lundi 30 janvier 2012

Dernières destructurations du Sarkozysme

Ne nous y trompons pas, les mesures d'augmentation de TVA et les accords d'entreprises souhaités par N.Sarkozy sous le nom de "pacte de compétitivité" sont de très importantes déréglementations. Des politiques libérales qu'il faut combattre parce que derrière des argumentaires purement idéologiques, il n'y a aucune amélioration à attendre.

L'idée directrice de Nicolas Sarkozy est de prétendre qu'il faut baisser le coût du travail, non pas par rapport au coût du travail de la Chine, nous sommes là bien d'accord, mais par rapport à nos voisins européens, nos principaux clients.

Il faut être plus compétitif, parce que depuis dix ans de gouvernance du pays sous la droite, nous avons perdu plus de 500 000 emplois industriels, parce que notre balance commerciale est négative. Là aussi nous pouvons tous être d'accord sur ce constat.

Mais, la solution que de réduire le coût du travail par un transfert du paiement des cotisations sociales du travail sur la consommation est-il un but à atteindre, un objectif pour améliorer notre compétitivité ?

Clairement, non ! Nicolas Sarkozy, qui n'est plus qu'un simple locataire de l'Elysée pour quelques 80 jours aura toutes les difficultés à convaincre parce que ce qu'il avance est faux !


Durant ces prochaines semaines (jusqu'en Octobre ?), il faudra à l'opposition, durant toute la campagnecombattre la manipulation de l'opinion. Expliquer par exemple, que nos voisins Allemands ont un coût du travail plus élevé, justement pour permettre aux salariés Allemands de payer eux mêmes leur protection sociale ! Qu'il faut arrêter de raconter n'importe quoi.

le coût du travail est plus élevé en Allemagne, en brut (+34%) comme en net (+6%),  les charges sociales patronales sont plus élevées en France mais les charges sociales  salariales sont plus élevées en Allemagne et donc au final les salaires allemands sont plus élevés en moyenne pour permettre aux salariés de payer leur couverture sociale, avec plus de recours à des complémentaires privées santé et retraite payées par le salarié.


Au final, l'Allemagne n'est pas plus compétitive que la France à cause du coût du travail, mais parce que dix ans de politiques publiques ont maintenu les emplois industriels, quand en France, on expliquait qu'il fallait développer les emplois de service, d'assistance à la personne.

C'est l'innovation, le soutien aux PME, qu'il faut développer. C'est d'ailleurs la seule bonne mesure annoncée par Nicolas Sarkozy, que celle que de créer une banque d'investissement dans les régions, pour les PME et TPE, une proposition de gauche, annoncée par François Hollande.

Mais, il était surtout question de déréglementation dans les propositions. Derrière le sobriquet "pacte de compétitivité" se cache un temps de travail à la carte.

Il n'est pas question ici de maintenir l'emploi, mais de le précariser encore plus en permettant l’adaptation de l'homme à l'outil de travail. Avec la crise, le recours au chômage partiel s'est opposé à la politique du chef de l'état du "travailler plus pour gagner plus", l’accord de compétitivité consistera à faire peser sur les salaires la réduction du temps de travail.

En fonction de la charge de travail, les salaires pourraient être modulés tout au long de l'année, voire dans des plans pluri-annuels.


Les pressions seront grandes sur les salariés et leurs représentants syndicaux si il n'y a plus de cadre réglementaire. Ne nous y trompons pas, il est question ici, à travers des accords d'entreprises, de déroger aux conventions collectives, aux accords de branches, pour faire de pseudo-négociations de coulisses, la règle.

Le calendrier d'application de ces mesures scélérates ne prend pas en compte les dates du 22 Avril et du 6 Mai, à nous de faire qu'il en soit autrement.

dimanche 29 janvier 2012

Le Président qui flingue le pouvoir d'achat

Au moment où le panier de la ménagère explose, une nouvelle atteinte au pouvoir d'achat des Français se dessine. Plus que l'indice INSEE de l'inflation de +2.5% qui prend en compte la baisse du prix de l’écran TV ou de la balle de golf, c'est l'indice du panier de la ménagère qu'il faut prendre en compte.


Sur les 12 derniers mois, les produits frais ont augmenté de +13.5%, dans un pays où la renommée gastronomique est forte, les 8 millions de pauvres qu'il comprend se nourrissent de plus en plus mal. 

Le projet de Nicolas Sarkozy d'augmenter la TVA est donc à combattre. Une mesure d'augmentation de l'impôt le plus injuste parce qu'il repose sur la consommation, parce que le pouvoir d'achat des français est déjà en berne depuis tant d'années.

Cette hausse de la TVA arrive au pire moment. L’observatoire des prix indiquait ce 10 janvier qu'en Novembre la hausse des prix du panier de la ménagère était historique, les prix les plus hauts depuis 2006.

Dans le même temps, la stagnation des hausses de salaire est également historique, des hausses de salaire moyennes de 2% depuis deux ans, les plus bas depuis ces 25 dernières années.

C'est donc le plus mauvais moment pour augmenter les prix, mais Nicolas Sarkozy ne l'a pas compris.

jeudi 26 janvier 2012

60 Dans ta Face !

J'écrivais hier "le changement c'est pas encore maintenant" l'idée directrice du billet étant d'être patient à encore trois mois de l’élection présidentielle, de ne pas penser que la victoire était acquise, que Nicolas Sarkozy serait de toute façon un candidat redoutable.

Et aujourd'hui encore, il y a toutes les raisons d'être prudent. Avec l'annonce du programme du candidat socialiste, et les critiques qui déjà pleuvent de tout côté, on sent bien que l'opinion publique va être l'objet de toutes les manipulations. A droite, comme à gauche, François Hollande est le candidat à battre.

