Duel à distance contre lutte de proximité ?

Ce début de campagne ne me semble pas se dérouler de manière loyale entre tous les candidats. Maintenant qu'ils se sont déclarés, les uns se confrontent directement sur les plateaux télé, quand les autres s'affrontent à distance par médias interposés.

Si la campagne officielle ne commence pas avant le 9 Avril, après le dépôt des signatures/des parrainages le 16 Mars, et l’officialisation de la liste définitive des candidats le 19 Mars,  d'ores et déjà, on peut s'interroger sur les aspects égalitaires des conditions de campagne pour tous les candidats.

Ce matin Yann nous parle des difficultés supposées de financement de la campagne de Marine le Pen ; au delà de la polémique sur les 500 signatures se pose la question des duels de campagne qui doivent permettre à l’électorat indécis de se faire une opinion.

Cette semaine, nous avons eu droit aux joutes verbales d'un débat stérile entre une candidate du FN échaudée par cette manipulation médiatique qui consiste à la confronter à un J-Luc Mélenchon qui assène son argumentaire avec virulence. Une suite de monologues qui n'aura pas convaincu les citoyens apolitiques, bien au contraire,donnant plutôt l'image de basses manœuvres, plus destinées à les tromper plutôt qu'à les convaincre. Une émission qui n'aura finalement profité à aucun des deux candidats.

A l'inverse, nous aimerions que les deux leaders UMPS, qui se placent au dessus de la mêlée, en tout cas dans les sondages, puissent s'affronter comme l'ont fait nos deux amis du Front de gauche et du FN. D'ailleurs pourquoi pas en leur présence.
J'expliquais dans mon précédent billet "Nicolas Sarkozy se joue de la précarité" que le président sortant "s’étalait" dans les médias, sur les plateaux télés, dans les interviews, sans jamais être contredit, sans jamais rencontrer ses opposants.

Ce n'est pas parce que les sondages indiquent une certaine tendance pour l'entre-deux tours que les candidats concernés ne doivent pas se rencontrer avant cette période. Cela minimiserait la portée des tentatives de manipulation de l'opinion publique à laquelle se livre l'actuel locataire de l'Elysée.

Commentaires