dimanche 20 mai 2012

N.Sarkozy a caché 20 milliards € à la commission européenne. Mr Copé le sait, il se délecte déjà.

"Est-ce que F.Hollande votera la règle d'or, heuhhh pardon, proposera t-il de faire voter la règle d'or ?"


On voit que Mr Copé a bien du mal à réaliser la position qui est la sienne, et celle de sa famille politique, dans l'opposition. Ils voteront ou pas les lois, réformes, et mesures politiques mises en oeuvre par la gauche aux responsabilités, et pas l'inverse.
Mais cette diatribe n'est pas anodine. Nous savions Mr Copé capable de beaucoup de cynisme, la manœuvre est un retour à cette polémique sur l'interprétation qui est faite des comptes de la France présentés à Bruxelles pour le respect de ses engagements de déficit de 3% du PIB en 2013.

Invité d'Europe 1 ce matin, J-f.Copé continue à dire tout et n'importe quoi, pour tenter de reprendre la main électoralement en vue des législatives.
D'abord on s'interroge : pourquoi le chef de l'UMP réclame de F.Hollande qu'il fasse voter une règle qu'il a combattu durant toute la campagne ?
Puis on réalise.
Ne nous y trompons pas, Mr Copé sait certainement plus de choses qu'il n'en dit, et cette fougue à revenir systématiquement sur la règle d'or cache bien des choses. A la veille des législatives, le rapport de la cour des comptes commandé par F.Hollande devrait rétablir en partie la vérité sur la façon d'interpréter les déficits de l'état.

N.Sarkozy a caché à la commission européenne 20 Milliards €. (PMA et Marianne en parlaient cette semaine)

Mr Copé le sait, il se délecte déjà des difficultés de F.Hollande à faire face.

"On ne peut pas dire ‘on veut la croissance et tenir les dépenses publiques’. [François Hollande] devra choisir entre Berlin et Athènes. On ne peut pas mentir aux Français", a-t-il raillé. D’après lui, "on est dans une heure de vérité" 

Alors rappelons à Mr Copé que la commission européenne sait aussi que les engagements du gouvernement Fillon ne seront pas respectés. Elle l'a dit le 11 Mai. Et sait que F.Hollande et Jérôme Cahuzac ministre délégué au budget ont déjà prévenu, qu'ils souhaitaient respecter les 3% de déficit du PIB en 2013, en appliquant une réforme fiscale, et en demandant aux français sur le plan des recettes "des efforts supplémentaires, mais justes".
Rappelons à la droite que la première démarche de Nicolas Sarkozy quand il a été élu, a été de demander de décaler dans le temps le retour à l'équilibre budgétaire, pour ouvrir dans les semaines qui suivirent son élection le robinet des dépenses.

Expliquons à la droite, qu'elle est responsable d'un enlisement des dépenses de l'état, de l'explosion de notre dette + 600 milliards en cinq ans, que les quatre semaines écoulées avant le premier tour des législatives en tant que parti d'opposition ne leur octroie pas le droit de demander des comptes.

Mr Copé a ironisé sur un marché de dupes au G8 ? Qu'il prenne garde, ce n'est pas en s’arrangeant une fausse image de bon gestionnaire des comptes de l'état qu'ils convaincront à l'UMP, que les français doivent voter pour eux aux législatives ces 10 et 17 Juin. Que sur ce plan, l’électorat n'est plus dupe justement. 

samedi 19 mai 2012

[Législatives] L'accord PS-EELV doit faire réfléchir le Front de gauche

Faut-il s'indigner maintenant du manque d'accord national entre le Front de gauche, EELV et le PS pour les législatives ? Doit-on y voir un signe d'hégémonie politique du PS ? Ou plutôt un manque de concertation dans un calendrier électoral resserré ?