Reste ensuite à Nicolas Sarkozy, à rentrer dans l’arène de la campagne pour essayer de rattraper son retard. En attendant c'est le chiffre 60 qui semble revenir en boucle aujourd'hui.

60, comme les 60 engagements  pris par François Hollande dans le programme qu'il délivre aujourd'hui. A lire, ici ou là. TÉLÉCHARGER LE PDF DU PROJET PRÉSIDENTIEL DE FRANÇOIS HOLLANDE

60, comme l'âge légal de départ à la retraite, qui fait l'objet d'un débat  que la CGT veut imposer aux candidats à la présidentielle. C'est ainsi que la CGT a pris l'initiative d'organiser ce 31 janvier au Zénith de Paris, un meeting national sur les retraiteselle réaffirmera ses revendications phares :
-Retour de l'âge légal de départ à 60 ans.
-Reconnaissance de la pénibilité par un droit au départ anticipé.



60, comme 60% d'intentions de vote au second tour pour François Hollande, un score historique, 20 points d'écart avec Nicolas Sarkozy, du jamais vu !

Le changement, c'est pas encore tout à fait maintenant, mais tout indique, que ça pourrait être pour bientôt.

mercredi 25 janvier 2012

Le changement, c'est pas encore maintenant

Au moment où il serait question d'un léger coup de mou du président sortant, quand tout indique que l'avance du candidat Hollande est confortée dans l'opinion, rien n'assure pour autant que le slogan de campagne du candidat socialiste ne se précise en réalité. 
"Le changement, c'est maintenant " pourrait encore se traduire par "le changement, c'était pas encore pour maintenant".

Il y a bien sûr cet électorat de droite qui ne sait plus trop vers qui se tourner. Les déçus du Sarkozysme sont nombreux, et pas sûr qu'après avoir été séduits par le programme de l'UMP en 2007, ils ne se tournent aujourd'hui vers le candidat du Front de gauche.

Et, il y a bien sûr les farouches partisans des différentes forces de gauche qui s'imaginent encore avec le premier tour de la Présidentielle, dans une sorte de primaire citoyenne où tous les coups seraient permis. C'est la semaine des critiques sur Hollande, par Eva Joly, Mélenchon. Sauf que plus que la présidentielle, ce sont les législatives de Juin qui permettront à une majorité bien constituée de gouverner. 

 "Le changement, ils n'en voulaient pas !", ne nous y trompons pas, plus qu'un slogan de campagne, c'est l’électorat qui dira de lui même si il reconduit le président sortant. Et tout indique qu'ils soient encore nombreux à souhaiter que le candidat Hollande ne réussisse pas.

Le chemin reste long.

Bilan du quinquennat en un tract

Le problème avec les tracts, c'est qu'il faut faire court, le problème est qu'il y aurait plus de dix échecs a recenser. 


vendredi 20 janvier 2012

Résistons à la tromperie de Bayrou

Au moment où l'on commente encore les difficultés d'ascension du président sortant, le sommet social n'étant pas relayé positivement par la cordée de journalistes, des bulles médiatiques se créent autour de certains candidats à la présidentielle, d'autres éclatent.

Il y a Marine le Pen qu'on présente dans ce sondage comme talonnant de deux points Nicolas Sarkozy. La c'est à la droite UMP de se poser les bonnes questions. Il apparaît, que le locataire de l'Elysée, n'a plus les faveurs de toute la presse. Et surtout il y a comme une sorte de primaire qui se déroule à droite avec les candidatures de Mlepen, Sarkozy, Villepin, Morin, Bayrou, Dupont-Aignan. On peut se demander si le candidat UMP peut encore passer le premier tour.

Doubler les intentions de votes en un mois ?

Mais depuis quelques temps déjà, c'est François Bayrou qui est l'objet de toutes les attentions des journalistes. Dès sa déclaration officielle avant les fêtes de fin d'année, il est présenté comme étant le troisième homme, alors qu'il n'était crédité que de 7% d'intentions de votes.
Voilà donc un candidat propulsé par "l'intelligencia médiatique", à coup de sondages, d'articles dans toutes les rédactions, le candidat Bayrou passe de 7% à 15% d'intentions de votes en seulement trois semaines.

Si F.Hollande ne bouge quasiment pas (27%), l'ascension de F.Bayrou est rendue possible, parce qu'il y a de la place pour cette posture du "ni-ni", ni UMP, ni PS.
Mais, il y a quand même de quoi s'interroger sur la façon de présenter les choses.

Le candidat de la tromperie :  Mr Bayrou a tenu un meeting, hier à Dunkerque, ville ouvrière du Nord de la France. Après le "made in  France", nous avons eu droit à un discours de "Résistance" du président du Modem.
Une incroyable posture qu'on croirait empruntée à J-L. Mélenchon. Sauf que derrière les mots, les beaux discours, il y a zéro proposition.

Que cela soit sur le besoin de ré-industrialisation, le protectionnisme économique, ou autres sujets qui appelleraient à la "Résistance", on peut se demander pourquoi ce n'est pas le leader politique qui porte traditionnellement ces thèmes qui capitalise sur ces sujets. 

Des postures, des plans "comm", un grand foutoir médiatique qui rend cette élection de plus en plus incertaine.

jeudi 19 janvier 2012

60 000 emplois supplémentaires dans l’éducation nationale

On pourrait penser que le temps des divisions au sein du parti socialiste est revenu, plus que des incompréhensions, c'est surtout encore l'occasion de faire des gros titres à partir de pas grand chose. Nous savons qu'au vu de ce que sont devenus les pseudos spécialistes du commentaire politique, qu'en poussant l'investigation un peu plus, les choses paraissent de suite plus claires.

La proposition du candidat socialiste est pourtant simple, il y aurait dans le cas de son élection 12 000 emplois supplémentaires par an, soit 60 000 emplois en cinq ans.

