2012 : Battre Nicolas Sarkozy, mettre la gauche au pouvoir

Premier billet de blog de l'année, l'occasion de formuler mon voeu "politique" pour l'année 2012, que la gauche l'emporte, tant dans la présidentielle, que dans l'hémicycle, forcément. Mais surtout quoi qu'il arrive, la volonté d'en découdre avec la droite.

C'est l'heure du bilan, et de faire campagne ! Le bilan qui va nous permettre de confronter Nicolas Sarkozy et ses soutiens, à leurs politiques dévastatrices pour notre modèle social, économiquement inefficaces, qui ne correspondent pas aux attentes de l'électorat.

Non la dette cumulée depuis trente ans n'est pas de la responsabilité à parts égales entre la gauche et la droite, 1/3 de cette dette a été créée en 5 ans. (plus de 600 milliards sur les 1800). Si la crise des subprimes américaine, avec ses conséquences internationales, a bouleversé les plans du président fraîchement élu, sa gestion a été calamiteuse, nos voisins s'en sont sortis plus efficacement.

Il a surtout mis trop de temps à réajuster ses politiques : les cadeaux fiscaux ont continué jusqu'en ce mois de juillet 2011 où l'on a encore allégé l'impôt sur la fortune, 75 milliards de recettes fiscales en moins en cinq ans, juste pour satisfaire l’électorat typiquement UMP, le plus aisé. 1/6ème de la dette créée sous Sarkozy.

Mais surtout, Nicolas Sarkozy n' a rien changé dans l'équilibre des recettes et des dépenses de l'état. Lui qui s'est fait élire sur l'idée de la rupture et des réformes à engager, qui clamait haut et fort qu'il voulait réformer le capitalisme, est finalement resté impuissant.

Et même dans ce contexte de crise, les réformes, il les a faites. Elles ont été l'occasion de différents désengagements de l'état, d'une libéralisation du droit du travail, de réformes fiscales, d'économies de fonctionnaires avec la RGPP : un tas de mesures et de réformes qui toutes se voulaient des réponses à notre endettement chronique, mais qui sont restées inefficaces. Injustes socialement, absurdes économiquement parce qu'en supprimant des dépenses, l'impatient chef de l'état supprimait dans le même temps les recettes fiscales. Des politiques qui, mises en oeuvre individuellement dans d'autres pays avec d'autres situations, se sont mises en oeuvre trop vite et en opposition entre elles chez nous en France.

Le choc de confiance qu'il voulait créer, avec son bouclier fiscal, la baisse de l'impôt et sa politique de l'emploi, ont été inefficaces. Aucune nouvelle régulation de l'économie, aucun dispositif de soutien de l'activité n'ont permis d'embellir un des indicateurs les plus inquiétants qu'est la balance commerciale négative de la France, à 75 milliards de déficit en 2011, plus +20 milliards par an, c'est dire si les discours idéologiques sur l'activité qui créé l'activité n'ont pas rencontré leurs destinataires.

L'alternative à gauche a mieux à proposer. Si le cercle vertueux "éducation-recherche-innovation" semble long à mettre en exergue pour qu'économiquement les conséquences s'en ressentent, il faut que l'état interviennent plus dans les entreprises. Contrairement à ce qu'il s'est fait depuis cinq ans, il faut favoriser l'emploi des jeunes, et le passage à la retraite de nos anciens. L'activité créé l'activité certes, mais quand il y a du travail pour tous !
Le stupide dénigrement du partage du travail trouve ses limites quand on constate que la droite aux responsabilités a été l'un des gouvernements sous la cinquième qui a le plus financé le chômage partiel, donc l'activité réduite. Il faut surtout maintenir l'emploi, et favoriser l'embauche dès qu'elle est possible, plutôt que d'augmenter le temps de travail de ceux qui ont déjà un emploi.

Il faut tout miser sur nos jeunes, chômage, comptes sociaux, croissance économique s'en sortiront mieux.
Comme avec le New Deal (nouvelle donne) américain qui permit de mettre l’économie au service des pauvres, il faut aller à l'inverse de ce qu'il s'est fait sous l'ère Sarkozy.

Oui l'alternative politique se mesure au bilan du président sortant, un billet de blog ne suffira pas à en approcher les tenants et les aboutissants. Mais j’espère que le basculement à gauche déjà opéré dans les scrutins intermédiaires, municipales, régionales, cantonales, sénatoriales, concrétisent la victoire complète de la gauche au niveau national, pour une vraie alternative.
Comme dirait l'autre, c'est l'heure du changement !

Alors bonne année idéologique à tous ^^

Commentaires

  1. Et bonne année !
    t'as la force d'écrire un beau billet ce matin, la classe !

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  2. Merci à vous deux ! La force d'écrire, oui, et je dois me freiner, tant je m'étalerais dans les critiques du bilan ^^

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  3. Bonne année idéologique à toi !
    2012 sera passionnante

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  4. Merci Cyril, toi de même !

    Oui, elle devrait être passionnante en effet, les enjeux sont majeurs...

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  5. Bonne année et continuez en 2012 à nous envoyer de beaux billets ..on va en avoir un besoin énorme,la bête est capricieuse ;-)

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  6. Merci à vous, et bonne année également !

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