vendredi 9 mars 2012

Une campagne de bas niveau à l'image du Président sortant

Est-ce une stratégie ? Nicolas Sarkozy s'oblige t-il à prendre des risques pour refaire son retard ? Sa dernière déclaration sur sa volonté d’arrêter "la politique" en cas de défaite le 6 Mai est révélatrice de son désarroi. Le livrer aux médias est-il une bonne chose ? Dans tous les cas, Nicolas Sarkozy se joue de l’électorat en tenant des propos anachroniques, et il essaye de déstabiliser comme il le peut l'opinion publique.

Après la séquence à droite toute, puis un éventuel repositionnement au centre, le locataire de l’Élysée semble revenir sur le terrain de l'affect' ; il prend les français à témoin, il transforme la présidentielle en un référendum pour ou contre sa réélection.

C'est très risqué, mais Nicolas Sarkozy aime la confrontation, le risque, il serait certainement un très bon joueur de poker. Et puis, il l'a déjà fortement prouvé : faire campagne sur les attentes de français ne l’intéresse pas, il n'écoute rien ni personne.

Il y a un paradoxe bien établi dans cet article, où l'on constate que les français s’intéressent toujours autant à la politique, puisque l'audience des émissions type "Des paroles et des actes" est bonne. Mais l’électorat se dit dans le même temps déçu par le contenu des débats de la campagne électorale.

Risquerons-nous de suivre le président sortant sur cette voie du vote d'adhésion ou de sanction ? Il ne le faut pas, les candidats de l'alternative doivent continuer à dérouler leurs propositions. Déjà les journalistes semblent ne pas accompagner ce jeu de dupes.

1 commentaire:

  1. Président-candidat ! Pour qui sonne le glas ?
    Non, ce n'est pas moi, c'est vous qui citez Tartuffe... l'imposteur de service... l'incroyable incroyant... pour lequel il y aura toujours un fossé entre les paroles et les actes...
    Nous savons que vous le savez, pour avoir un impact... il faut avoir du tact sans se soucier du pacte que vous avez signé avec les français.
    Passons... c'est du passé... et revenons à votre superbe, je n'ai pas dit humble prestation sur le petit écran.
    Je ne vais pas vous reprendre "in extenso" le latin est de vous, sous peine de me méprendre sur votre état qui en dit long sur l'état de la France.
    Pas d'action utile... juste une passion inutile... qui a fait de vous, un homme sans famille, sans abri, contraint et forcé de noyer son chagrin d'amour au Fouquet's et à souffrir le martyre sur un petit navire... il était UN... petit navire... qui n'avait ja... jamais navigué que sous l'emprise de la fatalité.
    J'ai failli verser quelques chaudes larmes... mais je ne voulais pas me laisser aller au charme discret de vos armes.
    Et vous vous êtes vu, entendu répondre à une indiscrète question sur ce qui vous a poussé à fouler au pied les symboles de votre majesté. Le foutriquet aux Fouquet's ... y pas pire pour saper les fondements de votre empire.
    Et vous vous êtes regardé de haut en bas comme dans un miroir sans tain en disant : "on dirait Jamel Debbouze".
    Ç y est... votre œuvre est achevée... comment l'intituler sans vous manquer de respect ?
    "Le fabuleux destin de Nicolas l'Hongrois" dis-moi pas ce que c'est pas vrai... comme lui... vous avez l'art d'inverser les sujets... d'utiliser l'adverbe : "outrageusement" juste par amour pour la langue de Molière. Merci Jamel d'initier notre président d'un jour, au sens de l'humour, celui qui consiste à rire à ses dépens.
    Maroc 1 Hongrie 0
    Creusons un peu... allons au cœur de cette paradoxale identification à Jamel Debbouze...
    La mauvaise part: le président s'est vu faire le clown... que c'est triste Venise! Je veux dire: que c'est triste de faire rire de soi... Entre le comique et le tragique, il n'y a qu'un pas... il a toujours été franchi par les fils à papa.
    Encore la mauvaise part : le président s'est vu bégayer... avoir du mal à cracher le morceau qu'l veut nous faire avaler... que le moi n'est pas toujours maitre de soi... en deux mots, je souffre donc je suis...aïe ! aïe! Aïe !
    Toujours la mauvaise part : Jamel est drôle, mais la vie ne l'est pas. Le président le sait mais les français ne le savent pas... parce qu'ils ne sont pas drôles du tout.
    Quant à la bonne part, il faut songer à Icare... celui qui s'est approché un peu trop près du soleil et s'est brûlé les ailes... fabuleux destin... tout de même pour ces deux petits par la taille et géants pour la bataille.
    Ils sont partis de rien... mais ont fini par tutoyer les étoiles. Immigrés, fils ou petits fils d'immigrés... ils représentent plus la France que tous les français
    Pas spécialement beaux, ils ont conquis chacun de son côté les plus belles femmes de notre cité. Rêve américain ? Non... il ne s'agit ni plus ni moins que deux artistes de talent qui ont réussi à serrer la main invisible du destin.
    L'un est juif, l'autre musulman... sachant qu'ils ne s'aiment pas, lequel des deux a singé l'autre ? Sans doute le moins crétin.

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