Pour bien comprendre la notion d'emploi supplémentaire, il faut effectivement comme le rappellait l'ex-compagne d'Hollande, prendre en compte les départs à la retraite. Mais surtout prendre en compte ce qui a été décidé par la loi, par la RGPP (la révision générale des politiques publiques), par le gouvernement sortant, à savoir le non-remplacement d'un départ sur deux à la retraite dans la fonction publique.

C'est ainsi dans toutes les entreprises, il y a les embauches pour remplacer un salarié à un même poste, et les embauches qui découlent de la création nette d'emploi.

Ici, nous sommes dans les deux cas ! Non seulement, on va remplacer des départs à la retraite, mais en plus on peut dire qu'on créé des postes puisque étaient programmées ces mêmes suppressions de postes !

Il y aura donc bien 12 000 postes/an supplémentaires dans l’éducation nationale par rapport à ce qui était prévu, il y aura 12 000 postes en moins si Sarkozy est réélu.

mercredi 18 janvier 2012

[Flou Total] Le sommet social pour s'employer à la candidature

Cela pouvait-il se passer autrement ? Ce sommet social sur l'emploi était quasiment mort né.

Il faut quand même rappeler qu'il y a eu deux grandes journées de mobilisation interprofessionnelle les 10 octobre et 13 décembre contre les plans d'austérité.
Que ce dernier sommet sur l'emploi annoncé accompagné de nouvelles mesures de rigueur type TVA sociale arrivées comme un cheveux dans la soupe, à moins de cent jours d'un possible basculement du pouvoir à gauche, que c'est à ces salariés en lutte partout en France à qui on demanderait de nouveaux efforts. Les tensions étaient prévisibles.

Refus de recevoir les associations de chômeurs, refus d'augmenter le nombre de personnels au pôle emploi autrement que par le redéploiement, Nicolas Sarkozy n'a donc pas voulu se confronter un peu plus aux syndicats, et n'a donc discuté avec eux que de mesures techniques sur le chômage partiel, et l'aide à la formation des demandeurs d'emploi. Jamais il ne prononça le terme de TVA sociale, égrenant des constats sur la perte de compétitivité, jamais il n'osa faire une proposition.

Comme l'ont déclaré, les différents syndicats à la sortie de l'Elysée, il y a comme un "flou total" sur le financement des mesures, sur les arbitrages qui pourraient-être faits dans les prochains jours, jamais ils ne seront rentrés dans le vif du débat. Et pourtant N.Sarkozy a insisté sur sa volonté de mettre en oeuvre TVA sociale, et pacte de compétitivité avant la présidentielle. Encore une fois, il semble vouloir décider seul, mais y arrivera t-il ?

Il n'y a aucune chance, vu les changements constitutionnels (fin du 49.3) et le basculement à gauche du Sénat, pour que les nouvelles mesures, ces nouveaux sacrifices ne soient votés.

Que reste-il au président sortant, sinon les postures, les plans "comm" ? Il lui reste une seule chose à faire pour défendre et mettre en oeuvre ces nouvelles propositions sur l'emploi, se déclarer candidat à sa réélection, faire campagne et convaincre l'électorat.

Sommet social pour l'emploi par le couple Thibault-Hollande

Je rebondis sur un très bon article lu sur Le Lab d'Europe1, qui relate des propositions de la CGT, et des scénarios possibles si François Hollande présidait lui-même le sommet pour l'emploi d'aujourd'hui.

C'est d'après les propositions de Nicolas Sarkozy, du moins de ce que nous en savons à l'heure où nous écrivons ces quelques lignes, qu'il faut apprécier l'alternative portée par les deux leaders.

-Sur la TVA sociale, pas de doute, François hollande a promis de l'abroger si il était élu. Le leader de la CGT a appelé aujourd'hui à une journée interprofessionnelle de lutte contre cette mesure. Il dénonçait hier un chamboulement fait "à la va vite" du financement de la protection sociale.

-Sur le chômage partiel et le fameux "Pacte de compétitivité", un certain consensus semble se dégager en faveur d'une simplification du dispositif de chômage partiel pour maintenir l'emploi. Mais le projet de pacte de compétitivité porté par l'actuel locataire de l'Elysée, soutenu par le Medef, reste à combattre.

Derrière le sobriquet "Pacte de compétitivité" se cache une mesure scélérate. Il est question de modifier le code du travail, pour permettre aux entreprises de réduire le temps de travail individuellement à chaque salarié, ou globalement sans accord d'entreprise. La CGT rejette en bloc. D'après le Lab, le candidat socialiste est selon ses informations sur la même ligne que la CGT.

-Sur le contrôle des aides aux entreprises, et le pacte génération de F.Hollande. Si la CGT s'est d'abord montrée sceptique sur le dispositif du socialiste, reste que le contrat de génération répond à l'exigence du syndicat de voir mises en place des contre-parties pour l'emploi aux exonérations de charges.

-Sur les mesures de taxation des heures supplémentaires, François Hollande a très vite fait savoir dès les primaires qu'il abandonnerait toutes les mesures fiscales et sociales sur les heures supplémentaires. Ce qui répond à une demande faite par toutes les centrales depuis 2007.

On sent bien que les points de convergence sont plus faciles à trouver entre les deux hommes, Bernard Thibault semblait même clairement le signifier hier dans cette vidéo sur France-info. A la question :

Est-ce qu'il y a dans les propositions du parti socialiste sur les questions d'emploi, quelque chose qui vous semble plus acceptable, ou des choses qui pourrait trouver grâce à vos yeux ?

