#Renault + de suppressions d'emplois pour + de profitabilité.

J'avais pris Renault en exemple dans mon billet de lundi, pour parler de cette flexibilité qui pose de nombreuses questions. Depuis, ce fleuron de l'industrie automobile a annoncé sa volonté de supprimer 7500 postes en France.

Le but ? Augmenter encore plus le niveau de profitabilité de l'entreprise ! En 2012, si on avance des pourcentages de ventes en baisse sur le périmètre France, la société Renault dégage un bénéfice net de 746 millions €.

Pour justifier la suppression des emplois en France, la direction de chez Renault avance sa volonté de réaliser près de 400 M€ d'économies. C'est exactement le montant de la baisse de marge de 23% de 486 millions d'euros.

Vous l'aurez compris, les suppressions d'emplois en France vont permettre de dégager de nouvelles marges, alors que c'est sur l'activité globale que la baisse de marge est enregistrée.

Renault est dans un chantage à l'emploi une négociation avec ses syndicats, et rien dans le projet de loi qui va entériner l'accord sur la "sécurisation" de l'emploi ne permet de contenir cet appétit féroce des profits à tout prix : le prix de nos salaires, des familles qui vivent de cette industrie, le prix des emplois d'aujourd'hui et de demain.

 A.Montebourg aurait déjà déclaré qu'il est satisfait, que ce ne sont pas des licenciements, et qu'il n'y a pas de site fermé. Notre ministre du redressement productif trouve "normal" ces suppressions d'emploi ?

Alors je me pose la question,  je me demande, à partir de quel niveau de baisse de la profitabilité, alors que nous parlons d'une entreprise qui fait plus de 700 millions € de bénéfices, quand trouve t-on normal de supprimer des emplois ? Apparemment ce gouvernement ne semble pas décidé à répondre a cette question.

J'écrivais ce matin que ces reculs sociaux seront combattus, si l’opération marketing de Renault est "la conduite du changement", nous sommes en droit de nous demander ce que fait l'Etat, alors qu'il est actionnaire de cette entreprise, et qu'il appelle lui aussi au changement. Mais peut être n'est-ce là aussi que du marketing.

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