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[Ne pas se mélencher] Un coude à coude à 21%

Ce matin de 6h à 7h, nous avons débattu avec mes camarades, collègues de travail, du billet de Juan, de son blog des coulisses de Sarkofrance. Le sujet ? Les pronostics sur ce premier tour de la présidentielle qui arrive à grand pas.

Déjà sur le chemin de l'usine, nous avions pu constater, et ça annonçait la couleur de nos discussions du matin, que des militants du Front de gauche avaient déposé durant la nuit des banderoles à l'entrée de la zone industrielle.
Une action militante savamment orchestrée pour un électorat qui pouvait être séduit par la dynamique de J-L Mélenchon, même si certains n'en connaissaient même pas encore le nom quand seulement deux mois auparavant ils hésitaient encore à succomber à la vague bleue Marine.

Oui c'est ainsi, dans des ateliers de production mécanique, on ne vote pas majoritairement pour les candidats de la bipolarisation politique portés par la campagne. Les ouvriers sont souvent en lutte, de plus en plus ils doivent défendre leurs droits, ils contestent, ils revendiquent, mènent des combats qu'ils jugent souvent pas assez pris en compte par les candidats dominants.

Du coup, pour moi qui soutiens la candidature de F.Hollande dès le 1er tour, le billet de Juan était du pain béni ; tel un pavé dans la marre, je lançais dans la discussion (je suis joueur) l’hypothèse d'un tassement des intentions de votes pour F.Hollande, et d'un résultat beaucoup plus haut qu'indiqué jusqu'alors de la candidate du FN.
En respectant la dynamique de campagne, et un résultat très haut également du candidat Mélenchon, mon pronostic de résultat pour le premier tour était celui-ci :

- Nicolas Sarkozy    : 23%
- Marine le Pen        : 21%
- François Hollande : 21%
- J-L Mélenchon      : 19%
- François Bayrou    :  8%
- Les cinq autres      :  8% cumulés.

Contrairement à Juan, je n'imagine pas que N.Sarkozy, ni quiconque d'ailleurs, ne soit aux alentours des 30%. Les corrections apportées aux données brutes par les instituts de sondage peuvent aller jusqu'à 4 points selon les candidats, l'ordre obtenu dans les sondages ne veut vraiment rien dire. Mais surtout, il y a  selon les enquêtes d'opinion, 25 à 40% de l'électorat qui se dit encore indécis ! Des votes ! Pas des abstentionnistes, des électeurs qui voteront, et qui peuvent encore changer d'avis dans les 48 heures avant le scrutin.

Du coup, le plus intéressant est de vérifier les dynamiques de campagne qui pour certaines se confirment dans le temps, quand d'autres se tassent ou s'écroulent comme pour François Bayrou. De savoir qui a suffisamment marqué l’électorat.

Dans cette hypothèse, MLP et JLM tassent de manière plus conséquente les résultats des candidats UMP-PS, et surtout l'éparpillement des voix est plus marqué dans un scrutin dont on dit qu'il n’intéresse pas les français.

La campagne officielle et l'égalité de temps de parole confirmeraient la hausse des petits candidats.

Il n'y aura pas de votes d'adhésion, les dynamiques de campagne étant très marquées chez les candidats donnés en 3e et 4e position (peu importe l'ordre), allons nous échapper de justesse à un scénario de type 21 Avril 2002 ?

Commentaires

  1. Curieuse facilité que de convaincre en vendant le vote utile. Chacun doit voter selon ses convictions. Quand ce droit est confisqué au nom d'une présuposé utilité, où est la démocratie?

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    1. C'est le système lui même qui n'est pas démocratique puisqu'il faut qu'un seul candidat dispose de tous les pouvoirs. Laissons tomber les convictions sinon Nicolas Sarkozy sera là encore pendant cinq ans.

      Tout le reste n'est que funeste connerie.

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    2. Où est la démocratie si malgré un second tour largement favorable aux candidats de gauche, aucun ne se qualifie ?

