F.Bayrou : une stratégie catastrophique

François Bayrou n'est pas serein. Après une entrée en campagne remarquée, cette candidature n'enthousiasme pas les foules, les intentions de votes stagnent, la dynamique de 2007 ne semble pas reprendre cette fois.

Pour comprendre cette différence, ce désamour, il faut comparer les stratégies de campagne pour séduire l'électorat, et remettre cette candidature dans le contexte électoral.

Un contexte très différent, fin 2006, le candidat Sarkozy fait une entrée en campagne tonitruante. le discours sécuritaire lui appartient, l'idéologie trompeuse du "travailler plus pour gagner plus" s'installe dans les consciences, le candidat UMP ne néglige aucun sujet, et ne permet aucune candidature possible de l’extrême droite au centre droit.
Pour François Bayrou, ancien ministre de l’éducation nationale d'un gouvernement de droite, le salut électoral n'est possible qu'en tentant de séduire une partie de l'électorat de gauche.

Aujourd'hui, c'est l'inverse ! Alors que le candidat socialiste reste très stable dans les intentions de votes, loin devant tous les autres. Le contexte est très différent de 2007, à l'opposé. Le rassemblement de l’électorat de gauche semble s'opérer, ne laissant guère de place de l’extrême gauche au centre gauche. Il faut donc à François Bayrou séduire l’électorat de droite.

Quelle meilleure façon donc que de considérer négativement le programme de l'opposant. Comme il le fît pour celui de Nicolas Sarkozy, F.Bayrou attaque le programme de F.Hollande, pour se placer comme étant une possible alternative, un choix différent à celui qui s'impose.
Une stratégie d'outsider, d'éternel numéro deux, catastrophique pour lui, pour son organisation politique et les militants qu'il représente, qui a fait le jeu de Sarkozy, qui fera cette fois celui de François Hollande.

Commentaires

  1. Il n'a pas de stratégie finalement

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  2. Ça n'a d'intérêt d'être candidat, à mon humble avis, que si on est persuadé que ce que l'on propose vaut mieux, pour le pays, que ce que proposent chacun des autres candidats. Quelle que soit leur position sur l'échiquier politique.

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