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Les reculs sociaux dictés par le MEDEF seront combattus ! #wagram #negoemploi

On va l'entendre de plus en plus, le parlement n'est pas obligé de "ratifier" par la loi un projet d'accord signé par des syndicats minoritaires. Il n'est pas trop tard pour amender des règles qui auraient pour conséquence de graves reculs sociaux. Certaines d'entre-elles seront même peut-être jugées anticonstitutionnelles.

Après s'être gargarisé du retour au dialogue social après les années Sarkozy, on va vite se rendre compte que certaines mesures qui n'ont pas fait l'objet de débats dans la société sont vivement rejetées. 

Malgré les quelques miettes lâchées aux salariés, comme l’instauration d’une complémentaire santé généralisée, des représentants du personnel au conseil d’administration ou la taxation des contrats courts… Les travailleurs sont les premières victimes de cette régression sociale inédite voulue par le Medef.

Le patronat a fait carton plein sur la flexibilité et obtenu un maximum de dérogations au Code du travail. Gérard Filoche en parle très bien, il est question entre autres choses de :

- de la modulation du temps partiel (ce qui empêchera aux salariés de s'organiser pour cumuler plusieurs emploi)
- des mobilités forcées
- de faciliter les plans sociaux, ils pourront faire l'objet de procédures dérogatoires s'il y a accord majoritaire avec les syndicats de l'entreprise
- d'accords dits de "maintien de l'emploi" qui permet de baisser les salaires, ce sont les pactes emploi/compétitivité votés sous Sarkozy. Mais cette fois, le salarié pourra être licencié si il refuse individuellement alors qu'il y a un accord majoritaire avec les syndicats.

Rien que cette dernière mesure pourrait être anticonstitutionnelle parce que ça prive le juge d'apprécier la "cause réelle et sérieuse" du licenciement. Vous l'aurez compris, le chemin est long pour traduire l'accord en texte de loi.

Si certaines manoeuvres ont consisté à cacher les tenants et aboutissants de ce projet, les salariés vont enfin avoir connaissance de ce qu'on a prévu pour eux. Déjà, la CGT a prévenu qu'elle va amplifier sa campagne d'information dans les entreprises où, rappelons le, elle est la première organisation en France. 2 millions d'exemplaires d'un journal d'information sur ces sujets seront distribués aux salariés, avec la volonté de les mobiliser.

Je laisse G.Filoche, membre du BN du PS (inspecteur du travail) conclure : 

"Rien ne peut s'obtenir du MEDEF, seulement par la lutte... et la loi."

Commentaires

  1. La lutte pour le redéploiement industriel ne se situe pas là où les accords ont été négociés! Le redéploiement comme son nom l'indique ne veut pas dire suppression du "modèle français" ( qui nous a protégé de la crise ne l'oublions pas) mais redéploiement de notre tissus industriel qui doit créer de nouveaux produits à forte valeur ajoutée et, non pas copier les modèles de production des pays à bas coût de main d'oeuvre. Messieurs les ingénieurs, messieurs les employeurs , elle EST là LA SOLUTION, alors SVP creusez vous la tête, soyez créatifs et non pas de simples copieurs, dans un système où le travail esclavagiste produit la " grosse cavalerie" industrielle. Le redéveloppement de notre pays est à ce prix et, non pas dans la destruction de notre modèle social !

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