Déstructuration du code du travail en coulisse

La politique spectacle de l'UMP fait son oeuvre, et en coulisse les attaques sur le droit du travail continuent. Il y a le coté pile de la communication d'état avec des polémiques destinées à cacher le manque de solutions, et le coté face de propositions que le timing politique à l'approche des élections ne permet plus de mettre en oeuvre, obligeant à des petites manoeuvres.

Au moment où les médias évoquent en priorité les agitations verbales, honteuses, de l'assemblée nationale sur les propos des uns et des autresla petite musique des accords de compétitivité anime cette ambiance délétère.
Les accords de compétitivité, voulus par ce gouvernement sortant, traduisent la volonté de libéraliser encore un peu plus les règles et conditions de travail des salariés.

Le principe de ces accords étant de priver le salarié du droit à donner son accord individuel à une modification de son contrat de travail, sur son temps de travail, dès lors qu'il relève d'un accord collectif signé par une majorité de syndicats.

Puisque le dossier est sensible, et qu'il y a peu de chances que cela aboutisse avant la présidentielle, on essaye d'avancer sur le sujet, en ne respectant pas le dialogue social. Un projet de loi porté par Mr Warsmann permettrait une forme d'accord compétitivité-emploi, sans discussion cette fois avec les partenaires sociaux.

L'analyse en est faite, par Jean Claude Mailly de FO dans un courrier adressé à Bertrand Accoyer, Président de l'Assemblée nationale, que l'article 40 de ce projet de loi prévoit, et c'est ça qui pose problème "que la mise en place d'une répartition des horaires sur une période supérieure à la semaine et au plus égale à l'année ne constitue pas une modification du contrat de travail"

Bernard Thibault de la CGT souhaite une position commune sur le sujet. Il précise, "aujourd'hui, tout salarié peut exiger le respect de son contrat de travail en particulier sur les dispositifs relatifs aux horaires et à sa rémunération", mais "demain sous couvert d'un accord compétitivité signé dans son entreprise, le salarié se verra privé de tout recours" et "n'aura d'autres choix que d'accepter le chantage à l'emploi"

Depuis les annonces du président sortant en ce début d'année, sur le coût (tva sociale) et le temps de travail en entreprise, on laisse entendre que les accords de compétitivité pourraient être mis en oeuvre très rapidement quand tout indique qu'il n'en sera rien. On essaye donc d'avancer sur le sujet autrement.

Puisque ce gouvernement ne maîtrise plus son destin, il essaye de passer en force. 

Plus qu'un tremplin pour lancer une campagne électorale, plus qu'une technique de communication qui consiste à laisser entendre que le temps politique pour Nicolas Sarkozy ne se termine pas avec son quinquennat, il y a encore des tentatives d'avancées du sarkozysme à combattre.

Commentaires

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  2. J'ai enlevé le commentaire de l'anonyme, marre des cons qui racontent n'importe quoi, aucun intérêt...

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  3. Mélenchon a détaillé cette attaque à Villeurbanne. Très grave, comme ces deux traités européens qui seront votés en catimini...

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  4. Affaire Bettencourt. Eric Woerth mis en examen pour trafic d'influence passif.

    "M. Eric Woerth a été entendu ce jour à partir de 9h30, dans le cadre de l'information judiciaire suivie par M. Jean-Michel Gentil, Mme Cécile Ramonatxo et Mme Valérie Noël, des chefs de trafic d'influence actif commis par un particulier, trafic d'influence passif commis par une personne investie d'un mandat électif public, financement illicite de parti politique ou de campagne électorale", indique le communiqué.

    "A l'issue de cette audition qui a pris fin à 21h50, il a été mis en examen du chef de trafic d'influence passif, délit prévu et réprimé par les articles 432-11 et 432-14 du Code pénal", ajoute le parquet.

    Le délit de trafic d'influence est puni de dix ans d'emprisonnement et 150.000 euros d'amende.

    http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/affaire-bettencourt-eric-woerth-mis-en-examen-pour-trafic-d-influence-passif-08-02-2012-1594890.php

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  5. Pour la droite, la modernité c'est toujours moins de droits...

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