Dassault, si typiquement français

Les salariés de chez Dassault étaient déjà en grève avant l'annonce de la potentielle vente de plus d'une centaine d'avions Rafale, au sein d'une entreprise qui fait peu d'état du dialogue social. Des actions qui s'intensifient face à une direction sourde.
Ne mélangeons pas le manque de commandes sur un avion militaire, et les très bons résultats d'un groupe industriel qui réalise de très bonnes marges opérationnelles, avec des bénéfices nets en progression, des chiffres d'affaires qui dépassent les milliards d'euros.

Sans possibilité de trouver un terrain d'entente, des points de convergence, la direction de cette entreprise n'hésite pas à appliquer de manière unilatérale, sans accords d'entreprise au travers des NAO (négociations annuelles obligatoires sur l'emploi et les salaires) des mesures jugées beaucoup trop faibles au vu des très bons résultats, des ventes d'avions d'affaires type Falcon par exemple.
Un groupe industriel qui bénéficie des largesses de l'état, avec le crédit impôt recherche, le grand emprunt, les exonérations de charges sociales, d'heures supplémentaires, etc...

L'exemple type d'une industrie "made in France" qui n’hésite pas à délocaliser malgré les nombreux soutiens financiers de l'état, pour augmenter toujours plus les marges, et la redistribution de dividendes aux actionnaires.

C'est typiquement sur ce genre d'entreprises qu'il faut changer les règles du jeu, d'attribution de la solidarité nationale, en contre partie de garantie d'emplois et d'augmentations de salaire.

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