Le leader de la CGT a répondu, " un des points qui a valu beaucoup d'échanges notamment lors de la rencontre que nous avons eu avec François Hollande et la délégation qui l'accompagnait, c'était de considérer tout à fait autrement (que le fait le président de la république), l'espace à réserver aux représentants des salariés, sur tous les sujets..." (à 7min15 dans la vidéo)

mardi 17 janvier 2012

Les mises en examen des proches de Nicolas Sarkozy - Infographie


Sarkozy, ses amis, leurs démêlés avec la Justice. Source.

Sur 630 milliards d'augmentation de la dette en 5 ans, 109 milliards dûs à la crise (vidéos)

Emmanuel Lévy et Mélanie Delattre, respectivement journalistes à Marianne et au Point, ont co-écrit un livre "Un quinquennat à 500 milliards" le vrai bilan de Sarkozy.

Depuis, blogs et rédactions commentent les chiffres. L'enquête dans la version papier de Marianne, est en vente du 14 au 20 Janvier.

Ce lundi, c'est l'ancienne candidate à la présidentielle qui s'appuyait sur ce livre pour évoquer la perte du triple A par Standar and Poors.



Sarkozy, "500 milliards de dépenses... par FranceInfo


Même si depuis Moody's confirme le 3A, et que l'emprunt de la France se fait encore dans de bonnes conditions, la séquence de cette dégradation  par au moins une agence de notation est un tremplin pour lancer la campagne de toute l'opposition.


Faire le bilan du quinquennat de Nicolas Sarkozy est une nécessité absolue pour bien mettre en avant les politiques mises en oeuvre qui n'ont pas fonctionné, et qui bien souvent sont aux antipodes des alternatives portées par l'opposition.


Et des opposants qui expliquent les mauvais choix de Nicolas Sarkozy, il n'y en a pas qu'à gauche. Voyez l'intervention hier, de l'ancien premier ministre Dominique de Villepin, bien que positionné à droite de l’échiquier politique, il explique les très mauvais choix faits par Nicolas Sarkozy en début de quinquennat.
Ouvrir les vannes de la dépense : "souvenez-vous. Quels ont été les premiers gestes du président de la République en 2007, il a été à Bruxelles, expliquer à l'euro-groupe que la France ne se sentait pas liée par le pacte de stabilité et les 3% de déficit maximal" ... "il a fait le choix de la loi TEPA qui privait l'état de recettes importantes"...


Ouvrir les vannes de la dépense : "souvenez-vous. Quels ont été les premiers gestes du président de la République en 2007, il a été à Bruxelles, expliquer à l'euro-groupe que la France ne se sentait pas liée par le pacte de stabilité et les 3% de déficit maximal" ... 

dimanche 15 janvier 2012

La France dégradée par un Sarkozysme dégradant. Coupable !

On a rarement raison seul contre tous, nous assistons à une drôle de séquence. Après avoir sacralisé le AAA, justifiant tous les plans de rigueur et mesures de régression, le gouvernement semble nous dire que finalement la dégradation de la capacité à emprunter du pays n'est pas si grave. Certes, la perte du triple A ne changera pas énormement le quotidien des Français, AA+ étant encore un indicateur des pays qui ont le plus la confiance des investisseurs, mais cette "dégradation" est bien le signe, l’appréciation de l'état des finances, et la façon dont elles sont gérées.

Oui, il y a eu la crise, oui le quinquennat de l'actuel locataire de l'Elysée ne peut être tenu responsable de l'ensemble de la dette cumulée du pays sur trente ans, mais en cinq ans, il en est responsable pour près d'un tiers, tout de même.

Oui, cet indicateur des agences de notation vient s'ajouter à quelques autres indicateurs très négatifs dont on peut dire qu'ils ne dédouannent en rien les résponsdabilités de l'actuel chef de l'état.
L'exécutif n'a pas su freiner l'accroissement du chômage ; sur certaines de ses politiques on peut même penser que des mesures, comme la défiscalisation des heures supplémentaires, ont freiné l'embauche, aggravé le niveau du chômage, et les comptes de l'Etat.

Sur cinq ans, la dette s'est accrue de +612 milliards d'euros. Jusqu'en Juillet 2011avec la dernière réforme de l'impôt sur la fortune (ISF), Nicolas Sarkozy et son gouvernement ont permis des baisses d'impôts (-75 milliards en 5 ans), dans un contexte où au contraire il fallait augmenter les recettes fiscales pour éviter la dégradation dont on parle aujourd'hui.

C'est le manque de compétitivité du pays, le plus gros échec de Nicolas Sarkozy.

Les aides aux entreprises, le grand emprunt, n'ont pas permis de freiner l'accroissement du déficit commercial de la France : -72 milliards en 2011, le plus élevé de la zone euro.

Depuis 2008, et le recours historique à la dette, Nicolas Sarkozy s'est entêté à mener des petites réformes qui ont consisté à réaliser des économies de l'ordre de centaines de millions (des réformes dures socialement mais inefficaces sur les comptes de l'état), quand il dépensait des centaines de milliards en politiques d'investissement, de soutien à l'emploi des grands groupes, si peu sur les TPE-PME, des mesures qui n'ont eu aucune incidence sur la compétitivité du pays. Pire, par idéologie il a continué les cadeau fiscaux, aggravant toujours plus le problème au plus mauvais moment.

On a rarement raison seul contre tous, Mr Fillon dit qu'il ne faut pas dramatiser. Ce n'est pas ce que nous disons, c'est juste que cela confirme une fois de plus ce que nous dénoncions déjà (avant la perte du AAA), à savoir que le pouvoir exécutif a été dans l'incapacité de redresser la France, quand d'autres s'en sortaient mieux. C'est cela qui est grave.

