La CGT dénonce l'incohérence de N.Sarkozy, F.Hollande défend sa cohérence

Bernard Thibault s'abstiendra de donner un soutien formel à un candidat plutôt qu'à un autre, mais en appelant à voter contre Nicolas Sarkozy, il y a une sorte d'incitation au vote sanction, au vote utile.

Alors, que la CGT ne donne pas de consigne de vote depuis près de trente ans respectant une neutralité bien nécessaire, le premier syndicat de France semble cette fois clairement se positionner.

B.Thibault, le 30 Janvier : "Je crois pouvoir dire sans trop m'avancer que vous aurez du mal, monsieur le futur candidat, à trouver dans cette salle et chez ceux qui nous écoutent, beaucoup de supporteurs pour vous aider à rempiler cinq ans de plus à l'Elysée"

B.Thibault, ce 13 Mars : "Au vu du bilan et des projets du président de la République, sa réélection ouvrirait, à coup sûr, une nouvelle séquence de lourds reculs sociaux" et de proclamer que la CGT "ne saurait être neutre, surtout au regard de la gravité de la situation"

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Au vu du bilan et des projets du président de la République, sa réélection ouvrirait, à coup sûr, une nouvelle séquence de lourds reculs sociaux


 "
La société française vivrait des clivages plus violents encore et s'enfoncerait encore plus dans la crise
".

"le changement de politique pour conquérir la justice sociale, aider au vivre ensemble devient incontournable"

En utilisant un élément de langage qui sonne comme un slogan de campagne, Bernard Thibault semble tisser une passerelle avec le candidat socialiste quand il appelle au "changement".
Un candidat, en la personne de François Hollande, a insisté à plusieurs reprises sur la nécessité du dialogue social. Quand le secrétaire général de la CGT dénonce un N.Sarkozy qui "a érigé le pouvoir personnel en méthode de gouvernement".
Une méthode de gouvernement qui à l'inverse chez François Hollande devient une méthode de travail. En multipliant les rencontres avec les syndicats, les associations, la volonté est de faire les politiques en s'appuyant sur la société civile. C'est très bien résumé par un des directeurs de campagne de F.Hollande : "Le principe de base, c’est de s’astreindre à dire que le temps est fini où le président décide tout seul. Il doit donner des impulsions et des orientations. Mais pour qu’elles soient effectives, il doit avoir des relais dans la société"
On en revient au fondement même de la politique, il est surtout là le changement.

Commentaires

  1. Jeudi 15 mars 2012 :

    Invité à commenter les incidents survenus devant son QG de campagne, à Paris, entre des salariés d'ArcelorMittal venus de Florange (Moselle) et les forces de police, Nicolas Sarkozy a vivement répondu à un journaliste jeudi 15 mars, lors d'un déplacement dans la Marne.

    "Couillon va", lance le président candidat à ce journaliste, en rigolant, après lui avoir répondu : "Qu'est-ce que ce que vous voulez que j'ai à foutre de ce que vous me dites ?"

    http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/breve/2012/03/15/video-sarkozy-repond-vivement-a-un-journaliste_1670290_1471069.html?google_editors_picks=true

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