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Essence, le marché grignote déjà la baisse

L'avez-vous remarqué ? Les prix à la pompe augmentent déjà, alors que la baisse provoquée par le gouvernement n'est que très récente.

Nous devions gagner 6 centimes en moyenne. L'effort devait être partagé, 3 centimes de baisse des taxes, 3 autres centimes par litre des pétroliers également.
Personnellement, si j'ai constaté une baisse du gasoil de 1.44€/l à 1.38€/l, le litre a déjà repris 1.6 centimes très précisément puisque la station devant laquelle je passe tous les jours (station d'hypermarché) affichait ce vendredi le litre de gasoil à 1.396€.

Serait-ce l'effet de la rentrée ? Le salarié de cette station m'explique qu'avec l'opération du carburant à prix coutant, il y a comme un effet d'aubaine et une ruée dans la station : le camion citerne ravitaille plus souvent, tous les deux jours depuis deux semaines.

Pour le coup, ce serait bien cette "vieille lune" de l'offre et la demande qui pose problème, plus nous consommons, plus les prix augmentent.

Si la maitrise des taxes permet à l'état de ne pas s'enrichir injustement sur la flambée des prix, il faut des nouvelles rentrées fiscales pour maitriser la facture énergétique de la France.

Si le monde de l'entreprise peut parfois apporter en partie la solution (j'ai personnellement une prime énergie de 28€ chaque mois sur la fiche de paie, revalorisée par l'indice d'augmentation des salaires obtenue chaque année, et ça depuis 2008), il est bien question de financer une mesure de stabilisation des prix. Une taxe sur les transactions financières pourrait être renforcée, et spécialisée à ce marché des énergies...

Nous attendons donc du gouvernement que son mécanisme plus pérenne de stabilisation des prix arrive pour remplacer cette mesure d'urgence de la rentrée, les marchés eux n'attendront pas.

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