jeudi 28 mars 2013

Les annonces de F.Hollande pour sortir de l'ornière

Serons nous déçus de la prestation télévisuelle de François Hollande ? 
Un an après son élection  le président de la République doit encore convaincre qu'il a un cap à maintenir, que les politiques mises en oeuvre sont celles qui faut pour le pays. Mais si il en reste là, il y a de fortes chances pour que la morosité et l'impression négative généralisée (sondage, analystes politiques, économistes) ne changent pas.

Par contre, il est possible aussi, sans se désavouer, ni donner l'impression de renier ce qui a été fait, d'annoncer des mesures nouvelles. De proposer des orientations qui n'ont pas été évoquées jusqu'alors. Si tel était le cas, voici ce que j'aimerais entendre ce soir :

En guise d'introduction, il faudrait que F.Hollande puisse expliquer que les perspectives négatives de croissance l'oblige à décaler dans le temps le remboursement de la dette, l’idéal étant d'arriver à l'engagement des 3% de déficit par rapport au PIB à mi-mandat, pour 2015. C'est de  toute façon ce qui va se passer au vu des perspectives économiques annoncées par les différents analystes.

Cette nouvelle orientation permettrait à ce gouvernement de mettre en oeuvre un plan de relance de l'économie, ce qu'il ne fait pas aujourd'hui.

Parce qu'il y a urgence, parce qu'il ne suffit pas de créer des nouvelles règles du code du travail ou des nouveaux contrats de travail, "l'activité" ne se décrète pas, elle se construit, il faut relancer l'économie en France en faisant ce que l'on sait faire.

Un plan de relance qui pourrait donc se forger sur deux axes, la consommation et l'investissement.

-La consommation parce que nous vivons une période de perte de pouvoir d'achat historique. Il faut donc aller à l'envers de la tendance actuelle qui stigmatise le coût du travail, moduler réellement l'aide de l'état par l’exonération des cotisations sociales existantes à des conséquentes hausses de salaire chaque fois que c'est possible. Et dans les entreprises où ce n'est pas faisable, faire jouer la solidarité nationale. La hausse de la TVA déjà actée serait ainsi plus équilibrée.

François Hollande doit se souvenir de la première négociation voulue avec les partenaires sociaux par son ex-femme, S.Royal, elle-même candidate à la présidence de la République, de cette volonté d'organiser une conférence nationale sur les salaires, dès le premier mois de Juillet qui suivait son élection.

-L'investissement pour relancer l'activité aussi, parce que l'Etat est le meilleur donneur d'ordres qui soit. Sans cette capacité à investir dans nos entreprises, nous n'aurions pas eu cette industrie dans l'automobile, dans l'énergie, dans l’aéronautique  avec Renault, EDF, Airbus... L'Etat peut encore impulser des changements majeurs tant les sujets sont porteurs sur la transition énergétique, les transports de demain, l'alimentation, le tourisme.

Aux détracteurs de ce type de plan de relance, certes il faudrait peut-être 100 à 300 milliards de plus mais il ne faut pas oublier que le remboursement de la dette se calcule en fonction de notre capacité à produire des richesses.
Si nous continuons à ne pas investir, que ce soit au sein des entreprise en recherche et développement ou au niveau de l'Etat, nous continuerons à perdre du terrain dans cette capacité des pays à produire des richesses, et donc à rembourser leurs emprunts. Ce serait l'impasse.

Un billet en tonalité du "Y a qu'à faut qu'on".

2 commentaires:

  1. Très bon billet positif!
    En revenant sur un de tes récents billets, "les promesses n'engagent que ceux qui y croient"
    Cela m'est revenu récemment

    RépondreSupprimer

Modérez vos commentaires !