Sur le même sujet :

La dette est le résultat d'une politique
sur l'air du triple AAA
Un râleur de plus: Fuck
Sarko fait le " mort" ... Fillon nous prend pour des cons !
François Hollande "C'est une politique qui a été dégradée, ce n'est pas la France" - 99 jours pour une victoire - -
Perte du triple A : la bataille perdue par Nicolas Sarkozy
AA+, et tout recommença
Perte du Triple A et si la droite assumait ?
Après la perte du triple A, Sarkozy peut-il encore être candidat ?
Quand la droite gagne, la France perd
Le triple "A" du triple échec
245ème semAine de SArkofrAnce: SArkozy n'est plus Triple A
HA HA HA 
Le Triple zéro de Nicolas Sarkozy et de la droite 
Communiqué de Jean-Luc Mélenchon sur la dégradation de la note française
Ah, un A en moins !
-  Plan B pour retrouver le A
Au revoir, au revoir Triple A
Les gangsters du triple A 
-  Le Luxembourg conserve son AAA
Top 13 des solutions d'urgence pour récupérer le triple A avant mai
Le triple A ou la Sarkominabilité
10 excuses de l'UMP pour avoir perdu le triple A
AA+ : dégradation.
AAA: C’est fait, il l’a perdu un vendredi 13…
Un seul A vous manque, et tout est dépeuplé #AAA
-  Houston, we hAAAve a problem #AAAFail
-  On a perdu un A ! 
La France perd son triple A

vendredi 13 janvier 2012

Des enseignants expérimentés dans les zones difficiles, du bon sens, non ?

Nouvelles propositions du candidat Hollande pour l’éducation, elles sont au nombre de six, et pour au moins une d'entre elles, on peut dire que l'idée est forte.

Dans le cadre du développement de l'emploi au sein de l’éducation nationale, là où l'état s'est désengagé depuis cinq ans, l'idée est bien de renforcer les équipes pédagogiques en priorité dans les zones sensibles.

C'est dans ces zones sensibles, que le paradoxe français veut qu'on envoie les jeunes professeurs. Sans expérience, sans recul nécessaire le jeune enseignant fait "ses armes", essaye d'appliquer ce que son cursus professionnel lui a appris. Mais le problème, chacun le connait bien, c'est la roulette russe des affectations une fois diplômés. Qui n'a pas connu ce jeune professeur de français qui durant deux à trois ans, souvent plus, traversa la France pour tenter de tenir ses premières classes.

Combien sont-ils à abandonner chaque année ? Du coup, la proposition du candidat Hollande semble trouver sa place très logiquement.

Un jeune désabusé, en pleine désuétude, n'a t-il pas besoin du regard d'un adulte mur, qui puisse lui apporter toute son expérience d'une vie passée ? Le jeune enseignant est bien souvent à peine plus agé que les adolesents à qui il enseigne. De même dans nos écoles primaires et maternelles, nous sommes nombreux ces jeunes parents à nous étonner du jeune âge du professeur d'école qui va s'occuper de nos enfants.

Aussi, comme dans tout métier, il faut bien commencer son apprentissage professionnel. Mais commence t-on par les pans les plus difficiles de notre métier, n'est -il pas plus raisonnable de penser qu'il puisse y avoir des volontaires confirmés qui puissent être intéressés par ces objectifs pédagogiques plus difficiles.

Il sera suremment fortement question dans ces prochains jours de commentaires positifs pour les uns, négatifs pour les autres, le débat est en tout cas lancé.

jeudi 12 janvier 2012

Les quadras de l'UMP donnent de la voix...pour dire des conneries

J'ai découvert cette initiative qui s'appelle "Chapitre 2012", un coup de communication de l'UMP qui consiste à mettre en avant, dans ce qu'ils appellent un recueil numérique, "un axe plus moderne" pour accompagner la victoire de Nicolas Sarkozy.

Encore une fois, faute de candidature officielle au sein de l'UMP, on insiste beaucoup sur la stratégie de communication ; ici, l'initiative pourrait paraître belle et constructive, si les propositions n'étaient pas aussi pauvres, et si connues pour qu'on ne puisse d'emblée critiquer cette posture de modernité affichée.

Il sont donc treize quadras à s'engager, on retrouve même des ministres en poste dont on se demande pourquoi ils n'ont pu mettre en oeuvre ce qu'ils proposent. 

 -Benoit Apparu secrétaire du logement au sein du gouvernement nous propose pour l'école plus d'autonomie. Et là ça sent de suite l'arnaque, il est question de mutualisation des moyens des établissements, fusion des collèges et des écoles primaires, etc.. On y retrouve la volonté d'ouvrir les établissements 12 mois /12, des phrases en gras telle que "Mais l’autonomie n’est pas suffisante si elle n’a pas pour corolaire indispensable, une refonte profonde de l’acte d’enseigner et donc du métier d’enseignant". Hallucinant !

-Chantal Jouano notre ancienne secrétaire d'état en charge de l'écologie nous parle de développement durable. Ses propositions sont creuses et insipides, création d'un nouvel indice de développement, un nouveau moyen de travestir les chiffres, une nouvelle haute autorité chargée d'évaluer "les implications de nos choix" (?) Et quand on approche un peu plus le concret d'une approche de proposition voilà ce que l'on peut lire "Le principe fondamental était de basculer la fiscalité pesant sur le travail vers une fiscalité pesant sur la pollution." Incroyable, après la TVA sociale et tout le reste, on nous ressert la taxe carbone !

Honnêtement, je n'ai pas tout lu, tant c'est une suite de pages où l'on a apposé des idées vagues, parfois des bons sentiments, rarement des propositions. Plutôt le sentiment d'un parti politique qui, n'ayant pas de candidat officiel, se cherche encore un programme.

mercredi 11 janvier 2012

Les promesses non-tenues de N.Sarkozy envolées ?

Nous ne saurons certainement jamais qui a volé la stèle des promesses non-tenues de N.Sarkozy installée à Gandrange. F.Hollande qui a inauguré son QG de campagne m'a semblé en faire une allusion quand il a précisé qu'il serait plus facile de se "dérober" du bilan. L'homme a le goût des boutades bien placées, mais le sujet ne prête pas au sourire.