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    3. Où est la démocratie si on doit voter contre ses convictions juste tenu par la peur ????

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    4. C'est pas une question de peur, mais de s'assurer qu'on va bien botter le cul à Sarkozy !

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  2. Oui, ça ne va pas être facile...

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  3. Nucléaire : M. Sarkozy réécrit ses relations avec Kadhafi.

    Mardi, le président-candidat a démenti catégoriquement avoir cherché à vendre à Tripoli une centrale nucléaire, comme l'affirme l'ex-patronne du groupe Areva, Anne Lauvergeon, qui assure dans un livre que les négociations ont duré jusqu'à l'été 2010. "C'est un mensonge éhonté", s'est emporté M. Sarkozy. "Il n'a jamais été question de vendre une centrale à M. Kadhafi".

    Des affirmations pourtant aisément démenties par... les discours de M. Sarkozy, disponibles sur le site de l'Elysée. Le 3 juillet 2008, le chef de l'Etat affirme : "Je sais qu'il y a des gens et des pays qui se disent : n'est-ce pas un peu dangereux de proposer le nucléaire civil à des pays comme l'Algérie, les Emirats arabes unis, ou la Libye ? Ce qui serait vraiment dangereux, ce serait de leur refuser. D'abord parce qu'on donnerait raison à l'Iran qui fait croire que l'Occident refuse par principe le nucléaire à des pays musulmans. Mais aussi parce que chaque baril de pétrole et chaque mètre cube de gaz économisé sur la planète (...) c'est un peu moins d'effet de serre".

    UN ACCORD FRANCO-LIBYEN SUR LE NUCLÉAIRE DÈS JUILLET 2007

    Et cette théorie fut mise en application avec le colonel Kadhafi. Ainsi, ce commmuniqué du ministère des affaires étrangères, en date du 8 juillet 2009, faisant état de la signature par Alain Joyandet, alors secrétaire d'Etat à la coopération, d'un "accord de coopération pour le développement des utilisations pacifiques de l'énergie nucléaire avec Abdelaati Ibrahim el Obeidi, ministre libyen des affaires européennes".

    Ce document rappelle explicitement que cet accord fait suite à un "premier mémorandum d'entente", "signé à l'occasion du déplacement du président de la République française à Tripoli, le 25 juillet 2007 qui prévoyait la conclusion d'un accord de coopération "pour le développement des utilisations pacifiques de l'énergie nucléaire".

    Le document en question est consultable sur le web. Cosigné par le ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner et son homologue libyen Mohamed Chalgam, il prévoit "d'autoriser les institutions et entreprises industrielles des deux pays à œuvrer conjointement en vue de la réalisation de projets de production d'énergie nucléaire et de dessalement de l'eau, ainsi que d'autres projets de développement liés à l'utilisation pacifique de l'énergie atomique".

    Ce projet nucléaire n'a pas cessé de se poursuivre. Le 21 octobre 2010, moins d'un an avant la chute du régime de Kadhafi, le ministre français de l'industrie, Christian Estrosi, signait à Tripoli un partenariat stratégique prévoyant toujours l'ouverture de négociations pour la construction d'une centrale nucléaire.

    http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/04/17/nucleaire-m-sarkozy-reecrit-ses-relations-avec-kadhafi_1686477_1471069.html

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  4. Donc la possibilité d'un duel Sarkozy - Le Pen...
    La bombe atomique est là!

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  5. Le vote utile : un concept démonté par les mathématiques.
    Marine Le Pen ne fera pas 21%, et les partis de gauche ont rarement été aussi peu nombreux.

    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/333326-le-vote-utile-un-concept-demonte-par-les-mathematiques.html

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  6. Je voterai pour mes convictions : Melenchon, au deux tours.
    Pour moi Hollande n'est qu'une version edulcoree de Sarko.

    Prenez le pouvoir! en votant Meluche.

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