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Main mise sur le bénéfice mondial consolidé

La proposition de Nicolas Sarkozy que d'imposer les entreprises françaises faisant des bénéfices à l'étranger étonne. Encore une fois, le président candidat essaye de nous tromper sur la question, pourquoi ne pas l'avoir fait avant ? et surtout en se gardant bien d'en donner la configuration, il balade l'électorat sur de vagues intentions, il devient urgent pour lui de nous communiquer le détail de son programme, si il veut regagner un semblant de crédibilité. 
Nous verrons, mais si c'est le même genre de mesure que la fumante prime de partage des profits, cette annonce accouchera d'une coquille vide.

Le bénéfice mondial consolidé échappe aujourd'hui à tout contrôle de l'état. Syndicalement, cela fait partie pour les entreprises de grands groupes des revendications que "d’intéresser" les français au résultat de l'entreprise, à l'ensemble de son résultat ; parce que la performance de l'entreprise découle aussi du travail qui est fait en "interne" en France.
Prime de participation aux bénéfices et intéressement sont bien souvent calculés sur le résultat de l'activité propre en France.

Ici, ce n'est pas la proposition de Nicolas Sarkozy, il parle lui de l'imposition. Il prétend "avoir découvert quelque chose de pas normal" que les entreprises du Cac40 peuvent échapper à l'imposition parce "qu'elles maximisent les avantages fiscaux"

C'est un peu se foutre de notre gueule de prétendre qu'il découvre cela. Il y a par exemple la très coûteuse niche fiscale -niche Copé- qui coûte à l'état plus de 22 milliards d'euros en trois ans, qui exonère les entreprises du paiement de l'impôt sur les sociétés.

Donc, prétendre vouloir mettre en place un impôt minimum qui rapporterait 2 à 3 milliards d'euros de recettes semble déjà bien fade. La proposition devra être sérieuse, nous l'attendons au tournant !

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