 La consternation de Jean Luc Melenchon est un peu disproportionnée à mon goût. Certes, il faut faire barrage au FN quand les candidats de gauche sont pressentis trop faibles pour se maintenir, et il faut saluer encore le retrait unilatéral du parti de gauche dans deux circonscriptions à risque pour la gauche (7e de Moselle, 1er de l'Aube).
"Nous avons décidé de montrer que le rassemblement à gauche était possible en nous retirant unilatéralement de deux circonscriptions particulièrement critiques", précise le parti. "Nous faisons ce geste sans aucune contrepartie, comme notre appel à battre Nicolas Sarkozy entre les deux tours"

C'est ce qu'il fallait faire parce que la tambouille électorale, les petits arrangements qui découleraient d'un pseudo accord national à trois semaines du premier tour, pourraient être très mal interprétés. L’électorat comprendrait-il vraiment que l'on puisse s'arranger les postes de l'assemblée nationale ? J'entends déjà l'opposition UMP...

De plus, on peut comprendre que le parachutage des candidats du Front de gauche avec les retraits de candidature d'EELV ou de candidats socialistes soit difficile à négocier à moins de trois semaines du scrutin (1er tour, le 10 Juin) quand ces derniers sont en accord depuis près de six mois.

N'y aurait-il pas eu encore un peu plus de dissidence avec le maintien de certains candidats pas contents ? Alors qu'on devine qu'au PCF certains ont déjà des regrets : "Dans la répartition au sein du Front de gauche, il n'y avait pas d'accord entre le PCF et le PG".

Par contre, l'exemple de l'accord avec EELV devrait faire réflechir les leaders du Front de gauche, qu'ils comprennent que l'unité, le rassemblement pour la conquête du pouvoir se fait au prix de compromis politiques, de jeux d'alliances, et qu'on aimerait à l'avenir que la famille de gauche soit en ordre de bataille, clairement "chapottée" de la présidentielle aux législatives. Que tout cela soit bien défini à l'avance.

Si il y a bien un regret à avoir, c'est effectivement de constater qu'on puisse prendre le risque, même faible, de voir se constituer un groupe de députés FN à l'assemblée nationale. Si FG et PS se renvoie la responsabilité, on peut penser aussi que cette perspective ne les dérangeait pas tant...

vendredi 18 mai 2012

V.Peillon a raison

Nous étions en voiture, en route pour rendre visite aux grands parents de ma fille de 7 ans qui est en CE1. Et nous apprenons donc à la radio, qu'à la rentrée 2013, sa semaine d'écolière compterait cinq jours contre quatre aujourd'hui.
J'ai de suite pensé que c'était une bonne chose, et ne comprends pas que l'on puisse être compte.
Consultant mon Google reader, je lis Isabelle qui n'est pas pour, indiquant que si elle avait bien voté pour le changement, elle trouvait un tas de raisons à dénoncer cette mesure.

Deux problématiques semblent se détacher : l'aspect organisationnel des parents, et surtout le rythme scolaire d'apprentissage de l'enfant.

Pour ce dernier, il me semble qu'au contraire, c'est une très bonne chose. Il faudrait à mon sens privilégier le mercredi vu que 3 enfants sur 4 se lèvent tôt de toute façon pour aller en centre de loisirs...

La semaine de quatre jours avait cet inconvénient d’alourdir la journée, faire terminer les gosses à 17h c'est tard, de notre temps c'était plutôt 16h30... Dans beaucoup de pays, les gamins terminent même à 15h.
Mais surtout, comme je le constate avec Isabelle, ils ont alourdi les programmes (depuis 2008).

Ma fille, en CE1, a effectivement déjà appris les tables de multiplication, et devrait être initiée aux divisions avant la fin Juin !? Un grand n'importe quoi !
Il vaut mieux, à mon sens, étaler les temps d'apprentissage, plutôt que de concentrer les choses, et de les bâcler...
Du coup, supprimer les évaluations nationales en CE1 me semble aussi une très bonne chose. Prenons le temps de leurs apprendre à bien écrire, bien lire, à maîtriser les bases d'addition et de soustraction... Pour le reste, on a bien le temps de les évaluer durant les trois années restantes avant l'entrée au collège.

