Accélérer par ordonnance ou pas.

Il y a urgence, il faut accélérer l'action gouvernementale parce que la situation du chômage est intolérable, parce que les réformes structurelles doivent permettre d'éviter la fuite en avant des déficits, dès lors gouverner par ordonnance devient un moyen de faire vite ce qui peut être légitime quand les politiques mises en oeuvre sont acceptables. Mais est-ce le cas ?


Le principe de l'ordonnance : le parlement permet au gouvernement de faire des ordonnances (acte faisant la loi) qui seront ratifiées par le parlement dans un temps parlementaire raccourci.


C'est simple et ça permet d'éviter l'instrumentalisation le dialogue social, d’accélérer la parodie de le débat parlementaire, de mettre en oeuvre l'action politique. 

Ok, sauf que : Ce principe pourrait être légitime si le gouvernement accélérait sur un programme connu, sur des mesures techniques qui découleraient du programme du candidat François Hollande qui, une fois élu, demanderait la permission au parlement d’accélérer parce que les français l'ont élu sur un programme qu'il doit par l'urgence de la situation mettre en oeuvre le plus rapidement possible. 
Est-ce le cas ? Personnellement je pense que non, il y a certes urgence, mais on ne sait pas ce que veut faire ce gouvernement.

L'ANI Compétitivité/emploi, traduit prochainement dans la loi, qui modifiera le code du travail, est le parfait exemple d'un thème mis en avant, "la sécurisation de l'emploi", qui cache des mesures techniques très importantes. Aujourd'hui, c'est la volonté de faire le ménage dans "les normes" pour faire passer la pilule, qui justifie la volonté de légiférer par ordonnance, que cela cache t-il, réellement ?

Loin de moi l'envie de crier au complot, mais rien ne permet de dire ce que veut faire réellement François Hollande, et c'est ça le plus inquiétant.

Commentaires

  1. "Ils" disent qu'il va falloir prendre des "mesures courageuses"...çà fait peur.

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