Qui est dangereux pour la France ? Nadine Morano qui a encore une fois dérapé jugeant que François Hollande était dangereux pour la France devrait réflechir avant de parler. Puisqu'il était question du quotient familial, sur ce sujet comme bien d'autres, faute de candidat et de programme à défendre, il ne reste que l'insulte et les bassesses d'esprit pour faire face à l'opposition.

Alors rappelons les promesses non-tenues de N.Sarkozy sur la politique familiale et les conséquences de ses mesures :

-En 2007, Nicolas Sarkozy avait promis le versement pour tous des allocations familiales dès le premier enfant
- les prestations familiales et logement ont perdu 8 % de leur valeur par rapport au salaire moyen depuis dix ans
-Le taux de scolarisation à deux ans a connu une chute brutale depuis 2002, en raison des réductions d’effectifs de professeurs des écoles : il est passé de 35% à 13,6% à la rentrée 2010
- le chef de l’Etat n’a pas instauré de "droit opposable à la garde d’enfant" ni créé 200.000 places d’accueil en crèche sur son quinquennat. Depuis 2007, seules 12.000 nouvelles places en crèche ont été créées chaque année

Donc, plus qu'un besoin pour les jeunes parents aux revenus modestes, c'est une urgence que de réformer le quotient familial pour permettre plus de justice sociale. Mais aussi pour réparer les conséquences néfastes de cinq ans de régression sociale dans les politiques familiales.

Coupables de ne pas faire campagne

Prend-elle forme cette campagne ? A entendre les membres du gouvernement commenter les faits et gestes du candidat socialiste, on se demande qui est dans l'opposition en ce moment ? On assiste même à une campagne de manipulation de l'opinion, qui consiste à envoyer jour après jour des boules puantes, des attaques sur les personnes, des commentaires désobligeants à l'encontre de cette gauche qui fait campagne.
Une stratégie de pourrissement de l'image de l'adversaire, quand candidat et programme manquent au pouvoir exécutif sortant.

Cette droite qui se cherche encore un candidat, un programme, quand le président sortant ne sait plus comment limiter les dégâts de son propre bilan, cherche dans les attaques faites à l'opposition un moyen de se faire oublier. Toute est dans la manière de présenter les choses, plus que de travail, les conseils des ministres consistent surtout à mettre en place les plans "comms".

Du coup, Nicolas Sarkozy improvise, ces derniers temps, des politiques qui puissent faire de son action, des choix pouvant être considérés plus justes chez les déçus quand il s'agit de la taxe Tobin (qui existe déjà), mais qui se révèlent très injustes socialement quand il est question de la TVA sociale.

Un début de campagne sur la réserve, timidement offensive, dans l'attente du programme de l'adversaire.

Au jeu du chat et de la souris, la distribution des rôles n'est pas encore claire au sein de l'électorat. Si le candidat F.Hollande garde une avance confortable dans la gagne contre N.Sarkozy si le second tour de la Présidentielle voyait un tel affrontement, le premier tour reste encore trop incertain, parce que la bataille des idées n'a pas encore eu lieu.

C'est cet affrontement idéologique que Nicolas Sarkozy fuit. Parce qu'il devra répondre de son bilan, parce que la gauche porte une réelle alternative que craint le Président sortant. En ne se déclarant pas, il empêche les autres candidats de dévoiler eux aussi l'ensemble de leurs programmes. Si ils le faisaient, les snippers sarkosistes (Morano, Wauquiez..) s'en donneraient à coeur joie. Il faut un juste affrontement (loyal) de programme contre programme, idées contre idées, sinon le combat est trop déséquilibré.

Le dernier exemple qui illustre ce déséquilibre, est celui de la très bonne proposition de la modulation du quotienfamilial, qui consiste à rendre plus juste l'avantage fiscal. Les snippers à droite ont de suite répondu, mais surtout Nicolas Sarkozy a lui-même commenté "des conséquences dramatiques" alors qu'il présentait des voeux à Mulhouse sans avancer d'arguments ni de contre proposition.

Il n'y a donc pas de débat, les Français attendent mieux il me semble.

samedi 7 janvier 2012

Infographie TVA sociale : une seule certitude.

Résumé : Beaucoup d'incertitudes sur les effets positifs sur l'économie, une seule certitude, la TVA aura été augmentée.


vendredi 6 janvier 2012

500 signatures contre le hold-up de notre démocratie

Au nom de la démocratie Mme le Pen se plaint que le système de parrainage pour poser candidature au poste de président de la République est une entrave ? La dérive n'est-elle pas plutôt qu'il suffit seulement de quelques cinq cent signatures de maires pour que quiconque se présente ?
L'enjeu est majeur tant les conséquences sont lourdes, dès lors que le scrutin uninominal direct à deux tours solde la destinée politique d'un état. La question mérite d'être posée, le système de parrainage est-il démocratique ?


Marine le Pen pose la problématique en signifiant que le non-anonymat de la signature empêche les parrains d'assumer leurs choix. Est-ce à dire que le soutien de tel ou tel candidat n'est pas assez respectable pour être assumé ?
Au nom de quoi est-ce une atteinte à la démocratie quand ce sont nos élus qui, s'exprimant en notre nom, hésitent à apporter une sorte de garantie sur les valeurs que véhiculent les dits candidats ?

Cette pratique a posé, et pose encore problème.

Ce dispositif a été instauré en 1962 par un article de loi qui a institué le suffrage universel. A l'époque il ne fallait que 100 signataires, et leur identité n'était pas divulguée. La décision de rendre publics les parrainages a été prise en 1974, 500 signatures devenaient nécessaires.

