L'entourloupe Merkozy du "verbalement" correct, façon "Der Spiegel"

La droite Européenne est au chevet du candidat Sarkozy, en mal dans les sondages.
Déjà, nous avions pu constater l'affichage particulier de soutiens de responsables de droite ; cette fois dans un quotidien Allemand, nous devrions lire ce lundi, carrément, qu'une coalition européenne, toujours de droite bien sûr, contre François Hollande, est évoquée "verbalement".

Cela ne manque pas de sel, et comme le soulignait Cambadelis, porte parole de campagne du candidat PS, ça peut paraître "très rentable électoralement". Le magazine allemand "Der spiegel"  préciserait dans son magazine que la volonté de François Hollande que de renégocier une partie du traité européen, adopté sans le consentement des peuples européens ces derniers jours, avait choqué.

Une preuve de plus de la fébrilité et de la déconnexion de la réalité de ces dirigeants. Ont-ils conscience que ce sont ces manœuvres qui détournent les peuples. Nicolas Sarkozy ne prend pas en compte le désamour des français sur la question européenne.
Si une campagne présidentielle ne se gagne pas sur les questions internationales, le candidat essaye de "capitaliser" à partir de son action internationale. Il a lui même rappelé plusieurs fois qu'il était anormal que les parlementaires PS s'abstiennent sur le vote du nouveau traité, utilisant une fois de plus les plus basses manœuvres, des entourloupes, des tromperies.

Quand il déclare « Il m’est arrivé de voter des traités négociés par François Mitterrand : l’Acte unique, la monnaie unique … Le fait qu’il soit socialiste ne m’a pas empêché de considérer que, sur l’Europe, on devait faire un bout de chemin ensemble. »
Nicolas Sarkozy, le 27 février sur RTL
En réalité c'est faux, merci à ce site de le souligner, Nicolas Sarkozy n'a pas pu voter l'Acte unique à l'assemblée, il n'était pas encore député à ce moment là. Et le 12 mai 1992, lors du vote sur le traité de Maastricht, Nicolas Sarkozy s'est abstenu.
On peut donc dire beaucoup de bêtises, de contre-vérités, pour ne pas dire de mensonges, lorsqu'on utilise comme source d'informations le "verbalement". Le magasine "Der Spiegel" a au moins l’honnêteté de le souligner, c'est déjà ça.
Der spiegel est un magasine qui alimente souvent les controverses, à l'initiative de beaucoup de polémiques. Le socialiste Willy Brandt le qualifiait de Scheißblatt (littéralement feuille de merde). La revue a également publié des articles xénophobes anti-Italiens et anti-Polonais et publie régulièrement des articles anti-catholiques. Lors de la crise de la dette grecque, la revue a publié une couverture montrant un souvenir de Grèçe prêt à prendre feu avec la mention "From Greece with love"; surfant sur un sentiment anti-grecque très fort dans la population allemande.

En ce qui concerne cette pseudo-coalition, reste qu'une chose est sûre, le rapport de force au niveau européen est très largement favorable à la droite.

De ce point de vue là, la tâche sera difficile, mais n'est pas impossible si en France comme en Allemagne les élections sont gagnées par la gauche.

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