Sarkozy, y arrivera t-il ?

Rien ne permet de répondre à la question en titre pour le moment, mais force est de constater que ces derniers jours, le locataire de l’Élysée gesticule plus encore qu'a l'accoutumée, laissant clairement entendre qu'il allait très prochainement se déclarer candidat.

En retard dans les sondages, dans les intentions de votes, le choix de rentrer en campagne tardivement à la fin Mars semble maintenant exclu.
Peu importe, le président sortant est déjà en campagne, sa déclaration officielle de candidature n'a plus vraiment d'importance dès lors qu'il avance des choix politiques qu'il souhaiterait voir mis en oeuvre par sa majorité dans le courant de l'année 2012.

Sa responsabilité maintenant n'est plus seulement celle d'un homme politique qui doit faire face à son bilan, celui d'un élu à qui on reproche d'avoir si mal fait, mais aussi celle d'un élu qui doit faire gagner sa famille politique, qui doit être reconduit dans ses fonctions.

Virage à droite nous explique t-on, mais au-delà des beaux discours empruntés à la gauche, Nicolas Sarkozy n'appliquait-il déjà pas la pire des politiques libérales de droite ? Celle qui baisse les impôts des plus fortunés, celle qui prévoit d'augmenter le temps de travail tout en en réduisant le coût.

Et il y a cette offensive très populiste au mauvais sens du terme, celle qui consiste à ramener les débats sur la peur de l'étranger, quand il propose d'en redéfinir leurs droits, celle qui permet de dénoncer à nouveau l’assistanat social quand il s'agit de dénoncer les feignasses de chômeurs.

Des débats qui ont déjà eu lieu, une vieille rengaine sarkozyste, dont on rejoue la musique à des fins électorales. Cette fois amenés d'une manière sournoise, sous couvert de démocratie par le choix du référendum, alors que les questions soulevées ne sont que très secondaires. Les français ne préférerait-il pas que N.Sarkozy leur montre le chemin pour réduire le chômage, plutôt que de se disputer la façon dont il faut les indemniser ?

4 points d'écart avec le candidat Hollande au premier tour, l'écart avec les Bayrou et Marine le Pen semblant se creuser, les courbes des deux premiers peuvent encore se croiser.
La dynamique d'une entrée en campagne peut encore séduire un électorat dont on dit que pour 44% d'entre eux, il n'ont pas encore fait leur choix. Reste que ce même électorat peut aussi choisir de ne pas voter. L'abstention étant une nouvelle donnée implacable dans les derniers scrutins qui ont eu lieu dernièrement en Italie, en Espagne. Des leçons pour la France ?

Commentaires

  1. Le plus gros danger est l'abstention...

    RépondreSupprimer
  2. Il y aura toujours un peuple mécontent à environ 50% . La droite est repassée en Espagne car la gauche n'a pas assurer . Et pour nous ce sera comment ?, à chaque fois on croit que l'alternance va améliorer les choses, et au bout du compte le peuple n'a rien de plus. Enfin on a la paix c'est déjà ça !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. L'abstention serait le fait de la stratégie de Hollande qui n'arrive pas à convaincre les indécis. Est-il de droite,est-il de gauche? Des fois l'un,des fois l'autre,cela finit par brouiller la vision qu'on a de lui.S'il a des soucis à se faire,il ne s'en prendra qu'à lui même.

      Supprimer
    2. Oh je crois que l'abstention ne profitera à personne, et il me semble que les indécis sont surtout des déçus de Sarkozy qu'il faut effectivement convaincre... De ce point de vue là, il y a plus de marge de progression pour les candidats de gauche.

      Supprimer
  3. GUY
    NE VOUS FAIT PAS AVOIR CES UN MANIPULATEUR DE PREMIERES FAITE ATTENTION
    ILS EST TROP DANGEREUX POUR LA FRANCE ILS DIVISE LES FRANCAIS OU DE LES RASEMBLER
    VIVEMENT QUI PARTE
    CORDIALEMENT

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Modérez vos commentaires !