#SarkoCaSuffit Hué, insulté, ces Français qui n'en veulent (peuvent) plus !

Arrivé à la Réunion, Nicolas Sarkozy s'est fait insulté de Pauvre con, un jeune homme a crié "Pauvre con, Pauvre con va ! On va te faire la mort dans les urnes !" Bien sûr, le jeune homme a été interpellé, le combat politique n'autorise pas tout, mais n'y a t-il pas là comme un décalage  ?
Déjà à Bayonne, c'est toute une foule qui l'avait hué, sifflé, l'obligeant à se réfugier dans un bar de la ville. Si il s'en était défendu en prétextant une récupération de militants socialistes et indépendantistes basques, on peut constater sur les vidéos que ce sont des habitants, des passants, qui participent à ce mouvement de foule. Que la récupération politique est plutôt venu des équipes de N.Sarkozy qui en profitèrent pour réclamer des excuses à François Hollande.

Un comble que de devoir s'excuser, quand c'est le style de l'homme qui provoque ces tensions. Et donc de s'interroger sur la représentativité, la popularité du bonhomme, et surtout sa stratégie de campagne, lui qui a été très vite impopulaire, et qui l'a été durant quasiment la totalité de son mandat.

Certes il grignote quelques points dans les sondages, mais cela peut s'expliquer par un déficit de candidatures sérieuses à droite ; cette partie de l'électorat n'a pas vraiment le choix. Le vrai problème pour le candidat Sarkozy, est qu'il est donné largement battu au second tour.

Alors que l'égalité de temps de parole entre les candidats empêche la tenue de vrais débats, alors qu'on s'interroge sur le financement des campagnes, on peut s'interroger sur cette débauche de moyens à travers les meetings, où l'on médiatise des foules en liesse, agitant des drapeaux, scandant des slogans, des attitudes en opposition avec le rejet exprimé dans ces vidéos.

Aujourd'hui, François Hollande a indiqué très précisément ce qu'il mettra en oeuvre si il est élu. Si il a présenté son projet en toute transparence depuis le 26 Janvier, il est rentré dans le détail des mesures qu'il appliquerait au lendemain de son élection, lui fait campagne depuis maintenant un an et n'a jamais inspiré un tel rejet.

La stratégie de campagne de N.Sarkozy est-elle la bonne, celle qui consiste à égrainer ses mesures, ne misant que sur les plans "comm" les grands meetings,  n'autorise pas les dérapages . Faute de popularité, il aurait mieux fallu qu'il essaye de convaincre.

Commentaires

  1. Quelle tristesse d'avoir pareil candidat pitoyable au PS alors que l'on a un candidat de droite horrible qu'il est nécessaire de sortir au plus vite de notre vie politique ... Triste République trahie de tous bords ...

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  2. Le Point : Parti pris un peu spécial ce matin. Vous revenez sur les informations que vous publiez dans Le Point sur l'affaire Bettencourt. Alors qu'on soupçonne un financement illicite de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, vous révélez que la justice a beaucoup tardé à explorer cette piste...

    Hervé Gattegno : On peut parler d'un retard à l'allumage troublant. Ce qui alimente le soupçon sur la campagne de Nicolas Sarkozy, c'est la découverte que Liliane Bettencourt s'est fait livrer d'énormes sommes d'argent liquide en 2007, puis encore en 2008 et en 2009. Comme les versements de 2007 ont eu lieu au moment de la présidentielle et que des témoignages évoquent des entrevues entre Nicolas Sarkozy et les Bettencourt, c'est une hypothèse qui n'est pas invraisemblable. Or ce qui apparaît maintenant, c'est qu'en fait cette filière de fonds occultes avait été révélée au procureur Philippe Courroye dès l'automne 2010. C'est l'avocat suisse des Bettencourt qui avait livré cette information. Et, bizarrement, rien ne s'était passé. Mais peut-être qu'en fait ce n'était pas si bizarre que ça...

    http://www.lepoint.fr/politique/parti-pris/b-comme-bettencourt-b-comme-boomerang-05-04-2012-1448586_222.php

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