C'est en substance ce que j'ai expliqué à Isabelle ce matin en commentaire sur son blog. Mais nous pourrions aller plus loin, cela fait des années que nous constatons qu'en Europe, nos ouailles sont ceux qui étrennent le plus le fond de leurs pantalons sur les bancs de l'école, sans guère de résultats en plus.

On prend souvent certains pays en exemple, je n'ose citer l'Allemagne que l'on cite décidément trop souvent en exemple, mais d'autres pays nordiques également où une part plus importante est faite aux enseignements secondaires, sports et apprentissages culturels, se déroulant l'après-midi, après une matinée d'apprentissage des enseignements premiers.

La semaine de 4 jours est une exception Française : En Belgique, les enfants se rendent 5 jours sur 7 à l'école, comme en Allemagne, en Angleterre, en Grèce... Dans ces pays, il n'y a que six semaines de congés d'été, toute l'année les enfants n'ont cours que le matin, et l'après-midi, ils terminent l'école à 15H.

Si on écoutait vraiment les experts, nous nous préoccuperions moins des aspects économiques (tourisme), et organisationnels des parents, et nous enlèverions deux semaines de congés d'été comme c'est le cas dans ces pays où les vacances d'été se déroulent de la fin Juillet à début septembre.

L’arrêt de la semaine à 4 jours est un bon début. David, Juan semblent d'accord, qu'en est-il des professionnels, nul doute que le sujet devrait provoquer le débat au sein de la profession. L'application pour la rentrée 2013 permet de voir venir.

mercredi 16 mai 2012

Passation de pouvoir en France, mais aussi en Europe.

Ce 15 Mai marqua la passation de pouvoir à un Président de la République nouvellement élu, d'un président sortant que les Français ne voulaient plus.
Si les dorures de l'Elysée n'empêchaient d'oublier le président sortant, rappelant toutes les dérives de pouvoir que la fonction peut permettre, le départ de N.Sarkozy m'inspira un grand ouf de soulagement.

F.Hollande hérite du lourd bilan de la situation d'un pays en perte de vitesse, meurtri par cinq ans d'une présidence qui a bouleversé les repères, d'un pays qui aura bien du mal à s'en relever.

Les attentes sont fortes, et pourtant rien ne se fera dans l'instant.

F.Hollande n'était pas encore en fonction, que les spéculations allaient bon train sur sa façon de présider en France. Faisant fi des arguments de campagne, sur le chiffrement de son projet, déjà les polémiques de caniveaux laissaient entendre que la dette exploserait, que les problèmes de la France persisteraient après son élection.

Alors oui, effectivement, il n'y aura pas d'état de grâce, de contexte économique favorable, le redressement de la France ne se fera pas dans les 100 premiers jours de sa présidence. Amen. Les trolls de droite, les militants et sympathisants de l'UMP peuvent maintenant prendre le temps d'apprécier d'être dans l'opposition, François Hollande a la légitimité des urnes pour cinq ans.

Pour Nicolas Sarkozy, c'est vraiment fini. Il laisse un pays meurtri. 

600 Milliards de dettes en plus, 4 millions de chômeurs, la Zone euro au bord de l'implosion, les politiques d'économies se sont avérées inefficaces et ont lourdement pénalisé l'action publique. Les politiques de l'emploi tel que l'encouragement fiscal des heures supplémentaires ont pénalisé l'embauche. La génuflexion aux marchés, le manque de leadership face à l’hégémonie de l’Allemagne rendent coupable l'action de Nicolas Sarkozy.

Ce sont sur ces problématiques majeures que vont se concentrer les actions du nouveau Président de la République.

Et déjà François Hollande est dans l'action, non pas pour se mettre en scène, mais parce que la situation européenne est brûlante. Avec la Grèce, c'est la situation de tous les pays de la Zone Euro qui est dans la balance, y compris celle de l'Allemagne.

Angela Merkel ne pourra pas continuer à s'isoler sur la scène européenne. Si la gauche radicale prend le pouvoir en Grèce, si la France ne veut pas ratifier le pacte de discipline budgétaire, l'Allemagne qui exporte principalement sa production dans la zone euro et qui a besoin aussi d'un bon niveau de croissance de ses partenaires va revoir ses positions.

