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#MEDEF #CFDT #GVT Des compromissions sur le dos des salariés.

A quoi joue la CFDT !? A la veille de la reprise des négociations sur le projet gouvernemental de "sécurisation de l'emploi", différentes informations s'entrechoquent.

Cela fait maintenant plus de quatre mois que nous assistons à une opposition entre organisations syndicales, patronales et salariales. Les propositions des uns et des autres n'étant pas du tout les mêmes, on peut se demander si le gouvernement n'aurait pas dû émettre des orientations plus précises. En tout état de cause, si il n'y a pas d'accord, le gouvernement a déjà prévenu aujourd'hui qu'il légifèrera. Et franchement, on préférerait qu'il prenne ses responsabilités seul !

Une réforme qui intervient au moment où les deux premières organisations syndicales de salariés changent de leaders.
Si la CGT, première organisation syndicale en France a déjà prévenu qu'il n'était pas possible de s'accorder sur les propositions du MEDEF, la CFDT montre des signes de volonté d'aboutir.

A quoi joue le gouvernement !? On croit rêver ! Pourquoi le gouvernement a t-il nommé F.Chérèque à l'inspection générale des affaires sociales ? N'est-ce pas pour obtenir du nouveau leader de cette organisation syndicale l'assurance d'un accord avec le Medef ? Accord qui exonèrerait le gouvernement de trop s'impliquer.

Laurent Berger, le nouveau leader de la CFDT a lancé encore aujourd'hui un appel au patronat démontrant sa volonté d'obtenir un accord.
Il met en avant quatre exigences fortes que sont la complémentaire santé pour tous, les droits rechargeables du chômage, la limitation des temps partiels imposés et la taxation des contrats courts (CDD).
C'est sur ce dernier point que le MEDEF montre son opposition la plus farouche, et c'est bien sur cette taxation que pourrait se jouer le devenir d'un potentiel accord avec la CFDT. Elle lâcherait sur la taxation en mettant en avant ce qu'elle a obtenu.

Mais par voie de conséquence, ce sont toutes les autres propositions du Medef dont on ne parle pas qui seront adoptées dans ce package de régression sociale, une vraie atteinte aux droits des salariés, une façon de laminer une fois de plus le code du travail.

 Au programme il est question d'une indemnité forfaitaire en cas de licenciement de 4 à 6 mois de salaires que vous ayez 5 ou 15 ans d'ancienneté, de CDI de projet sorte de super CDD d'un minimum de neuf mois et qui permet d'utiliser un salarié bien au-delà des durées légales actuel des CDD et périodes d'intérim.
Mais surtout il est question dans l’article 17 d'une nouvelle possibilité de licencier un salarié.
Après la rupture conventionnée obtenue sous Sarkozy, le MEDEF demande à travers l'article 17 un nouveau droit à licencier.
Serait couvert par accord d'entreprise la possibilité pour faire face à une baisse d'activité, la possibilité de revoir pour une durée limitée le triptyque  travail/salaire/emploi. Avec cette baisse de salaire temporaire, les entreprises auraient la possibilité de faire financer le chômage partiel par le salarié lui-même.
Le salarié qui s'y refuserait, dans le cadre de cet accord, serait licencié.

A quoi joue le Gouvernement !? Après les atteintes Sarkozystes, on n'ose pas croire que ce soit sous un gouvernement qui se dit de gauche que les attentes du MEDEF puissent se concrétiser. Une actualité à suivre absolument.

Commentaires

  1. Putain de bordel. Arrête de mettre des hashtags dans tes titres. Ça rend le reste ridicule.

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    1. Que ça ne te plaise pas, je le comprends toi qui défends aveuglément la politique du gouvernement.

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    2. Reste s'en. Mon dernier billet est pour taper sur les ministres. Je parle des hashtags dans ton titre qui ne donnent pas envie de lire.

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  2. Je crois que Stéphane ne comprend pas à quoi servent les discussions entre les partenaires sociaux. A chercher et à trouver des compromis, non à trouver un vainqueur et un vaincu. C'est tout l'enjeu des négociations. Sinon, on fait comme Edouard Martin du site de Florange qui n'a toujours pas compris qu'il ne pointerait pas au Pôle Emploi : on s'épuise dans la grève, dans la confrontation, et au final, on n'est même pas sûr d'obtenir grand-chose. Les syndicats cèdent certaines choses, le MEDEF aussi (ex : la généralisation des complémentaires santé à tous les salariés).

    Gouverner, c'est faire des choix certes (et celui-ci tranchera au besoin), mais c'est aussi inviter les partenaires sociaux autour d'une table (ce que Nicolas Sarkozy ne faisait plus).

    Il faut arrêter ces discours catastrophistes chaque fois que le gouvernement fait quelque chose. Il est au travail dans une période extrêmement difficile. On ne pourra pas raser gratis, ne nous leurrons et ne nous racontons pas d'histoire. Sinon mon ami, c'est la droite que tu auras en 2017.

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    1. Si de telles mesures sont adoptées, effectivement la droite a toutes les chances de gagner en 2017...

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  3. Le MEDEF (CNPF avant, mais c'était avant) a, depuis la mise en place des ordonnances sociales basées sur le programme du CNR se 1944, toujours cherché à revenir à une gouvernance de classe (c'est pompeux ???), de la classe dite "supérieure" de ceux qui ont le fric (donc le pouvoir) afin de réduire ceux qui travaille à de simples exécutants taillables et corvéables à merci.

    Le Monde s'y dirige à la même vitesse que celle du capitalisme fonçant dans le mur en klaxonnant comme il sait si bien le faire.

    Le pire est que que ces zouaves vont entraîner tout le monde dans une catastrophe sans réaction du salariat impliqué parce que ce dernier est complètement amorphe, endoctriné qu'il est depuis quelques décennies par ces même capitalistes qui l'ont joué fine sur ce plan.

    Je suis content d'avoir 64 ans, au moins je n'aurais pas trop longtemps à souffrir de toutes ces vexations qu'on va nous imposer à nous les citoyens.

    Quant à l'attitude de la CFDT, elle n'est pas déconnante dans la mesure où ce "syndicat de salarié" (ahem !) a toujours été depuis 30 ans un syndicat d'accompagnement des mesures patronales ou capitalistes.

    Il est regrettable que la CGT ne prenne pas plus la mesure de ces faits et ne s'investisse pas plus que ça auprès des salariés mais aussi des citoyens hors entreprises au lieu de laisser se développer les luttes internes à l'OS menées par quelques hiérarques réformateurs et modernistes (disent-ils).

    Bref, pas de quoi être optimiste et les paris sont ouverts concernant les débuts de la dictature des financiers ainsi que de la fin de celle-ci qui laissera, sans nul doute, la Terre comme un désert puisque tout sera ravagé.

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