Accéder au contenu principal

L'hypermédiatisation de la bêtise

Cette campagne présidentielle est une succession de séquences où l'on constate depuis un mois que Nicolas Sarkozy peine à convaincre.
Si aujourd'hui tourne en boucle la douce musique de la remontée dans les sondages pour Nicolas Sarkozy, depuis un mois il fait en réalité le yoyo dans les intentions de votes. S'obligeant à toutes les tentatives de manipulations de l'opinion pour essayer une fois de grignoter l’électorat du FN, une autre fois celui du Front de Gauche, quand il annonce par exemple vouloir imposer les exilés fiscaux, le but étant de faire oublier qu'il n'est pas le président des riches, mais qu'il s'adresse aussi à l’électorat populaire.

Nicolas Sarkozy sait que le ridicule ne tue pas en politique. Depuis le début de son quinquennat il n'est pas populaire, et s'en moque. Hier soir, dans l'émission de Laurence Ferrari sur TF1, il a même dû signifier plusieurs fois à son auditoire qu'il ne fallait pas rire de ses propos. Tant les observateurs de la vie politique connaissent, et savent ce dont Nicolas Sarkozy est capable, que ses propos donnent envie de sourire. Et souvent des propos qui fâchent et font dire n'importe quoi au Président, comme lorsque N.Sarkozy regrette que Laurence Ferrari soit la porte parole de Kadhafi, des dérapages verbaux qui lassent les professionnels parce que les mises en scène sont jugées fatigantes par les uns, outrageantes par les autres.

Peut être faut-il simplement rappeler comme Guy Bedos, que Nicolas Sarkozy ne tient pas ses promesses. Revenir sur son calamiteux bilan, sur les raisons de ses échecs, sur le fait qu'il se joue de la précarité. Pourquoi réussirait-il, là où il a échoué ?

Mais le hold'up démocratique reste possible, jusqu'au bout les militants de l'UMP le porteront, le soutiendront, quitte à devoir se renier idéologiquement. A remettre en cause toutes les politiques les plus libérales qu'ils ont défendu jusque là. Les grands écarts en politique, aussi ridicules soient-ils, sont autorisés ; c'est ce que nous apprend en tout cas Nicolas Sarkozy. On retiendra au moins ça de son quinquennat.

Commentaires

  1. Combien de personnes avez-vous visité dans votre quartier? Merci de votre soutien.
    lefuturprésident

    RépondreSupprimer
  2. ça porte un nom la mégalomanie sur-dimensionnée. Son attitude hier soir face à un simple ouvrier qu'il invite (pour rester polie) à faire de la formation pour pouvoir continuer encore à travailler malgré son âge en témoigne. Sait-il seulement ce que c'est que de travailler en tant qu'ouvrier à cet âge alors que lui n'a aucune préoccupation à se faire en ce qui concerna la retraite " royale " qu'il touchera sans trop d'efforts et sans faire d'années supplémentaires comme le peuple que les caisses soient vides ou pas. Je trouve cela vraiment lamentable et déplacé, comment cela peut-il durer, un président sans son peuple n'est rien, il semble l'oublier, Alzheimer peut-être mais nous on oublie pas.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Megalo, il l'est assurément. Et tu as raison Melodie, il ne faut pas oublier et sanctionner le 6 Mai !

      Supprimer

Enregistrer un commentaire

Modérez vos commentaires !

Posts les plus consultés de ce blog

[Copé doit virer] Vers une raclée historique de la droite

J'écrivais en commentaire d'un billet du blog "Partageons mon Avis" que Copé fait du Sarko. Qu'il faudrait continuer à dénoncer cette façon de faire de la politique, et que cela explique selon moi en partie les raisons de la défaite du président sortant. Que cela pourrait expliquer l’échec de la droite aux prochaines législatives de Juin.

Copé n'a pas sa place à la tête de l'UMP

La "droitisation" des discours des leaders de la droite dite républicaine, dans l'espoir de récupérer l'électorat du Front national, est un flagrant échec, et persister dans cette stratégie est une grave erreur.

Je me demande si J-f Copé a bien sa place à la tête de l'UMP, quand il accuse les français fêtant la victoire de F.Hollande de ne pas porter assez de drapeaux français !? Qu’espère t-il encore sinon de se rabaisser à tenter de récupérer une fois de plus l’électorat de Marine le Pen. C'est juste lamentable. Faut-il rappeler que ce vote d’extrême dr…

Moins on en sait, mieux c'est...

Je rentrais du boulot quand j'ai entendu cette annonce à la Radio : le nouveau programme de sciences économiques est en consultation, et "le chômage" disparait des manuels scolaires.

Alors une fois rentré, je m'installe devant le clavier et tente de me renseigner.

Et j'apprends que le nouveau programme de seconde en sciences économiques et sociales (SES), est à l'étude jusqu'au 12 Mars par le ministère de l'éducation nationale. Il est question d'enlever des thèmes abordés par les professeurs, qui font l'objet d'explications aux élèves sur les questions de société, d'emploi, de discrimination, de précarité, des inégalités de revenus, de la valeur ajoutée et sa répartition ou encore des conditions de travail...

L'association des professeurs de sciences économiques et sociales (Apses), déplore que"le ministère ait demandé d'enlever des questions comme la discrimination à l'emploi ou le chômage et imposé deux fois celle du ma…

L'avenir/la fin du nucléaire est avant tout politique

300 tonnes/jour d'eau radioactive rejetée dans l'océan Deux ans après la catastrophe de Fukushima, on cherche mois après mois à estimer la quantité d'eau contaminée qui se déverse dans l’océan pacifique.  On sait très exactement l'estimer, mais la pression est forte au Japon depuis les dernières élections de décembre dernier pour minimiser l'impact. Face à l’inquiétude de la population et la mobilisation des associations anti-nucléaire, le gouvernement Japonais a officiellement communiqué ce 7 Août, le chiffre de 300 tonnes/jour d'eau radioactive rejetée dans l’océan. C'est la veille, que la NRA, l'autorité de régulation nucléaire Japonaise, déclarait Fukushima en "situation d'urgence".
C'est donc contraint que le nouveau premier ministre Shinzo Abe , a admis "un problème urgent qui suscite beaucoup d'inquiétude dans la population"il ne pouvait dire moins que ça ! Issu du Parti libéral-démocrate de droite, il prône le redé…