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Pas d'accord plutôt qu'un mauvais accord !

Il ne faut pas qu'il y ait d'accord ! Au gouvernement de prendre toutes ses responsabilités si il veut avancer sur l'assouplissement du droit à licencier.
Il est là le blocage majeur, sous couvert d'avancées mineures qui peuvent être obtenues dans d'autres négociations, ce sont les garanties qu'apportent le CDI que le patronat souhaite faire sauter.
Dans les propositions des patrons, le contrat de travail ne protégerait plus le salarié, même sur sa rémunération.

C'est l'article 17 du projet d'accord qui pose problème, il entérine en quelques sortes les accords compétitivité emploi votés sous Sarkozy comme une nouvelle règle générale pouvant être appliquée partout à partir du moment où il y a un accord d'entreprise. En cas de refus du salarié de baisser son salaire, même temporairement, celui-ci serait licencié.

Je l'écrivais hier, tant que subsistera le chantage aux baisses de salaires avec la menace de licenciement, aucune organisations syndicales ne devraient accepter un tel projet d'accord.

La taxation des contrats courts, des CDD, seraient l'avancée qui permettrait à la CFTC, à la CFDT ou à la CFE-CGC de signer ? Mais de qui se moque t-on !? Parlons plutôt de l'essentiel !

L'article 17 du projet d'accord du MEDEF est un coup de boutoir idéologique contre le code du travail. Ce sont les mêmes thèses libérales qui ont permis, sous Sarkozy, de mettre en place la rupture conventionnelle, qui d'ailleurs n'a rien changé à la situation toujours aussi difficile de l'emploi en France. Comment peut-on sérieusement penser qu'en permettant de licencier plus facilement, nous créerons de l'emploi ? Qu'en organisant les baisses de salaires en entreprise nous maintiendrons et créerons de l'emploi ?

Sur bien des points, des propositions des syndicats, il est intéressant de s'interroger, tel que le droit au chômage rechargeable, mais si les OS patronales restent obstinées, laissons le gouvernement faire ses propres propositions.

L'échec des négociations avec le MEDEF n'empêchera pas le gouvernement d'avancer son projet de loi comme il s'y est engagé. En attendant, il est préférable de ne pas avoir d'accord, plutôt qu'un mauvais accord.

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