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Dernières destructurations du Sarkozysme

Ne nous y trompons pas, les mesures d'augmentation de TVA et les accords d'entreprises souhaités par N.Sarkozy sous le nom de "pacte de compétitivité" sont de très importantes déréglementations. Des politiques libérales qu'il faut combattre parce que derrière des argumentaires purement idéologiques, il n'y a aucune amélioration à attendre.

L'idée directrice de Nicolas Sarkozy est de prétendre qu'il faut baisser le coût du travail, non pas par rapport au coût du travail de la Chine, nous sommes là bien d'accord, mais par rapport à nos voisins européens, nos principaux clients.

Il faut être plus compétitif, parce que depuis dix ans de gouvernance du pays sous la droite, nous avons perdu plus de 500 000 emplois industriels, parce que notre balance commerciale est négative. Là aussi nous pouvons tous être d'accord sur ce constat.

Mais, la solution que de réduire le coût du travail par un transfert du paiement des cotisations sociales du travail sur la consommation est-il un but à atteindre, un objectif pour améliorer notre compétitivité ?

Clairement, non ! Nicolas Sarkozy, qui n'est plus qu'un simple locataire de l'Elysée pour quelques 80 jours aura toutes les difficultés à convaincre parce que ce qu'il avance est faux !


Durant ces prochaines semaines (jusqu'en Octobre ?), il faudra à l'opposition, durant toute la campagnecombattre la manipulation de l'opinion. Expliquer par exemple, que nos voisins Allemands ont un coût du travail plus élevé, justement pour permettre aux salariés Allemands de payer eux mêmes leur protection sociale ! Qu'il faut arrêter de raconter n'importe quoi.

le coût du travail est plus élevé en Allemagne, en brut (+34%) comme en net (+6%),  les charges sociales patronales sont plus élevées en France mais les charges sociales  salariales sont plus élevées en Allemagne et donc au final les salaires allemands sont plus élevés en moyenne pour permettre aux salariés de payer leur couverture sociale, avec plus de recours à des complémentaires privées santé et retraite payées par le salarié.


Au final, l'Allemagne n'est pas plus compétitive que la France à cause du coût du travail, mais parce que dix ans de politiques publiques ont maintenu les emplois industriels, quand en France, on expliquait qu'il fallait développer les emplois de service, d'assistance à la personne.

C'est l'innovation, le soutien aux PME, qu'il faut développer. C'est d'ailleurs la seule bonne mesure annoncée par Nicolas Sarkozy, que celle que de créer une banque d'investissement dans les régions, pour les PME et TPE, une proposition de gauche, annoncée par François Hollande.

Mais, il était surtout question de déréglementation dans les propositions. Derrière le sobriquet "pacte de compétitivité" se cache un temps de travail à la carte.

Il n'est pas question ici de maintenir l'emploi, mais de le précariser encore plus en permettant l’adaptation de l'homme à l'outil de travail. Avec la crise, le recours au chômage partiel s'est opposé à la politique du chef de l'état du "travailler plus pour gagner plus", l’accord de compétitivité consistera à faire peser sur les salaires la réduction du temps de travail.

En fonction de la charge de travail, les salaires pourraient être modulés tout au long de l'année, voire dans des plans pluri-annuels.


Les pressions seront grandes sur les salariés et leurs représentants syndicaux si il n'y a plus de cadre réglementaire. Ne nous y trompons pas, il est question ici, à travers des accords d'entreprises, de déroger aux conventions collectives, aux accords de branches, pour faire de pseudo-négociations de coulisses, la règle.

Le calendrier d'application de ces mesures scélérates ne prend pas en compte les dates du 22 Avril et du 6 Mai, à nous de faire qu'il en soit autrement.

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