répète à qui veut bien l'entendre les scénarios du film catastrophe pour conditionner l'acceptation de la rigueur.

Mon propos n'est pas de dire qu'il n'y a pas de crise. La dette est bien là, devenue trop gênante parce que mal maîtrisée depuis trop longtemps. Si il faut effectivement être rigoureux dans l'équilibre des recettes et des dépenses des états, le pseudo sauvetage de l'Europe, de la zone Euro, à coup de plans d'austérité, ne saurait cacher la nécessité pour ces pays à réinventer leurs modes de financement.

Tout a été dit sur le sujet, une gouvernance Européenne de droite, pilotée par un couple franco-Allemand de droite, empêche encore de prendre les bonnes décisions. Des solutions qui seront prises de toute façon plus tard, car aucune mesure technique ne permettra de réduire notre dette.

Rôle accru de la BCE, mutualisation des dettes, taxation des transactions financières, permettraient de dégager  des dizaines de milliards €, et feraient de l'Europe une nouvelle arme d'investissement pour les états de la zone euro.

Mais nous n'y sommes pas encore, aujourd'hui ce joue un nouveau volet de persuasion économique. D'après N.Sarkozy et Angela Merkel qui ont tous deux alourdi de plusieurs centaines de milliards € le poids de leur dette respective, il faudrait inscrire dans nos traités une nouvelle règle d'équilibre budgétaire.

C'est le genre de loi pleine de bonnes intentions qui ne résoud rien. Même avec des sanctions voulues automatiques, on met en fait en place un système de dérogation.
Nous avons un tas de lois de ce genre qui permettent de déroger à nos obligations. Nous payons des pénalités quand nous ne construisons pas assez de logements sociaux, quand nous n'employons pas assez d'Handicapés ou d'apprentis dans nos entreprises, ici les états préféreront parfois payer à l'Europe des pénalités (qui seront assurément faibles vu l'intégration de certains pays dans la zone des 27) plutôt que de respecter les obligations d'un énième traité.

Sans aucun doute, nous allons encore "sauver l'Euro", il faut en rire ou en pleurer ?

mercredi 7 décembre 2011

Non, Marine le Pen ne fera pas campagne normalement

"Va t-on, Oui ou Non, me laisser faire campagne". Prenant la classe politique à témoin, demandant même aux responsables de gauche, y compris au candidat à la présidentielle du PS, de condamner des manifestations qui auraient empêché la tenue d'un débat à l'université Paris-Dauphine, Marine le Pen dénonçait hier comme son père "les milices de gauche".

Des échauffourées auraient donc éclaté hier à l'occasion de la venue de la présidente du FN dans cette université, un jeune aurait pris des coups de poings, des étudiants auraient été insultés, du matériel audiovisuel cassé.

Ces "milices de gauche" dont parle la candidate de l’extrême droite, sont 100 à 150 étudiants et militants de SoS racisme et de l'Uejf (union des étudiants des juifs de France) rien de moins que des étudiants ayant des convictions, et qui comptent bien les défendre.

Doit-on s'en offusquer ? Je ne le crois pas, si en d'autres temps s'est posée la question de l'existence légale d'un parti d’extrême droite en France, si depuis le débat démocratique excuse beaucoup de dérives et de joutes verbales, je trouve au contraire très positif que des jeunes s’élèvent encore contre les propagandes malsaines véhiculées par le FN.

Et puis quand on compare les milices de gauche d'hier et d'aujourd'hui, y a comme un mélange des genres.

mardi 6 décembre 2011

Peut on encore parler des affaires ?

La campagne présidentielle interdit-elle de commenter les affaires qui pourraient toucher de près ou de loin le candidat N.Sarkozy ? Le calendrier judiciaire semble pourtant s’accélérer, et il serait difficile de ne pas rebondir sur des évènements qui ont autant perturbé la marche de l'état.

Trois affaires se rappellent à nos souvenirs cette semaine.

L'affaire des "fadettes", où la justice confirme aujourd'hui, que le procureur Philippe Courroye a bien enfreint la loi sur la protection des sources des journalistes. C'est cette affaire qui a consisté pour l'ami proche du chef de l'état à ordonner la saisie des listes téléphoniques de deux journalistes du Monde dans le cadre de l'affaire Bettencourt.

Et c'est demain, que la femme de Eric Woerth sera entendue par la justice. L'ancien ministre du budget visé pour "prise illégale d’intérêts" est soupçonné d'avoir cédé à prix d'ami quelques 67 hectares de la forêt adjacente à l’hippodrome de Putois. Sa femme est entendue car elle est assez proche des intérêts du monde de l'équitation. La question est de savoir si les biens de l'état ont servi à des intérêts particuliers. Là encore les liens entre les différents intervenants sont troublants.

Et puis l'affaire Takieddine, où Brice Hortefeux est soupçonné de "subornation de témoin" quand il appelle Thierry Goubert pour le prévenir que sa femme a "beaucoup parlé". Mis en examen ce 22 Novembre dans cette affaire de remise de fonds au marchand d'armes au profit d'hommes politiques français, Thierry Goubert a  du mal a justifier bien des choses aux enquêteurs, tel que le financement de cette maison en Colombie.

Les sujets sont lourds, chacune de ces affaires ont fait couler beaucoup d'encre dans les rédactions, sur les blogs. Mediapart en tête fait un travail remarquable pour décrire toutes les ramifications dans ces affaires complexes. Peut être n'en connaitrons nous jamais les dénouements, on peut mesurer là toute la difficulté pour la justice de bien faire son travail.

Je voulais saluer notre ami Slovar qui attire aujourd'hui notre attention, sur le financement des partis politiques, qui même si ils sont légaux, ne sont pas pour autant moraux. Qu'à la lecture de son billet, le souvenir du financement de la campagne UMP par les micros-partis politiques satellites de ce parti, bien que légal était déjà abusif.

De conclure qu'il est vraiment temps d'assainir les comptes de campagne, de moraliser nos partis politiques