Depuis cet époque il y a un nombre potentiel de signataires de 47 000 personnes dont 36 000 maires.

Il faut donc que moins d'1% de nos élus apportent leur soutien au candidat à la candidature, est-ce trop ? Est-ce si anti-démocratique que cela ?

J'ai même tendance à penser le contraire, qu'il faudrait plus de signataires, pour éviter les candidatures trop farfelues.

L'enjeu pour poser candidature à la présidentielle n'est-il pas aussi d'en être passé par les scrutins intermédiaires pour faire que des élus de terrains puissent permettre d'apporter leur soutien ?

La démocratie par les urnes, ce n'est pas un hold-up de la démocratie ; quand le FN n'est présent que dans quelques 85 villes de plus de 10 000 habitants, on peut se demander si il est aussi représentatif que les sondages le prétendent, puisqu'il est si peu représenté dans des scrutin pourtant plus favorables à la diversité politique.

Non, nous n'en sommes pas encore à une démocratie par les sondages, mais par les urnes.

mardi 3 janvier 2012

TVA sociale : le cynisme d'une stratégie à haut risque

Il y a cinq ans l'actuel locataire de l'Elysée s'est fait élire sur l'idée qu'il était le Président du pouvoir d'achat. Depuis c'est la déconvenue pour les salariés, loin d'avoir vu leurs salaires augmenter, les français sont confrontés à des vagues de hausses de prix, à de nouvelles taxes. Aujourd'hui ce projet funeste de TVA sociale enterre définitivement la posture du chef de l'état.
Nous ne saurons pas si c'est un (mauvais) choix contraint par l'appétit vorace des agences de notation, c'est en tout cas toute la stratégie électorale de la droite UMPiste, à la veille du scrutin présidentiel, qui s'engage dans une confrontation à haut risque avec l’électorat.

Nicolas Sarkozy ne doute de rien, est-il toujours aussi lucide ?

Après l'avoir évoquée timidement dans ses voeux à la nation, j'ai d'abord cru à un écran de fumée pour faire oublier les nouveaux rebondissements de l'affaire Karachi qui concerne le chef de l'état, une sorte de pavé dans la mare. Mais après la sortie du ministre de l'emploi, puis aujourd'hui de la ministre du budget qui confirme que la TVA sociale sera mise en place avant la Présidentielle, il y a  fort à craindre que Nicolas Sarkozy ait déjà comme à son habitude tout décidé.
Le cynisme du chef de l'état atteint son apogée. Déjà en convoquant les syndicats ce 18 Janvier, à ce qu'ils appellent un sommet "social" pour l'emploi pour aborder des solutions à appliquer dans ces quatre derniers mois du quinquennat, nous ne pouvions attendre d'autres réponses de l'intersyndicale qui organise une journée interprofessionnelle de manifestations ce jour là, pour témoigner son rejet après cinq ans d'autisme des pouvoirs publics, d'une instrumentalisation du dialogue social.

Mais quand Mme Pécresse précise que ce projet de TVA sociale sera présenté aux représentants syndicaux dans le cadre de ce pseudo sommet social, on atteint des sommet d’incongruité, de cynisme, de non respect pour les représentants des salariés.

Il y a le fond et la forme. Le débat sur la baisse du coût du travail par le transfert du coût de la protection sociale sur l'augmentation de la TVA n'a quasiment pas eu lieu, il doit faire l'objet d'un thème de campagne pour la présidentielle. Il faut permettre aux français électeurs de choisir.

lundi 2 janvier 2012

"Sarkozy savait" Les français doivent savoir ! Réformons le statut du chef de l'état.

Dans ce billet du 6 Décembre dernier, je m'interrogeais sur le fait de pouvoir parler des affaires à l'approche de la présidentielle. Est-il loyal pour les opposants que nous sommes à gauche de "capitaliser" sur les affaires qui touchent de près comme de loin l'actuel locataire de l'Elysée, qui sera très certainement candidat ?

 Déjà j'avais tendance à penser, qu'au vu des témoignages, des nouvelles informations itinérantes à ces affaires, que nous ne pouvions faire autrement, aujourd'hui j'en suis persuadé !

L'avancement judiciaire des affaires devient incontournable quand la justice condamne un procureur, quand la justice met en examen des personnalités, même quand Justice n'est pas encore rendue parce que les lenteurs judiciaires ou le statut pénal d'une fonction empêchent, mais surtout excusent les personnalités politiques mises en cause de prendre leurs responsabilités.

Aujourd'hui, le journal Liberation fait sa Une "Sarkozy savait" à partir d'un  témoignage fait à un juge en charge de l'affaire Karachi "Un ex-haut fonctionnaire a affirmé en  décembre au juge qui enquête sur l’affaire Karachi que Nicolas Sarkozy,  ministre du Budget en 1994, avait validé la création d’une société  luxembourgeoise servant à payer des intermédiaires dans des contrats d’armement"Source ici.
Comme lorsque le président Chirac a été condamné, se pose ici pour l'actuel chef de l'état, la question du statut pénal de cette fonction.
Tous les candidats à la présidentielle se sont prononcés pour une révision constitutionnelle de ce statut. L'idée  directrice étant, que lorsque des faits sont révélés, qu'une commission composée de juges indépendants puisse faire le tri entre des faits graves reprochés au chef de l'état qui puissent faire l'objet d'une saisie immédiate de la justice et ceux qui peuvent attendre.


Dans l'affaire Karachi, nous savions déjà ce qui était révélé jusqu'alors par des documents papier. Mais là avec un témoignage à charge la disculpation est plus incertaine.
 C'est typiquement dans ce cas que la Justice devrait pouvoir travailler, que le chef de l'état mis en cause se mette en retrait, pour ne pas dire démissionne pour peut être réussir à se défendre.


