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"Sarkozy savait" Les français doivent savoir ! Réformons le statut du chef de l'état.

Dans ce billet du 6 Décembre dernier, je m'interrogeais sur le fait de pouvoir parler des affaires à l'approche de la présidentielle. Est-il loyal pour les opposants que nous sommes à gauche de "capitaliser" sur les affaires qui touchent de près comme de loin l'actuel locataire de l'Elysée, qui sera très certainement candidat ?

 Déjà j'avais tendance à penser, qu'au vu des témoignages, des nouvelles informations itinérantes à ces affaires, que nous ne pouvions faire autrement, aujourd'hui j'en suis persuadé !

L'avancement judiciaire des affaires devient incontournable quand la justice condamne un procureur, quand la justice met en examen des personnalités, même quand Justice n'est pas encore rendue parce que les lenteurs judiciaires ou le statut pénal d'une fonction empêchent, mais surtout excusent les personnalités politiques mises en cause de prendre leurs responsabilités.

Aujourd'hui, le journal Liberation fait sa Une "Sarkozy savait" à partir d'un  témoignage fait à un juge en charge de l'affaire Karachi "Un ex-haut fonctionnaire a affirmé en  décembre au juge qui enquête sur l’affaire Karachi que Nicolas Sarkozy,  ministre du Budget en 1994, avait validé la création d’une société  luxembourgeoise servant à payer des intermédiaires dans des contrats d’armement"Source ici.
Comme lorsque le président Chirac a été condamné, se pose ici pour l'actuel chef de l'état, la question du statut pénal de cette fonction.
Tous les candidats à la présidentielle se sont prononcés pour une révision constitutionnelle de ce statut. L'idée  directrice étant, que lorsque des faits sont révélés, qu'une commission composée de juges indépendants puisse faire le tri entre des faits graves reprochés au chef de l'état qui puissent faire l'objet d'une saisie immédiate de la justice et ceux qui peuvent attendre.


Dans l'affaire Karachi, nous savions déjà ce qui était révélé jusqu'alors par des documents papier. Mais là avec un témoignage à charge la disculpation est plus incertaine.
 C'est typiquement dans ce cas que la Justice devrait pouvoir travailler, que le chef de l'état mis en cause se mette en retrait, pour ne pas dire démissionne pour peut être réussir à se défendre.


C'est intenable, comment Nicolas Sarkozy peut-il dignement se présenter à sa réélection tant la situation est accablante ? La réforme du statut pénal du chef de l'état s'impose.

Commentaires

  1. Pas vu, pas pris... mais dans le cas inverse??
    De toute façon, il n'a jamais fait preuve d'un quelconque sentiment d'excuse, de culpabilité dans quoi que ce soit.. Il a tous les droits et tant pis pour les autres.. Le cynisme à l'état pur...

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  2. Oui, beaucoup de cynisme chez cet homme là...

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  3. Dommage que la VIème République ne fait partie des objectifs du candidats Hollande à moins qu'une force sur sa gauche soit suffisamment puissante pour le contraindre...

    Je ne sais si tu as lu le dernier Péan mais c'est édifiant, et hélas des politiques de gauche ont aussi tripatouillé dans les affaires...

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  4. Oui tu as raison Dpp, c'est pour cela qui faut changer les règles du jeu, mettre fin à cette impunité... Pour influencer Hollande, je compte bien sur les forces de gauche oui ^^

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  5. Pourquoi ne pas penser à un candidat qui n'a aucune casserole ... Au Centre ?

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  6. Y a les casseroles, ici on a plus à faire à une marmite :) Non, personnellement je ne crois pas au centre...

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  7. Il est normal d'en parler, à condition de parler aussi de projet. C'est à mon avis la bonne mesure des choses.

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  8. Oui Romain, cela ne doit pas se substituer aux débats d'idées.

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