L'avenir/la fin du nucléaire est avant tout politique

300 tonnes/jour d'eau radioactive rejetée dans l'océan

Deux ans après la catastrophe de Fukushima, on cherche mois après mois à estimer la quantité d'eau contaminée qui se déverse dans l’océan pacifique. 
On sait très exactement l'estimer, mais la pression est forte au Japon depuis les dernières élections de décembre dernier pour minimiser l'impact.
Face à l’inquiétude de la population et la mobilisation des associations anti-nucléaire, le gouvernement Japonais a officiellement communiqué ce 7 Août, le chiffre de 300 tonnes/jour d'eau radioactive rejetée dans l’océan. C'est la veille, que la NRA, l'autorité de régulation nucléaire Japonaise, déclarait Fukushima en "situation d'urgence".

C'est donc contraint que le nouveau premier ministre Shinzo Abe , a admis "un problème urgent qui suscite beaucoup d'inquiétude dans la population" il ne pouvait dire moins que ça ! Issu du Parti libéral-démocrate de droite, il prône le redémarrage des réacteurs au Japon, mais doit faire face à une opinion publique traumatisée par la catastrophe de Fukushima.

En effet, des manifestations ont eu lieu au Japon en mars où le mot d'ordre était justement de dire que si le gouvernement de centre gauche avait été battu dans les urnes, le nouveau pouvoir ne devait pas penser que sa victoire électorale permettait de remettre en cause l'abandon du nucléaire d'ici à 2030. Ce qui était l'engagement du gouvernement précédent.

La politique énergétique doit être de ces politiques publiques qui doivent être poursuivies au delà des changements de gouvernement. En changer n'est pas interdit, mais il faudrait aussi savoir tirer réellement les leçons de mauvaises orientations.

Commentaires

  1. pourquoi ? Il peut être autre chose que politique? Ou même syndical: quand on voit la position de Fo ou la CGT sur le nucléaire, il y a de quoi s'interroger.

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  2. Il est pas étonnant qu'à Fessenheim ou ailleurs les salariés veuillent défendre leur outil de travail. Le plus dérangeant est qu'on veuille instrumentaliser ces positions qui ne sont pas forcément représentatives...

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  3. Le démantèlement d'une centrale garantie le travail des salariés, le problème est d'ordre "philosophique" à mon humble avis. Oui il y a instrumentalisation par les lobby de l'énergie, partisans du moindre effort quand il s'agit de réfléchir à un autre modèle de développement.

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    1. Et si en plus il n'y na pas de volonté politique...

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