C'est intenable, comment Nicolas Sarkozy peut-il dignement se présenter à sa réélection tant la situation est accablante ? La réforme du statut pénal du chef de l'état s'impose.

Réponses à @nadine__morano qui raconte n'importe quoi sur Twitter

De la blogosphère politique à gauche depuis l'élection de l'actuel locataire de l'Elysée, avec nos camarades de la toile, nous avons pu voir évoluer les réseaux sociaux, les voir prendre de l'importance, un moyen complémentaire aux blogs de partager, commenter et diffuser de l'information.
Et c'est donc à l'approche du scrutin présidentiel, depuis quelques temps seulement donc, que l'on constate que twitter est devenu un nouvel outil de propagande électorale pour les membres influents de l’échiquier politique.

Si dans les blogs, une certaine retenue est bien normale, twitter révèle les personnalités, et certains élus "se lâchent". Des pratiques, des commentaires, que ces mêmes élus ne s'accordent pas sur leur blog classique, quand elles en ont un (de plus en plus nombreux).
De quoi se demander si la renommée des personnalités politiques excuse toutes les dérives sur ce média de l'instantané qu'est twitter ?
Aujourd'hui, c'est le compte @nadine_morano qui attire notre attention , tant il est devenu actif en quelques semaines, proche des 700 tweets en un mois et demi, puisque son compte a été créé à la mi-Novembre.

A l'approche de l’élection présidentielle, les joutes twittesques vont donc bon train, et Mme Morano s'en donne à coeur joie.
Voyez cet échange très respectueux de la ministre en charge de l'apprentissage et de la formation professionnelle à l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin.
On imagine les tweets dans quelques semaines, quand les dissensions à droite se feront encore plus précises.

Mais Mme Morano n'oublie surtout pas de nous faire part de son appréciation de l'opposition. Les commentaires au vitriol sur les voeux de François Hollande sont assénés dans une sorte de martelage, de répétition, dont on se demande à quoi ils servent puisqu'aucun argument n'est mis en avant pour étayer une critique.
Nous pourrions émettre les mêmes tweets en changeant le nom de Hollande en Sarkozy, cela aurait autant de sens, pour ne pas dire aucun.

Vous remarquerez que les tweets sont envoyés à la même heure, à la suite, ils se succèdent ici dans une même capture d’écran.

Tout ceci ressemble plus à une façon de se défouler pour la ministre. Mais là où cela prend des proportions vraiment étonnantes, c'est quand twitter devient un moyen de véhiculer des informations en les interprétant. Quand twitter devient un outil de propagande.

Sur l'emploi, si effectivement la crise a des effets sur l'emploi, les comparaisons faites par la ministre ne tiennent pas, pourquoi ne pas citer l'Allemagne ou l'Autriche qui ont moins de 5% de chômage ? Nous avons en France le pire taux de chômage depuis 12 ans. En janvier 2010 en France, le taux de chômage est passé à 9,6 %, contre 9,9 % tandis qu'en Allemagne, il est passé de 7,3 à 6,5 %.
Depuis en 2011, en France, les chiffres se sont aggravés, quand ailleurs ils s'amélioraient. Il faut bien que le gouvernement prenne sa part de responsabilité, sinon à quoi sert -il ?
Sur les heures supplémentaires, voilà un très bon exemple des politiques publiques de l'emploi, coûteuses et inefficaces, voir contre-productives. On voit là l'incompréhension du sujet par la ministre : les 750 millions d'heures supplémentaires ont rapporté si peu individuellement aux salariés, alors que cette mesure représente en effet, au vu du volume d'heures travaillées, quelques 380 000 emplois à temps plein.

Dans l'interpretation des chiffres, et des clichés, on peut comme celà démonter un à un les tweets de la ministre.
Sur les 38 milliards en 5 ans pour l'enseignement supérieur, nous pourrions parler des 80 000 suppressions de postes dans l’éducation. Avec 6.1 enseignants pour 100 élèves ou étudiants, la France marque un net recul dans les classements internationaux; c'est pas moi qui le dit, c'est l'OCDE.

Quand la ministre dit #Sarkozy c'est aussi : le service minimum... on a envie de répondre c'est surtout ! Une volonté de réduire le droit de grève parce qu'incapable de respecter le dialogue social, dans l'incapacité de trouver des solutions avec les partenaires sociaux.

Le grand emprunt pour les entreprises, le sauvetage des banques qui n'aurait rien coûté aux contribuables, ont surtout amputé les marges de manœuvre de l'intervention de l'état sur bien des priorités.
Une aide sans contre-parties, des mesures qui au vu de la balance commerciale négative de la France, et la défiance des marchés d'aujourd'hui, n'ont pas été efficaces, juste des effets d'aubaine.

Et pour en finir avec ces quelques exemples, sur le plan des promesses tenues, il y a comme un gout de tromperie dans ce qui est avancé. 780€ /mois, c'est le montant du minimum vieillesse et de l'AAH (allocation adulte Handicapé) au 1er Septembre 2012 encore en dessous du seuil de pauvreté de 795€. Au jour d'aujourd'hui puisque ces allocations seront revalorisées en Avril et donc seulement en Septembre prochain, nous serons bien loin des 25% d'augmentation en 5 ans.
De plus, loin d'être une promesse tenue comme le dit la ministre, les syndicats n'ont eu de cesse de dénoncer le manque de revalorisation de ces minima sociaux, qui en plus ne concernent dans les différents barèmes seulement les personnes seules. Là encore, c'est le service minimum.

Bien qu'en acceptant d'être autant exposée sur twitter, nul doute que Nadine Morano n'acceptera pas la contradiction, elle ne répond pas aux tweets qu'on lui lance.

L'exercice permet néanmoins à l'opposition de connaitre  l'argumentaire, les angles d'attaque de celle qui se répond la plus Sarkozyste des Sarkozystes.

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