C'est sur ce rapport de force que F.Hollande a tenté de peser hier soir. Eurobonds, pacte de croissance, chacune de ses propositions ont été égrainées en Allemagne, apportant inéluctablement du poids à un argumentaire qui fait de plus en plus écho au sein de la Zone Euro.

Sans aucun doute la passation de pouvoir en France a eu de lourdes conséquences en Europe.

samedi 12 mai 2012

[Copé doit virer] Vers une raclée historique de la droite

J'écrivais en commentaire d'un billet du blog "Partageons mon Avis" que Copé fait du Sarko. Qu'il faudrait continuer à dénoncer cette façon de faire de la politique, et que cela explique selon moi en partie les raisons de la défaite du président sortant. Que cela pourrait expliquer l’échec de la droite aux prochaines législatives de Juin.

Copé n'a pas sa place à la tête de l'UMP

La "droitisation" des discours des leaders de la droite dite républicaine, dans l'espoir de récupérer l'électorat du Front national, est un flagrant échec, et persister dans cette stratégie est une grave erreur.

Je me demande si J-f Copé a bien sa place à la tête de l'UMP, quand il accuse les français fêtant la victoire de F.Hollande de ne pas porter assez de drapeaux français !? Qu’espère t-il encore sinon de se rabaisser à tenter de récupérer une fois de plus l’électorat de Marine le Pen. C'est juste lamentable. Faut-il rappeler que ce vote d’extrême droite symbolise le rejet des différences, le repli sur soi, l'isolement du pays si les thèses nationalistes étaient appliquées ? Que la droite dite républicaine doit rejeter ce type de discours.

On en viendrait presque à espérer que la droite se réveille, qu'elle réalise enfin sa dérive droitière, sa mise au ban de l’échiquier politique.
Bien sûr ce recentrage idéologique ne peut se faire en un mois, avant les législatives des 10 et 17 Juin ; désavouer la tête de l'UMP serait un très mauvais signal pour son électorat, mais Copé doit virer.

mardi 8 mai 2012

[le FN veut exploser l'UMP] J-F.Copé, X.Bertrand, NKM dans le viseur du FN

Le FN vise les circonscriptions où les ténors de l'UMP se présentent selon des informations relayées ici.

Sans aucun doute, les élections législatives du mois de Juin sont un enjeu majeur pour la droite. Ce n'est pas le devenir à long terme de la formation politique de la majorité sortante qui doit les inquiéter, mais le fait qu'en Juin, il est possible qu'il y ait un tsunami électoral les concernant.
Avec 20% de l'electorat, le FN peut, si il mobilise encore, remporter des sièges et empêcher les candidats de l'UMP de se maintenir, favorisant inéluctablement les candidats de gauche lors de triangulaires.

Si il est souhaitable que la gauche puisse mettre en oeuvre son projet avec une forte majorité à l'assemblée, la baisse considérable du nombre de députés de droite dans l'hémicycle aurait des conséquences à plus long terme.
L'avenir électoral à droite pour les prochaines élections intermédiaires (municipales, régionales, européennes) aurait pour conséquence d'installer durablement l’extrême droite de Marine le Pen comme alternative sérieuse à l'ancienne droite considérée jusque là comme plus républicaine.

C'est Nicolas Sarkozy, le principal responsable de ce scénario. Si Marianni laissait entendre avec d'autres que le président candidat laisserait après coup une trace plus estimable dans l'histoire des présidents de la Vème république, peut être retiendrons nous surtout qu'il fût le responsable de l'effondrement de sa famille politique.

Ils récoltent les méfaits d'une stratégie électorale dangereuse. J'écrivais hier que nous devrions faire barrage à la droite, et à l’extrême droite, qu'il fallait nous mobiliser à gauche, je crois que ça va être plus facile que je ne le pensais dans un premier temps.

