La France sombre dans le chômage et accélère sa chute

Les chiffres sont parlants, ils reflètent une réalité sociale très inquiétante tant on se demande comment les gens peuvent faire face à la précarité qui les touche, comment le pays peut se sortir de l'ornière dans lequel il est embourbé.

Si l'on ne lit que ces deux articles en lien ici et , on peut déjà prendre la mesure de la situation :

-Bond du chômage à 10.2% à fin 2012, son plus haut niveau depuis 1999
-Le taux d'emploi en CDI est de 49% dans la population des 15-64 ans
-Près de 60% des seniors sont sans emploi

Et que faisons nous ? Nous sommes sur le point de faciliter les licenciements, et de prolonger la durée du travail !?

Que ce soit sur les pistes avancées de la prochaine reforme des retraites, durée de cotisations, montants des cotisations, etc, ou avec le projet de loi sur la compétitivité qui permet de mieux licencier, rien n'est mis en oeuvre concrètement pour maintenir l'emploi.

Rien pour le maintien dans l'emploi

Bien au contraire, avec les nouvelles règles du code du travail qui devraient être mises en oeuvre selon le gouvernement dès le mois de Mai, les procédures de licenciement collectif seront facilitées et accélérées  elles remplaceront les actuels PSE (plan de sauvegarde de l'emploi). Avec ces nouvelles règles  les salariés d'Arcellor Mittal, de Renault, de PSA, de Sanofi, de Doux, de Virgin, de Candia, de Good Year, d'Alcatel lucent, de la Banque de France, de France Télévision  de Fralib , de Pilpa, et tant d'autres n'auront aucun recours, c'est chômage sans contestation possible.

La Force des violons : On nous explique que la Flexisécurité si chèrement défendue par les défenseurs de cette logique libérale ne s'appliquerait qu'aux entreprises en difficulté pour justement maintenir l'emploi. Dans toutes les entreprises citées ci-dessus, l'application de ces nouvelles règles aboutira à des licenciements et à des baisses de salaires programmées quel que soit le niveau de profitabilité de l’entreprise.


L'exemple de Flexisécurité du Danemark a montré ses limites prouvant que ces règles ne fonctionnent pas.

Enlevons les oeillères : Ce n'est pas en facilitant les licenciements qu'on sécurise et développe l'emploi. L'ANI serait acceptable si ces nouvelles règles permettaient par un complément de revenu type RSA de maintenir l'emploi, si la formation professionnelle dont on dit à juste raison qu'il faut la réformer, pouvait profiter réellement au maintien dans l'emploi quand il s'agit de passer une vraie période de difficulté économique pour l'entreprise, sauvegarder sa capacité à la reprise.
Avec le projet de loi actuel, on oublie que ce sont les salariés des entreprises qui crééent par leur travail les richesses du pays.

Il est à souhaiter que les amendements du débat parlementaire limiteront la portée de ces nouvelles règles. De toute façon, le gouvernement devra réorienter sa politique de l'emploi, sauf à assumer une nouvelle augmentation du niveau déjà alarmant du chômage.

Commentaires

  1. la gôche, autant à la solde des rothschild que sarkö ne va rien arranger !

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  2. Je ne pensais pas qu'ils iraient jusque là!Qu'est-ce qui nous attend dans les 4 ans qui restent.

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  3. François Hollande louait le courage d'Hessel, ce matin, je me suis demandé où était son courage de la campagne présidentielle, j'ai eu une impression d'absurdité, encore...
    Surtout quand il a rappelé l'engagement de Hessel contre la précarité...

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    1. La pratique du pouvoir rend aveugle, un an après la campagne, il n'a déjà plus le courage, il ne se donne pas les moyens de ses ambitions de l'époque... Il n'est apparemment pas l'homme de la situation.

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  4. Le plus affligeant est que, tous les 5 ans, mes crétins de concitoyens gobent les promesses des candidats comme un seul homme...
    Quand le prochain nous assurera la baisse du chomâge, moins d'impôts, le retour de la croissance, la lutte contre l'insécurité, tout le monde s'empressera de voter pour lui en croyant que le Messie est de retour.
    Mais garder un sénat inutile et dispendieux, une force de frappe atomique à 12 milliards par an, 38000 communes et les communautés de communautés de communes, de régions et de départements et les élus qui vont avec, ça, ça ne choque personne. Non, on préfère payer toujours plus d'impôts pour financer la gabegie.
    Affligeant je vous dis... Les français n'ont que ce qu'ils méritent.

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    1. Tout à fait d'accord ... Je le dis sans arrêt ...

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  5. La flexibilité pour lutter contre le chômage, c'est comme le traitement de la dette avec l'austérité : un remède pire que le mal.

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