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N.Sarkozy en fait trop

La séquence d'entrée en campagne de Nicolas Sarkozy, qui avait enregistré un petit regain dans les sondages, semble se terminer, en net recul maintenant, de quoi s'interroger sur les états d'âmes de l’électorat à son encontre.

Même chez ceux qui avaient voté pour lui en 2007, le désamour est grandissant et ne semble pas se résorber. Il y a ceux qui assument qu'ils se sont trompés, qu'ils ne revoteront jamais pour lui, et ceux qui expliquent qu'il en fait trop.

C'est aussi mon sentiment, mais après autant d'années, je ne me sens plus vraiment objectif quand il s'agit de commenter l'action gouvernementale, ou le style présidentiel. Ça en devient viscéral chez moi, rien que de l'entendre s'exprimer, je ne le supporte plus.

Il m'amuse donc, sachant qu'il me faut prendre du recul sur mon sens critique, d'interroger celles et ceux que je sais plutôt proches de la droite, qui ont pu être séduits à un moment donné par les thèses fumantes de Nicolas Sarkozy.

Et le mot d'ordre de ce milieu de semaine semble bien résumer le ressenti de mes gens, trop c'est trop !

Il y a le fond des propositions qui sont mal ficelées, qui continuent à confronter les populations entre elles, les volontaires au non volontaires, les travailleurs aux chômeurs. Quand le boulot d'un candidat à la présidentielle serait plutôt de rassembler ces populations sur des perspectives encourageantes, plutôt que de les opposer, Nicolas Sarkozy ne semble pas prendre la mesure des attentes de l'électorat. En décalage, il peine à convaincre, dès lors la moindre de ses interventions, de ses propositions, est reçu comme une attaque.

 Si le clivage politique est fort quand on examine les propositions entre les candidats, on peut penser que le président sortant n'est pas le meilleur candidat à droite pour représenter un programme qui pourrait encore rencontrer une partie de l’électorat. Il préfère critiquer les mesures de l'opposant alors qu'elles sont populaires, et c'est lui qui récolte l'impopularité.

Et, il y a donc le style : Il en fait trop, encore ce jeudi, quand il se fait copieusement huer, siffler dès son arrivée à Bayonne. Il aurait pu expliquer qu'ils n'avaient pas pris assez soin au sein de son équipe de campagne, de bien organiser ce déplacement. expliquer tranquillement les choses. Mais en choisissant la confrontation, en préférant maquiller la vérité, parlant de terroristes, de militants acharnés, les gens se rendaient compte une fois de plus, qu'il n'était pas dans un discours de vérité.

Sans doute que la séquence prochaine de la présentation du programme annoncée le 11 Mars, pourrait relancer l'actuel locataire de l'Elysée, mais plus qu'un programme qui a du mal à séduire parce qu'il est injuste, clientéliste, etc, c'est le style du candidat qui pose encore problème.

Commentaires

  1. je ne crois pas qu'il se relance un jour, au mieux il va bénéficier du report des intentions de vote de de villepin si il n'a pas ses 500 signatures mais pour le reste je crois qu'il est cuit.

    Le rejet est bien réel et même par ceux non UMP qui avaient cru en lui en 2007.

    Partout je n'entends que ça

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  2. J'espère sincèrement que vous avez raison, autour de moi personne ne vote FN, pourtant il est déjà arrivé au second tour. Je pense qu'il est difficile (et à juste titre) de défendre Sarkozy, mais quand on a le coeur à droite peut on voter Hollande? Méfiance rien n'est joué.

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