La Grèce défie Merkel et Bruxelles, attend beaucoup de la France

Les grecs se sont saisi de leurs bulletins de vote pour exprimer leur colère des politiques d’austérité imposées par l'Europe. C'est le résumé, l'analyse des résultats des législatives en Grèce que nous pouvons faire.
Avec l'effondrement des principaux partis, une poussée de la gauche radicale, et l'entrée de l’extrême droite au parlement, les grands partis traditionnels le Pasok (socialiste) et la nouvelle démocratie (ND droite) n'arrivent plus à former un gouvernement de coalition. Avec les communistes qui veulent sortir de l'Europe, la répartition des forces politiques pose un problème politique majeur à un pays soutenu par l'UE par un chantage à la solidarité.

Chantage à la solidarité : A la veille d'un sommet de l’Eurogroupe et du déblocage d'une nouvelle tranche d'aides par l’Europe de 5 milliards d'euros, Bruxelles et Merkel n'ont pour seule réponse, alors que le pays est quasiment sans gouvernement : qu'il faut poursuivre les réformes structurelles, comprenez l'austérité.

Les pressions vont être fortes sur Angela Merkel qui est vivement critiquée en Allemagne pour sa fermeté à reconsidérer les euros-obligations et volets de croissance manquants au pacte de discipline budgétaire. Le patron de la BCE (banque centrale européenne), et une majorité de la zone euro, vont donc naturellement se ranger derrière la position du nouveau président Français qui milite pour la mutualisation de la dette, et une politique de relance européenne par la croissance, l'investissement dans les grands travaux.

C'est ce dont a besoin la Grèce, que l’allègement de sa dette lui permettent d'emprunter à meilleur taux, et une politique d'investissement, de grands travaux, qui lui permette de relancer la croissance.

La Grèce, l'Europe, la France, doivent sortir de cette boucle infernale de l'austérité

lundi 7 mai 2012

Après Sarkozy, on va se faire Merkel aussi !

Il y a du Sarkozy chez Angela Merkel. Cette arrogance encore affichée aujourd'hui quand elle signifie qu'elle accueillera à bras ouverts le nouveau président français, mais qu'il n'est pas question de renégocier le pacte budgétaire ; cela démontre une certaine dose d'incongruité chez celle, qui, à force d'être trop isolée, pourrait subir le même sort que Nicolas Sarkozy.

En manque de popularité dans son pays, les élections législatives en 2013, pourraient solder son destin.

"J'ai bon espoir que les sociaux-démocrates du SPD me proposeront un adversaire d'ici à la prochaine élection"


Depuis qu'elle a tenu ce propos ci-dessus, on la dit candidate aux prochaines élections de septembre 2013, mais sa fermeté à s'opposer aux euro-obligations provoque de plus en plus de critiques en Allemagne

Euro-obligations Vs Pacte budgétaire : A.Merkel est isolée jusque dans son propre camp. Le commissaire européen à l’énergie Mr Oettinger pourtant issu des même rangs de la CDU, déclare : "On ne peut pas exclure catégoriquement le recours aux euro-obligations. Elles pourraient devenir indispensables" se rangeant à l'avis majoritaire de la Zone Euro.


Le face à face avec François Hollande doit donc bien se passer pour Mme Merkel qui déjà en Avril assouplissait son discours : "Nous préparons un agenda croissance pour le sommet européen de juin" 

On dit que le couple Franco-Allemand s'est toujours adapté malgré le fait que les majorités politiques ne soient pas les mêmes dans les pays respectifs. Hier le rapport de force a clairement basculé, Mme Merkel n'a plus qu'à bien se tenir.





Faire barrage au FN, à l'UMP, mettre en rouge l'hémicycle

La victoire est belle. Ce matin, une première collègue parlait de son possible mariage en tant qu'homosexuelle, un autre de son possible départ à la retraite à 60 ans. Mais si nous pouvons être fiers d'avoir su remettre la gauche aux responsabilités, d'avoir su mettre fin au sarkozysme, nous devons dès maintenant mener férocement le combat des législatives !

Parce que jamais l’extrême droite n'a été en meilleure position de gagner des sièges à l'assemblée nationale, parce que jamais nous n'avons eu une droite (soi disante) républicaine prête à toutes les alliances contre-nature avec le FN.
Parce que pour gouverner, réformer et agir efficacement, il faut que l'ensemble des forces de gauche représentent une majorité très large pour mettre en oeuvre réellement ce qui a été débattu ces longues semaines de campagne.

