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Achèteriez-vous une voiture française ?

J'ai acheté une Twingo neuve au plus fort de la crise en 2009, sans grand attachement à la marque au losange, nous avions décidé à notre petit niveau d’apporter malgré tout notre pierre à l’édifice du "Consommons" français.
Belle erreur, cette voiture est fabriquée depuis 2007 en Slovénie, pays de la zone euro qui a rejoint l'espace Schengen la même année.
C'était la seule voiture neuve que nous ayons jamais  acheté, et depuis nous l'avons revendue et remplacée par une 307 d'occasion, fabriquée à l'époque à PSA Sochaux et Mulhouse, mais qui depuis est assemblée en Russie.

Au moment où les chiffres de vente des constructeurs français s'effondrent, quand les usines ferment, les stratégies industrielles et gouvernementales posent question.

Dans une compétition internationale qui se tend, entrer sur les marchés à l’étranger en dehors de l’Europe est une condition au développement. A l'inverse, on voit de plus en plus circuler dans nos rues, des KIA, et autres voitures coréennes, japonaises... Mais le marché Européen pose problème aussi.

Les marques françaises ne font plus rêver, l'offre s'est diversifiée. Les voitures Allemandes ont la part belle, elles pullulent sur nos parking, le break A4 est devenu d'une banalité déconcertante tant il est devenu la berline familiale du citoyen français aux revenus moyens.

Face à ce que nous pouvons maintenant appeler une domination industrielle, que pouvons nous faire ?
Les mesures protectionnistes semblent un peu plus en vogue aujourd'hui, mais ont du mal à se concrétiser politiquement. En 2011, le label "origine France garantie" (50% au moins du prix de revient unitaire acquis en France) est créé. Depuis, Toyota constructeur Japonais, l'a obtenu grâce à son usine de Valenciennes dans le Nord de la France. Paradoxe, aujourd'hui c'est Peugeot qui fait la demande d'obtention de ce label au moment où le constructeur Français supprime près de 8000 emplois en France.

On voit bien que cela ne suffit pas et ce ne sont pas les mesures accessoires de prime à la casse et autres bonus malus goupillés par le précédent gouvernement qui ont pu freiner le désamour des français pour nos productions. 
Des Français qui connaissent maintenant mieux ce qui est réellement produit en France, rendant d'autant plus difficile leur choix quand seule une vingtaine de modèles peuvent se targuer de n'être assemblés qu'en France.

Dès lors difficile d'approuver la décision de garantir à hauteur de 7 milliards la banque de financement de PSA, un constructeur qui n'assemble en France plus que 36.9% de ses voitures (Renault 22.8%). Si il ne faut pas présumer des discussions qui ont encore lieu pour minimiser l'impact social sur l'emploi de l'arrêt de l'usine d'Aulnay, on peut regretter le manque de solutions politiques, quand il n'est déjà plus que question de négocier les mobilités en interne, le reclassement sur d'autres sites, et les indemnités pour départs volontaires.

Une raison de ne pas approuver à 100% la politique du gouvernement - Le politique doit prendre ses responsabilités, des solutions existent au delà des garanties financières à apporter, telles que la taxe carbone aux frontières, bonus ou prime à la casse aux véhicules exclusivement produits en France, relèvement des taxes aux frontières.

Les mesures protectionnistes vous font peur ? Quand l'Europe hésite, ce sont l'Argentine, la Chine, l'Inde, la Russie qui caracolent en tête des pays les plus protectionnistes. Le Brésil par exemple, a augmenté en Septembre de 30% les taxes aux frontières des véhicules importés ! Et nous ?

Lorsque nous serons mieux protégés avec une véritable politique du "made in France",  consommateurs et constructeurs pourront à nouveau s'accorder.

Commentaires

  1. "le break A4 est devenu d'une banalité déconcertante tant il est devenu la berline familiale du citoyen français lambda" lambda lambda lambda vite dit quand même.... Lambda csp++ hein coco ! Faut es aligner les tunes pour acheter ce carrosse quand même. Alors à moins de bosser chez PSA avec primes avantages mutuelles etc, de moins en moins de français "lambda" peuvent ce payer ce genre de bijou...

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    1. Je voulais préciser de la classe moyenne, il est vrai que ce genre de véhicule n'est pas à la portée de tous les budgets. Mais ma volonté était de pointer le fait qu'on en croise beaucoup dans nos rues, ce qui révèle aussi que le fossé social se creuse...

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