Oui, il y a bien un troisième tour dans ce scrutin présidentiel, nous devons rester mobilisés. Si par malheur l'UMP arrivait à manipuler suffisamment l'opinion publique pour obtenir plus de sièges que l'ensemble des forces de gauche, nous aurions une paralysie législative.


Au delà des esprits partisans, cette situation, sorte de cohabitation, bloquerait gravement l'exécutif du pays, empêchant de prendre les mesures nécessaires au pire moment.  

Les semaines qui nous séparent des votes aux législatives des 10 et 17 Juin doivent servir à droite de levier pour renier les rapprochements douteux que N.Sarkozy a tenté d’opérer. Si tel n'était pas le cas, la gauche doit convaincre partout qu'il faut faire barrage à l’extrême droite.
L'accord avec EELV a le mérite de clarifier en partie les choses, l'appel de J-L.Mélenchon, du Front de gauche permet aussi dans un échange constructif que les désistements au profit des candidats en meilleure position de l'emporter soient possibles.

 Ayant déjà convaincu une majorité de l’électorat français qu'il fallait le changement, l'objectif majeur de ses prochaines semaines est de donner les moyens réels à ce changement.

[Stop] Mettre définitivement fin au Sarkozysme


Avec l’élection de François Hollande au poste suprême de Président de la République, c'est un basculement politique majeur qui s’opère en France, et surement bien au-delà.
Si ce sont les élections législatives qui permettront de définir l'équilibre des pouvoirs à l'assemblée nationale pour mettre en oeuvre le projet du socialiste, les tiraillements à droite, bien légitimes car il leur faut s'interroger sur les raisons de l’échec du président sortant, mettront fin au sarkozysme absolu que nous avons vécu depuis cinq ans.

A droite, les "plus" républicains demandent déja des comptes aux courants de la droite populaire, aux conseillers de N.Sarkozy, à cette partie de l'UMP qui a choisi pour stratégie de "droitiser" leurs discours.
De plus, on peut se demander si il n'y avait personne parmi les proches de Nicolas Sarkozy pour lui dire qu'il était dans l’erreur lorsqu'il continua jusqu'au bout à confronter les français entre eux ? Il est vrai qu'il n'écoute personne... Même dans le document que l’électorat a reçu dans sa boite aux lettres entre les deux tours, il explique "jamais je n'ai cédé à la rue". Aujourd'hui "la rue" a eu sa revanche, et il est normal que le perdant déclare porter l'entière responsabilité de cette défaite.

Et pourtant, avec François Mitterrand, avec Jacques Chirac, le peuple de France avait permis à chaque fois au président sortant de faire un second mandat, comme une seconde chance de réussir ce pourquoi il avait été élu. Avec Nicolas Sarkozy, ce ne sera pas le cas, nous avons mis fin à la pire séquence de la cinquième république.

En nous opposant à sa possible réélection, nous l'avons empêché de poursuivre le démentellement de la maison France. De la RGPP (révision générale des politiques publiques), aux réformes de nos droits sociaux déjà annoncées (accord compétitivité-emploi), par le déséquilibre des efforts à fournir entre les populations les plus aisées et plus précaires (TVA sociale), nous nous sommes opposés à l'injustice sociale qu'engendrait le sarkozysme.

Mais si nous avons remporté hier une victoire, nous devons maintenant gagner la guerre. Le vote de la présidentielle a permis de stopper Nicolas Sarkozy, le vote des législatives les 10 et 17 Juin doit permettre qu'il y ait suffisamment de députés de gauche dans l'hémicycle pour gouverner.

Ainsi, nous mettrons définitivement fin au Sarkozysme.

jeudi 3 mai 2012

Hier soir, pas de débat.

Accompagnant d'un voyage de classe depuis hier, je mets ce blog en pause jusqu'à Vendredi, bonne fin de campagne à tous.




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